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La Grande Peste tome 1 sur 2

Claudia Palescandolo (Autre)
EAN : 9791037502858
113 pages
Les Arènes (25/02/2021)
3.65/5   60 notes
Résumé :
Certaines nuits peuvent vous changer à jamais.
Celle que Baldus vécut avec ses frères hospitaliers en ce mois de septembre 1347 était de ces nuits-là...

Un mal aux origines mystérieuses

Baldus, jeune membre de l’ordre des chevaliers Hospitaliers, navigue en mer Méditerranée au large de Rhodes lorsque son navire croise le chemin d’une galère byzantine à la dérive. Les Hospitaliers l’abordent et ne trouvent à son bord que des cada... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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Bienvenue en l'an de grâce 1347… Enfin… Bienvenue… Bienvenue… Pas si sûr que ça…

Baldus et ses frères Hospitaliers naviguent en Méditerranée. Leur mission ? Expurger le « Mare Nostrum » de la présence des Turcs. Sur leur route, une galère… Une galère byzantine… Une galère qui se laisse facilement aborder… Et pour cause… Ils sont tous morts à bord ! L'air de la mer ne saurait chasser la pestilence qui règne sur le navire. Dans sa cabine, le cadavre du capitaine s'accroche à un coffret, comme si, même mort il voulait interdire à quiconque de s'en emparer… Baldus le saisit… L'Hospitalier l'ouvre. Et…

Critique :

J'aurais pu passer un excellent moment de lecture si l'auteur, Cédric Simon, s'en était tenu à des faits historiques et nous avait narré la grande peste de 1348 à travers un chouette récit d'aventures réalistes. Mais voilà, un peu d'ésotérisme et de fantastique, un peu beaucoup même, lui ont paru de circonstance pour rendre son récit plus intéressant. Et c'est là que j'ai décroché et que je me suis ennuyé plus d'une fois. le découpage de l'histoire finit par perdre le lecteur à cause de cette manie de certains auteurs de vouloir glisser de la magie (ou de la sorcellerie, ou un châtiment divin) dans un récit où les faits historiques suffisent amplement à l'histoire. Je n'achèterai donc pas le deuxième et dernier tome de ce récit finalement plus fantastique qu'historique malgré les qualités indéniables du dessin d'Eric Stalner (qui a aussi participé au scénario). Claudia Palescandolo réalise une belle mise en couleurs.

Amis sorciers, exorcistes et autres mages, ce livre est fait pour vous. Historiens et autres passionnés d'authenticité passez votre tour !

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On se plonge directement autour d'un navire qui traque les pirates afin de rendre plus sûre la navigation en Méditerranée. Je dois dire que les premières pages sont assez terrifiantes pour nous plonger dans l'horreur.

Cette maladie qu'est la peste a fait beaucoup de morts en Europe en décimant près d'un tiers de la population soit à peu près 25 millions de personnes selon les historiens. C'est énorme surtout si on compare à l'actuelle épidémie de COVID. Il est clair qu'il n'y avait pas encore les progrès de la médecine. Pour autant, parfois la science ne permet pas de venir à bout de chaque épidémie.

On voit comment la propagation d'une maladie peut avoir lieu d'un animal qu'est le rat à l'humain puis entre les humains. L'enfer avec son cortège de morts se déplace, c'est un peu cela l'image.

On va progressivement comprendre au fil des chapitres bien séparés qu'il s'agit de suivre le destin de deux personnages à savoir Baldus et Alixe qui vont se rejoindre à la fin de ce premier tome. A noter que les auteurs ont fait dans l'originalité au niveau de la construction de ce récit fleuve.

J'ai bien aimé les explications qui sont données dans les intermèdes sur la situation de l'Europe pendant cette période assez troublée. Ainsi, on apprendra que l'âge d'or de la chasse aux sorcières n'a pas été le Moyen-Age comme on aurait pu le croire mais la Renaissance. Il y aura d'autres choses assez intéressantes à découvrir dans le même registre. Bref, cela a été assez instructif également comme lecture.

