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EAN : 9782207115589
320 pages
Denoël (30/11/-1)
3.19/5   16 notes
Résumé :
En cette veille de Noël, Charlie Chaplin, quatre-vingt-deux ans, ne voit pas la mort arriver d'un bon œil. Il vit désormais en Suisse et est le père d'un petit garçon de neuf ans, Christopher. Son heure semble venue, mais lorsque la Mort se présente un soir en personne, l'acteur lui propose un marché : s'il parvient à la faire rire, il gagnera une année de vie supplémentaire. Commence ainsi un jeu étrange, et c'est pendant cette attente fatale que Chaplin va rédiger... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
LoloKiLi
  10 novembre 2013
Alors voilà, c'est l'histoire de Charlie Chaplin à la fin de sa vie, il rencontre la mort qui veut l'emmener avec elle, mais lui il a pas trop envie (tu m'étonnes) alors la mort elle lui dit comme ça que s'il parvient à la faire rire, eh ben elle lui laissera du rabe et reviendra le chercher l'année prochaine. Et Charlot de faire rigoler la mort (c'est bien la seule qui rigole d'ailleurs) et de rempiler pour un an.
Bon, jusque là le sujet, par son originalité, avait attisé ma curiosité (qui dans ce cas précis est bien un vilain défaut, mais à ce stade je n'avais pas encore saisi à quel point).
Ainsi, chaque année, Charlot fait son show face à la grande faucheuse. Subodorant nonobstant que le tomber de rideau ne va pas tarder à sonner la fin de la récré, il entreprend d'écrire à son jeune fils pour lui révéler, au-delà des biographies officielles, la « véritable histoire » de Charles Chaplin...
Et là, ça cafouille grave. Où donc Fabio Stassi compte-t-il emmener son lecteur avec cette idée de mettre en scène un avatar de Charlie Chaplin dans une existence en majeure partie réinventée ?... Mystère. Ses aventures et nombreuses rencontres se succèdent sans rythme en un fouillis saugrenu, et l'on s'égare piteusement dans le survol bien superficiel d'une quête sans queue ni tête (no contrepèterie inside). Dans une désolante absence de passion, dénué d'émotion, cet étrange bazar chaplinesque se découvre sans grand plaisir et génère malheureusement, tout au long de la lecture, un ennui perplexe.
Sans doute me suis-je inconsciemment retrouvée dans un état de concentration et de réceptivité restreints par l'influence néfaste d'une potentielle dépression post-estivale (voire pré-hivernale) tout ça tout ça... mais quand l'auteur en postface remercie son entourage pour sa patience funambulesque (sic), j'ose espérer qu'il englobe également le persévérant lecteur (genre moi) qui, faisant fi de son ennui, parviendra laborieusement au terme de ce voyage si peu convaincant.
Désolée, cher Fabio (permettez que je vous appelle cher Fabio), chez moi aussi quand ça veut pas... ben ça veut pas.
Ҩ
Pardon... et merci quand même à Babelio Masse Critique et aux éditions Denoël. On fera sûrement mieux la prochaine fois.

Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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lebruitdeslivres
  04 novembre 2013
Le 24 décembre 1971, la Mort se présente en personne à Charlie Chaplin devenu un vieillard maladroit sujet aux courbatures. Ne voulant pas abandonner Christopher son fils de 9 ans, celui-ci négocie malicieusement un marché : gagner un an de vie en plus s'il arrive à faire rire sa funestre invitée. Débute alors un jeu absurde entre ces deux compagnons. Chaplin arrivera finalement à gagner 6 ans de vie en plus, qu'il met à profit en rédigeant minutieusement une longue lettre au cours de laquelle il se raconte et raconte les époques les plus marquantes de sa vie : son enfance pauvre, sa vie dans les cirques anglais, son arrivée aux Etats-Unis en compagnie d'un nain espiègle et de Stan Laurel dont il admire l'intelligence et la sagacité, son errance à travers le pays pour regagner la Californie, ses rencontres, ses débuts fortuits dans le cinéma, ses différents jobs... tout ce qui a nourri l'homme et l'artiste.
Découpé en 6 bobines et 7 réveillons, le roman nous offre un panorama original et sympathique de l'histoire du cinéma et une vision romanesque et charmante de la vie de Chaplin. Seul bémol, le récit aurait gagné à être plus rythmé.
Ne boudons pas notre plaisir : certes cette lecture ne restera pas dans mes annales personnelles mais elle est charmante, procure un bon divertissement et m'a follement donné envie de replonger dans les films du maître ! Je remercie donc babelio, Masse Critique et les éds Denoël pour cet agréable moment.
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sybelline
  18 février 2022
La Mort qui rit des pitreries du vieux Charlot de 82 ans, et qui à chaque noël suivant lui fait don d'une autre année de vie pour qu'il voit son fils grandir, une façon à la Charles Dickens de permettre à Charlie Chaplin d'écrire une longue lettre et d'y raconter sa vie d'avant Charlot, sa biographie non officielle…
Ce qui permet à l'auteur de construire un conte où se mélange réalité et fiction, l'auteur nous dit bien qu'il y a une grande part d'invention dans son roman… Où comment partir d'une réalité et en faire un conte parallèle.
Tout le monde connaît le personnage inventé par Charlie Chaplin : Charlot, ce vagabond à la démarche de canard caractérisé par un chapeau melon surplombant une chevelure noire et frisottée, une moustache en mouche sous le nez, une redingote étroite et râpée, un pantalon trop large et usée, des godillots fatigués et immenses, une éternelle badine de jonc à la main.
On connaît moins sa vie avant sa célébrité, il y a d'ailleurs peu d'éléments sur la jeunesse de Charlie Chaplin, de là l'auteur brode une histoire, partant du cirque puis de petits boulots en petits boulots, au fil des rencontres, Charlie arrivera et s'installera durablement dans le monde du cinématographe..
La tragédie stimule le sens du ridicule, car le ridicule est une attitude de défi : il faut rire de notre impuissance face aux forces de la nature.
Citation de Charlie Chaplin
Dans ce roman il y a toute la nostalgie des débuts du cinématographe, les hangars, les décors, les premières pellicules, les acteurs et figurants débutants, toute la difficulté de faire reconnaître et apprécier ce nouveau 7eme art, les balbutiements des premières compagnies, le désir et l'envie, le génie de cet homme si créatif qu'est Charlie Chaplin.

