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ISBN : 2351785800
Éditeur : Gallmeister (07/09/2017)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 18 notes)
Résumé :

Publié en 1987, soit six ans avant la mort de l'écrivain, c'est le dernier des grands romans de Stegner - son finale... en sourdine. Deux couples d'enseignants à l'âge de la retraite, qui se connaissent depuis les années trente. se retrouvent pour des vacances dans une maison perdue au milieu des forêts. Passé et présent Jouent à cache-cache. cependant que la mort rôde en fond de décor... A la sortie ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
ivredelivres
14 février 2012
Comment sait on dès les premières lignes que l'on vient d'ouvrir un très bon roman ?
L'histoire avance lentement mais vous ne remarquez pas cette lenteur, vous êtes suspendu aux mots, ils vous tiennent en haleine. En quelques paragraphes les héros semblent faire partie de votre univers depuis toujours.
Un roman sans armes à feu, sans passions exacerbées, sans divorce, sans drogue, rien de spectaculaire ici.
Des vies pleines, riches, parfois difficiles, une amitié qui repose sur de fortes différences et qui pourtant ne vacille pas même dans la tempête.

Il est temps de faire connaissance avec les deux couples d'universitaires car vous allez passer la moitié d'un siècle avec eux.
Dans les années trente, Larry Morgan, le narrateur, vient d'épouser Sally qui attend un bébé.
Il a obtenu un poste à Madison, Wisconsin, ils sont désespérément fauchés et Larry s'acharne à l'écriture de nouvelles qu'il espère vendre à des magazines.
La rencontre avec Sid et Charity Lang va changer le cours de leur vie. le couple Lang représente la notoriété, la richesse, les relations mondaines. C'est une véritable adoption plénière qui va avoir lieu, ils vont tout partager : Les soirées à parler littérature, les espoirs des uns et des autres, les pique-niques qui deviennent un rituel mémorable, les naissances, les vacances dans le Vermont, la guerre, les échecs.
Des liens fort se créent qui gomment les différences et font accepter les contraintes de la vie quotidienne.
Tout n'est pas parfait, Sid rêve d'écrire de la poésie mais pragmatique et ambitieuse Charity le pousse à écrire des articles et livres pour servir sa carrière, elle organise tout, est indispensable à tous, mène d'une poigne de fer toute sa tribu et les Morgan très vite en font partie. Larry regimbe parfois devant tant d'autorité mais toujours les quatre amis sont soudés face aux réussites joyeuses comme aux accidents de l'existence. L'amitié encaisse tout les chocs car dit Larry :
« Mon sentiment pour eux est une part de moi-même avec laquelle je ne me suis jamais querellé, même si mes rapports avec eux ont pu être plus d'une fois quelque peu raboteux. »
En plusieurs retour vers le passé Wallace Stegner décrit à merveille la vie qui s'écoule, le partage permanent, la mémoire des instants heureux. Voilà ce qu'il dit de ses intentions à la parution de ce qui fut son dernier roman :
« Je voulais faire toucher du doigt une vérité moins fardée encore que d'habitude, une vérité vraiment nue. Faire entendre une musique qui ne remuerait que de tout petits bruits, mais dont les échos iraient un peu plus loin. » , il tient parole je vous l'assure.

Un roman pour lequel un critique américain parle de « rasade de sagesse » j'aime bien l'expression. Un livre qui est une belle méditation sur l'amitié, la création littéraire, la compassion et l'amour entre les êtres, servi par une écriture sans effet, dépouillée
mais jamais mièvre.
Vous pouvez le trouver sur les sites de livres d'occasion, je viens de le relire avec un plaisir intact, je vous propose de lui faire une place dans votre bibliothèque.

