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ISBN : 2896151494
Éditeur : Editions Alire (15/09/2016)

Note moyenne : 4/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Pour Francis Pagliaro, l’affaire débute quand l’un de ses proches collègues, le policier expert en informatique Nicolas Turmel, est froidement assassiné chez lui d’une balle en pleine tête. Le jeune père de famille était assis devant son ordinateur, casque d’écoute sur la tête. Motif de l’agression : inconnu.

Pour Louis Collard, professeur de musique à l’Université Laval, l’affaire s’enclenche le lendemain quand il apprend que sa femme Geneviève, une ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
bilodoh
  15 octobre 2016
Un polar qui commence en lion, avec le meurtre d'un policier à Montréal… Puis, la femme d'un professeur de musique à l'université est assassinée dans sa maison à Québec. Que peut-il bien y avoir en commun entre ces crimes?
Et lorsque l'enquête est menée par un policier mélomane qui étudie la philosophie dans ses temps libres, on sait qu'on embarque dans un roman aux nombreuses ramifications.
On aura donc la musique, celle qu'on fait et celle qu'on écoute. La sensibilité artistique et les joies de partager ensemble des mélodies qui rapprochent les humains et créent l'harmonie, mais qui sont aussi les bases d'une industrie parfois impitoyable.

On aura aussi les émotions, celle d'un homme qui voit son monde s'écrouler avec le meurtre de son épouse. Comment continuer et à quoi bon continuer? L'hiver s'installe dans sa vie et l'amour d'un enfant ou l'affection d'une soeur peinent à le réchauffer. Participer à l'enquête, essayer de trouver aussi la solution de l'énigme? Mais peut-on vraiment faire confiance aux policiers?

Et pour ne rien gâter, pourquoi pas ne pas ajouter un peu d'actualité politique, de terrorisme islamiste et de mafia russe?

Et ce sentiment de culpabilité… est-ce ma faute? Aurions-nous pu faire quelque chose?

