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Edmond Michel-Tyl (Traducteur)
EAN : 9782070362288
380 pages
Gallimard (17/10/1972)
4.03/5   273 notes
Résumé :
- Le soleil va bientôt se coucher. A la nuit, ceux de la ville vont peut-être laisser passer nos hommes, mais nous, ils nous arrêteront. Ils veulent notre peau. Alors, je veux que tu t'en ailles, dès que la nuit tombera, et que tu retournes en ville.
- Pourquoi ?
Mac le regarda de côté, puis fixa de nouveau son regard sur le sol.
- Quand je t'ai amené ici, dit-il, je croyais que j'étais très fort, et je suis persuadé maintenant que tu en vaux... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
4,03

sur 273 notes

Nastasia-B
  07 avril 2015
Je n'ai pas relu ce livre récemment (néanmoins, c'est en projet) mais je puis vous dire qu'à l'époque — il y a plus d'une dizaine d'années maintenant — il m'a laissé un souvenir fort et indélébile qui reste puissamment gravé en moi car j'y repense souvent.
Comme d'habitude avec l'auteur que j'apprécie tout particulièrement, nous avons affaire à un roman écrit tout en subtilité où il n'y a pas de bien ou de mal, malgré le fait qu'on sache très bien de quel côté se place Steinbeck dans l'éternel combat employeur-employé.
De mémoire, je crois que Mac, un syndicaliste qui a déjà pas mal d'heures de vol au compteur en qualité d'agitateur forme une nouvelle recrue du syndicat : Jim. La lutte ouvrière apparaît juste et salutaire au regard du traitement lamentable réservé aux salariés et saisonniers de tous poils.
Les deux syndicalistes essaient de s'infiltrer parmi des saisonniers de la cueillette de fruits en Californie dans les années 1930. Ils mettent tout en oeuvre pour faire germer les graines de la révolte parmi les pauvres bougres qui gagnent tout juste de quoi survivre, eux et leur famille, d'un travail ingrat et éreintant.
L'auteur décrit parfaitement la finesse sociale qu'il faut déployer dans les rapports humains pour tout d'abord " passer inaperçu " dans un groupe humain établi puis, par touches successives, " se faire bien voir du groupe " pour mieux tourner l'opinion publique à soi.
Ce qui m'a le plus passionnée dans ce roman, c'est l'espèce de tournant où, pour les syndicalistes, le but n'est plus l'amélioration des conditions de vie des pauvres bougres qui les entourent mais bien le message politique véhiculé jusqu'au fanatisme et d'où ce titre extrêmement à propos : en un combat douteux...
La violence des scènes est certes omniprésente mais plus encore que le physique, la violence des sentiments déployés est absolument prodigieuse entre les protagonistes. Selon moi, un grand moment de littérature.
Tous ceux qui, un jour, de près ou de loin, ont eu une ferveur communiste et ont tenté deux ou trois actions locales trouveront un fulgurant intérêt à ce rude mais puissant roman social. La morale de cet ouvrage pourrait être : " Pour qui oeuvre le syndicalisme ? " mais ce n'est là que mon avis douteux, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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diablotin0
  29 mai 2020
Dans "Un combat douteux" John Steinbeck, met en scène Mac militant activiste communiste et jim qui va apprendre ce qu'est le combat social auprès de Mac. Tous deux vont se rendre dans une vallée de Californie afin d'inciter les ouvriers agricoles qui subissent des baisses de salaire à faire grève. Si les conditions de travail sont dures, peu rémunérées et ne conviennent pas aux saisonniers ouvrier agricoles, ils ont en revanche besoin de travailler pour manger, il va donc falloir que Mac se trouve convaincant pour lever les foules et donner le goût de la révolte, ce qu'il fera !
La grève. Il la veut et une grève qui perdure, pas une qui s'arrête trop vite.
" une grève trop vite étouffée n'apprend pas aux ouvriers à s'organiser, à agir ensemble. Une grève qui dure est excellente. Nous voulons que les ouvriers découvrent combien ils sont forts lorsqu'ils s'entendent et agissent d'un seul bloc."
Mais il agit plus pour assouvir son idéologie, pour lutter contre le capitalisme que pour aider les ouvriers agricoles, ou encore par empathie. Alors est-ce un combat douteux ?
Que le collectif prime sur l'individu au détriment de l'aspect humain me gêne un peu. " je n'ai pas le temps de penser aux sentiments d'un seul homme dit Mac sèchement. J'ai trop à faire à m'occuper des foules. "
John Steinbeck, nous livre ici un roman documentaire, un roman qui s'assimile à un reportage, un roman que je suis contente d'avoir lu.
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Deleatur
  27 janvier 2021
C'est un livre de poche tout éclopé, qui m'est tombé entre les mains à l'occasion d'un déstockage organisé par la bibliothèque du lycée. Imprimé en 1972, son âge respectable fait de ce Folio Gallimard un véritable incunable. Quasi cinquantenaire, le gaillard, presque aussi vieux que moi en un mot, et j'espère pour ma part que je n'ai pas cet air fripé ni ce teint jaunâtre.
