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EAN : 9782702418468
158 pages
Le Masque (26/10/1988)
3.92/5   13 notes
Résumé :

D'abord le trou rond, aux bords roussis, dans la nappe... Adélia trouve très mal élevé qu'on écrase ses cigarettes à côté des cendriers. Et puis, quel désordre dans la salle à manger : assiettes sales, verres poisseux, chaises renversées même... Oh! pas de doute, les amis de Jo - enfin de Luke, puisque c'est comme ça qu'ils l'appellent - ne sont pas des « gentlemen ». Mais il y a p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
HORUSFONCK
  04 juillet 2021
Avec Que personne ne sorte, Stanislas-André Steeman concilie avec bonheur le feuilleton et le roman policier classique.
Wenceslas Vorobeïtchik, allias Mr Wens, c'est cet aventurier issu des Loup Solitaire, Arsène Lupin et autres héros aux frontière de la loi.
Dans Que personne ne sorte, Wens va devoir éliminer six dangereux kidnappeurs et ramener Pamela à son Chancelier de l'Échiquier, son père.
Le roman rebondit d'action sans cesse, puisque concentré sur cent-soixante pages. Mr Wens a du truand sur la planche, et il ne chôme pas! Ça va dessouder chic et sec.
Bien sûr, il y a un "truc", que le lecteur habitué subodorera en partie.
Mais Que personne ne sorte, même s'il n'atteint pas les sommets, est un polar bien plaisant à lire avec l'amusante question "Où, qui est Mr Wens" et une galeries de personnages choisis et croqués avec soins et humour...
Du bon Steeman, donc.
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beauscoop
  15 juillet 2021
Du polar européen pur et dur dans la tradition des premiers grands auteurs américains. le fameux M. Wens réussit l'exploit d'éliminer 6 criminels suite à un contrat du gouvernement anglais. Pour ce faire il élabore un plan bien astucieux pour pouvoir s'approcher de ces sales criminels. Il se déguise avec plaisir et ainsi passe inaperçu.
L'humour dans le récit rend encore plus distrayant l'histoire qui aurait pu être dramatique.
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gloubik
  09 novembre 2021
Excellent ! C'est le premier mot qui me vient à l'esprit pour donner mon avis sur ce livre. Et, pour l'instant, mon préféré de Stanislas André Steeman. Bon d'accord, je n'ai pas tout lu. Et si j'ai presque l'intégralité de ses oeuvres à la maison, je n'en lis que très rarement. Peut-être pour avoir toujours une découverte à faire :-)
De quoi s'agit-il ? Un thriller plus que d'un polar. Car s'il y a des morts, il n'y a pas d'enquête. Non. le lecteur sait d'entrée de jeu qu'il doit y avoir six morts... et le chien. On ne sait pas si le chien meurt. Mais il fait partie des victimes collatérales. C'est une aventure de M. Wens, mais contrairement à l'assassin habite au 21, il n'enquête pas. Il tue. C'est l'un des grands patrons de Scotland Yard qui lui a donné le permis de tuer. Et six d'un coup ! Mais comment tuer six malfrats réfugiés dans une grande demeure écossaise, sans risquer de blesser leur otage ni passer un temps fou à leur courir après ? En leur envoyant un petit mot gentil pour les prévenir qu'ils sont surveillés par le Yard et qu"'ils ont tout intérêt à ne pas sortir... d'où le titre donné à se roman après la sorite de son adaptation cinéma.
À la lecture de ce cours roman, je n'ai pu m'empêcher de penser qu'il aurait fait un beau sujet pour l'équipe des Barbouzes et des tontons flingueurs. Mais l'adaptation ciné a été réalisée par une autre équipe. Je vais peut-être me laisser tenter malgré cela. On y retrouve Philippe Nicaud (M. Wens et tous ses avatars), Jacqueline Maillan(Adelia), Noël Roquevert (Rev. Murdoch, le père d'Adelia) — ce rôle doit lui aller à merveille — Jean-Pierre Marielle, Jesse Hahn — tiens lui en en était des Barbouzes — et bien d'autres. Vraiment cette histoire m'a bien plut et j'aimerais bien savoir ce que Ivan Govar (le réalisateur) en a fait.
En bref : Des morts, de l'action, des surprises, des situations parfois rocambolesques. J'en redemande. Et je ne peux que vous conseiller sa lecture. Enfin ! Si ne recherchez pas que les thrillers et polars dégoulinants de sangs et de violence gratuite. Quoi que ! Dans ce roman pour la violence gratuite... mais elle n'est pas sanguinolente et je pense que vous aurez du mal à vous identifier aux victimes.
Lien : http://livres.gloubik.info/s..
