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Critiques sur Les Raisins de la colère (260)
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fredho
  03 mai 2013
La famine dévore les visages et les corps des plus pauvres, et la misère peut rendre fou, et pourtant c'est dans le besoin que les plus miséreux viennent en aide aux autres, car eux seuls connaissent la souffrance du manque.

Oklahoma pendant la grande dépression de 1929, la famille Joad est expulsée de leur propre terre par les représentants des banques, pour ne pas avoir honoré leurs dettes. Ils viennent se réfugier chez l'oncle John et décident ensemble de rejoindre La Californie pour y trouver du travail.
Pendant ce temps, Tom, un des fils Joad, rentre à la ferme familiale après avoir passé 4 ans en prison pour meurtre. Il est accompagné de l'ancien pasteur Casy qu'il a rencontré sur le chemin du retour. Les deux hommes découvrent la ferme abandonnée ainsi que d'autres fermes, mais un métayer Muley, résigné à rester sur ses terres, les informe de la situation. Ils retrouvent donc toute la famille chez l'oncle John et constate que cette dernière est sur le départ. Bien qu'il soit en liberté conditionnelle, Tom décide alors de les accompagner ainsi que le pasteur.
Le clan familial a fait l'acquisition d'un camion d'occasion et a bradé quelques effets de la ferme pour constituer un petit pécule. La famille abandonne donc avec nostalgie leur souvenir pour laisser derrière elle leur passé volé.
Ainsi va débuter le voyage sur la route 66 qui mène vers l'Ouest.

Sur les grandes routes les gens errent comme des fourmis à la recherche de travail, c'est l'exode vers la Californie, vers un avenir peu certain... de plus la route est longue et difficile.
De nombreuses familles émigrantes ainsi que les Joad vont connaître la promiscuité des camps de fortune dressés sur les bords des routes. Les promesses de travail diffusées par des prospectus ne sont pas tenues par conséquent beaucoup de familles se voient démunies, sans emploi ni nourriture.
Mais la misère crée des liens, et toutes ces familles ne formeront qu'une seule famille qui n'a qu'un rêve en commun celui de gagner de l'argent en Californie...

Pendant ce long périple, la famille Joad va se disloquer mais connaître aussi la faim, l'injustice, l'exploitation, les conditions de survie épouvantables, le rejet et la discrimination.
Mais Man « La citadelle de la famille » la matriarche, généreuse et solide, pleine d'amour et de souffrance à la fois, va tenter de préserver sa famille unie.

Dans ce roman, Steinbeck ne condamne pas le progrès de l'industrialisation mais dénonce un mauvais système d'utilisation. Il accuse avec beaucoup de courage la puissance des capitalistes et des droits qu'ils s'octroient pour affamer le peuple, expulser les fermiers sans aucun scrupule ou exploiter les ouvriers...
Steinbeck dénonce bien sur la misère, la maltraitance, la discrimination et l'injustice mais ne valorise pas pour autant le petit fermier qui a utilisé ses armes pour chasser les Indiens de leur propre terre. Néanmoins il aborde avec beaucoup de sensibilité la solidarité entre les plus pauvres, ces familles regroupées qui forment à eux une société harmonieuse en créant leurs propres règles - « l'union fait la force » -.

La misère que dépeint Steinbeck dans les « Les raisins de la colère » m'a rappelé celle de « Voyage au bout de la nuit » de Céline, deux chef-d'oeuvres qui témoignent à coeur ouvert de la souffrance de l'individu. Deux livres engagés qui marquent à jamais les mémoires.
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Phoenicia
  09 juillet 2018
Quel magnifique roman! On m'en avait vanté les mérites et je n'ai pas été déçue. Steinbeck nous emmène dans une Amérique loin du rêve américain. En plein coeur des Dirty Thirties, avec comme point de départ le Dust Bowl, on suit le destin d'une famille, les Joad. On s'attache à chacun de ces personnages. Dans un souci de réalisme, l'auteur nous montre leur situation de plus en plus désespérée. Dès qu'un petit rayon de Soleil apparaît dans les chapitres, on sent que la catastrophe suivante est imminente : expropriés de leur terre, travailler pour un salaire de plus en plus bas, tempête, sentiment xénophobe vis-à-vis des "Okies", tout est exploité et bien expliqué. Comme si cela ne suffisait pas, régulièrement, un membre de la famille part, mort ou désertion. Et dans cette misère criante, toujours cette même solidarité entre les émigrants qui nous bouleverse toujours plus.
Petit bémol, l'intensité du roman se ressent mais le nombre de pages également. Il m'a fallu une quinzaine pour en venir à bout.
Et que dire de cette fin ouverte? J'avoue préférer une fin tranchée.
Côté petit plus, j'ai bizarrement encore plus apprécié le travail de Steinbeck dans ses chapitres "interlude" où l'auteur se décentre de la famille Joad pour mettre en perspective.
Je termine en remerciant Fuyating de m'avoir pioché ce livre dans le cadre de Pioche dans ma PAL juillet 2018.