Un mot sur le graphisme pour dire qu'il m'a tout à fait convenu avec de belles planches et un souci du détail dans les décors. Cela a rendu la lecture fort agréable. On pourra relever également une excellente mise ne page et une belle colorisation de l'ensemble pour tenir compte des ambiances. Bref, sur la forme, que du bonheur.

Certes, cette lecture fait écho à ce qui se passe actuellement comme pour rappeler que les épidémies ont toujours existé dans l'histoire. Dans ce contexte, c'est toujours intéressant de voir comment ont réagit les gens il y a quelques siècles contre le fléau de la grande peste.

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1347, l'Europe s'apprête (en fait, elle n'est pas prête, commen l'être) à subir la peste. On démarre sur un navire chargé de sécuriser le commerce chrétien en Méditerranée. A son bord, des chevaliers hospitaliers. Mais lorsqu'ils accostent un navire en perdition, et c'est le 4è Cavalier de l'Apocalypse, la Mort, que Baldus va voir... Et après avoir décimé l'équipage, la Mort laisse Baldus en vie. Celui-ci entame alors un périple, remontant l'Italie au gré des chapitres. L'intérêt se trouve dans la présentation de Baldus... parfois il est un brin illuminé, parfois il apparaît sain de corps et d'esprit... cette dualité est omniprésente et c'est un twist intéressant dans le déroulement du récit. On ne sait finalement jamais à quel Baldus on est confronté.

Ensuite, on suit Alixe. Une guérisseuse, qui va être accusée d'avoir répandu la peste dans le village. Sa mère est lapidée, Alixe s'enfuit. Elle arrive dans un village où elle va se venger de la mort de sa mère. Plus largement, elle va dériver également vers la folie... en cherchant à venger toutes les femmes des hommes qui les oppressent. Elle organise alors la fête de la Saint-Jean, qui se termine en massacre (on pense à Jean Teulé) et en une danse-transe collective, sorte de danse de Saint-Gui, cathartique et endiablée.

Baldus, de son côté, a croisé des frères flagellants, illuminés, impitoyables, recrutant les âmes les plus crédules dans leurs rangs. Il arrive à Oligeri, le village où se trouve Alixe, au lendemain du massacre. Oserait-on dire qu'ils se reconnaissent un destin commun? Sans doute la folie qui les accompagne constitue-t-elle une sorte d'aimant...

Chaque chapitre est introduit par une carte d'Europe, montrant la progression de la peste et le cheminement d'Alixe et de Baldus. le tout est agrémenté d'éléments historiques sur les éléments qui seront présentés dans le chapitre. C'est érudit sans être trop lourd. Une seule double page de temps à autres. C'est suffisant et particulièrement bienvenu. Cela permet de remettre les éléments du récit dans un contexte historique. Par exemple, les procès pour sorcellerie ne sont pas très fréquents en 1347. Ils vont exploser à la Renaissance. Ces rappels historiques sont un très bel effort qui donne du corps à une BD de très belle facture. Les dessins réalistes et sombres sont de très bonne facture également.

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1347 La peste gagne l'Europe répandant la mort et la folie. Baldus est un jeune frère de l'ordre des hospitaliers. Il est le seul rescapé de son équipage et il se convainc que la mort le suit. Alixe, elle, est une jeune paysanne qui va voir sa mère se faire lynchée par une foule haineuse qui rend ses dons de guérisseuse coupable de l'épidémie.

A travers ces deux personnages qui ont été transformés par ce qu'ils ont vécu, les auteurs nous parlent de cette période terrible. En plus des centaines de milliers de morts du à la peste, l'épidémie fait des dommages collatéraux. On accuse et tue les sorcières, les juifs ou les hérétiques d'avoir empoisonné l'air. On voit fleurir les sectes qui demandent le pardon divin comme les flagellants. Dans les campagnes on peut voir les communautés se lancer dans des danses hystériques.

Quelques pages historiques permettent de revenir sur ses différents faits.

