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ISBN : 2246815932
Éditeur : Grasset (29/08/2018)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 120 notes)
Résumé :
Reykjavik, au début des années 50. Sigvaldi et Helga décident de nommer leur deuxième fille Ásta, d’après une grande héroïne de la littérature islandaise. Un prénom signifiant – à une lettre près – amour en islandais qui ne peut que porter chance à leur fille… Des années plus tard, Sigvaldi tombe d’une échelle et se remémore toute son existence : il n’a pas été un père à la hauteur, et la vie d’Ásta n’a pas tenu cette promesse de bonheur.

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Critiques, Analyses et Avis (76) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  23 novembre 2018
" Fallait - il que je meure pour te prouver que tu ne pouvais vivre sans moi ? " écrit à Asta , d'outre -tombe , Joseph qui fut son grand amour " .
" Avons - nous un autre but dans la vie que celui de naître, de tousser deux ou trois fois , puis de mourir ? "
Voici un roman construit comme un puzzle géant , non linéaire, sans continuité oú le lecteur devra maintenir son attention constamment, ce qui risque de détourner ou décourager nombre d'adeptes.....Difficile d'écrire une chronique !
Mais quel roman !
On dirait que le romancier Islandais n'a que faire de mettre à l'aise son lecteur et de le tranquilliser :" Il est impossible de raconter une histoire sans s'égarer, sans emprunter des chemins incertains, sans avancer et reculer , non seulement une fois mais au moins trois--- ---car nous vivons en même temps à toutes les époques" ..-----
Nous voilà prévenus...
L'histoire d'une femme Asta : Reykjavik , début des années 50 ( un prénom dérivé du mot " amour", Ast en islandais )..de sa naissance à sa vieillesse ..

Une séquence conte l'amour fou , charnel,exalté entre Sigvaldi, la trentaine avec Helga, 19 ans, belle, d'une beauté aussi impardonnable qu'incompréhensive, vibrante duquel naîtront deux filles en deux ans , Sesselja puis Asta....
Puis l'auteur rompt le rythme de l'histoire une 1ère fois : vingt ans plus tard , Asta vit à Vienne, suit des études de théâtre en même temps qu'un traitement psychiatrique ....
Quand à Sigvaldi il est tombé d'une échelle , tandis qu'il agonise sur le trottoir ses souvenirs refont surface emmêlés , en désordre qui brassent une grande partie du roman : instants de vie, paysages dans lesquels s'inscrivent les époques , les pays pour recoller les piéces d'une Fresque Familiale :
Helga , la femme aimée passionnément, Asta et Sesselja, Sigrid , Josef,..
L'auteur écrit surtout sur " la maniére qu'a le destin d'ouvrir les portes " .
Ses mots nous brûlent et nous entraînent au coeur de cette fresque familiale envoûtante, puissante , inédite , originale, sociale, charnelle, spirituelle ,contemporaine , urbaine (Reykjavik) houleuse (auprès des fjords de l'ouest), et place l'amour surtout avec un grand À au centre : amour paternel, maternel, filial , fraternel, passion amoureuse . ....
Pour l'auteur c'est la capacité d'aimer et de souffrir qui confére à l'existence humaine son intensité et qui la justifie.
C'est l'amour dans toutes ses définitions, la vie et rien d'autre entre microcosme familial et macrocosme universel, la confiance et la connivence , l'inexpiable échec, le chagrin éternel, la compassion pour tout ce qui vit et souffre, la brièveté de l'existence ... le temps qui passe qui efface tout.
Oú l'on croise des Poétes et des écrivains , oú l'on entend de la musique : Ella Fitzgerald, Elvis Presley, Nina-Simone , Billie Halliday ...
C'est une oeuvre foisonnante, pétrie de sensibilité , de poésie , ample, profonde , exaltante qui signe d'une façon fragmentée le fil de la vie d' Asta ....merveilleusement traduite, tissée d'amour , de bonheur , de grâce et d'infinie noirceur .....de tout ce qui peut suspendre le temps ...
L'écriture est sensuelle , charnelle, vigoureuse , un VOLCAN islandais ....
Difficile de traduire en mots ce lyrisme , ces sentiments plus grands que nous et ces vies qui s'enlisent sous nos yeux malgré une incessante pulsion de vie et une quête inlassable du bonheur.
L'auteur est un conteur ensorceleur, singulier, capricieux . Sa logique narrative nous rend impatient ...... Il dit "L'amour" dans Toutes ses déclinaisons et touche à l'universel .
