AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Citations sur La montagne en sucre (10)

luocine
luocine   09 mai 2016
Henry était pondéré, inof­fensif, réti­cent même à annoncer sans ambages qu’il venait pour la voir elle et non son père, au point qu’il s’était montré capable de passer une demi-​douzaine de soirées au salon à converser avec Nels Norgaard sans adresser plus de dix mots à Elsa. Il était posé, inca­pable d’un mot dur envers quiconque, gentil, si digne de confiance mais si dépourvu de charme. Comme il était dommage, songea-​t-​elle une fois en soupi­rant, que Bo, avec son aisance inso­lente, son intel­li­gence, son physique puis­sant et délié, ne possédât pas un peu du calme rassu­rant d’Henry. Mais à peine commençait-​elle à se laisser aller à cette idée qu’elle se repre­nait : non, se disait-​elle avec une pointe de fierté, jamais Bo ne pour­rait ressem­bler à Henry. Il n’avait rien d’un animal de compa­gnie, il n’était pas appri­voisé, il ne suppor­tait pas les entraves, en dépit de ses efforts aussi intenses que fréquents.
Commenter  J’apprécie          100
luocine
luocine   09 mai 2016
Il y avait quelque part, pour peu qu’on sût les trouver, un endroit où l’argent se gagnait comme on puise de l’eau au puits, une bonne grosse montagne en sucre où la la vie était facile, libre, pleine d’aventure et d’action, où l’on pouvait tout avoir pour rien.
Commenter  J’apprécie          90
luocine
luocine   09 mai 2016
L’amour est quelque chose qui fonc­tionne dans les deux sens, dit Elsa d’une voix douce. Pour être aimé, il faut aimer.
Commenter  J’apprécie          60
Rhodopsine
Rhodopsine   09 juillet 2016
Peut-être fallait-il plusieurs générations pour faire un homme, peut-être fallait-il plusieurs versions et combinaisons de la douceur et de l'endurance de sa mère, de l'immense énergie de son père et son appétit d'autre chose, d'un subtil mélange des principes masculin et féminin, d'égoïsme et d'oubli de soi, d'entêtement et de capitulation, pour façonner entièrement un homme.
Commenter  J’apprécie          40
luocine
luocine   09 mai 2016
Long­temps après, Bruce consi­dé­rait cette absence de racines avec un éton­ne­ment vague­ment amusé. les gens qui vivaient toute leur vie au même endroit, qui taillaient leur haie de lilas et repi­quaient des berbéris, qui chan­geaient de carrée en ronde la forme de leur bassin de nénu­phars, qui déter­raient les vieux bulbes pour en mettre de nouveaux, qui voyaient pousser et un jour ombrager leur façade les arbres qu’ils avaient plantés, ces gens-​là lui semblaient par contraste suivre un chemi­ne­ment incer­tain entre ennui et conten­te­ment.
Commenter  J’apprécie          40
fannyvincent
fannyvincent   04 mai 2016
La grand-rue était un fleuve de fine poussière entre deux trottoirs en planches. De chaque côté, un alignement de piquets pour les chevaux dessinait une perspective en point de fuite jusqu’au bout de la rue qui allait se perdre dans la campagne.
Commenter  J’apprécie          40
benjamin_trout
benjamin_trout   04 septembre 2012
Harry Mason était et un enfant et un homme. Quoiqu'il fît jamais, à n'importe quel moment de sa vie, il fut, jusqu'en ses colères, un être mâle de bout en bout, et il fut presque toujours un enfant. A une époque plus ancienne, en d'autres circonstances, il aurait pu être un individu montré en exemple par la nation toute entière, mais il n'eût été en rien différent. Il n'en fût pas moins resté un être humain au développement imparfait, un animal social immature ; or, plus la nation va de l'avant, moins il y a de place pour ce genre de personnage.
Commenter  J’apprécie          40
Carozine
Carozine   13 février 2018
Il avait également laissé derrière lui la vision d’étendues vierges et sauvages, de rivières écumeuses et de reliefs grandioses, de forêts giboyeuses, de peaux d’une valeur exorbitante, de sables regorgeant de paillettes jaunes. Et chez Bo, que minaient les difficultés, le fardeau d’une hypothèque non levée, le souci et la fatigue d’un long labeur sans profit, il avait déclenché une rechute carabinée de cette démangeaison qui l’avait dès l’âge de quatorze ans propulsé de ville en ville.
Commenter  J’apprécie          20
ScoutCurtis
ScoutCurtis   16 juin 2016
... il se dit que son paternel avait poursuivi quelque chose sans trêve sur une longue route, passant sans répit d’un but à l’autre. A la toute fin, il avait dû embrasser du regard le bout de sa route et n’y rien voir, pas plus de bonne grosse montagne en sucre que de fontaines de citronnade, d’arbres à cigarettes, de ruisselets de whiskey ou de buissons chargés d’aumônes. La fin et sa terrible vacuité ; plus rien vers quoi se mouvoir : c’était le bout de la route et il n’y avait rien.
Commenter  J’apprécie          20
yannjouet
yannjouet   13 août 2017
En ce cas, allons-y. Ceux qui vous connaissent ne feront pas de gorges chaudes; les autres ne comptent pas.
Commenter  J’apprécie          10


    Acheter ce livre sur

    FnacAmazonRakutenCulturaMomox





    Quiz Voir plus

    Famille je vous [h]aime

    Complétez le titre du roman de Roy Lewis : Pourquoi j'ai mangé mon _ _ _

    chien
    père
    papy
    bébé

    10 questions
    1077 lecteurs ont répondu
    Thèmes : enfants , familles , familleCréer un quiz sur ce livre