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EAN : 9782070145959
448 pages
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 382 notes)
Résumé :
"Elle est plus belle que tout ce qu’il a pu voir et rêver jusque-là, à cet instant, il ne se souvient de rien qui puisse soutenir la comparaison, sans doute devrait-il couper court à tout ça, faire preuve d’un peu de courage et de virilité, pourtant il ne fait rien, comme s’il se débattait avec un ennemi plus grand que lui, plus fort aussi, c’est insupportable, il serre à nouveau les poings, récitant inconsciemment son poème d’amour. Elle s’en rend compte et lui dit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (135) Voir plus Ajouter une critique
joedi
  27 août 2015
Pourquoi ce titre ? Une question de mode ? Pour le moment, les titres à rallonge ont la cote mais il y a toujours un élément dans le livre qui l'explique, je l'ai trouvé dans le texte ci-après :
... cette idiote de gamine continue d'avancer, elle entre dans l'eau sans l'ombre d'une hésitation même si personne n'a réussi à marcher sur l'eau depuis que Jésus est grimpé sur un lac il y a deux mille ans, histoire d'impressionner quelques pêcheurs. Cette fille descend du rocher et plonge son pied droit dans la mer, le gauche suit une fraction de seconde plus tard. le problème est que personne n'est capable de marcher sur la mer, c'est d'ailleurs pourquoi les poissons n'ont pas de pieds.
Cette gamine qui a voulu se noyer en a été empêchée et la raison de ce suicide raté, nous la connaîtrons à la fin du roman. D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds, une histoire familiale qui s'étend sur trois générations, une famille venue du Norðfjörður qui s'établit à Keflavik, petite ville portuaire. Pendant cette saga, j'ai vécu avec Ari et le narrateur au temps présent mais aussi pendant leur adolescence et au temps jadis, comme le sont titrés ces chapitres, avec leurs ascendants.
Dès que j'ai appris, par une amie Babelio, qu'un nouveau roman de Jón Kalman Stefánsson allait être édité, je l'ai commandé et dès sa réception, j'en ai commencé la lecture, et quelle lecture !
Jón Kalman Stefánsson est un auteur que je qualifierais de "complet", une très belle écriture, un poète, un écrivain qui va au fond des choses ; à la lecture, je ressens sa profonde humanité, sa connaissance de la vie ... Un livre plus que coup de coeur !
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Eric75
  14 décembre 2015
Une fois n'est pas coutume, je commence par un extrait (que j'espère, vous apprécierez à sa juste valeur).
Extrait : « Question : Qu'est-ce qui voyage plus vite que la lumière ?
Réponse : le temps lui-même.
Il nous traverse comme une flèche. Sa pointe acérée fend la chair, les organes et les os, c'est la vie, l'instant d'après, cette pointe ressort en empruntant le même chemin, c'est la mort.
Plus vite que la lumière. Il suffit qu'il pleuve pour que passent dix années. Un battement de paupières et vous vieillissez, la nuit de la mort surplombe les montagnes. Le temps va si vite, mais parfois si lentement que, presque, nous suffoquons. Nous sommes à la fois la tortue et le lièvre, arrivons à la fois premier et bon dernier, c'est à n'y rien comprendre. Alors nous disons simplement : Elle a ôté sa robe. »
Comme vous pouvez le constater, c'est du charabia.
Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres. Tout est comme ça, la lecture de ce livre, qui n'a ni queue ni tête, a été pour moi un vrai calvaire.
Déjà, avec ce titre en queue de poisson, j'aurais dû me méfier...
Alors, comme ça, le temps voyage plus vite que la lumière ? Parce que le temps voyage ?
Et la flèche du temps, elle, vous traverse et fait demi-tour pour emprunter le même chemin après avoir mis le bordel dans vos organes internes, et peut-être aussi dans votre cerveau tant qu'à faire ? (Un peu comme la balle de Lee Harvey Oswald et son trajet tortueux dans le cerveau de JFK).
