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ISBN : 2253005975
Éditeur : Le Livre de Poche (01/06/1974)

Note moyenne : 4.47/5 (sur 1225 notes)
Résumé :
Dans cette grande fresque, les personnages représentent le bien et le mal avec leurs rapports complexes. Adam, épris de calme. Charles, son demi-frère, dur et violent, Cathy, la femme d'Adam, un monstre camouflé derrière sa beauté, ses enfants les jumeaux Caleb et Aaron.
En suivant de génération en génération les familles Trask et Hamilton, l'auteur nous raconte l'histoire de son pays, la vallée de la Salinas, en Californie du Nord.
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Critiques, Analyses et Avis (107) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  03 août 2012
Éden, Dean, dong... Lire "À l'est d'Éden" et mourir...
Et bing ! Encore un chef-d'oeuvre signé Steinbeck. Pour ceux qui auraient vu le vieux film d'Elia Kazan avec James Dean, l'incipit du commentaire fera sens car vous savez que le grand James est mort peu de temps après. Sachez simplement que le livre comporte 4 parties et que le film ne traite que de la dernière. Ce n'est donc pas peu dire que le film, tout honnête qu'il soit, n'est qu'un très pâle reflet du livre.
Pour les amoureux de Steinbeck, sachez aussi que ce livre est partiellement autobiographique car les Hamilton ont réellement existé, Sam Hamilton étant le grand père maternel de l'auteur et tous les noms donnés dans cette famille sont réels. La scène du baptême de l'air, par exemple, concerne la mère de John Steinbeck.
Que dire de ce livre? le sujet semble en être le bien et le mal, mais dit comme cela, ça ne donne pas trop envie, il faut bien évidemment imaginer toute la subtilité de l'auteur, sa propre absence de manichéisme (pensez par exemple à "En un combat douteux"), la dentelle dans laquelle il travaille la profondeur de ses personnages, la caricature à but allégorique comme dans "La perle". Ici tout y est.
On suit donc tout d'abord le destin d'Adam Trask, fruit du premier mariage du rude Cyrus Trask, et de son frère puiné Charles d'une seconde épouse. Les deux frères, si différents sont tels le yin et le yang. Adam semble aussi chétif et rêveur que Charles apparaît robuste et prosaïque.
Puis cheminant dans le destin et dans le temps, Adam Trask va se trouver une femme et suffisamment se brouiller avec Charles pour décider de migrer en Californie afin de se séparer de son frère. D'où le titre du livre qui est un clin d'oeil à la bible : "Caïn se retira de devant l'Éternel, et séjourna dans le pays de Nôd, à l'est d'Éden." L'épouse d'Adam, Kate, s'avère être passablement handicapée de toute sorte de commisération ou d'empathie pour son prochain. Pour faire simple on peut la qualifier, au bas mot, d'impitoyable.
Celle-ci va donner naissance à des jumeaux, Aaron et Caleb, aussi dissemblables que pouvaient l'être Adam et Charles. Je ne vous en dit pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir de la lecture.
Sachez seulement que tout au long du livre, l'auteur alterne des événements de la famille Trask avec ceux de la famille Hamilton jusqu'à ce que les deux principaux pivots de ces deux familles, Samuel Hamilton et Adam Trask interagissent entre eux. Les personnages secondaires, Sam Hamilton et surtout le chinois Lee sont particulièrement intéressants. Alors n'hésitez plus, lisez, délectez-vous et faites passer le message car la portée philosophique et parabolique de l'ouvrage valent vraiment le détour, du moins c'est mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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andman
  02 mai 2016
Les chemins de la littérature permettent d'accéder à des petits coins de paradis, jardins merveilleux où chacun peut croquer comme bon lui semble des moments de douce félicité. Ainsi les grands classiques, porteurs de messages intemporels, sont-ils là pour tout à la fois divertir et éclairer.
Brillerait-il “À l'est d'Eden” un soleil enchanteur, comparable à celui rencontré dernièrement dans d'autres romans de John Steinbeck ?
Au coeur de la Californie, la vallée de la Salinas est une région fertile pour peu qu'il pleuve suffisamment durant le printemps. En ce 19ème siècle finissant, la plupart des fermiers vivent correctement de leur labeur. Les Hamilton n'ont pas la chance de posséder les meilleures terres mais l'intelligence inventive de Samuel et son altruisme compensent ce handicap. Avec sa femme Liza et leurs neuf enfants, ils forment une famille au sein de laquelle il fait bon vivre.
