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Critiques sur Les Raisins de la colère (260)
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lyoko
  22 août 2014
Il n'est pas très aisé de donner son avis sur un tel livre. Tout d'abord parce que beaucoup l'ont déjà fait avec brio, ensuite parce que ce livre est un véritable recueil de sentiments.
Je pense que tout grand lecteur à un grand pouvoir d'empathie et quand on lit ce livre on devient une véritable éponge.

La perte de tous ses biens est un véritable drame... Les banquiers qui n'ont pas une once d'humanité et ne voient que les espèces sonnantes et trébuchantes exproprient les fermiers afin de récupérer leurs dus. Ces derniers ne peuvent prendre que le strict nécessaire.. leur ancienne vie, leurs souvenirs, une grande partie d'eux même doit être abandonné. Mais l'espoir est là, il est grand, il est beau , il est fort.. il se nomme Californie. Mais malheureusement, ce n'est qu'illusion... On parle souvent de rêve américain. ici on en est loin, très loin

Enfin, il n'y a qu'un moyen de comprendre et de ressentir ce que l'exploitation humaine peut être c'est de lire ce livre !!
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Arakasi
  14 janvier 2014
Première moitié du XXe siècle : les Etats-Unis ploient sous le joug de la Grande Dépression. Partout sur le territoire, des ouvriers et artisans se retrouvent sans travail, des fermiers sont chassés de leurs terres par la pression impitoyable des banques et voient leurs maisons et leurs champs réduits en ruines par les tracteurs de leurs créanciers. Les Joad, une petite famille de paysans de l'Oklahoma, sont frappés de plein fouet par la crise. Chassés du jour au lendemain de chez eux, ils affrontent un choix difficile : rester en Oklahoma et crever sur place ou quitter les seuls terres qu'ils aient jamais connues pour chercher un hypothétique travail ailleurs.

Mais où trouver encore du travail dans un pays ravagé par le chômage ? En Californie, pardi ! La Californie, cette terre promise où les arbres ploient sous le poids des fruits à cueillir, où les champs de coton recouvrent le sol sur des centaines de kilomètres et où affluent maintenant des milliers d'affamés prêts à tout pour remplir leurs ventres et celui de leurs progénitures. Qu'y trouveront-ils ? Richesse ? Abondance ? Ou plus probablement une misère encore plus noire que dans leurs états d'origine, misère encore rehaussée par le cynisme des grands propriétaires et les violences d'une police sans scrupules. Et la longue errance des Joad commence, les hommes souffrent, les femmes s'humilient, les enfants ont faim et « dans l'âme des gens, les raisins de la colère se gonflent et mûrissent, annonçant les vendanges prochaines. »

Désespérant… C'est le premier mot qui vient à l'esprit en lisant « Les raisins de la colère ». Se plonger dans le chef d'oeuvre de John Steinbeck équivaut à s'engouffrer dans un tunnel sans fin, une voie de cauchemar où toutes les portes vous sont claquées au nez , où toutes les issues vous sont fermées les unes après les autres. Que faire, comment vivre, comment survivre quand le courage, la volonté, la persévérance et même la solidarité ne suffisent plus ? Sans pathos, mais avec une compassion infinie, Steinbeck s'entend à merveille à retranscrire les sentiments partagés par les Joad et leurs malheureux semblables : chagrin de la perte, douleur de l'échec, incompréhension, culpabilité, espérance suivie de l'inévitable désappointement avant que ne surgissent enfin l'indignation et la révolte face à une injustice trop démesurée pour être totalement appréhendée. Des sentiments fichtrement contagieux, il faut bien l'avouer, de ceux qui donnent envie de grincer des dents de fureur et de dresser des barricades !