En page de garde, le tampon du vieux lycée Pro, avec un numéro de téléphone qui ne possède encore que huit chiffres. Même un Folio, en un mot, peut être témoignage historique : le témoignage d'une époque où l'on faisait lire du Steinbeck dans un lycée professionnel. Et un Steinbeck qui met les pieds dans le plat, qui plus est, car on nage ici au coeur d'un conflit social, et le livre interroge rien moins que le sens de l'engagement politique ou syndical dans la lutte des classes. Là non plus, je ne suis pas certain que ces thématiques soient encore beaucoup abordées dans les programmes des lycées Pro d'aujourd'hui. A vrai dire, côté lycée général on ne fait guère mieux : dans le mien, on vient par exemple d'apprendre que toutes les options étaient supprimées à la rentrée prochaine : arts plastiques, musique, théâtre, arabe, italien, etc. le bazar coûte trop cher. C'est vrai que l'ouverture culturelle ça ne sert à rien, surtout dans les quartiers populaires, et les pauvres de demain que nous y formons n'auront certainement pas besoin de plus de trois cents mots de vocabulaire pour subir le terrorisme de leur chefaillon ou gérer leur abonnement Netflix.
Il est d'ailleurs curieux de constater comment certains sujets ont pu être évacués des programmes ces dernières années. La compétitivité au prisme de la macro-économie, l'innovation au service de la productivité et la croissance fabuleuse de la merveilleuse richesse globale, là oui, incontestablement, on se les tartine en long et en large, tant en histoire qu'en géographie. Pour l'histoire de la condition ouvrière, du travail des enfants ou de la conquête des droits sociaux, en revanche, on est prié de simplement citer en passant.
Hopopop objecte aussitôt le Château, pardon : le Ministère, avec son aplomb si délicieusement inébranlable : pas de caricature, Deleatur (rime riche) ! En Première, on vous donne bien la possibilité de faire une étude de documents sur Louise Michel, non ? Et en Terminale, sur le Front Populaire, exact ?
Ah ben oui, c'est vrai, ô Saint des Saints ministériels, où avais-je donc la tête ?
Bref lire ce Steinbeck aujourd'hui, c'est un peu débarquer sur Mars : car il faut bien avouer que ces ouvriers agricoles qui font grève pendant quatre cents pages pour leur conscience de classe et une augmentation de salaire ne sont pas très hype dans notre monde libéro-libéral corporate à tout crin. En plus Steinbeck ne leur donne pas l'absolution pour autant : jusqu'où, nous demande-t-il, leur combat est-il juste ? Et à partir de quel moment, la fin justifiant les moyens, ce combat ne risquerait-il pas de devenir douteux ?
Pour tout dire, on ne s'étonne pas un instant que des losers pareils sortent d'un tas de feuillets tout jaunis. Ils ne sont ni les entrepreneurs de leur vie ni les manageurs de leur réussite, et puis leur wording est désespérément premier degré. Ces gars-là, c'est rien qu'un ramassis de N - 10 en train de chougner qu'ils en ont marre d'être des premiers de corvée.
Sans blague, la dénonciation des inégalités, la grève, le débat collectif et tout ça, non mais what the fuck, et puis quoi encore ?
Bref, on l'aura compris : derrière une apparence vieillotte, rien de plus actuel que le sujet de ce livre.
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Erveine
  10 février 2014
Ça y est ! Je peux faire du Steinbeck.
Mais non ! Je plaisante... Ça fait plusieurs jours que j'ai fini mon deux en trois, mais je vais me concentrer sur mon préféré : « des Souris et des Hommes ». C'est déjà pris ! Tant pis !
Là, on a de vrais prototypes, assez musclés, mais plutôt tendres. Ceux dont je suis, contre, tout contre, comme Sacha avec les femmes. de tels hommes, on apprend qu'il est dangereux de caresser trop fort une femme, même si c'est une souris. Et aussi, qu'on peut se faire euthanasier par quelqu'un qui nous aime beaucoup et plus que tout ce qu'on pourrait imaginer.
Moi, j'ai eu un rat, une fois. « Ratounet » qui s'appelait. Atteint de pneumonie aigüe, j'ai dû l'emmener chez le vétérinaire pour l'ultime remède. Tout le monde s'est moqué de moi. Pleurer un rat... non mais des fois ! Et même, hors épidémie... Non !... Les gens ne comprennent pas.
N'empêche que tant d'amour dans une si petite bête !!!
À la fin, j'ai eu du mal à quitter Lennie et en fermant le livre, j'ai repensé à mon rat.
Pourtant, quand les deux gaillards grimpèrent jusqu'en haut de la colline, il y avait bien longtemps que le suspens n'agissait plus. Et, pourtant...
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meeva
  13 août 2015
Qu'il est inconfortable de ne pouvoir sonder l'âme humaine pour y distinguer la franchise de la dissimulation, l'altruisme de l'égocentrisme, l'individualisme de l'esprit collectif…
Les motivations des autres sont toujours douteuses.

