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Magdeleine Paz (Autre)
ISBN : 2070367878
Éditeur : Gallimard (02/07/1976)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 354 notes)
Résumé :
La Rue de la Sardine, à Monterey en Californie, c'est un poème ; c'est du vacarme, de la puanteur, de la routine, c'est une certaine irisation de la lumière, une vibration particulière, c'est de la nostalgie, c'est du rêve.
La Rue de la Sardine, c'est le chaos. Chaos de fer, d'étain, de rouille, de bouts de bois, de morceaux de pavés, de ronces, d'herbes folles, de boîtes au rebut, de restaurants, de mauvais lieux, d'épiceries bondées et de laboratoires.
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
sylvaine
  30 juillet 2018
Rue de la sardine Monterey, publié en 1945.
Monterey est un port californien connu pour ses conserveries de sardines . C'est la pêche , les bancs de sardine qui rythment la vie de Monterey . Comment vous parlez mieux que l'auteur de cette Rue à nulle autre pareille: "La rue de la Sardine, à Monterey en Californie, c'est un poème; C'est du vacarme, de la puanteur, de la routine, c'est une certaine irisation de la lumière, une vibration particulière, c'est de la nostalgie, c'est du rêve. " le décor est planté reste à faire la connaissance des habitants . L'épicier Lee Chong celui chez qui on trouve tout ce dont on a besoin, surtout celui à qui toute la rue doit de l'argent. A côté Mack et ses amis habitent le Palais des coups, de l'autre côté du terrain vague Dora tient le Drapeau de l'ours lieu de rencontres incontournable , et puis de l'autre côté de la rue habite Doc le propriétaire du Laboratoire Biologique de l'Ouest. Les temps sont durs, l'argent manque à tous mais avec alcool, bonne humeur et joie de vivre il semblerait qu'on vive pas si mal que cela Rue de la Sardine. ... Alors bien sur dans ce court roman Steinbeck use et abuse d'un ton enjoué, de péripéties cocasses mais ne vous y fiez pas trop , Steinbeck une fois de plus nous parle des plus pauvres, des démunis . Quelle plume , quel roman !
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Crazynath
  19 avril 2017
Je continue tranquillement ma découverte de l'oeuvre de Steinbeck avec cette Rue de la Sardine.
La Rue de la Sardine, c'est avant tout une fresque sociale, un instant volé au temps dans un quartier pauvre de Monterey.
Steinbeck, raconte avec beaucoup de tendresse une tranche de vie de certains acteurs de ce quartier plutôt mal famé. Ici, ce sont les rois de la débrouille qui côtoient les filles de mauvaise vie et on ne peut s'empêcher de les trouver attachants .
Le personnage central, Doc, un homme empreint d'humanité et de respect envers ses congénères humains concentre autour de lui une belle brochette de personnages tous plus pittoresques les uns que les autres. La bande de Mack et de ses tire-au-flanc remporte la palme dans la catégorie sourire. Comment rester sérieuse quand Steinbeck nous raconte une improbable et fort pittoresque chasse à la grenouille ?
Cette Rue de la sardine est une histoire beaucoup plus riche qu'en apparence. On ne peut s'arrêter à l'humour certes présent dans ce livre, car la vison de Steinbeck du monde qui l'entoure et surtout celui des petites gens est pleine de réalisme même s'il y souffle un vent d'optimisme.
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Allantvers
  18 juin 2017
Un livre doudou, à lire et relire en ronronnant les jours de grisaille.
"La rue de la sardine" est un univers entier, et par commodité je le range dans un monde parallèle affranchi du temps afin de pouvoir le réactiver à loisir : un climat de bout du monde et de bord de mer, un bazar foutraque fait d'hommes dolents et jouisseurs, de grenouilles et whisky, de beuveries joyeuses et de noblesse d'âme, où l'épicerie De Lee contient toutes les besoins matériels et où le bordel de Dora tient lieu d'église.
Toute l'humanité douce amère de Steinbeck dans ce petit livre qui fait du bien.
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Cer45Rt
  13 juillet 2019
Je ne suis pas mécontent d'avoir lu "Rue de la Sardine", bien au contraire !... Je ne connaissait jusqu'alors de Steinbeck que le sublime "Des souris et des hommes", où, à chaque page, affleurait la psychologie de personnages que Steinbeck avait su décrire avec une humanité exceptionnelle. Nous avons là un texte bien différent…
Dans ce roman truculent, le célèbre auteur américain, a mis un art rare pour décrire avec couleur l'univers de la rue de la Sardine. J'ai eu en outre l'impression, qu'il n'est pas facile de transmettre en littérature, du temps qui passe.
Certains passages sont d'une rare beauté, et puis… Il y a l'inventivité de Steinbeck, cette inventivité rare, magique, puissante…
Et, en plus, cet homme avait le sens de la formule !...
Bref, un roman très différent de "Des souris et des hommes", mais néanmoins intéressant, d'une manière différente !...