Sublime plaidoyer pour tous les déracinés des temps passés, présents et à venir, roman social d'une rare crudité et critique passionnés du capitalisme sauvage, « Les raisins de la colère » est sans conteste une oeuvre inoubliable. Et effroyablement émouvante, qui plus est… Les toutes dernières pages vous serrent la gorge comme un étau. À pleurer. Vraiment.
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Crazynath
  27 janvier 2018
Même avant d'entamer la lecture des raisins de la colère de John Steinbeck, je savais que j'allais plonger dans la catégorie très select de ce que l'on pourrait intituler « Attention, chef-d'oeuvre ! » Après tout, j'avais déjà lu plusieurs livres du grand John et je me réjouissais à l'avance de cette lecture.
Et c'est effectivement ce qui s'est produit. J'ai profité du fait d'avoir quelques jours de congés pour ce livre, me connaissant assez pour savoir qu'il me faudrait du temps pour pouvoir le dévorer. En réalité, je l'ai surtout savouré. En effet, un tel livre ne se lit pas à l'arrache, car chaque page est un petit bijou.
Je ne peux qu'être admirative et bluffée devant le talent de Steinbeck pour la qualité de son histoire.
A la période de la Grande Dépression, des milliers de fermiers vont essayer de chercher une vie meilleure dans l'ouest, en Californie…C'est une famille en particulier que nous allons suivre, celle des Joad. Comme d'autres métayers expulsés de leurs terres d'Oklahoma, ils vont se lancer sans grand-chose à part leur courage et leurs valeurs en direction de l'Ouest. Si l'on veut avoir un aperçu de ce qu'était leur situation, les photos de Dorothea Lange sont un excellent témoignage et renforcent encore le texte de Steinbeck.
Je ne rentrerais pas dans un résumé de l'histoire, ni dans une analyse. D'autres Babeliotes l'ont déjà très bien fait et la lecture de leurs critiques ne fait que me confirmer la richesse de ce livre absolument grandiose.
Cette histoire reste cependant d'actualité, car après tout, on assiste encore et toujours à une inégalité des richesses un peu partout dans le monde.
Je rajouterais cependant que ce qui ressort le plus dans cette histoire selon moi, c'est cette solidarité présente chez ces personnes qui n'ont plus rien, mais qui trouveront encore le moyen de donner et de partager quand ils rencontrent plus démunis qu'eux-mêmes. Evidemment, résumer l'histoire à ce seul concept serait une erreur….Il faut lire le livre pour pouvoir en apprécier toute la richesse…
MAGNIFIQUE !!


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belette2911
  07 octobre 2013
Un roman qui, malgré ses quelques longueurs, m'a pris aux tripes... Un roman porteur d'un message sur le capitalisme qui, non content d'exploiter l'homme, fait en sorte que toutes les richesses ne soient détenue que par quelques mains (la racaille en col blanc).

L'industrialisation a beau être pointée du doigt dans ce roman (les tracteurs), ce n'est pas elle qui est citée à comparaître sur le banc des accusés : la machine n'est pas responsable du mal qu'elle fait.

Non, mais l'auteur dénonce la mauvaise utilisation et le fait que les banquiers - eux, une fois de plus - aient entraînés les plus pauvres à payer leurs erreurs (♫ non, non, rien n'a changé ♪).

Oklahoma, fin des années 20... 1929 pour être plus précise. Les cultures ont été anéanties par le Dust Bowl (tempête de sable) et les agriculteurs qui avaient emprunté de l'argent aux banques après une récolte merdique, se retrouvent à ne plus savoir honorer leurs dettes puisque aucune de leurs récoltes ne fut vraiment bonne.

Et que font les banquiers lorsque vous ne savez pas payer vos dettes ? Ils vous saisissent vos biens, vos terres et vous saisissent à la gorge. Ils ont expulsé les fermiers sans aucun état d'âme (et nous savons que cela continue de nos jours)...

Le passage où les tracteurs charruent les terres des pauvres gens, massacrant au passage leurs maisons de bois est émouvant. C'est toute leur vie qu'on met à bas, leurs terres que l'on massacre, leurs terres que l'on va épuiser en plantant du coton.

À non, c'est vrai, ce ne sont plus leurs terres, ce sont celles de la banque, de la société, de on-ne-sait-pas-trop-qui, mais le responsable n'est pas "humain" en tout cas. Il est bien plus facile de dire que c'est la Société Machin.

Chassés de chez eux, ils penseront comme tous les immigrants que leur situation s'arrangera ailleurs - en Californie, ici - puisque des feuillets leur promettent monts et merveilles, notamment du travail à foison. Ces pauvres gens pensent que, là-bas, ils auront à manger et gagneront assez d'argent pour vivre. Pauvres fous... (pas en tant qu'insulte, mais en tant que visionnaire de leur futures emmerdes).