Lien : http://asautsetagambades.hau..
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Bookycooky
10 septembre 2014
Un classique de la littérature américaine,publié en 1987 et largement autobiographique.Dans les années 30 ,Larry Morgan, le narrateur,vient d'épouser Sally et a obtenu un poste d'enseignant à Madison,Wisconsin.Ils vont y faire la connaissance du couple,Sid et Charity Lang,une rencontre qui va changer le cours de leur vie....Un trés bon roman sur l'amitié et le marriage,interessant à lire.
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luocine
12 août 2016
Après avoir lu « La Montagne en Sucre » je n’ai pas hésité à me lancer dans ce second roman que Domi­nique et Keisha m’avaient conseillé. Hélas, ce roman centré sur les amitiés entre univer­si­taires améri­cains ne m’a pas vrai­ment inté­ressée. Le roman suit la destinée de deux couples spécia­listes de litté­ra­ture anglaise, ils se pren­nent d’amitié, l’un a beau­coup d’argent et fait profiter de son confort un couple d’amis moins fortunés. Le person­nage prin­cipal dans lequel on peut recon­naître Wallace Stegner est l’universitaire moins riche mais doué pour l’écriture de romans à succès et qui , pour cette raison, est visi­ble­ment appelé à faire une belle carrière alors que son ami aura plus de mal à s’imposer car il aime surtout écrire de la poésie. Nous sommes donc dans le milieu d’enseignants au compor­te­ment et à la réus­site divers, on voit combien il est impor­tant, aux Etats-​Unis, de publier des arti­cles ou des livres pour réussir en tant qu’universitaire. Les deux carrières de ces amis évolue­ront donc à des rythmes très diffé­rents. La vie et un acci­dent que je ne peux pas raconter sans dévoiler l’intrigue, mettra leur amitié à rude épreuve. J’ai eu du mal à supporter les criti­ques sur le couple juif qui est, comme par hasard, arri­viste et inté­ressé. Un moment Stegner se demande (à travers son person­nage prin­cipal) s’il n’est pas victime de l’antisémitisme ambiant. Je peux lui répondre qu’il ne trouve aucune qualité à ses collè­gues juifs et que ça n’est pas très agréable car on peut penser que des profes­seurs capa­bles de peti­tesses, il y en a de toutes couleurs et de toutes confes­sions ! Comme beau­coup d’Américains, ils sont passionnés par la nature, je pense que c’est un aspect du roman qui a beau­coup plu à Domi­nique . Quant à moi, je dois un peu me forcer pour lire les descrip­tions surtout quand je les trouve gratuites. Je dirai que c’est un roman à lire pour ceux qui sont inté­ressés par le monde univer­si­taire améri­cain d’avant guerre, et que Stegner est d’une honnê­teté totale dans l’analyse des senti­ments mais, hélas, on ne retrouve pas du tout le souffle épique de « Montagne en sucre « .
Lien : http://luocine.fr/?p=6410
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bacoltrane
15 mars 2008
style trop ampoulé. Plus d'humour... la mort et la maladie constamment présentes. L'histoire ne transporte pas
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Citations & extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui10 septembre 2017
Laisser notre marque sur le monde. Au lieu de cela, c’est le monde qui nous a laissé des marques. Nous avons avancé en âge. La vie s’est chargée de nous assagir, en sorte qu’aujourd’hui nous gisons dans l’attente de mourir ou marchons avec des cannes ou séjournons sur des galeries où jadis les fluides de la jeunesse circulaient puissamment, et nous nous sentons vieux, mal fichus et désemparés. Il m’arrive parfois d’affirmer d’un ton chagrin que nous nous sommes tous fait piéger, alors que bien évidemment, piégés, nous ne le sommes pas plus que la majorité des gens.
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rkhettaouirkhettaoui10 septembre 2017
Elle aurait dû m’apparaître comme un phare dardant son faisceau.
Son verbe était aussi animé que ses traits. Elle appuyait un mot sur quatre, possédant au plus haut point cette féminine habitude de l’accentuation langagière. (Par la suite, quand nous nous vîmes moins pour cause d’accointances différentes, nous découvrîmes dans ses lettres qu’il en allait de même de son écriture ; on ne pouvait les lire qu’en adoptant ses intonations.)
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rkhettaouirkhettaoui10 septembre 2017
Nos discussions les plus enfiévrées portaient invariablement sur la façon dont nous allions apporter notre pierre. Nous ne nous souciions pas de récompenses. Nous étions jeunes et pleins de ferveur. Jamais nous ne nous sommes figuré posséder les dons politiques nécessaires pour réordonner la cité ou instituer la justice sociale. Au-delà du minimum vital, l’argent n’était pas un but respectable.
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rkhettaouirkhettaoui10 septembre 2017
C’est d’un certain côté une fort belle chose que d’être jeunes et fauchés. Avec la femme qui convient, et je l’avais, la gêne devient un jeu. Dans les deux semaines qui suivirent, nous dépensâmes quelques dollars en peinture blanche et mousseline, et fûmes chez nous. Chaude et sèche, la réserve, contiguë à la chaudière, serait ma pièce de travail jusqu’à l’arrivée de notre progéniture.
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rkhettaouirkhettaoui10 septembre 2017
Quoique j’aie été occupé, peut-être surmené, toute ma vie durant, il me semble aujourd’hui que j’ai accompli bien peu de choses importantes, que mes livres n’ont jamais été à la hauteur de ce que j’avais en tête, et que les gratifications – revenu confortable, célébrité, prix littéraires et titres honorifiques – n’ont été que du clinquant et rien dont un homme fait doive se contenter.
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