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Renée Vavasseur (Traducteur)Marcel Duhamel (Traducteur)
ISBN : 2070364283
Éditeur : Gallimard (22/08/1973)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 1159 notes)
Résumé :
"Dans la ville, on raconte l'histoire d'une grosse perle comment elle fut trouvée, puis perdue à nouveau ; l'histoire de Kino, le pêcheur, de sa femme Juana et de leur bébé Coyotito. Et comme l'histoire a été si souvent racontée, elle est enracinée dans la mémoire de tous. Mais, tels les vieux contes qui demeurent dans le cœur des hommes, on n'y trouve plus que le bon et le mauvais, le noir et le blanc, la grâce et le maléfice sans aucune nuance intermédiaire."
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Critiques, Analyses et Avis (116) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  26 août 2012
Ce livre est une allégorie de l'argent ou, à tout le moins, une parabole autour de la thématique de la possession matérielle. Son style est assez différent du style "ordinaire" de Steinbeck, tout comme "Tortilla Flat", il possède un style bien à lui.
Tout est symbole dans ce livre, la perle, objet tant convoité par les chercheurs de perle, tout comme l'argent, recherché par ceux qui n'en ont pas, en sont le centre.
L'histoire se passe en Californie mexicaine, presque au bout de la presqu'île. Les protagonistes sont pauvres (comme souvent chez Steinbeck) et l'un d'eux va trouver, c'est le cas de le dire, la perle rare. Je vous laisse découvrir ce qui peut arriver à des pauvres qui d'un coup de dé magique décochent la fortune... Pensez bien au double sens du mot "fortune".
Pour ceux que cela intéresse, l'histoire débute ainsi : Kino et sa femme Juana sont de rudes indiens, pauvres et travailleurs, parents d'un jeune enfant nommé Coyotito. Ce dernier se fait piquer par un scorpion et est entre la vie et la mort. Juana comprend que ses remèdes traditionnels risquent de ne pas être suffisants et convainc Kino de le présenter à la médecine des blancs.
Le richissime docteur blanc les envoie balader en voyant qu'il ne pourrait vraisemblablement pas être payé. le couple s'en retourne donc, plein d'amertume, presque résigné à perdre son enfant. Devant repartir travailler pour ne pas mourir de faim, Kino et Juana s'en vont une nouvelle fois draguer le fond du golfe et découvrent, une énorme perle, une gigantesque perle, une comme pas même ils n'auraient osé l'imaginer, encore moins la posséder.
Bien qu'ils désirent la cacher, la nouvelle se répand comme une trainée de poudre, un peu comme pour l'or de Suter (voir L'or de Blaise Cendrars).
De là, leur destin ne leur appartient plus en propre, le médecin blanc, mystérieusement, désire voir l'enfant, Kino entend rôder le soir autour de sa hutte...
Que faire quand on n'est pas de la partie pour jouer dans la catégorie de ceux dont l'argent est le métier ? C'est maintenant à vous de lire et de savourer cette belle nouvelle à caractère philosophique ou sociologique, mais souvenez-vous que tout ce que je viens d'écrire n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose.
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najnaje
  19 juillet 2013
Une vraie révélation j'ai découvert Steinbeck avec des Souris et des Hommes, je me suis dis pourquoi pas essayer La Perle et là grosse claque.
Steinbeck a l'art et la manière de dénoncer les inégalités provoqués par l'argent, l'origine sociale et le manque d'éducation. Il insiste sur le destin qui s'acharnent sur les personnages principaux malgré la trouvaille d'une perle inestimable du fait de la convoitise, de la folie, elle ne provoque que désolation. La légende de cette perle s'est répandue jusqu'en Afrique on la retrouve dans le Désert de le Clézio.
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viou1108
  15 décembre 2014
Lu dans le cadre du Challenge Nobel.
Début du 20ème siècle, quelque part en Basse Californie, Mexique. Sur une plage de la côte Pacifique, les huttes de pêcheurs s'alignent. Décor paradisiaque ? Ca aurait pu… Mais nous sommes chez Steinbeck, alors vous feriez bien de vous préparer à une histoire dramatique, au lieu de rêver soleil et cocotiers.
Kino, Indien, pêcheur, vit avec Juana et leur bébé Coyotito. Il ne possède que sa cabane et son bateau de pêche. Ils n'ont ni argent, ni instruction. Sont-ils malheureux ?
Un jour, Coyotito est piqué par un scorpion. Kino et Juana amènent le bébé à la ville, chez le docteur. Celui-ci, pour les pauvres, est aux abonnés absents.
Rentrant sa colère sous des strates séculaires d'oppression des indigènes par les Blancs, Kino retourne à la pêche, dans l'espoir de gagner un peu d'argent pour soigner son fils. Et là, miracle… Il pêche la « Perle du Monde », la plus grosse qu'on ait jamais vu sur Terre.