La famille Joad, c'est elle que nous allons suivre sur leur chemin d'exil depuis l'Oklahoma jusqu'en Californie, sur la mythique route 66 qui ne sera pas une partie de plaisir, mais s'apparentera plus à une descente aux Enfers.

De fait, nous n'avons jamais vu d'immigrants voyager en Rolls. Ici, ce sera un vieux "camion". de nos jours, ce sont des containers, des embarcations de fortune...

Mais comme Moïse, la terre promise, certains ne la verront jamais, et les autres, ils ne feront que l'avoir rêvée parce qu'on leur a vendu de belles images. Non content de les spolier de leurs terres, on les spolie de leurs rêves d'avoir une vie meilleure.

Ce livre comporte des passages assez long et j'ai parfois eu dur de continuer le voyage, mais comme les Joad, je me suis accrochée afin de lire ce chef-d'oeuvre de Steinbeck, ce pamphlet qui n'épargne pas les banques et qui nous raconte ce que fut la grande dépression de 1929 au travers du voyage d'une famille.

Il vous prend aux tripes parce que vous vous retrouvez à abandonner ce que fut votre vie, vos affaires, vos amis, vous voyagez sur une route qui a tout du fleuve Styx (celui des Enfers), parce que vous vous retrouvez dans des camps de fortune dressés sur les bords des routes, parce que les promesses de travail vantées par les put**** de prospectus ne sont pas tenues, entrainant les familles déjà démunies à crever de faim parce que sans emploi et sans nourriture.

Et tout retour en arrière est impossible, c'est marche en avant ou crève en faisant marche arrière.

La famille Joad, qui ne sera pas au bout de ses peines, va devoir se disloquer, elle crèvera de faim aussi, subira comme d'autres l'injustice et l'exploitation, elle devra faire face à des conditions de survie inhumaines, elle connaîtra le rejet, la discrimination, la mort, la prison,..

Comme le dit la devise de mon pays, "L'Union Fait La Force" et c'est uni que tout ces opprimés arriveront à s'en sortir. La solidarité étant souvent très forte entre eux (dans le livre).

Autre paradoxe soulevé par le récit et qui me fait penser à ce que nous vivons toujours : les habitants de Californie ne veulent pas les immigrés mais ils en ont besoin pour le travail... "Travaille et puis casse-toi, pauv'con".

Bref, un livre à lire, les personnages sont attachants, ce qui est écrit est une partie de l'histoire, malgré quelques longueurs, ça vaut la peine de l'ouvrir, de plus, le style d'écriture est implacable. Dire que depuis, rien n'a changé.

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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dedanso
  05 décembre 2015
La critique de ce roman atypique n'est pas aisée tant il recèle de trésors à conter.

On ne peut parler des Raisins de la Colère sans commencer par mettre en avant son caractère social, sa critique du capitalisme et de l'industrialisation à grande échelle qui jette dans les fossés tous les "petits" travailleurs, armés simplement de leurs bras et de leur courage. Rien n'est écrit noir sur blanc, tout est évoqué, de manière très sincère, simple et franche, à travers la vie de la famille Joad.

Les personnages sont on ne peut plus attachants. Pas à cause d'un quelconque sentiment de pitié (car la pitié n'a pas vraiment sa place ici, les Joad ne le permettraient pas), mais grâce à tout ce qui ressort d'eux tout au long du roman : amour familial, courage, optimisme, simplicité, fraternité... Leurs caractères sont très réalistes. Pour ma part, je voue une dévotion sans faille à Man et Tom, les deux piliers familiaux.

Les Raisins de la Colère, c'est aussi une ode à la nature et à la vie qu'elle renferme. Cela pourrait en rebuter plus d'un mais, en ce qui me concerne, j'ai adoré les chapitres entiers dédiés à la nature, faune ou flore. Il ne s'agit pas de descriptions car la nature est belle et bien vivante sous la plume de John Steinbeck : elle est statique lorsque la poussière s'incruste partout et que les hommes attendent impatiemment la fin de la tempête de sable, elle est en mouvement lorsque l'on suit la traversée de la tortue ou la pousse des fruits en Californie. Dans tous les cas, elle agit directement sur le coeur des hommes, sur leur travail, sur leur vie. La nature est un personnage à part entière, elle vit et se décompose comme tout un chacun (quel passage époustouflant que celui de la Grande Californie en décomposition !).