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KiriHara
  20 janvier 2019
Stanislas-André Steeman est un auteur belge de romans policiers que l'immense succès de Georges Simenon a quelque peu éclipsé, du moins, hors de Belgique.
Car l'on oublie un peu trop facilement le succès que remporta en son temps cet écrivain et le nombre de films qui ont été adaptés de ses romans. Certes, tout le monde pense à « L'assassin habite au 21 », mais le roman et le film sont l'arbre qui cache la forêt.
D'ailleurs, en général, la littérature francophone belge est quelque peu boudée et c'est fort dommage tant les écrivains belges de langues françaises ont apporté à la littérature populaire que ce soient les plus en vue d'entre eux (Georges Simenon, Stanislas-André Steeman, Jean Ray, Thomas Owen...), mais aussi et également les plus occultes (Maurice Boué, Max Paul, Louis-Thomas Jurdant, J.J. Marine, Paul Kinnet, Jean Marsus...)
Mais je dois également faire mon mea culpa à Stanislas-André Steeman puisque j'avais regretté, après la lecture de « L'assassin habite au 21 » et la légère déception que celle-ci m'avait procurée, que Steeman soit bien plus plébiscité que d'autres auteurs belges méconnus que je lui préférais.
Vous aurez ainsi compris que « 6 hommes à tuer » m'a réconcilié avec l'auteur.
« Six hommes à tuer » a également été réédité sous le titre « Que personne ne sorte » et, comme plusieurs romans de l'auteur, a également connu une adaptation au cinéma, sous le titre « Que personne ne sorte » avec Jean-Pierre Marielle, Jacqueline Maillan, Maria Pacôme, Noël Roquevert et même Stéphane Steemans, le fils de l'auteur.
Adélia a toujours vécu sous le joug de son père, le révérend Murdoch, dans le respect de la foi, et ce jusqu'à ce que le veuvage la délivre. Lors d'un voyage elle fait la connaissance de Jo, qui la charme, et celle-ci l'invite à lui rendre visite chez elle avant de l'attendre... de l'attendre.... de l'attendre.
Mais un jour, Jo débarque, à la plus grande joie d'Adélia, mais, avec lui, cinq hommes... une femme... et une malle qui abrite quelqu'un ou quelque chose.
En fait, Jo n'est pas Jo, mais Luke. Et Luke n'est pas un gentleman, mais un bien sale type qui kidnappe des enfants et réclame des rançons aux parents. Sauf qu'une fois la rançon empochée, jamais il ne rend l'enfant...
Dans la malle, une enfant délurée. Son riche père, sachant à quoi s'en tenir, décide d'embaucher Monsieur Wens afin de liquider tout ce vilain monde et récupérer son enfant.
C'est donc à un jeu de tir aux pigeons que nous invite l'auteur puisque son personnage fétiche (Monsieur Wens apparaît dans plus d'une douzaine de titres) décide d'abattre un à un les truands en usant de bien curieux subterfuges.
En y réfléchissant, « 6 hommes à tuer » n'est pas si différent, dans mon esprit, que « L'assassin habite au 21 », car, si je n'avais pas été capable de réellement cerner ce qui ne m'avait pas enthousiasmé dans ce roman, là, j'ai du mal à véritablement pointer du doigt ce qui m'a réellement plus ici. Tout ce que je sais c'est que le plaisir de lecture a été plus intense à mesure que le roman avançait.
La raison en est simplement un second degré omniprésent et un humour latent. Ce Monsieur Wens s'avère bien taquin, c'est le moins que l'on puisse dire si tant est que la taquinerie puisse aller jusqu'à placer deux balles dans la peau d'autrui.
En fait, le personnage de Wens, ici, car il ne semble pas être toujours naviguer dans la même ambiance, est à l'image de toute l'histoire : jamais réellement sérieuse. Et, pourtant, au départ, rien ne prédispose cette histoire à devenir grand-guignolesque, et, d'ailleurs, elle ne l'est jamais tout à fait, et c'est là tout le talent de l'auteur qui parvient à marcher du point de départ jusqu'au point final sur le fil du rasoir sans jamais être rasant ni sombrer d'un côté ou de l'autre, ce que ne parvient pas, par exemple, l'adaptation cinématographique, « Que personne ne sorte » qui sombre dans le grand-guignol très rapidement, de par les déguisements peu crédibles visuellement, l'utilisation d'une musique et signaux sonores qui renforce l'aspect farce de l'ensemble. Mais l'histoire ne se prête pas à l'humour total et, en choisissant cette voie, le réalisateur a commis une faute que Steeman, lui, n'avait pas commise en écrivant son roman.
Le lecteur suit donc les frasques de Monsieur Wens qui va éliminer, un à un, les méchants, en usant de subterfuges un peu étranges pour un tueur.