Je salue son travail .
Ce n'est que mon avis , bien sûr !
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Merik
  20 septembre 2018
Àsta, enlevez le a final et vous obtenez amour en islandais, mais vous tenez surtout un des refrains du roman. C'est en effet d'amour dont il est souvent question dans ces tranches de vies familiales et amoureuses, entremêlées et souvent tumultueuses, donnant au final l'image d'une saga quelque peu dynamitée. Car si le début nous amène sur la conception d'Àsta par ses parents Helga et Sigvaldi, le parcours narratif ne sera pas linéaire loin de là, nous informe vite l'auteur : «Si tant est que ça l'ait été un jour, il n'est désormais plus possible de raconter l'histoire d'une personne de manière linéaire, ou comme on dit du berceau à la tombe. Dès que notre premier souvenir s'ancre dans notre conscience, nous cessons de percevoir le monde et de penser linéairement, nous vivons tout autant dans les évènements passés que dans le présent.»
Une narration rythmée par les souvenirs du père d'Àsta tombé d'un immeuble dont il repeignait la façade. Désormais étendu sur le trottoir il s'adresse (ou croit s'adresser) à cette norvégienne réconfortante, lui transmettant les épisodes de sa vie qui défilent dans sa mémoire au gré du vent. Une narration rythmée aussi par les lettres d'Àsta à un amour perdu, ou encore par les nouvelles que nous donne l'auteur du récit depuis sa retraite au fin fond des fjords de l'Ouest, avec pour seul voisin un entrepreneur de tourisme local pour le moins envahissant. Autant dire que l'on navigue entre les époques et les personnes, sans se perdre pour autant, on construit le puzzle au diapason d'une prose toujours aussi poétique et lyrique, profonde, sous tension permanente de questionnement sur le sens de la vie.
Et c'est magique, comme toujours avec Jon Kalman Stefansson. La lecture est envoûtante sous les décors contrastés d'Islande. Les lumières d'été et les nuits d'hiver y sont comme des pendants de la vie et la mort, les personnages si humains prennent corps sous les étoiles qu'allume l'auteur.
Encore une bien belle réussite à mes yeux, pour un auteur (souvent associé au travail de son traducteur Eric Boury) dont je suis résolument fan.
« Je le mesure depuis maintenant six mois et un jour. Les résultats sont disponibles : il s'avère que mon manque de toi dépasse les limites du monde des vivants. En réalité, il les dépasse tellement qu'il engendre une certaine agitation jusque chez les défunts. »
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Jeanfrancoislemoine
  13 octobre 2018
Je viens de lire toutes les critiques concernant ce livre et je suis très content de l'adhésion quasi générale pour dire que c'est un très bon livre.Le problème, si problème il y a, vient de moi ,qui n'etais sans doute pas prêt à rentrer dans cette histoire.
J'ai été dérouté par une construction qui m'a posé d'énormes problèmes à tel point que j'ai déclaré forfait après plus de 300 pages lues.Et pourtant,le contenu est excellent, bien écrit ,surtout bien traduit, fluide.Ma frustration est d'autant plus grande que je me demande :"pourquoi?".Pourquoi cette présentation si peu conventionnelle. Alors,je sais ce que vous allez me répondre ,je ne suis pas complètement ignare et j'ai lu vos très intéressantes critiques, mais je continue à penser que l'auteur aurait pu écrire un très bon roman, tout aussi plaisant me semble-t-il ,et sans le transformer en puzzle nécessitant une réflexion continue sans faille....sans nous projeter au gré du temps,des personnages, des événements, comme des petits fétus de paille.J'aime bien me faire "balader" dans un roman,mais là c'était trop pour moi.
Bon,je le répète , vous avez aimé et le problème vient de moi, ce qui me navre, me frustre, mais me rassure aussi, tant il est essentiel que les points de vue divergent, nous ne sommes que des hommes et des femmes, pas des robots.(Pennac à donné les "droits du lecteur,"non?)
C'était le 111e livre que je lis cette année, le deuxième seulement que je laisse en cours de route, ce qui m'est toujours douloureux.
Je ne dirai jamais que ce livre est "nul", ce serait prétentieux, mais il ne m'a pas plu du fait de sa construction.Dommage.
