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ISBN : 207013962X
Éditeur : Gallimard (10/01/2013)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 105 notes)
Résumé :
«Où s'achèvent les rêves, où commence le réel ? Les rêves proviennent de l’intérieur, ils arrivent, goutte à goutte, filtrés, depuis l'univers que chacun de nous porte en lui, sans doute déformés, mais y a-t-il quoi que ce soit qui ne l’est pas, y a-t-il quoi que ce soit qui ne se transforme pas, je t’aime aujourd’hui, demain, je te hais – celui qui ne change pas ment au monde.»

Jens le postier et le gamin ont failli ne pas sortir vivants de cette tem... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
joedi
  17 janvier 2015
J'ai les larmes aux yeux, c'est un livre que je ne veux pas refermer, je ne veux pas que cette lecture soit finie, je relis plusieurs fois les dernières pages et déjà je sais que ces trois livres, cette trilogie, je la relirai.
Jens et le gamin ont survécu, au terme de leur longue chute, ils ont atterri sur le toit d'une demeure ; dans ce grand nord, les habitations disparaissent entièrement sous la neige. À son réveil, le gamin se demande s'il est encore de ce monde, s'inquiète de Jens plus mal en point. Dès qu'ils le peuvent, ils reprennent la route du retour ... C'est une histoire que je ne peux résumer, toute transposition ne pourrait rendre la force d'écriture et la poésie de Jón Kalman Stefánsson, je sais que je me répète puisque j'ai souligné ces mêmes qualités pour les deux tomes précédents, mais les mots ne sont pas assez forts pour décrire les émotions ressenties à la lecture de cette trilogie de Jón Kalman Stefánsson.
Cette trilogie composée de "Entre ciel et terre", "La tristesse des anges" et "Le coeur de l'homme" est un chef d'oeuvre, son auteur un Grand Écrivain !
«Où s'achève les rêves, où commence le réel ? Les rêves proviennent de l'intérieur, ils arrivent, goutte à goutte, filtrés, depuis l'univers que chacun de nous porte en lui, sans doute déformés, mais y a-t-il quoi que ce soit qui ne se transforme pas, je t'aime aujourd'hui, demain, je te hais — celui qui ne change pas ment au monde.»
[Chapitre I - § 1 - page 17]
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gouelan
  08 octobre 2015
Après un hiver qui n’en finissait pas, le printemps pointe timidement le bout de son nez. Timidement, car ici, en Islande, il n’est que le prolongement de l’hiver avec une légère amélioration. Mais cela suffit à la nature pour s’éveiller, aux hommes pour sortir de leurs tanières.
Le bonheur devrait être dans le cœur des hommes.
Mais, même en été on peut connaître des tempêtes. La neige a fondu, mais elle laisse une terre boueuse où l’on patauge.
Le gamin est à l’abri dans la maison des femmes qui l’ont recueilli. On l’appelle « le gamin », il ne porte apparemment pas de nom. Qui est-il vraiment et quel est son but dans la vie ? Un messager ?
Il écrit des lettres pour changer le monde, pour changer un destin. Ceux qui les reçoivent osent changer de cap, car ses mots sont si limpides et si puissants, qu’ils leur apportent la lumière, une étincelle d’espoir, une possibilité de bonheur.
Il vit comme une étoile qui scintille et, dans cette maison, entourée de personnages exceptionnels, étranges pour leur communauté, il apaise les souffrances.
Comment vivre dans ce pays, lorsqu’on est différent, qu’on n’a que les mots comme outils, l’émerveillement et la connaissance comme but, alors que pour être un homme, tout le monde le sait ici, il faut être viril, costaud, oublier la tendresse, ne pas s’attarder sur les faiblesses, les douleurs, les deuils. Un pays où les hommes sont écrasés de labeur par quelques hommes puissants, que l’argent et le pouvoir ont rendu démoniaques. Un pays où les femmes sont soumises et s’accommodent de leurs vies en oubliant leurs rêves.
Que valent la poésie et la musique dans ce monde où les rêves peuvent être assassins, où la délicatesse et la fragilité n’ont pas leur place?
Et pourtant, le gamin court, il vole. Il ne laissera pas le malheur le poursuivre, il laissera ses rêves le guider, ne se laissera pas façonner par la communauté, piégé par la coutume et les préjugés.