Car un combat peut être mené pour soi ou pour les autres, les autres étant alors une entité dont on fait éventuellement partie, puisqu'il s'agit ici plutôt de combat syndical.
Et quand bien même nous voulons servir une cause, nous dévouer corps et âme, n'est-ce pas pour notre bonne conscience, pour s'octroyer la satisfaction d'avoir fait le bien comme le suggère un certain philosophe (Kant ?)

Steinbeck prend pour sujet une grève des cueilleurs de pommes en Amérique. Une grève provoquée, appuyée par deux hommes du parti communiste.
Entre-t-on là dans des considérations politiques ? Non, plutôt sociologiques, psychologiques et philosophiques.
Qu'est-ce qui fait le succès d'une grève ou au contraire son échec ?

Ici, les cueilleurs de pommes ont un atout dans leur manche : les pommes doivent être cueillies avant qu'elles ne pourrissent.
Évidemment, la description de la violence, des deux côtés, permet de recadrer un peu les choses, à l'heure où, à la moindre grève des transports, à la moindre manifestation sur les routes, on entend dire que les gens sont « pris en otage ». Mais ceci est de l'ordre de l'inflation verbale que dénonçait déjà Romain Gary en 1969 dans « Chien blanc ».
A l'époque où Steinbeck situe l'action de son roman, on se battait à coups de fusil, on foutait le feu…
Mais le rapport de force est ailleurs.
Un patron, des ouvriers. Leur nombre devrait les donner gagnant.
Ce livre explore la notion d'intérêt collectif, subjective suivant les individus. Et il se penche sur l'apparition d'une entité dans un groupe d'individus : la foule.
La foule que l'on manipule, mais qui reste imprévisible.
La foule qui peut donc faire gagner ou perdre des combats, sans qu'il soit possible de tirer des leçons efficaces du combat puisque dans un prochain combat, la foule ne sera pas la même.
Alors une autre question doit être soulevée : jusqu'où peut-on aller pour servir une cause ?
Les questions et réflexions sont servies par de nombreux dialogues. Pourtant le style m'a semblé un peu lourd par moments. Justement à cause de ces dialogues, posés de manière très scolaire parfois (« a dit truc », « a répondu machin ») et donc pas très naturelle.