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nadiouchka
  28 octobre 2018

Après avoir lu la trilogie de Jón Kalman Stefánsson : « Entre ciel et terre » - « La tristesse des anges » - « Le coeur de l'homme », des ouvrages chaque fois envoûtants, cette fois j'ai choisi « Ásta » (« Où se réfugier quand aucun chemin ne mène hors du monde ? ») pour lequel j'avais entendu de nombreux éloges. Un roman sur l'Islande, terre de feu et de glace, si magnifique pour qui a pu y aller.
Je voudrais signaler, tout de suite, pour ne pas l'oublier car ce serait vraiment dommage et navrant, l'excellent (framúrskarandi) travail de traduction d‘Eric Boury qui a traduit de grands écrivains islandais.
Avec « Ásta », j'ai mis un tout petit peu plus de temps que d'habitude pour intégrer la construction (ô quelques pages seulement), mais une fois concentrée j'ai pu constater que c'était bien original et qu'il fallait se plonger dans l'histoire, c'est tout.
Mais « Commençons pas le commencement : nous sommes dans Vesturbaer, le quartier Ouest de Reykjavik, au début des années cinquante du siècle dernier. Je vous expose l'origine du prénom d'Ásta Puis je ne maîtrise plus rien. » (p.13) Un prénom auquel, si on enlève une lettre, signifie : « amour » 😍 en islandais.
« D'ici peu, je vous expliquerai pourquoi ses parents l'ont appelée Ásta. En fait, ils l'ont « choisi avant sa naissance, persuadés qu'ils auraient une fille, ils l'ont trouvé dans Gens indépendants, un livre de Halldór Laxnes, paru en 1934-1935. » (p.13)
Pourquoi ils sont choisi ce prénom (…), car nous naissons tous anonymes, et immédiatement, ou très peu de temps après, on nous attribue un nom qui rend à la mort sa besogne plus complexe. Donnez-moi un nom et la Faucheuse me trouvera moins facilement. Mais comment raconter l'histoire d'une personne sans présenter l'univers qui la voit naître, sans évoquer cette atmosphère, cet air du temps qui retient le ciel – et surtout, en a-t-on le droit ? » (p.9)
A présent, quelques indications :
Ásta est la fille de Sigvaldi et Helga, mais un jour, Sigvaldi tombe d'une échelle et c'est le drame. Couché sur le sol, une femme le regarde, le réconforte (mais est-ce vrai ?), tandis que lui, agonisant, lui raconte une foule de souvenirs en lui demandant : « Pourriez-vous me réveiller quand je serai tout à fait mort ? » (p.312)
Dans le récit, des lettres d'Ásta constituent des chapitres. Ce sont les destins mêlés d'Ásta, de Sigvaldi, Helga et d'autres personnages qui donnent un roman où sont évoqués, la vie ordinaire, l'amour et surtout la passion (avec une grande sensualité pour ne pas dire torride) - on passe d'une époque à l'autre – le style est poétique. Les chapitres commencent par une simple phrase, toute seule, mais le texte continue deux pages plus loin. C'est particulier, original et il faut se laisser guider.
A mentionner également qu'il y a beaucoup de musique ♫♫ : on entend Ella Fitzgerald, Billie Holliday, Elvis Presley, Nina Simone, Miles Davis et bien d'autres...♫♫
On voit qu'Ásta avait été recueillie par une nourrice, dans une ferme où elle participe (avec un autre enfant recueilli, Joséf) au travail certes, mais où elle rencontre de l'affection et la beauté de la nature autour d'elle : « Où en étais-je … Ah oui. Je me rappelle avoir attendu un certain temps avant que ma nourrice me confirme que les aurores boréales étaient bien les rêves du bon Dieu. » (p.207)
Avec ce roman où alternent les personnages, les époques, le questionnement sur le sens de la vie, les indices au cours de la lecture, cette histoire est bien touchante quand on voit combien Ásta a souffert de l‘amour. On la suit tout au long du récit en assistant aussi à la lente agonie de Sigvaldi.
C'est un roman très prenant par son lyrisme, ses énigmes, sa poésie. Il suffit de se laisser entraîner. Un roman consacré à la passion, au temps qui efface tout et cela est irrémédiable. Ce à quoi Stefánsson semble répondre : « L'amour seul défie cet immuable effacement. » Un roman consacré aussi à la notion de famille.
Il me reste à rajouter quelques lignes :
* En fin de critique, j'ai relevé : « Comment survivent ceux qui jamais ne peuvent parler de leur amour ? Et comment s'y prend-on pour consoler les morts ?