Une histoire bouleversante, avec des phrases grandioses, des mots qui nous dépassent, qui nous transpercent. Des mots, des notes de musique face à la cruauté, la cupidité, la violence, l’égoïsme et les préjugés, pour que l’homme n’oublie pas le bonheur de vivre, de respirer, de regarder, de s’émouvoir. Pour ne pas vivre comme un idiot en oubliant d’être soi, en oubliant ses rêves, en imitant son voisin.
« Le pire est de ne pas savoir vivre, de connaître toutes les notes, mais de ne pas saisir la mélodie. »
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sandrine57
  13 avril 2017
Miraculeusement rescapés d'une terrible tempête de neige, le Gamin et Jens le postier ont trouvé refuge à Sléttueyri, chez le médecin du village. Remis sur pieds, ils se séparent, Jens pour retrouver son père, sa soeur et, peut-être, la femme qu'il aime, le Gamin pour rentrer chez Geirþrúður où l'attend l'enseignement de Gislí , le directeur de l'école. L'hiver a enfin laissé la place aux printemps et le Village reprend vie sous un maigre soleil. Les hommes sortent de leur léthargie, pour le meilleur et pour le pire. le mode de vie de Geirþrúður , riche et indépendante, ne plaît pas aux maîtres du Village qui cherchent, et trouvent, le moyen de la faire plier. Pour protéger sa petite communauté, le Gamin n'a que les mots...Les mots font rêver, libèrent, apportent l'espoir d'une vie meilleure mais ils sont inefficaces face aux bas instincts de l'homme. Pourtant, le Gamin continue de les envoyer, pour sauver une femme, pour réunir des amoureux, et il en reçoit aussi, qui viennent de Sléttueyri, et d'une rousse aux yeux verts qui l'a sorti de l'hiver d'un baiser et a colonisé son coeur.
C'en est fini des voyages pour le Gamin. L'aventure cède la place à l'introspection et Jon Kalman Stefansson sonde le coeur des hommes qui sans cesse oscille entre bonheur et désespoir. C'est au premier que les hommes aspirent, malgré la boue, les tempêtes, les deuils, l'alcool, la violence mais parfois ils sombrent dans le second. Parce que les riches seront toujours plus forts que les pauvres, parce souvent le sexe prend le pas sur l'amour, parce que le courage parfois manque pour vaincre la peur. le Gamin amoureux des livres, étranger au monde viril qui l'entoure, cherche son chemin vers le bonheur. Pauvre, peu habile des ses mains, il est en marge, mais reste riche de tous les poèmes appris par coeur, fort de sa dignité, fier de ses mots qui peuvent sauver, consoler, dire l'amour.
Avec le coeur de l'homme, Stefansson clôt une trilogie rude, poétique et profondément humaine. Être soi pour ne pas se trahir, ne pas abandonner ses rêves, ne jamais renoncer à ses aspirations, voilà les leçons que la vie a inculqué à ce gamin dont le nom nous demeure à jamais inconnu et que l'on quitte avec tristesse. Il restera, de ces trois livres, la glace islandaise, les montagnes, la neige, la mer à la fois hostile et nourricière et une pléiade de personnages attachants, des hommes et des femmes rugueux qui ont affronté des drames, goûté des instants de plénitude, qui ont combattu la mort ou l'ont accueilli comme une délivrance. Un grand écrivain et un pur bonheur de lecture.
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trust_me
  10 février 2013
Contre toute attente, Jens le postier et le gamin ont survécu à la terrible tempête de neige qui les a surpris à la toute fin de l'hiver. Recueillis par un médecin, ils reprennent des forces alors qu'enfin le printemps s'annonce. Avant de repartir vers son village, le gamin rencontre une jeune fille rousse qui le trouble au plus haut point. de retour dans sa communauté, il reprend le cours de son existence auprès de la belle Geiprudur et des autres femmes qui l'entourent. Mais bientôt de nouveaux drames vont s'annoncer…
Le coeur de l'homme signe la fin de la trilogie islandaise de Jon Kalman Stefansson. La tristesse des anges, le volume précédent, m'avait littéralement emballé et je n'avais pas hésité à le mettre sur la plus haute marche de mes lectures 2012. Ici, pas le même énorme coup de coeur mais la magie a néanmoins de nouveau opéré. Cette conclusion se concentre sur la vie de la communauté villageoise et de ses membres. le caractère épique et aventureux du volume précédent n'est plus de mise ce qui est quelque peu dommage. La profusion des personnages demande par ailleurs une attention accrue pour ne pas perdre le fil. de plus, il me semble difficile de se lancer dans cette lecture sans connaître les deux autres tomes car les références y sont nombreuses et donnent beaucoup de clés indispensables à la compréhension de l'ensemble.