Kino voit là la fin de tous les problèmes de sa famille, alors que Juana pressent la catastrophe. Et en effet, après un bref moment d'euphorie, la Perle a tôt fait d'attiser la convoitise des voisins, de l'Acheteur de perles, et du docteur, qui soudain se souvient de son petit patient piqué par un scorpion. Et d'attiser aussi la paranoïa de Kino, qui craint les voleurs, et qui, de brave type, se muera peu à peu en fauve prêt à tout pour défendre son bien. Il avait soif d'argent, il avait trouvé le moyen d'être l'homme le plus riche de la région, et il va tout perdre.
Entre conte philosophique et tragédie classique, cette fable sur la richesse matérielle montre que si l'argent fait le bonheur des riches, il brise celui des pauvres. Les riches ont et auront toujours le pouvoir, et les pauvres resteront écrasés par leur destinée implacable d'esclaves. Chacun doit rester à sa place : « aspirer à un destin autre que celui pour lequel on semble avoir été créé, est-ce le péché ? La résignation vaut-elle mieux que la révolte ? » (introduction à l'édition Folio). Cette fable, cruelle, ne fait guère dans la nuance : il y a le Bien et le Mal, et peu de choses entre les deux. Mais c'est un petit bijou, noir, de poésie et de finesse psychologique, dans un style limpide. Comme pour «  Des souris et des hommes », je reste sans voix devant ce talent pur : dire tant de choses en si peu de mots, susciter tant de réflexions avec des histoires si simples, marquer si profondément les esprits avec quelques lignes, avoir une telle force d'évocation avec tant de pudeur et de douceur dans les phrases… Permettez-moi cet auto-plagiat : qui donc pourra m'expliquer ce mystère qui transcende des mots anodins et des faits divers en prodige littéraire intense et bouleversant ?
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palamede
  20 mai 2016
Pauvre Kino !
Il a rêvé d'un avenir meilleur,
que son fils irait à l'école,
qu'il serait « celui qui pourrait lui dire la vérité des choses. »
Mais quand Kino l'indien pêche la plus grosse perle du monde, « aussi grosse qu'un oeuf de mouette »,
il connait la peur, la cupidité et le crime qui le contraint, pour échapper à la justice,
à fuir dans le désert avec Coyotito et sa jeune mère.
Ce qu'il advint ensuite de Kino et de sa famille, il est vraiment triste d'y penser.
C'est ce qui arrive aux pauvres pêcheurs, que les puissants transforment en tueurs, pour avoir voulu changer l'ordre du monde.
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le_Bison
  21 octobre 2014
J'ouvre le frigo. Plus une seule bière au frais. La vodka même pas au congélo. Et même plus une goutte de bourbon dans la bouteille. La dèche ! La pauvreté. Ô Misère, misèReeeee. Autant vivre dans une hutte en branches sous le soleil de Mexico. Ô Mexico, mexIcooooooo !. Au milieu de simples pécheurs. Seigneur, priez pour mon âme et pour ma soif. Je retrouve Kino, et sa ravissante femme Juana, des seins qui pendent et des hanches solides. Kino mon nouvel grand ami depuis toujours. Depuis surtout que la rumeur fit de lui un autre homme, du genre extrêmement riche. le genre de richesse qui peut acheter un costume, amener le respect et posséder le pouvoir.
Ce bruit a accouru jusqu'à mon oreille à demi-endormie si bien que j'ai quitté le caniveau dans lequel je m'étais affalé et la raison certaine pour laquelle ma bouteille de bourbon était désespérément vide. Traverser les montagnes, le désert de cactus, la mer.
Mon histoire commence par un scorpion qui danse au-dessus du berceau du petit Coyotito. Un instant trop tard, le nez plongé dans le verre de pulque, et Kino qui n'eut point ce temps nécessaire pour tuer le scorpion avant que son aiguillon ne vienne se planter dans le cou du bébé. Aspirer le venin, le prendre dans son châle et l'amener en ville, là où les routes bétonnées ne sont plus des chemins de terre, là où les maisons ne sont plus faites de bois mais de pierres. Un médecin, renommé et puissant. Mais quel salaire a à proposer ce pauvre Kino pour soigner son enfant. Nada. Pas de sou, pas de médecin, ce dernier préférant fumer son havane venue de l'île voisine, plutôt que prendre en considération la vie des pauvres.
Kino plonge, pour ramasser des perles, prendre sa respiration et descendre au fond pour quelques perles enfermées dans leurs huitres. Une faille dans un rocher, et là une vieille huitre. Elle a du vécu, en a certainement vu des flux et des reflux de marée, des vagues venues s'affaler contre ce rocher. Mais Kino sait que ce sont dans les vieilles huitres que l'on fait les meilleures perles. Il retient sa respiration et détache la plus grosse perle jamais vu au monde. La perle des Dieux, même. Aussi grosse que… Pas de comparaison possible, je t'ai déjà dit que c'était du jamais-vu !