J'ai également apprécié la sonorité des discours directs, le langage des pauvres qui est à leur image : misérable en un sens, mais tellement humain, simple qu'il en devient riche.

J'ai apprécié également le découpage des chapitres qui fait que la vie des Joad est toujours ramenée à une perspective plus générale, celle des émigrés. Et, grand Dieu, c'est saisissant de voir que rien n'a changé aujourd'hui ! Il suffirait de changer de cadre géographique et ce roman nous semblerait tout à fait moderne. C'en est triste...

Vous l'aurez compris, cette lecture, difficile car il me fallait être vraiment au calme pour en savourer les mots et la portée sociale, est un vrai coup de coeur. Une lecture forte, belle, intemporelle.
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Luniver
  25 septembre 2013
Une tempête de sable, c'est tout ce qu'il faut pour chasser une famille des terres qu'elle cultive depuis des lustres : récolte inexistante, incapacité de régler ses dettes, saisie des terres. Ajoutons à cela l'apparition des tracteurs, qui permet à un homme de faire le travail de cent auparavant, et c'est toute une population qui se retrouve sur les routes. Où se tourner ? Vers la Californie, pays merveilleux, au climat doux, couvert d'orangers, et qui a bien besoin de travailleurs. Alors, certes, des travailleurs, les migrants en croisent en sens inverse, leur prophétisant mille maux, mais il y a toujours eu des fainéants incapables de retrousser leurs manches quand il le faut.

Malheureusement, ce n'est pas la richesse qui les attend, mais la misère, les camps montés à la va-vite, le mépris et la peur des habitants de la région qui ne voient pas d'un très bon oeil l'arrivée de ces hordes de vagabonds, prêts à travailler pour une bouchée de pain.

Les raisins de la colère est un livre souvent dur, au ton toujours juste, qui raconte les espoirs et les désillusions que vivent tous les émigrés du monde.
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Nellouille
  31 mai 2016
Une énorme CLAQUE !

S'il y a une chose à laquelle je ne m'attendais pas en ouvrant les Raisins de la Colère, c'est ça !
Au détour d'un défi littéraire, je me suis penchée sur ce monstre de la littérature américaine et j'ai découvert une écriture fine mais très crue pour décrire les horreurs de cette période noire de l'histoire des Etats-Unis.
Des personnages attachants, au point que l'angoisse nous prenne par rapport au destin de cette famille. Plus les pages défilent, plus on souhaitent qu'ils s'en sortent malgré les réserves qui s'amenuisent !

Steinbeck réussit à mêler un langage cru avec la plus grande nudité de l'être humain dépossédé de tout.

Un chef-d'oeuvre !
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Oliphant
  19 juin 2013
Parfois, il y a des livres qui, après avoir été lu, donnent une impression que toutes les autres lectures ne seront jamais à la hauteur de celui-ci. C'est un peu le cas avec Les Raisins de la Colère. Un véritable chef-d'oeuvre qui nous plonge en plein dans la crise économique des années 30, aux Etats-Unis.

Steinbeck nous inclut totalement au coeur de ces familles qui fuient des régions désertées pour trouver le travail qui les sauvera tous, les terres qui nourriront leurs familles entières et qui leur permettront de vivre du fruit de leur labeur.
L'histoire de ces familles, ça prend aux tripes. On a envie de voir leurs espoirs se réaliser, de les voir s'en sortir.

J'ai beaucoup aimé les descriptions sur le long trajet qui va mener cette famille en Californie, leur lente avancée sous un soleil de plomb, sur un sable brûlant les pieds nus des enfants.
Et puis malgré la dureté de cette vie sur les routes, l'irréalité de la situation qui les contraint à quitter la terre sur laquelle ils ont travaillé durant des années, sur laquelle ils ont vu leurs propres parents transpirés à grosses gouttes, leur unité de famille reste intacte. Ils restent soudés malgré cette situation précaire. Avant tout et par-dessus tout, il faut garder cet esprit de famille et arriver tous ensemble sur la parcelle de champ qu'ils se sont imaginés dans leurs têtes.