Une plume habile qui réalise un polar foisonnant, qui nous amène du Québec à Las Vegas et qui parle de musique, de technologie et de philosophie.
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argali
  27 avril 2016
Après nous avoir plongés dans le monde de l'art pictural avec « Repentir(s) », Richard Ste Marie nous entraine cette fois dans le milieu musical qu'il connait tout aussi bien.
Comme Louis Collard, héros malgré lui de cette histoire, Richard est saxophoniste. Après ses études au Conservatoire, il a été musicien de fanfare militaire, de boite de jazz, de fanfare de rue dont celle du Cirque du Soleil. Il nous immerge donc dans un milieu dont il maitrise les codes, les termes et les relations. Louis Collard semble d'ailleurs être son double de papier. Les anecdotes sont tellement réalistes, les situations si vraisemblables que l'on sent que Richard Ste Marie a bien connu la vie d'artiste et s'est inspiré de la sienne.
Ayant moi-même un fils saxophoniste, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ces anecdotes, à découvrir ces références musicales qui me renvoyaient parfois aux partitions qu'il apprend... C'est d'ailleurs toujours pour moi un atout, de découvrir un milieu de vie, une communauté, à travers un récit policier. Mais rassurez-vous, on peut trouver plaisir à lire ce roman sans maitriser les termes du métier. Ils sont cependant indissociables de l'histoire et du décor dans lesquels évoluent les personnages.
La narration du roman est double. D'un côté, un narrateur externe nous raconte les avancées de l'enquête du sergent-détective philosophe Francis Pagliaro. de l'autre, Louis Collard nous confie les événements qu'il a vécus, ses émotions et réactions après le meurtre de sa femme, ainsi que son approche personnelle de l'affaire, puisqu'il « enquête » également de son côté pour tenter de comprendre. Ces deux hommes au caractère bien différent (l'un est calme et réfléchi, amateur de musique classique ; l'autre impatient, en souffrance, fonceur et passionné de jazz) vont pourtant s'apprivoiser au fil du temps et conjuguer leurs efforts. L'enquête ne semble rien révéler pouvant justifier les meurtres mais l'un comme l'autre sont conscients que les éléments clés sont sous leurs yeux et leur échappent. Comme il en a l'habitude, Pagliaro base son travail sur la réflexion. Pas de précipitation. Et cette progression, lente en apparence, permet au lecteur de jouer également les détectives et d'avancer ses propres hypothèses.
J'ai trouvé ce quatrième roman vraiment abouti. le style est agréable et donne envie de progresser dans l'histoire, l'humour est présent et la langue est naturelle. de plus, l'auteur fait de son histoire le reflet de la société et nous offre un miroir de la réalité. En s'ancrant dans l'actualité à différents niveaux, le récit en devient très crédible. Il est de plus servi par des personnages à la personnalité travaillée, sans être trop typée, ce qui les rend vraisemblables et attachants.
La description du milieu et les nombreuses réflexions sur la musique, la vie d'artiste, l'engagement... font de ce roman policier à l'intrigue accrocheuse et à l'écriture fine, une réussite.
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MichelRoberge
  14 décembre 2018
Résumé : Pour Francis Pagliaro, l'affaire débute quand l'un de ses proches collègues, le policier expert en informatique Nicolas Turmel, est froidement assassiné chez lui d'une balle en pleine tête. le jeune père de famille était assis devant son ordinateur, casque d'écoute sur la tête. Motif de l'agression : inconnu.
Pour Louis Collard, professeur de musique à l'Université Laval, l'affaire s'enclenche le lendemain quand il apprend que sa femme Geneviève, une décoratrice de théâtre, vient d'être tout aussi froidement tuée d'une balle en plein coeur. Motif de l'agression : inconnu.
Très vite, les enquêteurs de Montréal et de Québec découvrent qu'un élément relie les deux meurtres sordides : l'arme du crime. de fait, tout indique qu'un pistolet de fabrication russe, dont la possession est interdite au Canada, a été utilisé. Pour Pagliaro, il ne fait aucun doute qu'un « professionnel » est à l'origine de ces meurtres, et qu'il faudra découvrir ce qu'il cherchait avant de pouvoir même l'appréhender !
C'est pourquoi il décide de creuser dans le passé de Louis Collard. Or, le saxophoniste, dévasté par la mort de sa femme, n'a jamais porté les policiers dans son coeur, et sa collaboration est loin d'être acquise. C'est pourtant Collard qui, sans le savoir, détient la clé de l'affaire, ce dont il commence à se douter quand il découvre qu'une de ses vieilles connaissances a elle aussi été victime du tueur…
Commentaires : Richard Ste-Marie est un auteur de Québec. Nous sommes nés tous les deux dans le même quartier, presque à la même époque. Son héros, l'inspecteur Francis Pagliaro de la Sûreté du Québec, est un policier cultivé, amateur de musique classique et d'art. Comme son créateur, clarinettiste, saxophoniste et professeur à l'École des arts visuels de l'Université Laval, qui allie crimes et culture pour inventer des histoires dignes de capter l'attention, bien ficelées, avec des chutes finales impossibles à anticiper. C'est ici le cas et également dans les enquêtes antérieures de Pagliaro (L'Inaveu 2012 [finaliste du Prix Saint-Pacôme du roman policier et Prix Coup de Coeur décerné par le club de lecture de la bibliothèque Mathilde-Massé de Saint-Pacôme], Un ménage rouge 2013 et Repentir(s) 2014) que j'ai beaucoup aimé.
Le Blues des sacrifiés nous entraîne dans une investigation dont le rythme croît de chapitre en chapitre. Dans la région de Montréal, mais surtout à Québec : à deux rues de chez moi et dans le quartier ouvrier de Saint-Sauveur. Une montée dramatique à laquelle on s'accroche dès le départ, qui pique notre curiosité au point où il est difficile d'en arrêter la lecture jusqu'à la ligne d'arrivée. Tous les personnages sont crédibles dans cette histoire de retour d'ascenseur dont la finale surprenante permet de décoder le titre donné au roman. le tout raconté à la fois par un narrateur qui suit le cheminement de l'enquêteur Pagliaro et l'un des personnages principaux, Louis Collard, qui témoigne de sa perception des faits et des événements auxquels il est confronté. Deux points de vue sur une même affaire. Une structure romanesque des plus originales.
Richard Ste-Marie a aussi le don d'insérer ici et là des expériences personnelles de vie qui introduit une dose d'humanisme souvent absente de bon nombre d'ouvrages de ce type de littérature. Ce qui crée une valeur ajoutée et fort appréciée dans les fictions qu'il nous livre. Avec une thématique très contemporaine alliant terrorisme islamique et pègre russe, le Blues des sacrifiés vous fera passer de trop courtes heures de délices. Une frustration que vous pourrez évacuer à l'annonce du prochain Ste-Marie dont la plume talentueuse saura encore une fois vous ravir, et vous stimuler à en redemander.
Le Blues des sacrifiés s'est inscrit comme finaliste du Prix Saint-Pacôme 2016 du roman policier.
Ce que j'ai aimé : le scénario et la qualité d'écriture. L'environnement culturel du récit. Une histoire qui se déroule principalement dans la ville de Québec, un environnement propice au développement du genre polar et de roman noir.
Ce que j'ai moins aimé : -
Lien : http://avisdelecturepolarsro..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
bilodohbilodoh   04 octobre 2016
Sérieusement, je pense que la foi devrait être une affaire de tout ou rien pour les pratiquants. Mais quand je regarde autour de moi, je constate qu’on peut être à la fois croyant et voleur. Curé et agresseur d’enfants. Si vous voulez le fond de ma pensée, Louis, si j’avais la conviction que Dieu existe et qu’il est responsable de tout ce qui arrive sur la planète, je pense que je n’aurais aucune difficulté à obtenir un mandat pour son arrestation.

(p. 151)
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bilodohbilodoh   05 octobre 2016
Le malheur a quelque chose d’étrange et de sournois, il fait en sorte qu’on s’installe petit à petit dans une torpeur qui finit par être soutenable, vivable, à force d’être persistante. On a l’impression de savoir pourquoi on est là, à faire ce qu’on a à faire, alors que la situation est désespérée.

(p. 123)
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bilodohbilodoh   15 octobre 2016
La vie n’a de sens que celui qu’on lui apporte. (p. 360)
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