Kino est riche, extrêmement riche, l'homme le plus riche du monde. du moins le croit-il ! Les autres aussi d'ailleurs le croient. Mais cette perle ne fera pas de lui un homme heureux. Comme quoi la richesse ne semble pas tout faire dans la vie d'un homme. Encore moins une perle. Surtout si celle-ci te semble maudite. Ce roman de John Steinbeck – je me souviens avoir lu il y a si longtemps « des souris et des hommes », un temps où je ne buvais pas encore, c'est dire ! – est une parabole de la vie. C'est écrit en préambule, mais par cette histoire, il montre comment la richesse peut transformer la vie d'un homme, l'homme même. Et il n'est pas plus riche que celui qui reçoit des Dieux, une perle empoisonnée. Mieux vaut encore la piqure du scorpion… ô misère, misère.
« La Perle », un scorpion dans mon verre de pulque (pourquoi pas, y'en a bien qui mettent un ver dans une bouteille de mezcal !).
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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Citations et extraits (76) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   28 décembre 2014
Kino s’accroupit près du feu, roula une galette chaude et la mangea après l’avoir plongée dans la sauce. Puis il but un peu de pulque. C’était là tout son déjeuner, le seul déjeuner qu’il eût jamais connu, en dehors des jours de fête et d’une mémorable orgie de gâteaux dont il avait failli éclater. Lorsque Kino eut terminé, Juana s’approcha à son tour du foyer et mangea. Ils ne s’étaient parlé qu’une seule fois, mais à quoi bon parler si c’est seulement par habitude. Kino poussa un soupir de bien-être, et cela aussi était une conversation.
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le_Bisonle_Bison   03 octobre 2014
Il avait dit : « Je suis un homme » et cela signifiait beaucoup de choses pour Juana. Cela signifiait qu’il était à moitié fou et à moitié dieu. Cela signifiait que Kino se lancerait de toute sa force contre une montagne, précipiterait toute sa force contre la mer. Dans son âme de femme, Juana savait que la montagne resterait immuable tandis que l’homme se briserait ; que les marées se poursuivraient tandis que l’homme se noierait. Et cependant, c’est tout cela qui faisait de lui un homme, demi-fou, demi-dieu, et Juana avait besoin d’un homme ; elle ne pourrait pas vivre sans un homme.
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fredhofredho   09 décembre 2015
C’est merveilleux de voir combien une petite ville est consciente. Si un homme, une femme, un enfant ou un bébé agit et se conduit selon les règles établies, n’enfreint aucune loi, ne diffère de personne, ne risque aucune tentative, ne tombe pas malade et ne vient troubler en rien le confort, la paix morale ou le cours tranquille des jours de la ville, alors cet élément peut disparaître sans qu’on se soucie jamais de lui. Mais qu’un être sorte de la norme des pensées ou des habitudes rituelles, et aussitôt les nerfs de tous les citadins vibrent, un courant s’établit le long des fibres nerveuses de la ville. Et chacune des unités communique avec l’ensemble.
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Nastasia-BNastasia-B   20 mars 2012
Et Kino, levant le bras très haut, lança la perle de toute sa force. Kino et Juana la regardèrent décrire sa trajectoire clignotante et étincelante dans le soleil couchant. [...] Et la perle descendit vers le fond, dans l'eau verte et douce. [...] Elle se posa sur un fond sablonneux, parmi les herbes sous-marines aux aspects de fougères. [...] Un crabe qui traînait au fond fit lever un petit nuage de sable ; quand il se fut dissipé, la perle avait disparu.
Et la musique de la perle s'estompa, ne fut plus qu'un murmure et se tut à jamais.
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viou1108viou1108   18 novembre 2014
Car on dit que l'homme n'est jamais satisfait; qu'une chose lui soit offerte, et il en souhaite une seconde. Cela est dit dans un sens de dénigrement et c'est cependant là une des plus grandes qualités de la race humaine, celle qui la rend supérieure aux animaux, lesquels se contentent de ce qu'ils ont.
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Vidéo de John Steinbeck
Des souris et des hommes
A partir du 18 avril 2017 NOMINATION 2015 – MEILLEUR SPECTACLE THEATRE PRIVÉ
L'histoire d'une amitié inconditionnelle entre George, petit vif et réfléchi et Lennie, l’infantile colosse aux mains dévastatrices. Dans l'Amérique rurale des années 30, les deux amis parcourent la Californie à la recherche de travail dans les ranchs. Ils entretiennent un même rêve : acquérir le pécule qui leur permettra d’acheter une petite ferme, synonyme de liberté et de paix. www.michodiere.com
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