Je suis entré dans le phare. Chargé de livres, de musique et de souvenirs, j'entre dans la lumière qui fend la nuit. »
* J'ai aussi lu que l'on qualifiait ce roman ainsi : « Le tourbillon de la vie. » Cinq mots pour résumer ce roman, une prouesse que je n'ai pas réussi à faire. Mais un tourbillon qui m'a emportée et une fois celui-ci calmé, je me suis retrouvée dans mon entourage habituel, bien heureuse d'avoir vécu cette histoire que certains peuvent trouver « déboussolante », mais n'est-ce pas le propre d'un bon roman ?
* Enfin, la couverture : mention spéciale pour sa simplicité mais qui est bien significative : une échelle qui s'élève d'un rocher glacé (un bout de la terre d'Islande) vers un trou noir dans le ciel. » (la fin de la vie , le chemin que prennent les âmes ?).
Mais j'ai vu aussi un bel éloge de Telerama :
« L'amour, passionnel ou familial, et la brièveté de l'existence sont au coeur d'une saga envoûtante, contée admirablement par l'écrivain islandais. »
Ma conclusion est : « Merci «  : « þakka þér fyrir“ et “bravo l‘auteur“ :“bravo höfundur“ et ainsi s‘arrête ma chronique puisqu'il faut bien finir...👍😉
⭐️ ⭐️ ⭐️ ⭐️ ⭐️
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Eve-Yeshe
  07 novembre 2018
J'ai eu du mal à entrer dans ce roman, car l'auteur fait des allers et retours sans arrêt entre les époques, Ásta vient de naître, quelques pages plus loin, elle est adolescente dans les fjords de l'Ouest où elle a été envoyée un été, après avoir casser le nez d'un camarade de classe, puis on la retrouve adulte, perdue, et ça continue encore et encore…
J'ai compris que l'auteur faisait raconter l'histoire d'Ásta par son père, Sigvali qui est tombé d'une échelle, donc les images lui reviennent forcément dans le désordre, un peu comme si toute sa vie défilait aux portes de la mort. Donc, je me suis accrochée…
Comment parler d'Ásta ? tout d'abord en expliquant pourquoi ses parents ont choisi de lui attribuer ce prénom : il s'agit en fait d'un hommage à un personnage de roman de Halldor Laxness ! et l'amour est au centre de ce roman :
« En retirant la dernière lettre du prénom, il reste le mot àst qui signifie amour en islandais. »
L'histoire de cette famille est belle, l'auteur pose notamment une question : hérite-t-on de la « folie » de sa mère, ou n'est-ce qu'une répétition du scénario : on abandonne alors qu'on a été abandonné. Et en poussant plus loin la réflexion : peut-on envisager même l'idée d'être aimée après un abandon ?
Et Ásta fuit tout ce qui pourrait l'aider, tous ceux qui l'aiment vraiment pour tomber sur des êtres négatifs. On la suit à Vienne où elle part faire des études, abandonnant sa fille à ses parents. Elle fuit l'amour, elle fuit dans l'alcool, laisse partir son amour de jeunesse, Josef, comme si le bonheur ne pouvait que s'abimer, sans se donner une chance d'y avoir droit.
Jón Kalman Stefánsson évoque aussi et de fort belle manière, le passage de l'adolescence à l'âge adulte : se fait-il en douceur ou un évènement peut-il qui faire basculer brutalement dans le monde des grands, devenir mature avant l'heure ?
On retient l'omniprésence de l'alcool dans ce roman : le père de Sigvali avait des phases d'imprégnation massive, « il était beaucoup moins drôle quand il sombrait dans le trou noir de l'alcool. Ses beuveries duraient en général deux à trois semaines, et aucune puissance terrestre ni céleste ne semblait pourvoir l'arrêter. »
Outre l'alcoolisation massive, on note aussi au passage l'importance de la sexualité : une première scène torride entre Helga et Sigvali, bien sûr, mais parfois on a droit à des scènes de sexe toutes les trois ou quatre pages et cela finit par devenir lassant.
La littérature est omniprésente dans ce roman, Jón Kalman Stefánsson rend hommage aux écrivains de son pays, surtout aux poètes, un des personnages, le frère de Sigvali, est un écrivain, ou du moins tente d'écrire, car l'inspiration n'est pas au rendez-vous, alors il choisit d'écrire une autobiographie, cela lui permet de parler de lui !