Le dessin de Stalner est toujours efficace même si je l'ai trouvé un peu plus épais que d'habitude sur certaines cases.

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Dernièrement nous avons redécouvert le sens du mot pandémie mais notre Histoire en est parsemée. Dans cette bande dessinée, Eric Stalner et Cédric Simon nous livre avec La Grande Peste, un récit de la plus connue et la plus meurtrière d'entre elle qui eu lieu au milieu du XIVème siècle. Il s'agit ainsi de la sixième collaboration entre ces deux auteurs avec récemment Exilium et L'oiseau rare.

Dans cet ouvrage nous allons suivre la progression de cette épidémie à travers l'Europe grâce au point de vue de deux personnages : Baldus et Alixe. Baldus est un chevalier de l'ordre des Hospitaliers qui sera un des premiers à faire la rencontre de la peste, en mer Méditerranée alors en provenance de l'Orient. Il sera profondément traumatisé par cette rencontre dont il sera le seul survivant, il y verra des symboles de l'apocalypse décrit par Saint Jean. Alixe, elle devra fuir son village après l'exécution de sa mère pour sorcellerie, étant une famille de guérisseuses, elles seront les boucs émissaires pour justifier les causes de l'épidémies. Nous allons donc suivre nos deux fuyards dans leurs pérégrinations et leurs rencontres à travers l'Italie et les Alpes.

Le point le plus intéressant est les phénomènes sociétaux qui nous sont présentés dans cette oeuvre, comme la chasse aux sorcières, les mouvements des flagellants, les pogroms et les frénésies dansantes qui sont très bien dépeints et expliqués en annexes. Des périodes dures qui poussent les hommes à faire des choses plus qu'horribles pour trouver des responsables à ce qui leur arrive ou à en tirer parti. C'est ce que les auteurs ont souhaités mettre en avant.

Les deux récits se lisent bien, il est dommage d'avoir fait de Baldus un templier sans pour autant que cela serve le récit (peut-être dans le volume 2 ?). Alixe sera une femme forte et intelligente, là ou Baldus est un homme brisé ayant perdu tous ses repères. Je ne sais que dire de la partie mystique autour de Baldus, est-elle utile alors qu'une bonne partie de la population est déjà hystérique ? Elle est bien-sûr justifiée à la fin mais en avait-on besoin ? Il y a déjà tellement de récits moyenâgeux qui ajoutent une pointe de fantastique afin de se démarquer. J'ai donc, comme on peut le deviner, préféré les parties avec Alixe.

Le dessin est bien je n'ai rien à redire. Mon indécrottable curiosité et ma passion pour l'histoire médiéval me poussent quand même à vouloir lire la suite. Attention ce n'est pas une mauvaise bande dessinée pour autant mais pour l'instant elle ne s'est pas démarquée. Je ne la prendrai pas en priorité dans mon fonds.

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critiques presse (3)
BDZoom   08 mars 2021
Stalner père et fils évoquent ce mal aux origines mystérieuses au fil d’un diptyque passionnant.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Sceneario   01 mars 2021
La Grande Peste est une lecture que je vous recommande. Un divertissement de qualité, mais aussi un voyage dans l'Histoire. Notre histoire.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDGest   26 février 2021
En rappelant périodiquement des points d’histoire, Le quatrième Cavalier, premier volume de La Grande Peste tente le jeu subtil d’évoluer entre l’ésotérisme et la simple folie. Mais les esprits chagrins seront-ils suffisamment nourris de cartésianisme ?
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Ceux qui hier nous baisaient les mains pour avoir sauvé leur enfant, aujourd'hui nous vomissent et nous appellent... sorcières !
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Tous les choix des hommes reposent sur des croyances.
Les croyances les rassurent, les consolent, les réconfortent...
Et parfois... les aveuglent. (90)
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Les temps troublés offrent un terreau fertile pour les exaltés et les fanatiques.
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La haine engendre la violence. La violence engendre la haine.
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