Pioche dans ma Juillet 2018.
Challenge pavés 2018.
Challenge BBC.
Challenge USA.
Challenge Multi-défis 2018.
Challenge le tour du Scrabble en 80 jours.
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nath45
  24 avril 2018
Il y longtemps que je n'ai pas pris une claque comme celle-ci à la lecture d'un GRAND roman, je peux l'écrire un chef d'oeuvre, je l'emporte avec moi sur une île déserte et pas que !!!!!
Je ne vais pas faire l'analyse de ce roman maints fois critiqués, c'est remarquablement écrit, on vit les épreuves avec la famille Joad, on ne peut pas lâcher le livre, c'est un roman dur, cruel mais d'une grande justesse et de sensibilité.
Steinbeck n'a pas eu peur de s'engager par écrit en faveur des plus pauvres, ceux que les banques ont mis sur le chemin de l'exode, des petits fermiers expulsés de chez eux pour une mono agriculture de masse, dévastatrice, il dénonce déjà l'emploi des pesticides...
Steinbeck sait aussi nous conter de très belles pages sur la nature, faire ressentir le meilleur comme le pire chez l'homme. Un roman qui prend aux tripes écrit en 1939 et qui en 2018 fait malheureusement encore écho. À lire, relire.
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gill
  14 juillet 2012
Tom Joad sort de prison et sur le chemin qui le ramène chez lui, il rencontre Jim Casy, un ancien prédicateur qui l'a connu enfant.
Il retrouve sa famille chez son oncle.
Chassés de la ferme familiale par les usuriers ils partent tous dans un vieux camion vers la Californie, là où le travail leur assurera une existence décente. Mais tout au long de la route la famille se désagrège et la misère s'acharne.
A leur arrivée en Californie la désillusion est cruelle...
Paru en 1939 ce grand roman décrit le sort des pauvres gens, jetés sur la route par la misère et l'exploitation de ceux-ci par des exploitants sans scrupules. C'est un livre sombre, noir qui valut à Steinbeck le prix pulitzer en 1940 et qui pesa sûrement lourd dans la décision de lui attribuer le prix Nobel de littérature en 1962 pour l'ensemble de son oeuvre.
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Franckync
  17 août 2018
Titre : Les raisins de la colère
Auteur : John Steinbeck
Editeur : Gallimard
Année : 1939
Résumé : 1930 Oklahoma. Tom Joad est sur la route. Récemment libéré de prison pour un homicide involontaire, le jeune homme rejoint les siens alors que la grande dépression fait rage dans le pays. Une mauvaise surprise l'attend, les siens sont expulsés de la ferme familiale et s'apprête à tenter leur chance en Californie. Bientôt tous les Joad sont jetés sur les routes à la recherche d'une vie meilleure. Mais le chemin est rude et le travail rare, ceux qu'on surnomme maintenant les Okies vont devoir affronter maints périls pour survivre et éviter la dislocation de la famille.
Mon humble avis : Tout à été dit sur ce roman de l'illustre John Steinbeck. Lauréat du prix Nobel, prix Pulitzer, considéré comme son chef d'oeuvre, brillamment adapté au cinéma par John Ford, les raisins de la colère font partie de ces classiques qu'il faut avoir lu. C'est chose faite aujourd'hui pour votre humble serviteur et plutôt que d'essayer de vous expliquer mon ressenti en fermant les dernières pages de ce pavé – ce qui a déjà fait par d'autres mille fois plus talentueux que moi-même – je vais simplement vous expliquer pourquoi ce texte est sublime.
Parce que l'écriture n'a pas pris une ride : le style est simple, abordable et brillantissime, les descriptions belles à couper le souffle.
Parce que les thèmes abordés sont universels et les personnages attachants. Parce que les dialogues sont pertinents, parce qu'il est quasiment impossible de ne pas ressentir une immense compassion pour ces damnés de la terre expulsés de leurs terres.
Parce que c'est d'une modernité absolue. La critique du capitalisme sauvage est superbe et les chapitres où l'auteur décrit la situation économique du pays sont encore une fois brillantissimes.
Parce que Man, le personnage de la mère de famille est l'un des plus beaux portraits de femme jamais écrit. Cette femme qui prend le pouvoir, celle qui ne renonce jamais et garantie l'unité de la famille fera désormais partie de mon panthéon personnel des personnages littéraires inoubliables.