Alors il pleut et paf ! Dix années de passées ! La vache ! Mieux vaut ne pas passer ses prochaines vacances en Bretagne ! Mais c'est sans compter la nuit de la mort qui surplombe les montagnes (montagnes qui à d'autres moments, poussent des cris...) Quant aux poissons, eux, ils n'ont donc pas de pieds… Mais oui, mais oui… Existe-t-il une explication à tout cela ? Oui : elle a ôté sa robe ! Et ça provoque des hallucinations graves et des malaises vagaux, n'en doutons pas un seul instant. Nous suffoquons, dit le narrateur. Mais le lecteur, lui, est déjà noyé. Car c'est à n'y rien comprendre (sic).
Et sinon, l'hôpital psychiatrique de Reykjavik, c'est de quel côté ?
Tout cela a mal commencé. Un livre non reçu dans les temps (reçu le jour même de la rencontre avec l'auteur, donc impossible à lire avant les échanges qui devaient avoir lieu). Un rendez-vous prévu le lundi suivant les attentats du 13 novembre, dans le quartier même des fusillades, que j'ai dû décommander au dernier moment. Un rendez-vous manqué avec l'auteur… et avec le livre.
Car il m'est arrivé un truc bizarre… Après avoir lu un peu plus d'une centaine de pages, par petits bouts, je me suis rendu compte à un moment donné que je n'avais aucun souvenir de ce que j'avais déjà lu... Quelle impression étrange... Esprit ailleurs ? Fatigue ? Manque d'attention après les attentats de Paris ? L'histoire en elle-même ne semblait pourtant pas si compliquée, puisqu'il ne s'y passait pas grand-chose, enfin, pas grand-chose pouvant retenir mon attention… Mais comment ai-je pu zapper autant de contenu ? N'y avait-il aucune anecdote, aucun personnage, aucun fait digne d'intérêt dans ce récit ? Plus aucun souvenir… Tout était donc oublié, parti en fumée, rien ne s'était imprimé dans ma mémoire, je me suis surpris à me demander qui étaient ces personnages, quels étaient leurs liens de parenté, qu'avaient-ils fait depuis le début du récit ? Au bout de plus de cent pages de lecture, je ne comprends toujours pas ce que veulent les protagonistes du roman, je n'arrive toujours pas à me représenter les paysages islandais malgré les nombreuses descriptions, je ne sais toujours pas qui est le narrateur ou si son identité a été révélée puis oubliée en route, je ne comprends toujours pas où l'auteur veut nous emmener...
Aux grands maux, les grands remèdes, n'écoutant que mon courage, j'ai alors entrepris de tout relire depuis le début, pour identifier les potentiels éléments qui m'auraient échappé lors de la première et laborieuse lecture... Il fallait bien pouvoir raconter deux-trois trucs dans ma future critique…
Première confirmation, le style de l'auteur est (pour moi) insupportable de prétention et de digressions inutiles, c'était donc bien pour cette raison que j'ai dû somnoler puis m'endormir en route, sans doute bercé par son baragouin amphigourique.
Au bout de cent-quatre-vingts pages (je suis parvenu à aller un peu plus loin à la deuxième lecture), je dois me résoudre à ce cruel constat : il va falloir encore s'accrocher davantage si je veux arriver au bout… Masse critique oblige, je m'accroche.
Au bout de deux-cents pages, je comprends qu'il s'agit d'un grand roman d'aventures sur la vie, la mort, tout ça, et je parviens - enfin - à mémoriser au moins deux choses importantes : 1) un type, le narrateur, dont on ne connaît toujours pas l'identité, ni les étranges motivations, parvient à tromper sa faim et son ennui en commandant un burger et une barquette de frites servis au cul d'un camion stationné sur un parking désert, il attend l'arrivée de Ari (son pote ? son frère ? son cousin ? mystère), a-t-il pris du ketchup ou de la mayonnaise ? Nous n'en saurons pas davantage ; 2) un autre gars, le dénommé Ari justement, débarque d'un avion, passe la douane et, contre toute attente, un méchant douanier l'oblige à se déshabiller entièrement et lui fait subir une fouille rectale bien profonde. Le douanier pervers s'avère être son cousin, ils se reconnaissent au cours de cette touchante scène intime et poursuivent leur conversation comme si de rien n'était, mais arrivé là, à ce stade, le lecteur s'en fout un peu. Quand Ari rencontre Salo, on bascule sur les 120 journées de Sodome and go more… On apprend que l'ex de Ari l'a dénoncé, par pure vengeance. Moralité : méfiez-vous de vos ex et de vos cousins douaniers.