Il y a toute cette ambiance début de siècle 1900, le chemin de fer, l'immigration en Amérique, la misère, les différences de classe, les grandes inventions, la 1ère guerre… Et il y a surtout l'âme et la sagesse de ce grand homme, humble et philosophe, humaniste, ce clown nouveau qui a fait rire et rêver – et continue à faire rire et rêver – de nombreuses générations.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j'ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m'était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait ça de l'égoïsme. Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle… Amour Propre. Citation de Charlie Chaplin
Ce roman est agréable à lire, alternant les noëls et les « pellicules » de vie de Charlie Chaplin qui se souvient et raconte sa jeunesse à son fils. La magie du cinéma est là, on touche sa légende de prés, et si le cinématographe avait été inventé dans un cirque ? Et si… le désir et l'amour… le spectacle, sa gloire et sa décadence… la nostalgie.
Lien : https://influensmans.com/la-..
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clude_stas
  03 octobre 2013
J'ai toujours été un admirateur de Charlie Chaplin (surtout dans « Monsieur Verdoux »). Je collectionne ses photos et les coupures de presse le concernant. Et, bien entendu, j'ai lu son autobiographie « Histoire de ma vie ». Aussi, j'ai abordé ce roman de l'Italien Fabio Stassi, tiraillé entre l'envie et la crainte. Et je dois bien avouer que ce fut une agréable surprise. Probablement pour la raison qu'à travers le récit des années d'avant « Charlot », j'ai eu droit à un incroyable état des lieux des États-Unis au début du XXe siècle : tout s'y trouve l'immigration, les rencontres, la solidarité, la débrouille, le racisme, le KKK, le parcours initiatique, etc. Si bien que les pages consacrées à la typographie m'ont séduit alors que celles à propos de la boxe m'ont laissé de glace (question de sensibilité, je suppose). Évidemment, le long passage consacré à ses débuts au cinéma est également un moment savoureux, sous-tendu d'un humour très distancié.
La structure du livre en six bobines (comme pour un long métrage), alternant avec sept « intertitres », crée un rythme resserré comme les différentes étapes de la vie. le style alerte, très imagé, crée un monde burlesque aux personnages grotesques, truculents, parfois morbides, mais toujours passionnants et attendrissants.
Il est par ailleurs dommage que les autres romans de Fabio Stassi ne soient pas disponibles en français.
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Readingintherain
  26 août 2013
Chaque année revient l'été, enfin, soi-disant. Et chaque année, lorsque revient l'été, revient l'opération « On vous lit tout » de Libfly et du Furet du Nord, qui envoie des romans de la rentrée littéraire à des blogueurs. C'est plutôt agréable de trouver dans la boîte aux lettres ces romans qu'on a choisi pour vous, et de les déguster au coin de la cheminée avec un pull et des après-skis dans l'herbe au soleil. Je ne le dirai jamais assez, ce que je préfère dans cette aventure c'est de ne pas choisir les romans. de recevoir à l'aveuglette un texte choisi pour moi par quelqu'un que je ne connais pas, mais qui a utilisé quelques minutes pour se demander ce qui pourrait bien me plaire. du coup ce sont toujours des romans que je regarde d'un oeil neuf, sans préjugé, ou tout du moins j'essaye. Cette année, donc, c'est la Dernière danse de Charlot qui est arrivé. Au début, je l'ai regardé d'un air un peu ennuyé, ce roman dont je ne connaissais pas l'auteur, chez un éditeur dont je lis rarement les textes. Et puis bon, je me suis dit qu'on avait bien du me l'envoyer pour une bonne raison (s'il vous plaît, ne me dites pas que c'est parce qu'il vous est tombé sous la main, oh, gentes dames de Libfly ! ) alors je l'ai attaqué gaillardement.
Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est un coup de coeur, parce que c'est un sujet dont je trouve qu'il a été mille fois écrit, et souvent un peu mieux qu'ici. Mais c'est un joli roman initiatique qui décide de réécrire la jeunesse de Charlie Chaplin et lui invente un voyage aux États-Unis avant sa réelle arrivée. J'ai trouvé un peu dommage que l'auteur ait ressenti le besoin « d'utiliser » Chaplin pour son roman, il me semble qu'il aurait été tout aussi sympathique avec un inconnu, un inventé. Mais c'est parce que je n'ai jamais été très fan des biographies romancées de personnages réels, sauf quand l'auteur s'appelle Alexandre Dumas.
En bref, un roman sympathique qui ne casse pas trois pattes à un canard borgne, mais qui se laisse lire avec un réel plaisir.
Lien : http://www.readingintherain...
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
LoloKiLiLoloKiLi   11 novembre 2013
Pour une fois je n’ai pas été fidèle à mon principe selon lequel une histoire devrait être comme un arbre qu’on secoue, pour que l’inutile tombe par terre et que ne reste que l’essentiel.

[ Principe effectivement non appliqué au roman dont cette citation est extraite... (NDL) ]
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OreaneOreane   16 août 2013
L’HOMME : Je te propose un marché (il parle douloureusement,
dans sa position inconfortable) tu viendras
chaque Noël, et si je te fais encore rire, tu me laisseras vivre
jusqu’au Noël suivant…
LA MORT : Ne crois pas que ce soit facile. Ce soir, je me
suis laissé aller.
L’HOMME : Je ferai de mon mieux.
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pasphilpasphil   01 avril 2019
… je me trouvais efflanqué et insignifiant comme une corbeille à papier.

La nature m'a fait suffisamment petit pour que je n'aie pas besoin de m'agenouiller devant quiconque.

Je me sentis aussi seul qu'un train.

L'avantage de mon enfance difficile, c'est que je ne m'habituerai jamais au luxe.

Quand on y songe, c'est stupéfiant que le rire soit à ce point communicatif et que le monde soit aussi triste et malade.

88 est un excellent nombre… : quel que soit le sens dans lequel on le lit, sa valeur ne change pas...
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