Pour autant, le coeur de l'homme reste un merveilleux roman. Toute l'âpreté de cette Islande du début du 20ème siècle vous saute à la gorge. A travers la figure du gamin sont abordées des questions existentielles majeures. le rêve, la douleur, le deuil, la tristesse, l'absence, le désir et l'espoir d'une vie meilleure sont au coeur du récit.
L'écriture de Stefansson (ou plutôt l'exceptionnelle traduction d'Éric Boury) résonne fortement en moi. Ces réflexions sur le sens de la vie, le poids des mots, l'absolu besoin d'amour et cette haine viscérale pour la mort et la désolation qu'elle apporte me parlent et me touchent profondément. Pas certain que ce soit le cas de tout le monde. Je ne serais pas étonné de découvrir ici ou là des avis très mitigés sur ce texte qui peut, je le conçois, laisser totalement indifférent. Je ne cherche donc à convaincre personne. Je dis simplement que cette trilogie aura constitué pour moi un inoubliable moment de lecture. Et croyez-moi je ne dis pas ça tous les jours.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Missbouquin
  13 mars 2014
Miracle ! Je viens enfin de terminer la trilogie de Jon Kalman Stefansson, deux ans après avoir découvert Entre ciel et terre, qui fut mon coup de coeur de l'année et mon choix pour le Prix des Lectrices 2013. En 2012, j'ai lu le deuxième tome, La tristesse des anges. Et c'est donc le coeur de l'homme, paru fin 2013, qui clôt ce triptyque magnifique, en beauté !
Pour l'occasion, j'ai relu mes deux articles précédents, que je trouve très complets, et je ne vais pas prendre le risque de me répéter.
J'ai retrouvé le même style impeccable, d'une poésie rare, qui m'a emportée encore sur plus de 400 pages. Néanmoins, ce dernier volume a ouvert de nouvelles pistes de réflexion. Nous retrouvons donc le gamin au début du printemps, à la fin de sa livraison de courrier bien loin de son pauvre village de pêcheurs. Il est recueilli par de généreux villageois qui l'aident à se remettre sur pied, puis peut enfin rentrer chez lui. Mais il est accompagné par de plus en plus de fantômes, et il n'a toujours pas trouvé de nouvelles raisons de vivre … jusqu'à ce que l'amour se pointe sous une forme inattendue.
"En résumé : elle a des cheveux si roux qu'on les voit distinctement même à travers les montagnes. Et pourtant ces montagnes n'ont rien d'une plaisanterie, elles sont épaisses et impitoyables, mais la couleur de ses cheveux les traverse sans peine pour lui parvenir et elle change tout. Elle transforme le ciel et la terre, tout se teinte de roux."
Nous assistons ici avec plaisir au dégel : l'été est là, et les Islandais se réchauffent enfin au pâle soleil arctique ("Les étés d'Islande sont si brefs et capricieux qu'on dirait parfois qu'ils n'existent pas"). C'est le temps des salaisons, de la morue. Cela laisse peu de temps pour lire et rêver, et pourtant le gamin s'y accroche, grappillant chaque minute pour apprendre encore et encore auprès du directeur d'école alcoolique. Apprendre pour oublier l'hiver meurtrier. Apprendre pour ne pas connaître le même destin que son ami Barour et tant d'autres, dans un monde où "le poisson compte plus que la vie." Apprendre pour faire autre chose que remonter du poisson. Il lui faut donc maintenant vivre pour ne passe trahir soi-même, tout oser pour ne rien regretter.
"Il est à ce point dangereux de s'autoriser à rêver de passions, de tâches de rousseur et d'yeux profonds, à rêver au lieu de penser à lutter pour préserver la vie. C'est ainsi. On a l'esprit plongé dans un poème, on oublie sa vareuse et on meurt de froid. [...] Voilà qui devrait nous enseigner quelque chose. Quelque chose à propos des dangers de l'amour, des dangers du poème. Et pourtant. Qui se souvient de ceux qui n'ont que rarement et peut-être jamais été distraits, qui ne se sont jamais perdus dans le rêve, qui au lieu de trouver l'étincelle sont devenus gris, pâles, et se sont peu à peu fondus à la monotonie, transformés en monotonie, disparaissant longtemps avant leur propre mort. [...] Même si cela doit nous en coûter la vie, prématurément – prenons plutôt le risque, et vivons."