Un récit passionnant, presque aussi violent que les vents secs qui secouent la famille Joad. Un livre qui reste ancré dans les esprits bien après avoir lu la dernière page.
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mellah
  14 mars 2013
Quel plaisir de relire Steinbeck ! je ne sais pas si je peux me montrer objectif vis a vis de l'un de mes préférés ?
une critique bien fondée , bien illustrée du capitalisme sauvage , inhumain , voire esclavagiste , notamment durant les crises , et quelle crise ! le krach de 1929 ,la ou le petit citoyen frileux et pauvre se voyait livrer a lui même, a la providence, délaissé par L'ÉTAT .
les Joad, une famille de métayers était forcée de quitter leur terre à cause de la sécheresse et de l'endettement au profil de la BANQUE . les Joad se mettaient en route vers la Californie dans l'espoir des jours meilleurs .
les Joad est un échantillon des familles qui ont souffert dans les états unis et a travers le monde de l'arrogance d'un système conçu pour le bien-être d'une petite minorité égoïste de( banquiers , fermiers et industriels) qui fait le jour et la nuit en manipulant tout pour son compte .
l'auteur défend les droits fondamentales des travailleurs et des familles comme; l'éducation (l'école), le salaire décent ,le respect des heures de travail .le droit de grève ,le syndicat , le repos ....ce qui lui avait coûté l'étiquette du communisme bien qu'il ait été un libéral de gauche , toutefois l'auteur avait bien précisé :
« Si vous pouviez savoir que PAINE , MARX , JEFFERSON, LÉNINE furent des effets , non des causes , vous pourriez survivre .Mais cela ,vous ne pouvez pas le savoir .Car le fait de posséder vous congèle pour toujours en « JE » et vous sépare toujours du « Nous ». Avant lui, tolstoï s'est vu attribuer l'étiquette du nihilisme a cause de ces positions favorables a l'émancipation de la paysannerie.
D'autres thèmes ont été si génialement abordé dans le roman entre autres:
la religion et l'athéisme (Jim Casy), le péché (John Joad), la superstition (Rosasharn) . l'amour de la famille et de la terre(MAN) , la bravoure( Tom Joad), la passion(AL) , l'espoir .le dévouement .la lâcheté( Connie Rivers )...
Je crois que l'élément essentiel parmi ces derniers est l'intégrité de la famille qui doit résister a toutes les épreuves. Dans la famille Joad cette tâche a été merveilleusement assumée par MAN qui représente le cerveau et l'équilibre de la famille et TOM en deuxième position.




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mfrance
  13 avril 2016
Disons les choses comme elles sont, ce livre est un des chefs d'oeuvre de la littérature mondiale. Il est de ces fleurons intemporels qui font prendre conscience à leur lecteur de la nécessité vitale de la littérature, pour comprendre la vie dans sa splendeur, sa richesse, son impitoyable dureté, son infinie diversité ... et parfois sa clémence.

La famille Joad ? qu'elle vive au vingtième siècle et subisse le poids écrasant de la grande dépression économique des année trente, elle n'en est pas moins pour autant l'emblème de la misère humaine, en tout temps, en tout lieu ! ainsi que le symbole de l'espoir que tout homme garde chevillé au corps et qui lui permet de se projeter sans cesse vers un avenir, espéré meilleur !
Jetée sur les routes par la perte de ses terres, la famille Joad fuit son Oklahoma natal par la route 66 en direction de l'Eldorado, la Californie, terre promise où poussent les oranges et le raisin de la prospérité, où les attend, selon les prospectus publicitaires qu'ils ont reçus, une petite maison blanche au milieu d'un jardin fleuri ! Man, Tom et tous les autres membres de la famille rêvent de l'avenir doré qui est là, au bout de la route ...

Monsieur Steinbeck, en grand humaniste, a su, à travers ses personnages atteindre l'universel en dépeignant une réalité sociale, une vérité humaine d'une telle profondeur, d'une telle justesse que l'on reste confondu devant la pertinence et l'intelligence de son analyse.
Quant au style ? eh bien tout simplement une merveille ! qu'il s'exprime dans le langage de ces gens chassés de leurs terres par la misère, ou qu'il explique dans de grandes envolées lyriques la condition de ces familles jetées sur les routes, suite aux chambardements initiés par la crise de 1929 et les raisons de leur détresse, il se montre constamment juste et bouleversant !
A lire et relire pour comprendre la marche du monde !
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