Si vous voulez vous laisser emporter…
« […]
Emporté par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Ecrasés l'un contre l'autre
Nous ne formons qu'un seul corps
Et le flot sans effort
Nous pousse, enchaînés l'un et l'autre
Et nous laisse tous deux
Epanouis, enivrés et heureux
[…] »
Extrait de « La foule », Edith Piaf :
https://www.youtube.com/watch?v=Fgn8gZHJZzA
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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
meevameeva   26 juillet 2015
- Maintenant tu comprends, London, et tu te sentiras tout différent. Ils disent que nous agissons lâchement. Nous n'avons pas d'armes. S'il nous arrive quelque chose, les journaux n'en parlent pas. Si c'est de l'autre côté, bon Dieu ! l'encre coule à flots. Nous n'avons pas d'argent, pas d'armes, rien que notre intelligence, London, tu comprends ? C'est comme un homme armé d'un bâton qui voudrait attaquer une section de mitrailleuses. Il n'y a qu'un seul moyen de le faire : se glisser derrière les servants et les assommer, par derrière. Ce n'est pas très régulier, c'est entendu, mais il ne s'agit pas d'une compétition sportive. Un homme affamé ne respecte aucune règle.
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steppesteppe   18 avril 2012
- Et vous, Lisa, quelle solution proposez-vous ?
- Quoi ? fit-elle en sursautant.
- Qu'est-ce qu'il vous faudrait pour être heureuse ? expliqua-t-il.
- Je voudrais bien avoir une vache, dit-elle. Du beurre, du fromage que je ferais moi-même.
- Jamais eu de vache, Lisa ?
- Si, quand j'étais petite, nous en avions une. J'allais boire du lait tout chaud. Ce serait bon pour le petit.
.....

- Jamais eu de vache Jim ? demanda Burton .
- Non.
- Je n'ai jamais pensé aux vaches en tant qu'animaux contre-révolutionnaires, murmura Burton.
- De quoi parlez-vous, Doc ? Je ne comprends pas.
- De rien. Je n'ai jamais été heureux. J'ai été médecin au front, pendant la guerre. On amenait un des nôtres avec la poitrine traversée, puis un Allemand aux gros yeux, une jambe arrachée. Je travaillais sur eux comme sur du bois. Parfois, lorsque c'était fini, quand je ne travaillais plus, j'étais malheureux, comme à présent. Je me sentais seul.
- Vous ne devriez penser qu'au résultat, Doc, dit Jim. De toutes ces luttes, sortira du bien qui justifie les moyens.
- Jim, je voudrais en être sûr. Si j'en crois ma jeune expérience, la fin n'est jamais très différente des moyens, au moins quant à sa nature. Bon Dieu, Jim, il ne peut naître que violence d'une chose édifiée dans la violence.
- Je ne crois pas, dit Jim. Toutes les grandes choses ont commencé par la violence.
- Il n'y a pas de commencements, dit Burton, ni de fins. Il me semble que l'homme s'est engagé dans une lutte terrible, aveugle, pour s'arracher à un passé dont il ne se souvient pas, vers un futur qu'il est incapable de prévoir et de comprendre. L'homme a affronté et vaincu tous les ennemis possibles, à l'exception d'un seul. Il est incapable de remporter une victoire sur lui-même. L'humanité se déteste elle-même.
- Nous ne nous détestons pas nous mêmes, dit Jim. Nous détestons le Capital qui nous tient asservis.
- De l'autre côté de la barricade, il y a aussi des hommes Jim. L'homme se déteste lui-même. Les psychologues prétendent que cette haine balance l'amour de soi, dans le coeur de chacun de nous. Nous nous combattons nous-mêmes et nous ne pouvons l'emporter qu'en tuant chacun des autres. Je me sens tout seul Jim. Je n'ai rien que je puisse haïr.