J. K. Stefansson nous offre encore un splendide roman, qui complète parfaitement ses deux premiers, accomplissant un travail impressionnant de peintre de la nature humaine, autour du travail de deuil. Mais aussi et surtout, un sublime hommage à la littérature et à la poésie, présentes à chaque page.
Un roman qui aide à vivre.
J'ai eu du mal à dire au revoir à ce gamin que j'ai suivi sur plus de 1000 pages. Ce petit gamin qui a grandit tout au long de ces pages. Qui a du mal à vivre mais a tenu le coup, par la poésie et la littérature (sa recommandation : pour quitter le monde des rêves, chaque matin : lire un poème !). Il faut donc lui dire au revoir, à lui et à tous les autres personnages – comme la forte Andréa qui a le courage de changer de vie, dans un monde si codifié – en me promettant que ce n'est pas un adieu … Il y a des livres comme ça, qui m'accompagneront toute ma vie. Celui-là en fait partie, avec ses deux frères.
Lien : http://missbouquinaix.wordpr..
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Les critiques presse (2)
Lhumanite   11 février 2013
La dimension lyrique et universelle de ce roman tient au climat métaphysique, voire chamanique qu’il instaure. [...] Une poésie anime la prose et la réchauffe. Le Cœur de l’homme multiplie les points de vue les plus variés d’existences dessinées par la géographie.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
LaLibreBelgique   31 janvier 2013
Jón Kalman Stefánsson mêle, de sa plume experte et portée par une rare et somptueuse poésie, récit d’aventure et regards introspectifs.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations & extraits (105) Voir plus Ajouter une citation
AustralAustral   03 octobre 2017
L'art possède le dangereux pouvoir d'engendrer le rêve d'une vie meilleure, plus juste et plus belle, le pouvoir de réveiller la conscience et de menacer le quotidien.
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AustralAustral   03 octobre 2017
Il y a une différence capitale entre la capacité à dire de grands mots et le fait d'être grand. Et peu d'occasions nous sont offertes d'en apporter la preuve. Je me dis parfois que nous sommes commandés par de grands mots que de petits hommes profèrent.
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joedijoedi   15 janvier 2015
Une nation qui traduit peu et ne puise sa richesse que dans ses propres pensées a l'esprit étroit, et si elle est nombreuse, elle devient en plus un danger pour les autres car tant de choses lui demeurent étrangères en dehors de ses propres valeurs et coutumes. Les traductions élargissent l'horizon de l'homme et, en même temps, le monde. Elles t'aident à comprendre les peuples lointains. L'homme est moins enclin à la haine, ou à la peur, lorsqu'il comprend l'autre. La compréhension a le pouvoir de sauver l'être humain lui-même. Il est plus difficile aux généraux de te pousser à tuer si tu comprends l'ennemi. La haine et les préjugés, laisse-moi te dire, sont les fruits de la peur et de la méconnaissance, tu peux noter ça quelque part.
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trust_metrust_me   10 février 2013
Nous ne savons jamais dans quelle direction la vie nous emporte, ne savons jamais qui survivra à la journée et qui y succombera, nous ne savons pas si le dernier adieu sera un baiser, une parole amère, un regard blessant, il suffit que quelqu’un ait un moment d’inattention, qu’il oublie de regarder à droite pour qu’il meure, et alors il est trop tard pour retirer des paroles malheureuses, trop tard pour dire pardonne-moi, trop tard pour dire ce qui compte, ce que nous voulions dire, mais que nous ne pouvions pas articuler à cause de notre cruauté, notre fatigue, notre routine, du temps qui manque, tu as oublié de regarder à droite, je ne te verrai plus jamais et les mots que tu m’as dits continueront de résonner en moi chaque jour et chaque nuit, et le baiser que tu aurais dû recevoir sèchera sur mes lèvres où il deviendra une blessure qui se rouvrira à chaque fois que quelqu’un d’autre que toi m’embrassera.
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joedijoedi   07 janvier 2015
L'une des pires choses qu'on puisse imposer à un autre être humain est de pleurer en sa présence, voilà pourquoi nous pleurons le plus souvent seuls, cachés, comme si nous avions honte, et pourtant il y a sans doute en ce monde peu de choses qui soient aussi pures que les larmes nées de la douleur et du deuil, les convenances nous entraînent dans d'étranges directions.
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