Nouvellement installé, son voisin Adam Trask est lui aussi un homme bon. Il est loin de posséder la fibre paysanne mais l'héritage paternel l'a mis jusqu'à la fin de ses jours à l'abri du besoin. Il vient d'engager un domestique chinois, un homme plus très jeune pétri d'humanisme et de sagesse.
Avec des personnages masculins, plus avenants les uns que les autres, “À l'est d'Éden” aurait-il le profil d'un roman à l'eau de rose ? C'est sans compter sur la personnalité étrange de Cathy Trask, la ravissante épouse d'Adam enceinte de plusieurs mois. Le regard inhabité de cet être démoniaque laisse transparaître un esprit schizophrène incapable de supporter la moindre contrariété.
Magnifique allégorie du Livre de la Genèse selon lequel toute la misère du monde découle du péché originel, “À l'est d'Éden” met en exergue une lutte à mort entre le bien et le mal.
Le titre de ce chef-d'oeuvre est lui aussi d'inspiration biblique et résume à merveille le jeune parcours de vie des jumeaux du couple Trask, Caleb et Aaron, abandonnés par leur mère à leur naissance et aussi dissemblables que l'étaient naguère Caïn et Abel.
Publié en 1952 après une longue période de gestation, ce long roman est peut-être le plus abouti et le plus fascinant du grand écrivain américain. Comme souvent chez Steinbeck le happy end est particulièrement réussi : la vie continue malgré tout...
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michemuche
  13 août 2016
Je voulais commencer cette critique par un verset de la genèse. L'histoire d'Abel et Cain.
Le premier était berger le second laboureur. Abel offrit à dieu une brebis et Cain le fruit de son labour.
Dieu accepta l'offrande d'Abel et ignora le cadeau de Caïn. de rage, se sentant rejeté, Cain tua son frère et se réfugia au pays de Nod, à l'est d'éden.
La jalousie est le fil rouge de ce fabuleux roman de John Steinbeck.
La jalousie Charles la connaîtra, se sentir rejeté par son père, ce mal le ronge, l'aveugle au point de laisser Adam son demi-frère à demi-mort.
L'arrivée de Cathy dans la ferme des frères Trask va précipiter Adam dans son choix de partir.
Avec l'héritage de son père en poche et une Cathy mal en point, Adam va trouver son jardin d'éden dans la vallée de Salinas en Californie.
Je viens de fermer ce livre et pourtant j'ai du mal à aligner mes mots, "à l'est d'éden "est tellement touffu, dense, la richesse des personnages comme Lee le serviteur chinois plein de sagesse, Samuel Hamilton le génial inventeur sans le sou, fin psychologue, Cathy le diable personnifié, Caleb le fils aîné d'Adam, Aaron le jumeau torturé.
Oui difficile d'écrire mon ressenti sur ce livre, déjà avec "les raisins de la colère " Steinbeck m'avait impressionné par son talent, son humanisme.
"A l'est d'éden " m'a scotché pendant deux semaines, j'ai découvert la belle vallée de Salinas où James Dean alias Caleb Trask perdit la vie dans sa Porsche.
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ninamarijo
  09 août 2014
Deuxième lecture de cette « grande saga » d'un très « Grand écrivain », une fresque sublime et foisonnante.
Je ne tracerai pas les grandes lignes de l'histoire que tout le monde connaît, je vous donnerai plutôt mes impressions.
L'amour et la haine, le bien et le mal se côtoient, se tiraillent, triomphent ou meurent tour à tour. Nous sommes au coeur même de la vie dans des paysages tout aussi contrastés, beaux et tourmentés que les âmes de nos héros.
Ce récit est bouleversant, John Steinbeck profondément humaniste n'accable aucun de ces héros, il nous les rend presque tous sympathiques, même Cathy que la vie a malmenée nous inspire de la compassion. Sous la plume intelligente de Steinbeck rien n'est absolument et définitivement négatif, pourtant la violence est omniprésente. Ces vies écorchées nous émeuvent, nous bouleversent et … nous tirent des larmes, mais, sur qui pleurons nous ? Il y a du sublime et du tragique dans Adam, son courage, ses doutes, ses préoccupations sont les notres… Il écoute et aide tendrement ses enfants à grandir, John Steinbeck nous peint avec une grande sensibilité ces scènes familiales, il nous touche profondément. Et … n'oublions pas que certains personnages ont réellement existé, ce qui donne une autre dimension au roman.
