AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Éric Chédaille (Traducteur)
EAN : 9782757814956
299 pages
Éditeur : Points (24/09/2009)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Ross et Margaret roulent sans but précis dans les collines du Vermont que l'automne pare d'une beauté enveloppante. Grisés par cette journée parfaite, ils s'engagent sur un chemin peu passant, qui ne semble plus mener nulle part. Cette campagne ancienne paraît abandonnée de tous. Et pourtant, d'une vieille ferme surgissent une femme, puis sa fille, étrange créature qui entraîne Margaret vers un verger magnifique empli de pommes sauvages.
Telle une invitation ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
mariecesttout
  25 avril 2014
Wallace Stegner est mort en 1993, et trop peu de son oeuvre a été traduite , voilà ce que j'aurais à lui reprocher. Et à son traducteur aussi, Eric Chedaille, toujours le même, excellent, mais très paresseux.
J'étais tombée par hasard il y a quelques années sur Angle d'équilibre , merveilleux, et j'ai donc lu tout ce qui était traduit, malheureusement je ne lis pas suffisamment bien l'anglais, j'envie ceux qui le font!
Wallace Stegner fait de magnifiques descriptions de la nature, dans sa réalité crue souvent et sa cruauté. Surtout celle des grands espaces américains! Et de la vie, la simple vie avec ses espérances et ses épreuves . Eric Chedaille dit de lui que c'est un stoïcien. C'est vrai, un stoïcien mélancolique, tendre et plein d'humour. Clairvoyance, désenchantement et gentille ironie.
C'est en 1990 que W. Stegner a rassemblé l'essentiel de ses nouvelles. Cinq ont été retenues dans ce volume. Elles ont été écrites bien avant les romans , et quelquefois " cannibalisées " comme il l'écrit lui-même dans la préface, et utilisées comme chapitre de roman. Les nouvelles présentées figurent un parcours personnel: " Je les ai vécues en tant qu'acteur, spectateur ou auditeur, avant d'en faire des fictions. Je possède un sens tyrannique du lieu, elles ont pour cadre des endroits que je connais bien....J'y ai dépeint le type de gens que je connais et les lieux que j'ai connus. Si l'art est un produit dérivé de la vie, et c'est mon opinion, alors j'entends que ma production reste aussi proche que possible de la terre et de l'expérience humaine- or la seule terre que je connaisse est celle sur laquelle j'ai vécu, la seule expérience humaine dont je sois sûr est la mienne."
Le plus beau texte est sans doute "Genèse", l'épopée d'un jeune Anglais émigré qui s'engage pour la première fois comme cow boy.
Mon préféré est quand même "Guide pratique des oiseaux de l'Ouest" , un texte plein d'ironie , et très autobiographique, qui raconte un dîner au cours duquel la maîtresse de maison cherche des mécènes pour un pianiste maudit, qui tient absolument à le rester.....
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          331
trust_me
  10 février 2014
Wallace Stegner est pourtant considéré comme la principale source d'inspiration des écrivains du Montana et reste LA référence absolue pour Jim Harrison. Prix Pulitzer 1972, il a également remporté le National Book Award. Une pointure de la littérature américaine, quoi.
Cinq nouvelles en tout dans ce recueil. Les deux premières abordent le registre de la nostalgie, du temps qui passe et sont traversées par une certaine forme de mélancolie. Je les ai malheureusement trouvées trop courtes. A peine le temps de s'y installer qu'il fallait déjà en sortir. La troisième est plus intéressante et met en scène un cocktail mondain, un pianiste retors et un narrateur à l'ironie mordante dans une ambiance digne de Gatsby le magnifique. La quatrième est sans conteste la plus faible et est surtout sans aucun intérêt selon moi.
J'étais donc pour le moins dubitatif avant d'attaquer le dernier texte. Pas vraiment emballé par ce que j'avais lu, je me demandais bien pourquoi on faisait de Stegner un des plus grands écrivains de l'Ouest. Mais cette nouvelle a tout changé. 130 pages de pure Nature writing où des cowboys traversent avec leur troupeau la plaine du Saskatchewan (Canada) en plein hiver 1906, un des plus rudes du 20ème siècle. On trouve dans ce mini-roman d'initiation une écriture inspirée, des descriptions magnifiques, des relations entre les personnages très travaillées et un scénario au cordeau. Bref, c'est un récit âpre et tendu, qui tient le lecteur en haleine. La volonté farouche des hommes face aux éléments déchaînés est parfaitement rendue. le froid, la promiscuité, les efforts terribles à fournir pour continuer à avancer malgré le blizzard, la neige et les vêtements qui gèlent à en devenir cassant comme de la glace, etc. Formidablement évocatrice, la prose de Stegner se dévore littéralement.