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VALENTYNE
  12 avril 2019
Vers 1930 - Californie
John Steinbeck excelle à nous raconter la vie des habitants dans ce petit quartier à Monterey, près de l'océan. Il y a d'abord Lee Chong, l'épicier chinois, et Doc, responsable du laboratoire de biologie marine.
Il y a aussi toute une équipe de "bras cassés" qui vivent  dans une usine désaffectée, propriété de Lee Chong : dans l'équipe il y a Mack, Gay le mécano de génie et quelques autres : Eddie, Hughie, Hazel...
La bande de comparses, espèces de de pieds Nickelés, pas piqués des hannetons, décident un jour d'aider Doc. Doc n'est pas docteur,  son boulot c'est essentiellement de ramasser des étoiles de mer, des poulpes et autres curiosités marines pour des instituts de recherche. Il est très apprécié dans le quartier et les gars décident d'organiser une grande fête : pour cela il faut gagner de l'argent et les lascars gardent rarement un boulot plus d'une semaine ....Leur façon de se procurer de l'alcool m'a fait sourire, l'expédition en Ford T de Mack et de ses amis à elle seule vaut le détour :  un précis de mécanique hilarant comme on n'en fait plus :-).
Sous des dessous légers, il y a aussi une réflexion "philosophique" sur le monde dans lequel nous évoluons : le passage de la pêche à la grenouille au système monétaire  m'a donné le fou-rire, ce qui n'est pas si fréquent...(p135)
Un roman assez court, 200 pages, mais à la fois très drôle et plein de tendresse pour ses personnages. En parlant de tendresse, la suite de cet opus s'appelle "Tendre jeudi" (Je connais ma prochaine lecture de Steinbeck)
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
VALENTYNEVALENTYNE   12 avril 2019
Mack avait tout son temps. Tôt ou tard, Doc tomberait dans le filet ; il attendait. Si seulement Doc pouvait le premier lui fournir l’occasion, il se méfierait moins. En règle générale, c’était la tactique de Mack.
« Il y a longtemps que je n’ai pas vu Hazel. Il n’est pas malade, au moins ?
– Il n’en a pas envie. » Là il prit l’offensive : « Non, Hazel va très bien. Seulement, lui et Hughie, y sont en train de se chamailler. Y a huit jours que ça dure. Moi je me tiens à carreau, pasque j’y connais rien, pas plus qu’y s’y connaissent rien ; en attendant, y se font la gueule…
– À propos de quoi ?
– Et bien voilà ! Hazel, il est tout le temps en train de fouiner dans les calendriers, enfin les machins sur les astres, les jours de chance, les trucs comme ça… Hughie, y dit qu’il est maboul et Hazel y répond que si vous connaissez le jour qu’un type est né, vous pouvez dire ce qui va lui arriver… Hughie, lui ça le fout en rogne, y dit qu’Hazel est une nouille, qu’il est en train de se faire avoir. Pasque vous comprenez, il les paye, Hazel, les papelards. Moi, tout ça, je m’en balance,. Vous, Doc, qu’est-ce que vous en pensez?
– Je serais plutôt du côté d’Hughie … »
Doc commençait à injecter le liquide bleu.
« Oh ! Mais, hier soir, c’est que ça chauffait ! Y m’ont demandé quand j’étais né. Ben, le douze avril, que je leur ai dit. Alors Hazel, il est allé acheter un de ces papelards, et y m’a lu ma destinée. Y avait pas mal de choses vraies, enfin je veux dire, surtout ce qu’est bon. Au fond, je trouve que chaque type est assez grand pour le savoir, quand il a quelque chose de bon ! Y disaient sur le papelard, que j’étais chic, et un brave type, épatant avec les amis… Hazel, y trouve que c’est la vérité… Vous, Doc, quand c’est que c’est, votre anniversaire ? »
Au terme de ce long discours, la question paraissait toute simple. Pourquoi diable aurait-elle caché une arrière-pensée ? Si Doc n’avait été rompu aux astuces de Mack, Il eût tout bonnement répondu : « le 18 décembre. » Comme il le connaissait, il répliqua : « le 27 octobre… Demander donc à Hazel ce que cette date signifie…
–Tout ça, c’est probablement de la blague ! poursuivit Mack. Mais Hazel prend ça sérieusement, vous pouvez pas imaginer ! Je vais lui demander de regarder… »
Lorsque Mack eut fermé la porte, Doc se demanda à quoi rimait la comédie. C’était bien son style habituel, et sa technique. Doc fit sa découverte un peu plus tard, quand la rumeur prit consistance. Pour le moment, il éprouvait un soulagement, car il avait redouté le pire.
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goodgarngoodgarn   20 septembre 2012
- Ce qui m'a toujours frappé, dit Doc, c'est que les choses que nous admirons le plus dans l'humain: la bonté, la générosité, l'honnêteté, la droiture, la sensibilité et la compréhension, ne sont que des éléments de faillite, dans le systèmeoù nous vivons. Et les traits que nous détestons: la dureté, l'apreté, la méchanceté, l'égoisme, l'intérêt purement personnel sont les éléments mêmes du succès. L'homme admire les vertus des uns et chérit les actions des autres.