J'en suis là… Pas plus convaincu que ça (je vous l'accorde) qu'il faille poursuivre cette laborieuse lecture jusqu'au bout. En tout cas, pressé de publier car l'heure du gong signalant la fin du délai de publication de cette Masse-Critique-Rencontre-Ratée approche, j'arrête ma critique ici, je pose le stylo et je rends ma copie.
Peut-être provisoirement, sait-on jamais, je reviendrai à l'antenne si besoin pour vous signaler tous faits nouveaux susceptibles de modifier mon présent avis et survenant dans les 240 pages qu'il me reste encore à lire.
A condition, bien sûr, de trouver des trucs suffisamment croustillants et dignes d'intérêt. Je lis comme du scepticisme dans vos regards et j'entends d'ici vos ricanements sous cape. On peut, en effet, douter de la chose. Mais si ça tombe, avec un auteur pareil, disposant d'autant d'imagination et de ressources poétiques imprévisibles, je vais peut-être apprendre d'autres trucs dingues sur les douaniers et sur l'Islande, à la faveur d'un renversement de situation remettant en cause les certitudes jusqu'ici chèrement acquises, comme par exemple, tenez, peut-être que le temps, finalement, voyage moins vite que la lumière et que les poissons, finalement, ont des pieds. Je trouve d'ailleurs l'auteur bien affirmatif et bien sûr de lui dans le choix de son titre…
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Josephine2
  09 septembre 2015
L'écriture de Jon Kalman Stefansson parle à mon âme. Je ne saurai mieux décrire le ressenti de ce livre sur tout mon être. Ce livre est empreint de nostalgie, de peine, de tristesse. Il y a des passages où j'ai pleuré. En tout cas, une très belle traduction de la part d'Eric BOURY.
Ne cherchez pas de repère de temps, celui-ci n'existe pas, en tout cas, il n'a pas d'importance.
Il y a deux personnages principaux dans ce livre : le narrateur, qui est également le meilleur ami de Ari et Ari.
Ari revient du Danemark après avoir quitté l'Islande suite à une rupture avec sa famille, rupture qu'il a voulue… Et qu'il regrette.
Tout cela, après un colis des souvenirs de la famille qu'il reçoit de son père, avec lequel il n'a aucune affinité et dont les rapports sont inexistants, et d'une lettre de sa belle-mère.
Nous n'en saurons pas plus, en tout cas, pas dans ce premier tome, car à mon avis, il y en aura un second.
Voilà pour la trame…
Le reste du roman est un aller-retour entre les événements d'aujourd'hui et ceux de l'époque de ses parents et également de ses grands-parents paternels.
Ari se remémore la vie de ses grands-parents et de ses parents, ainsi que celle de sa famille, son adolescence, il raconte l'Islande, les paysages grandioses et effrayants à la fois, la mer, la fin de la pêche, le chômage, les hommes et les femmes.
Il dresse le portrait des femmes qu'il a côtoyées, avec la plus grande sensibilité, la plus grande tendresse, le plus grand amour. On pourrait croire qu'il est lui-même une femme, vu la façon qu'il a de décrire leurs émois les plus profonds, leur mal-être, leur solitude, mais également les agressions dues aux hommes.
Hommes pour lesquels il a une certaine tendresse aussi, car ils ne sont pas tous des agresseurs, notamment son grand-père.
Voilà, je ne sais pas si j'ai réussi à vous parler de ce livre comme je l'aurai souhaité. Il y a tellement de choses à dire. Je sais qu'autour de moi, je suis une des seules à avoir aimé cet auteur. C'est vraiment dommage…. Ou pas…, parce que je pourrais penser qu'il l'a écrit uniquement pour moi.
Il faut le mériter, il faut le lire doucement, sans se presser, le déguster comme un bon vin, lire des pages et le reposer pour avoir le temps de penser à ce qu'on vient de lire et le rependre ensuite.
A vous de voir.