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Crazynath
  24 janvier 2017
C'est un fait que, dans la carrière de chaque lecteur, au hasard de ses lectures, il va être amené à lire des livres qu'il va qualifier d'un tas d'étiquettes. Un "bon livre", une "daube commerciale", un "très bon livre" et puis de temps en temps, un "petit bijou de littérature" qu'on ne va pas hésiter à qualifier de "chef d'oeuvre" ou de "monument".
Pour ma part, je viens de terminer A l'est d'Eden ,et je ne peux que qualifier ce livre de chef d'oeuvre. Quel puissance d'écriture ! Quelle histoire dont on ne sort pas indifférent et indemne !
J'ai découvert Steinbeck à 14 ans avec en lecture imposée Des souris et des Hommes. Pour ma part, même si à l'époque j'avais " assez aimé", je n'étais pas en capacité d'apprécier tout le talent de cet écrivain...Il va falloir que je le relise avec des yeux d'adulte un de ces jours.
Après La Perle lue l'année dernière, je continue ma découverte de cet auteur et la je crie, je hurle : magnifique !!
J'ai été subjuguée par ces deux histoires qui s'enchevêtrent. Que ce soit celle de la famille Hamilton, ( dont le charismatique Samuel n'est rien moins que le grand-père de l'auteur ) ou celle de la famille Trask.
Steinbeck nous depeind des personnages qu'on ne peut s'empêcher d'apprécier ( enfin, pas tous, bien sur ).
Adam Trask, son serviteur et ami Lee, Cal, un de ses fils, si torturé, si tourmenté et tellement attachant ...
En pendant de ces personnages, une sombre et sinistre image apparait en la personne de Cathy. Fascinant de noirceur, ce personnage est d'une froideur affective extrême, que l'auteur n'hésite pas à qualifier de monstre ( et il a bien raison ). Son empreinte, terriblement malveillante est constante dans tout le déroulé de l'histoire et les différents protagonistes de cette histoire en mesureront les conséquences en fonction de son emprise sur eux...
Pour conclure je dirais que lire ce genre de bouquins fait un bien fou ...et puis c'est tout.
Challenge ABC 2016/2017
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Citations et extraits (222) Voir plus Ajouter une citation
KatelineDgnKatelineDgn   08 août 2018
La richesse semble venir aux pauvres sous une forme spirituelle, et, pour rétablir l'équilibre, les riches ne sont qu'une bande d'abrutis. Lee se demanda s'il n'allait pas un peu loin. Il y avait des exemples.
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KatelineDgnKatelineDgn   08 août 2018
La nation entière et la vallée de la Salinas changèrent d'hymne. Au début, nous avions gueulé que nous allions raser Heligoland, prendre le Kaiser et nettoyer le gâchis que ces foutus étrangers avaient fait chez eux. Et puis, soudain, nous nous mîmes à chevroter: "Dans la damnation rouge de la guerre se dresse l'infirmière de la Croix-Rouge. Elle est la rose du no man's land." Et puis: "Allô, allô, passez-moi le paradis. Mon papa est là-haut." Et puis: "C'est la prière d'un enfant qui s'élève vers les étoiles quand tombe la nuit: Ô Dieu, dites à mon papa de prendre soin de lui."
Nous étions à peu près comme un petit garçon costaud qui reçoit un coup de poing sur le nez alors que la bagarre est à peine commencée. Il a mal, et il voudrait que ce soit bientôt fini.
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KatelineDgnKatelineDgn   08 août 2018
La voix de Lee dit: "Je sais qu'on utilise parfois le mensonge pour ne pas blesser, mais je ne crois pas que son effet soit bienfaisant. La douleur fulgurante de la vérité se dissipe, alors que la douleur lancinante du mensonge demeure. C'est un mal rongeant."
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KatelineDgnKatelineDgn   08 août 2018
Adam gardait lui aussi la tête baissée sur sa tasse de café. Le silence grandit jusqu'à atteindre une taille encombrante.
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KatelineDgnKatelineDgn   08 août 2018
Hal était un garçon silencieux, sauf pendant les heures de repas. Il n'ouvrait la bouche que lorsqu'elle était pleine.
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Videos de John Steinbeck (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Steinbeck
Des souris et des hommes
A partir du 18 avril 2017 NOMINATION 2015 – MEILLEUR SPECTACLE THEATRE PRIVÉ
L'histoire d'une amitié inconditionnelle entre George, petit vif et réfléchi et Lennie, l’infantile colosse aux mains dévastatrices. Dans l'Amérique rurale des années 30, les deux amis parcourent la Californie à la recherche de travail dans les ranchs. Ils entretiennent un même rêve : acquérir le pécule qui leur permettra d’acheter une petite ferme, synonyme de liberté et de paix. www.michodiere.com
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