Un recueil qui mérite donc d'être lu, essentiellement pour cette magistrale dernière nouvelle. J'ai maintenant hâte de découvrir un de ses romans.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290
deuxmotspassant
  14 juillet 2020
Wallace Stegner nous propose ici un recueil de cinq nouvelles de taille et de propos très différents. Je commencerai par la fin en m'appuyant sur « Génèse », le récit le plus long, pouvant à lui seul constituer un roman. Il s'agit de l'aventure d'un jeune anglais devenu cow boy avec toutes les difficultés d'adaptation que cela engendre pour lui.
Je parlerai plus spécifiquement de la première nouvelle au titre éponyme, qui se résume à quelques pages, qui m'a beaucoup plu et marquée.
Ross et Margaret sont deux personnes d'un certain âge qui sillonnent les routes du Vermont au gré de leur envie. Ils tombent au fil d'un chemin campagnard sur deux dames, la mère et la fille. Ces deux personnes authentiques ont des valeurs attachées au monde rural.
Wallace Stegner met l'accent sur diverses visions du couple, celui de la jeune fille qu'elle continue à relater dans tous ses propos même si ce dernier n'existe plus.
Le plus touchant et charmant est cette hauteur ou cette « vue cavalière » (titre d'un roman de de Wallace Stegner) que l'auteur sait prendre pour faire subtilement percevoir la tendresse entre les vieux époux mais aussi le sentiment de regret qu'implique une vie à deux au très long cours.
Le souci de préserver l'autre par affection au détriment de son propre épanouissement et la flamme toujours entretenue dans sa symbolique par le goût de ce fruit juteux, la pomme !
J'en reviens naturellement au titre, le goût sucré des pommes sauvages invite à la découverte, à la curiosité, à l'évasion, à la simplicité.
J'ai beaucoup aimé ces quelques pages que j'ai relues plusieurs fois pour affiner la perception de ce qui m'avait effleurée à la première lecture
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
PtitVincent
  30 mai 2020
Cinq nouvelles composent cet ouvrage de celui qui fut un pionnier de l'école du Montana et influence encore de nombreux auteurs américains contemporains.
Le goût sucré des pommes sauvages : un peintre de paysages et sa femme trouvent dans un coin perdu un verger sauvage, et font la rencontre d'une jeune femme, laide, esseulée et affable. Dans ce coin perdu, la beauté des paysages écrase la misère et la solitude des habitants.
Jeune fille en sa tour : un homme revient dans sa ville natale à l'occasion du décès d'une tante. Or les Pompes funèbres sont installées dans la villa où il a connu à 20 ans (et aimé sans retour) une jeune femme, réunissant autour d'elle toute une bande d'artistes, de bohèmes de sa génération. Souvenirs, souvenirs… et regrets.
Guide pratique des oiseaux de l'Ouest : première longue (très longue) nouvelle. Un ancien agent littéraire, vivant dans une banlieue chic, est invité un soir par une amie et voisine, afin de juger du talent d'un pianiste couvé par celle-ci. Or l'homme lui est d'emblée antipathique. Et son talent lui semble plus que limité…
Fausses perles pêchées dans la fosse de Midanao : un ambassadeur culturel découvre les relations compliquées entre son lien local, un rédacteur en chef d'une revue, et une femme plus que séduisante. L'homme découvre que celle-ci ne recule devant rien pour garder son amant.
Genèse : seconde longue nouvelle. Rusty, un jeune anglais au début du XXe siècle, est venu au Canada pour devenir un cow-boy et vivre l'aventure. Cette première année va rapidement devenir un terrible baptême du feu. Entre la vie en groupe, promiscuité et vie quotidienne avec des hommes rudes et peu sociables. Et la difficulté de se faire accepter par le groupe, tout en rêvant d'un exploit pour ce faire. Et les dernières semaines de la saison, terribles avec l'arrivée précoce de l'hiver. L'occasion pour Rusty de découvrir la vraie vie rustique des cow-boys. Bien plus qu'il ne l'avait espéré. Et bien plus dur qu'il ne l'avait craint.
Si les trois courtes nouvelles sont plaisantes, sans être transcendantes, les deux récits plus longs sont totalement à l'opposé. La soirée mondaine autour de l'agent littéraire m'a profondément ennuyé, plus de 100 pages pour finalement ne pas raconter grand-chose. Et des personnages plutôt antipathiques et assez creux. La dernière nouvelle par contre est une véritable réussite. L'initiation d'un jeune cow-boy qui découvre que la véritable force de son métier est la solidarité entre les hommes. Mais peut-être est-ce parce que cela correspondait plus à mes yeux à un récit d'un auteur de l'école du Montana. Grands espaces, paysages magnifiques et nature hostile. Classique chez les auteurs américains, mais efficace de la part de Wallace Stegner. Peut-être me faudra-t-il me pencher sur un de ses romans pour me faire une idée plus précise de cet auteur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
cmpf
  30 décembre 2020