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Piatka
  18 novembre 2015
Ce roman réunit les ingrédients qui permettent, selon moi, la découverte d'une nouvelle littérature étrangère, d'un nouvel écrivain, ce qui fut mon cas ici :
Un territoire méconnu omniprésent, l'Islande, magnifiquement décrit dans sa singulière rudesse et sa beauté sauvage ;
Des personnages ancrés dans leur pays natal, aux caractères affirmés, réunis par le récit de leur chronique familiale sur trois générations ;
Et enfin et surtout, un ton personnel d'une grande humanité à forte connotation poétique que la traduction ne semble pas avoir écrasé, pour mon plaisir de lectrice avide de belles associations de mots et d'idées. Un régal !
Evidemment, cette lecture est un peu exigeante, mais qu'importe. le lecteur est promené en permanence entre les époques et leurs problématiques respectives, au fil des mutations que subit l'Islande et plus particulièrement Keflavik, le port de pêche perdu où « s'oppose la raison, le vent et la lave. » Ce village que le personnage principal, Ari a fui il y a deux ans, abandonnant subitement femme et enfants à l'aube de la cinquantaine pour se réfugier au Danemark, plus près de la civilisation, et qui sait peut-être de lui-même. Car il est indéniable que le roman s'articule autour d'une période de crise existentielle, fil rouge du roman. C'est particulièrement bien rendu par le rythme du récit, enchevêtrant les bribes de vie des personnages de la génération d'Ari et celles de ses ancêtres. Très franchement, une fois immergée dans le récit, je n'ai pas vu le temps passer et j'attends le deuxième tome qui vient tout juste de paraître en Islande.
« La vie naît par les mots et la mort habite le silence. C'est pourquoi il nous faut continuer d'écrire, de conter, de marmonner des vers de poésie et des jurons, ainsi nous maintiendrons la faucheuse à distance, quelques instants. »
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KATE92
  13 novembre 2015
Masse critique spéciale.
Remerciements à BABELIO et à l'Editeur GALLIMARD
************************************************

SAVOIR ECHANGER ET PARTAGER
Tout d'abord, je n'avais jamais lu cet auteur qui a reçu sur BABELIO, notamment, de nombreuses critiques élogieuses.
Aussi, j'ai été ravie de découvrir son livre qui, à mon humble avis, doit être lu au calme et de façon quasi continue ce qui n'a pas été mon cas (lecture dans le métro) afin de ne pas se perdre dans cette histoire de famille sur trois générations.
L'auteur est un poète et est agréable à lire mais beaucoup de digressions empêchent une parfaite compréhension de l'histoire ainsi que le suivi des personnages.
Une seconde lecture me serait-elle nécessaire ? Probablement.
Une suite est absolument souhaitable tant la fin m'a laissé sur ma « faim ».
En définitive, belle découverte.
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critiques presse (2)
LaLibreBelgique   03 décembre 2015
Où Jón Kalman Stefánsson confirme qu’il est avant tout un poète hors pair.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   14 septembre 2015
Stefansson restitue somptueusement l'âpreté de l'Islande.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (285) Voir plus Ajouter une citation
flambotteflambotte   01 avril 2021
A la fois excuse et justification de notre existence, à la fois provocation, accusation et cri, en dépit des paradoxes irréconciliables qui habitent chaque être humain, l'art est ce qui nous permet de vivre sans sombrer dans la folie, sans exploser, sans nous transformer en blessure, en malheur, en fusil. Il est ce qui permet malgré tout à l'homme de se pardonner les imperfections de sa condition humaine.
+ Lire la suite
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flambotteflambotte   01 avril 2021
La musique a le pouvoir de dissiper les ténèbres, de nous arracher à notre tristesse, à nos angoisses, à notre pessimisme et de nous insuffler la joie de vivre, le bonheur d'exister, d'être ici et maintenant ; sans elle, le cœur de l'homme serait une planète sans vie.
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flambotteflambotte   01 avril 2021
Nous avons tous, à un moment ou l'autre de notre vie, et parfois terriblement, besoin que quelqu'un nous prenne dans ses bras, besoin d'une étreinte à même de nous consoler, de libérer nos larmes ou de nous procurer un refuge quand quelque chose s'est brisé. Nous désirons qu'on nous étreigne simplement car nous sommes des hommes et parce que le cœur est un muscle fragile.