Parce qu'à l'égal de Man le personnage de Tom Joad est fort, puissant et terriblement humain. Sa magnifique tirade dans la dernière partie du roman est aujourd'hui passée à la postérité.
Parce que la lutte pour la survie est un thème intemporel et malheureusement d'actualité. Comment ne pas faire un parallèle avec ce qui se passe aujourd'hui sur les côtes européennes ?
Parce qu'au-delà d'être un grand livre, les raisins de la colère est un monument littéraire. Ses personnages des exemples de compassion, d'humanité et de courage.
Parce que près d'un siècle plus tard les situations décrites sont encore d'actualité, parce qu'on sent la colère de Steinbeck poindre entre les lignes, une colère saine et salutaire.
Parce que les Joad se battent pour survivre, parce que loin de ces personnages modernes aux désirs superflus, ces gens survivent sur le socle de la pyramide de Maslow. C'est beau, édifiant et bouleversant.
Parce qu'expulser ces familles les coupe de tout ce qui les définit. le mot déracinement prends alors tout son sens.
Parce que la dualité entre l'avidité des nantis et la solidarité des laissés pour compte est présente à chaque page. Parce que les sentiments décrits sont évidents, simples et ramène le lecteur à sa condition d'humain.
Par que non seulement Steinbeck fut un écrivain de génie mais aussi un homme courageux : Les raisins de la colère lui valurent des menaces de mort et un fichage au FBI pour cause de subversion.
Parce que sans jamais l'évoquer nommément, le texte de l'auteur de Salinas est éminemment politique et révolutionnaire. Une révolution qui s'inspire de Thomas Paine – l'un des théoricien de l'indépendance américaine – et non pas de Marx ou de Lenine.
Parce que les Joad sont naïfs, justes, perdus dans un monde hostile, toujours prêt à aider leur prochain malgré l'adversité. Parce que leurs valeurs sont celles des gens honnêtes et travailleurs et parce que quelque part, sur chaque continent, à chaque époque, des familles fuient la misère pour chercher un monde meilleur. Sans faire offense à l'auteur, sans présumer de ses desseins, c'est une évidence de penser que cette oeuvre leur est dédiée.
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marc_tlse
  06 août 2017
J'ai ouvert ce roman en me disant que je ne pouvais pas passer à côté de ce que beaucoup décrivaient comme un monument mais en craignant de m'ennuyer. Il n'en a rien été et j'ai trouvé ce livre passionnant. Bien qu'ancien, il est toujours très moderne et il est facile de transposer ce qu'on lit à des situations que nous côtoyons tous les jours... mais il est vrai que si les années passent et si le monde change (changements sociaux, économiques, ....) la nature des hommes, leurs sentiments, leurs aspirations, leurs peurs demeurent.
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aouatef79
  26 mai 2015
" Les raisins de la colère ",ce livre de John Steinbeck a été écrit entre 1920 et 1930 .C 'est un livre annonciateur de ce que sera la crise de 1929 aux Etats Unis : une crise boursière ,financière , économique et sociale . Ce livre nous montre une famille de fermiers ,acculée par les créanciers et qui ne peut plus payer ses dettes . C 'est la faillite ! Tout leur bien leur est confisqué .Elle doit ,la mort dans l 'âme ,quitter sa terre cette terre qui est la leur et à laquelle ils sont si attachés !Elle part de chez elle avec l ' espoir de s ' en sortir ailleurs .
Avec ce roman bien écrit ,on reste fortement impressionner par les personnages de cette famille car malgré ce qu ' ils endurent ,ils restent beaux, dignes , respectueux et proches de leurs valeurs de vie :l 'entraide et la fraternité .Nous les voyons traverser des épisodes de vie très dures mais ils restent stoïques et dignes . Cette famille impose le respect par attitude face .
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MissSherlock
  02 juin 2018
Quel bouquin mais quel bouquin ! Quand je pense qu'il prenait la poussière sur mes étagères depuis cinq ans et qu'il y serait encore si Gwen21 n'avait pas partagé un retour de lecture élogieux il y a quelques semaines. Quelle tristesse d'avoir mis si longtemps à découvrir ce fabuleux roman.