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AllantversAllantvers   14 juin 2017
Quelqu'un devrait se décider à écrire un essai sur les effets moraux, physiques et esthétiques du modèle T sur la nation américaine. Deux générations d'Américains en savent davantage sur les engrenages de la Ford que sur le clitoris, sur le système planétaire de son changement de vitesse que sur le système solaire des étoiles.
Chez nous, le modèle T a modifié pour une grande part la notion de propriété. Les clefs anglaises ont cessé d'être un objet personnel, et une pompe pour gonfler les pneus appartient désormais à celui qui l'a ramassée en dernier. U très grand nombre des bébés de l'époque a été conçu dans un modèle T, et beaucoup y sont nés. La fameuse théorie du "home" anglo-saxon a été tellement bouleversée qu'elle ne s'en remettra jamais.
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VALENTYNEVALENTYNE   11 juillet 2019
Ce discours avait si bien altéré Doc, qu’il en vida son verre de bière : « Rien n’égale, dit-il, le goût matinal de la bière.
– Je crois, contesta Richard Frost, qu’ils font partie de l’espèce commune. Ce sont tout bonnement des gens qui n’ont pas le sou.
– Ils pourraient en avoir. Ils pourraient se gâcher la vie et gagner de l’argent. Quand ils veulent avoir quelque chose, ils déploient de l’intelligence, je vous garantis ! Mack est doué d’une sorte de génie. Ils connaissent l’essence des choses et à quoi mène l’ordre du monde, ils n’ont pas envie de se laisser prendre.»
Doc eût-il mesuré la tristesse de Mack et des gars, qu’il n’eût certes pas fait cette réflexion, mais il ignorait l’ostracisme dont les hôtes du Palace étaient l’objet. Lentement, il se reversa de la bière.
« Vous voulez que je vous donne une preuve ? …Tenez : dans une demi-heure à peu près, la Parade du Quatre-juillet va passer sur la Grande Avenue. Il leur suffit de tourner la tête pour la voir défiler, ils n’ont qu’à se lever, à marcher une vingtaine de mètres pour s’y mêler. Et bien, je parie une bouteille de bière qu’ils ne tourneront pas la tête !
– Et qu’est-ce que ça prouvera ?
– Ce que ça prouvera ? Mais diable, ils savent ce que ça représente, un défilé ! Le maire en avant, dans sa splendide automobile, le son de la trompette, le grand Bob sur son cheval blanc, portant le drapeau, les conseillers municipaux, les deux régiments de soldats, la société des Elks, avec les ombrelles écarlates, les Chevaliers du Temple, avec leurs plumes d’autruche blanches et leurs épées, les Chevaliers de Colomb, avec leurs épées, leurs plumes rouges, et la musique de la fanfare ! Mack et les gars connaissent tout cela, ils l’ont déjà vu, cela leur suffit…
– Un homme qu’un cortège n’attire pas, n’est pas vivant ! s’ exclama Richard Frost.
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Bruno_CmBruno_Cm   24 août 2015
... entre tous, Gay était un mécanicien de génie. Le terme n'a pas encore été créé, pour les mécaniciens de génie : il faudrait bien en trouver un ! Il existe des hommes qui n'ont qu'à regarder, à écouter, à tripoter une vis ou un boulon, aussitôt la machine démarre ! En vérité, il y a des hommes dont la seule présence inspire une machine. Gay était de ceux-là.
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Vidéo de John Steinbeck
Les Sables de l?Amargosa - Claire Vaye Watkins .Une terrible sécheresse a fait de la Californie un paysage d?apocalypse. Fuyant Central Valley devenue stérile, les habitants ont déserté les lieux. Seuls quelques résistants marginaux sont restés, prisonniers de frontières désormais fermées, menacés par l?avancée d?une immense dune de sable mouvante qui broie tout sur son passage. Parmi eux, Luz, ancien mannequin, et Ray, déserteur « d?une guerre de toujours », ont trouvé refuge dans la maison abandonnée d?une starlette de Los Angeles. Jusqu?à cette étincelle : le regard gris-bleu d?une fillette qui réveille en eux le désir d?un avenir meilleur. Emmenant l?enfant, ils prennent la direction de l?Est où, selon une rumeur persistante, un sourcier visionnaire aurait fondé avec ses disciples une intrigante colonie? Salué par la presse américaine, Les Sables de l?Amargosa surprend autant par son réalisme, d?une brûlante actualité, que par sa dimension prémonitoire. Portée par une langue d?une beauté brutale, ponctuée de scènes mémorables, cette fable réinvente le roman de l?errance dans la lignée de John Steinbeck et Cormac McCarthy. http://www.albin-michel.fr/ouvrages/les-sables-de-lamargosa-9782226328588
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