La naïveté d'Adélia n'a alors d'égal que la fantaisie de Wens et les deux extrêmes que proposent ces deux personnages trouvent leur équilibre dans ceux des tueurs qui naviguent, eux aussi, entre deux eaux, à la fois les eaux troubles de gangsters et d'assassins et les eaux plus claires de personnages pas si terribles que cela, du moins face à la détermination de Wens.
Au final, un roman enthousiasmant, même si je ne saurais réellement dire pourquoi tant j'ai peu apprécié ma précédente confrontation à la prose de l'auteur et encore moins à la suivante.
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belette2911
  22 avril 2012
Ce qui est emmerdant, avec les romans de S.A Steeman, c'est qu'ils changent de noms ! Allez-y, vous, quand vous devez constituer votre bibliothèque sur Babelio et aller chercher les couvertures sur le Net. La galère !
D'accord, nombre d'entre eux ont été adaptés au cinéma. Oui mais, moi, je ne suis pas au courant que ses romans possèdent deux titres. Résultat des courses, certain sont en double dans ma bibliothèque et si vous laissez un certain temps entre la lecture de deux livres de Steeman, vous en relisez un que vous aviez déjà lu.
Et plus le temps était long, plus vous mettez du temps à le remarquer, que vous lisez du "déjà lu" ! Poisse !
Alors, pauvre lecteur, pour t'éviter les mêmes déboires que votre serviteur, je vais éclairer ta lanterne, même si tu t'en fiches éperdumment :
"Légitime défense" est-il devenu "Quai des orfèvres" (doublon)
"Six hommes morts" s'est mué en "Le dernier des six"
"Six hommes à tuer" a été rebaptisé "Que personne ne sorte"
"Six hommes à tuer/Que personne ne sorte" est une sorte de huis clos se déroulant dans une grande propriété britannique. Classique, quoi.
Des bandits ont ravi l'enfant d'un homme politique de sa Très Gracieuse Majesté et se sont réfugiés chez une bigote (sans lui avoir vraiment demandé la permission). Elle a remarqué une malle et que quelque chose essayait d'en sortir.
La traditionnelle demande de rançon s'ensuit. Nous restons dans le classique. La police sait où les trouver, mais ne sait comment les approcher sans faire prendre de risque à la fillette. Ben oui, faut pas que la gamine trépasse, sinon, papa pas content !
Le Grand Chef confiera cette mission à M. Wens qui va infiltrer cette bande avec une facilité déconcertante, pénétrant au coeur du repaire comme le ver dans le fruit. Il a carte blanche pour tous les tuer.
Vous ne me croyez pas ? Lisez la citation que je vous ai inclus, vous verrez.
Comme d'ordinaire, l'ingéniosité de Super Wens ne connaît pas d'égal et la lecture des dernières pages apporta une jubilatoire réponse à la question : "Comment a-t-il fait ?".
Oui, comment il a fait, le bougre ?
Un roman diablement efficace. Un Steeman en grande forme.

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
belette2911belette2911   22 avril 2012
- Je compte sur vous pour en tuer six, dit-il d'un ton ferme.

M. Wens ne laissa paraître qu'une faible surprise ;
- Par quels moyens ?
- N'importe lequel, dit Sir john, sauf le plastique. On en retire plus d'ennuis que de satisfactions. De même le poison. En l'occurrence il offrirait peu de garanties. En un mot, leur fin justifiera vos moyens.
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oliviersavignatoliviersavignat   18 août 2020
Un nouveau bruit. Etrange. Sinistre. Un bruit qu'elle entendait pour la première fois.
Adossée au chambranle de la porte, c'est à peine si Adelia trouva la force de jeter un coup d’œil par-dessus son épaule.
La malle bougeait.
Quelque chose remuait à l'intérieur.
Quelque chose qui cherchait à en sortir.
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gloubikgloubik   08 novembre 2021
Il est vrai qu'on s'accoutume à tout, même à être pendu, à condition de le rester assez longtemps.
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LaurynLauryn   14 novembre 2021
- Donnerwetter ! jura le Prof. Schwartz, incrédule. Que ferait un indigène isolé sur le point de passer, faute de médecine ? Il téléphonerait aux pompiers ?
Adelia secoua la tête :
- Il se traînerait jusqu'au village pour épargner le prix d'une communication, quitte à rendre l'âme en chemin. Le téléphone est purement décoratif, en Écosse.
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belette2911belette2911   24 avril 2012
Sir John n'aimait pas les contes de fées. Il n'y croyait plus depuis le jour de son mariage.
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Stanislas-André Steeman l'autre Simenon du polar belge.
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