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flambotteflambotte   01 avril 2021
Je vais chercher mes jumelles dans la voiture, je les porte à mes yeux, on distingue un soupçon de douleur ou d'angoisse sur le visage des hommes - comme s'ils avaient marché jusqu'au bout de la jetée dans l'espoir que leurs collègues ramènent dans leurs filets les années perdues.
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flambotteflambotte   01 avril 2021
Un monde sans musique est comme un soleil sans rayons, un rire sans joie, un poisson sans eau, un oiseau sans ailes. Cela revient à être condamné à un séjour sur la face cachée de la lune, avec vue sur les ténèbres et la solitude.
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Videos de Jón Kalman Stefánsson (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jón Kalman Stefánsson
Jón Kalman Stefánsson : Entre ciel et terre (France Culture). Diffusion sur France Culture les 19, 20, 21, 22 et 23 octobre 2020. Photographie : Jon Kalman Stefensson © Photo Roberto Frankenberg. Adaptation : Gabriel Dufay. Traduction : Éric Boury. Réalisation : Laurence Courtois. Conseillère littéraire : Emmanuelle Chevrière. « Certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d’autres des notes de violon. Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le cœur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires et que nous ne sommes peut-être ni vivants ni morts. » Parfois les mots font que l’on meurt de froid. Cela arrive à Bárður, pêcheur à la morue parti en mer sans sa vareuse. Trop occupé à retenir les vers du "Paradis perdu", du grand poète anglais Milton, il n’a pensé ni aux préparatifs de son équipage ni à se protéger du mauvais temps. Quand, de retour sur la terre ferme, ses camarades sortent du bateau le cadavre gelé de Bárður, son meilleur ami, qui n’est pas parvenu à le sauver, entame un périlleux voyage à travers l’île pour rendre à son propriétaire, un vieux capitaine devenu aveugle, ce livre dans lequel Bárður… Présentation du site Gallimard
Avec : Grégoire Monsaingeon (Narration), Pierre Rochefort (Bárður), Tom Boyaval (Le Gamin), Jean-Pierre Becker (Pétur), Laurent Mothe (Gvendur), Frédéric Rose (Einar), Emmanuel Lemire (Arni), Diana Sakalauskaité (Andréa), Pauline Lorillard (La mère), Blanche Cluzet (Helga), Clara Noël (Ragnheiður), François Chattot (Kolbeinn) et Myriam Ajar (Geirþrúður)
Musique originale : Quentin Sirjacq. Interprétation : le Quatuor Daphnis et Quentin Sirjacq Eva Zavaro : violon Yaoré Talibart : violon Violaine Despeyroux : alto Alexis Derouin : violoncelle
Bruitage : Sophie Bissantz. Prise de son, montage et mixage : Claude Niort, Étienne Colin. Assistante à la réalisation : Claire Chaineaux.
"Entre ciel et terre" est publié aux éditions Gallimard.
00:00 Épisode 1 : Nous sommes presque uniquement constitué de ténèbres - Autour de 1900, en Islande, Bárður et un garçon quittent au cours d'une nuit polaire leur fjord pour pêcher en haute mer le cabillaud.
25:10 Épisode 2 : "Le Paradis perdu" de John Milton - Ce matin, le vent souffle, et il va falloir ramer profond pour attraper des poissons et gagner de quoi vivre. Pour se donner du courage, le gamin a avalé un peu d’élixir de vie, et Bárður, lui, a relu quelques vers du Paradis perdu de John Milton.
49:44 Épisode 3 : Mon amour pour une vareuse - L’averse de neige se rapproche et réduit le monde, ils ne voient qu’à quelques mètres devant eux et tout ce qu’ils distinguent, ce sont des vagues qui grandissent, des creux qui s’approfondissent. La barque se soulève et redescend...!
01:14:17 Épisode 4 : L’enfer, c’est ne pas savoir si l’on est vivant ou mort - Le gamin ne s’est pas endormi au creux de ce trou dans la neige. Ce furent sa conscience et ses scrupules qui maintinrent le sommeil et la mort à distance.
01:38:33 Épisode 5 : Le gamin - En Islande, entre ciel et terre, il n’y a pas si longtemps, le gamin a perdu son meilleur ami Bárður, pêcheur à la morue mort de froid en mer, à cause de la poésie, à cause du "Paradis perdu" de John Milton.
Source : France Culture
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