« L'écriture libère des choses en moi. Ça te semblera peut-être étrange, mais quand j'écris, je deviens plus grand que l'homme que je suis. Oui, je me transforme en une corde sensible qui tremble entre le visible et l'invisible. »
L'Islande est un pays qui me fascine car tout prend un aspect gigantesque dans ce pays… on retrouve la magie des grands espaces, des éléments déchaînés, la précarité, la vie qui s'apparente parfois à une simple survie et, outre les poèmes, l'auteur évoque comme pour adoucir la rigueur, la musique; on croise notamment Nina Simone ou les nocturnes de Chopin selon l'humeur… sans oublier les prénoms islandais compliqués me font rêver : Sigvali, Helga et Sigrid, Sesselja, Gudmundur…
J'ai aimé l'histoire de cette famille mais le mode de narration choisi par l'auteur m'a dérangée, parfois même irritée et je ne suis pas sûre qu'elle apporte quelque chose de plus au roman.

Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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critiques presse (5)
Liberation   08 octobre 2018
De par son ampleur, de par sa profondeur, Ásta est un roman exaltant. C’est le sixième livre traduit de l’Islandais Jón Kalman Stefánsson, l’auteur de D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds (Gallimard, 2015) et d’A la mesure de l’univers.
Lire la critique sur le site : Liberation
Liberation   08 octobre 2018
Agencé comme un puzzle géant, ce grand roman mystérieux passe du présent au passé, et retour au présent, à toute allure. Il revient au lecteur de chercher la pièce manquante. C’est un écrivain qui raconte. Mais il y a aussi les souvenirs du père d’Asta au moment où il tombe d’une échelle, et des lettres d’Asta elle-même.
Lire la critique sur le site : Liberation
LaLibreBelgique   02 octobre 2018
Après son éblouissant diptyque ( D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds et À la mesure de l’univers), Jón Kalman Stefánsson signe l’un des romans marquants de cette rentrée. Une femme y évolue sur le fil de la vie.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaCroix   28 septembre 2018
Sur les traces d’une héroïne dans tous ses états, Jón Kalman Stefánsson livre d’une plume vigoureuse un récit fragmenté sous le sceau de l’amour.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeMonde   21 septembre 2018
Avec « Asta », vie d’une femme tourmentée par la tristesse et la mauvaise conscience, le romancier islandais signe un roman aussi superbe qu’envoûtant.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (143) Voir plus Ajouter une citation
bilodohbilodoh   10 janvier 2019
À notre époque, écrit-elle, refuser de prendre position pour continuer à somnoler est un crime. « Notre châtiment à court terme est Donald Trump. La punition à long terme est une terre ravagée, des guerres civiles, et des dérèglements climatiques dus au réchauffement de la planète. »

(Bernard Grasset, p. 359)
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gaelimberdisgaelimberdis   11 janvier 2019
"il commençait - disait sa mère- par boire à en perdre son intelligence. ce qui était le moins gênant. Puis, c'était le tour du bon sens, et ensuite, il buvait tout ce qu'il possédait, son argent, ses bagues, sa cravate, son amour-propre, son manteau, son chapeau.
Et il avait fini par boire l'épicerie elle-même."
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fanfanouche24fanfanouche24   09 janvier 2019
(...) Eh bien, la vie aurait naturellement été impossible en Islande, si loin à l'écart du monde, avec ce froid permanent, ces coups de vent incessants et cette population minuscule, si nous n'avions pas été déterminés à nous quereller à tout bout de champ entre voisins. Je suis convaincu qu'autrement, nous n'aurions pas survécu ici, nous serions tous morts de froid et d'ennui. Un peuple de taille aussi restreinte que le nôtre, et qui vit loin de tout, doit savoir se disputer vigoureusement, sinon, il est menacé d'extinction. (p. 77)
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fanfanouche24fanfanouche24   09 janvier 2019
Au fait, tu ne trouves pas que la mort est suffisamment encombrante comme ça dans l'histoire de l'humanité ? Elle n'a pas besoin que nous l'aidions par nos hésitations. (p. 27)
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fanfanouche24fanfanouche24   09 janvier 2019
D'aucuns affirment que les fjords de l'Ouest ressemblent plus à une symphonie qu'à un paysage et qu'il est donc vain de chercher à les dépeindre en recourant à des mots, fatigués et galvaudés par des milliers d'années d'usage. (p. 58)
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