Cinq nouvelles de plus en plus prenantes. La première qui porte le nom du recueil parle d'une escapade dans la campagne. La seconde n'a pas retenu mon attention. La troisième met en scène des mondains réunis pour un cocktail afin d'écouter un pianiste qui ne tient pas vraiment à faire carrière, mais surtout parle des oiseaux. La suivante se passe à Manille où un ambassadeur culturel s'ennuie. Mais la meilleure est sans conteste Genèse dans lequel un jeune britannique s'engage comme cowboy et vit avec un groupe d'hommes qui arpente les plaines neigeuses afin de réunir les vaches avant l'hiver. Incroyable ce que ces hommes peuvent supporter comme souffrances.
Dans toutes ces nouvelles, le point commun est la beauté de la nature et sa merveilleuse description par Wallace Stegner.
Vraiment un écrivain à découvrir si ce n'est déjà fait.
Commenter  J’apprécie          140

Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
GeraldineBGeraldineB   10 juin 2020
La voiture entre en roue libre dans le garage, s'arrête en douceur. Nous nous regardons.
- Fatigué? me demande Ruth dans un murmure.
Son minois de raton laveur apprivoisé luit à la faible lumière du tableau de bord. Ses yeux paraissent chercher les miens avec un soupçon d'anxiété. Je remarque que des plis de fatigue se dessinent autour de sa bouche et de ses yeux, et je déborde de gratitude pour ces quarante années durant lesquelles elle s'est interposée entre moi et moi-même. Je me penche pour lui donner un baiser, puis me laisse aller contre mon dossier et lui réponds:
- Je ne sais pas trop. Je ne sais si je suis fatigué, ou triste, ou désorienté. Ou peut-être tout simplement irrité de ce que, dans une vie, il ne nous soit pas donné suffisamment de temps pour débrouiller quoi que ce soit.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
missmolko1missmolko1   23 janvier 2016
Il engagea la décapotable sur le chemin, et Margaret se laissa aller contre son dossier pour regarder le ciel se déverser sur elle en une enveloppante cascade de bleu, parcourue de branches d'arbres et de petits nuages en choux à la crème. [...] C'était si exquis que cette journée fut telle qu'elle l'était, qu'elle en frissonna avec une sensation presque insupportable de vie et de bien être.
Commenter  J’apprécie          100
deuxmotspassantdeuxmotspassant   12 juillet 2020
Comment est-ce au printemps? Est-ce que c'est joli ?
Etonnant de constater comme ce petit faciès grimaçant pouvait être réceptif.
- Oh, pour ça, ce n'est qu'une fleur ! Les pommes ne sont plus bien belles à présent. N'empêche, au printemps, c'est quelque chose !
Commenter  J’apprécie          70
oliviersavignatoliviersavignat   13 août 2020
Quand notre pianiste en a terminé, il s'installe un grand calme, suivi d'une retentissante admiration. [...] Tandis qu'il se lève pour saluer, son visage, exposé à la lumière, devient un masque exposé à la lumière, acquiert des traits, devient un masque tout en estafilades, crevasses et protubérances, verdâtre et mangé d'ombres. On dirait un cadavre passablement contusionné, et il s'incline comme s'il saluait son pire ennemi.

Guide pratique des oiseaux de l'Ouest
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
MadameTapiocaMadameTapioca   18 juin 2020
Le soleil, très bas, commence à filtrer sous le chêne et m’aveugle de reflets intenses Du pied de notre colline deux grands eucalyptus s’élèvent au-dessus des houx et des yeuses, et les feuilles ovales et flexibles de leur cime, pas très loin en contrebas, tournoient comme autant de poissons éblouissants en papier d’aluminium. Dans le sous-bois la caille se remet à caqueter. Une hirondelle passe au-dessus de la terrasse, décrit une embardée à la poursuite d’un insecte et s’en va.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Wallace Stegner (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Wallace Stegner
Wallace Stegner Quotes
autres livres classés : nouvellesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Dead or Alive ?

Harlan Coben

Alive (vivant)
Dead (mort)

20 questions
1441 lecteurs ont répondu
Thèmes : auteur américain , littérature américaine , états-unisCréer un quiz sur ce livre