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ThibaultMarconnetThibaultMarconnet   21 décembre 2021
Sur le seuil d’un wagon, il y eut soudain une sorte de mêlée. Un homme se fraya un chemin entre ceux qui étaient assis et sauta sur le sol.
— Bon Dieu ! C’est Joy ! cria Mac à l’oreille de Jim.
Le petit homme difforme se tourna vers le wagon. Il agitait les bras en gestes saccadés. Le jet de vapeur sifflait toujours. Des hommes sautèrent et se tinrent debout devant Joy, frénétique et déchaîné. Il se retourna vers les grévistes et leur fit un signal d’amitié. Son visage déformé par les blessures était convulsé. Cinq ou six hommes le suivirent lorsqu’il marcha vers les grévistes. Les policiers s’étaient tournés de côté, inquiets, s’efforçant de tout voir à la fois.
Alors, par-dessus le bruit du jet de vapeur, on entendit trois claquements secs. Mac se tourna vers les maisons. Têtes et fusils se retiraient rapidement ; les croisées se fermèrent.
Joy s’était arrêté, les yeux grands ouverts. Sa bouche s’ouvrit ; un jet de sang coula sur son menton, puis sur sa chemise. Ses yeux écarquillés regardaient la foule des grévistes. Il tomba sur le visage, les bras étendus, griffant la terre. (…) Brusquement, le jet de vapeur s’interrompit et le silence tomba sur la foule, comme la vague tranquille d’un bruit imperceptible. Les grévistes demeuraient immobiles ; leurs visages étaient étrangement calmes et comme rêveurs. Joy se souleva sur les bras ; on eût dit un lézard. Il retomba à plat ventre. Un petit ruisseau de sang coulait sur la pierraille écrasée de la route.

(p. 186-187)
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AllantversAllantvers   17 juillet 2015
- Je suis un bûcheron de haute volée, moi.
- ça ne vous a rien rapporté, dit Jim. Ils vous ont foutu à la porte quand vous avez été trop vieux.
La grosse main de Dan prit le bras de Jim, et le serra jusqu'à ce que Jim eut mal.
- J'ai eu bien des satisfactions, dit le vieux. Je grimpais à un grand arbre, et je savais que le contremaître, le propriétaire de la forêt, le président de la société n'avaient pas le cran de faire ce que je faisais. C'était MOI. Je regardais tout le monde de haut, de très haut. Tout me paraissait petit; les hommes étaient petits, mais j'étais là-haut, grandeur naturelle. J'ai eu bien des satisfactions.
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mellahmellah   31 décembre 2013
SI nous étions assez nombreux pour ronger l'os, il finirait par se briser, dit Jim.
- C'est possible, mais j'ai vécu soixante et onze ans avec des hommes et des chiens, et, le plus souvent, j’ai constaté qu'ils disputaient les os qui leur tombaient sous les dents. Je n'ai jamais vu deux chiens s'entre-aider pour briser un os, mais je les ai vu s'entre-dévorer et chacun cherchait à l'emporter.
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Agnès Desarthe lit « Nevermore » de Cécile Wajsbrot.
Lecture suivie d'un dialogue sur la re-traduction avec Élise Lépine.
Elle-même traductrice et auteur de trois re-traductions – La chambre de Jacob de Virginia Woolf, Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout, d'Alice Munro et Des souris et des hommes, de John Steinbeck (à paraître), Agnès Desarthe donnera une lecture de Nevermore, le roman de Cécile Wajsbrot qui met en scène une traductrice aux prises avec une nouvelle version de To the Lighthouse. Dans ce texte, la narratrice/personnage/traductrice remet sans cesse sur le métier le roman de Virginia Woolf qu'elle connaît par coeur et qui génère, outre un éventail de phrases et d'interprétations qui se déploient à partir de l'original dans une quête éperdue de l'exactitude, une réflexion vivante et multiforme autour de la disparition.

À l'occasion de la 6e édition du Printemps de la traduction – Les traducteurs parlent aux lecteurs.
À lire – Agnès Desarthe, Ce coeur changeant, éd. Points, réédition 2021 – 2015.
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