John Steinbeck n'a pas usurpé sa réputation de grand écrivain. Son style est percutant, vif, direct, simple, radieux, expressif. Les dialogues sont justes tout comme les situations décrites. Et c'est d'une telle modernité !

L'histoire est touchante et révoltante. J'ai beaucoup pleuré et la dernière scène m'a achevée. Pourtant n'allez pas croire que le récit est gnangnan, c'est tout le contraire. Steinbeck nous épargne tout pathos mais son récit est tellement fort, tellement réaliste et tellement d'actualité que j'en ai été profondément affectée.

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anlixelle
  06 novembre 2015
Le livre avait dû être étudié par un de mes enfants au lycée, et son format poche a fini de me décider à l'occasion d'un long voyage en train. Je ne connaissais le film (fin différente du livre) que de nom, et pas vraiment l'auteur, étant assez éloignée de la littérature américaine.
Ce fut en effet une longue lecture (l'opus fait plus de 630 pages en poche), plus longue que mon trajet en train, mais le voyage littéraire m'a finalement emportée plus loin que prévu, car dès les premières pages, l'écriture de STEINBERCK ,à travers son style et ses métaphores, m'ont réellement "scotchée". Les Raisins de la colère, publié en 1939 (prix Pulitzer en 1940), est une lecture "coup de poing", une vitre qu'on se prend en pleine figure alors qu'on faisait attention de marcher dans les clous, un chef d'oeuvre littéraire. L'intrigue se déroule pendant la Grande Dépression (crise de 1929) et le lecteur suit les aventures d'une famille pauvre de métayers, les Joad, qui est contrainte de quitter l'Oklahoma à cause de la sécheresse, des difficultés économiques et des bouleversements dans le monde agricole. Les Joad empruntent la Route 66 pour aller vers l'ouest, là où on les a attirés grâce à des prospectus alléchants.
Le titre fait référence au livre de l'Apocalypse aux vers 14:19-20 qui évoquent la justice divine et la délivrance de l'oppression lors du jugement dernier. ("Il piétine le vignoble où sont gardés les raisins de la colère ; Il a libéré la foudre fatidique de sa terrible et rapide épée...).
A travers, cette lutte contre la misère (pourtant jamais larmoyante), dans cette quête de travail et de nourriture, dans ces déambulations pour la vie sur les routes américaines, JS nous peint des portraits de femmes, d'hommes, d'enfants avec une grande précision, quelque soit leur importance dans le roman, nous les rendant vivants et presque réels, tant les dialogues sont envolés.
La médaille revient à Man, celle qui soutient cette pyramide familiale désespérée, celle qui a toujours l'attitude juste, celle qui assène son petit monde de jolies maximes sur la vie et ses turpitudes. Un personnage qui restera à jamais dans le coeur des lecteurs/trices.
Enfin, ce roman écrit en 1939 ne peut que nous interroger sur notre propre attitude à l'heure actuelle devant les flots de migrants et les conséquences de la crise économique moderne.

Lien : http://justelire.fr/les-rais..
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sylvaine
  21 décembre 2016
Nationale 66 , la nationale empruntée par des centaines de milliers de petits fermiers ruinés par l'arrivée des tracteurs et les débuts des productions à outrance. Obligés d'abandonner leurs terres ils partent vers la Californie espérant y trouver travail et prospérité. Bien vite ils déchanteront , la vie est dure et on n' y aime pas les okies ...
Nous suivons la famille Joad Tom le second fils libéré sous condition, Pa le père, al le jeune frère, et les femmes Man cette mère au grand coeur qui veille sur sa tribu , Rose de Saron la fille ainée ,enceinte ...
Alternant les chapitres consacrés aux Joad et ceux plus généraux Steinbeck nous dresse un tableau sans concession de cette Amérique des années 1930 , deux clans les riches toujours plus riches, avide de gains et de bénéfices et les pauvres toujours plus pauvres avides de nourriture qui bientôt seront prêts à tout pour pouvoir vivre et nourrir leur famille . Son roman parait en 1939 ,considéré comme un roman révolutionnaire il sera même censuré dans plusieurs villes de Californie . C'était sans compter sans le cinéma et l'adaptation de John Ford récompensée par plusieurs Oscars. Les raisins de la colère seront couronnés par le Pulitzer de 1940 et Steinbeck par le prix Nobel en 1962.
Une écriture sublime, un découpage original qui peut faire penser aux grands romanciers russes, une force de conviction qui ne peut laisser indifférent, une modernité et une actualité qui laissent pantois! Un grand classique de la littérature mondiale à lire et à relire sans aucun doute .
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