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ISBN : 2253001317
Éditeur : Le Livre de Poche (22/10/2003)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 203 notes)
Résumé :
"Tendre Jeudi," le plus gai et le plus tendre des romans de Steinbeck.
Doc ne sait pas ce qu'il veut, Suzy fait un complexe d'infériorité. Au cours d'une semaine mouvementée, leurs amis essaieront de les réunir.
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Myriam3
  13 mai 2017
Un livre comme ça ne peut faire que du bien.
Je ne le connaissais pas avant de tomber dessus en vide-grenier - mais j'aime Steinbeck. Tendre Jeudi est la suite de la Rue de la Sardine, que je n'ai pas lu non plus, et comme on dit c'est un roman mineur dans la bibliographie de l'auteur.
La rue de la Sardine, Monterey, est peuplé d'originaux qui se respectent et s'aiment. Quand Doc revient de la guerre, il est un peu déboussolé, seul, et comme c'est lui qu'on venait voir en cas de problème, et bien, on ne voit pas qui pourrait l'aider lui.
Par un certain concours de circonstances et pour des raisons différentes, Mack le futé, Hazel le simplet, Fauna l'entremetteuse, ses filles, et quelques autres personnages s'associent pour organiser une tombola truquée qui arrangerait et Doc et tous les autres.
Fauna se débarrasserait gentiment de Suzy, nouvellement arrivée et pas du tout faite pour sa maison. Mack, Hazel et la bande refilerait à Doc leur "palais" comme prix pour qu'il les loge sans qu'ils n'aient de loyer à payer, et avant que le nouvel épicier découvre qu'il en est propriétaire; et Doc recevrait non seulement un microscope pour continuer ses recherches sur les émotions des pieuvres mais trouverait enfin chaussure à son pied: Suzy.
Bien sûr, rien ne se déroule comme prévu..
Ce petit roman m'a fait penser à Brautigan, par ces personnages gentils, un peu paumés et solidaires et il fait du bien au coeur, à la générosité, aux relations sociales. Et puis, ça a beau être un roman mineur, c'est quand même du Steinbeck!

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sylvaine
  01 août 2018
Tendre Jeudi de Steinbeck ,publié en 1954 , est la suite de la Rue de la Sardine. C'est avec beaucoup de plaisir que je suis retournée à Monterey . La guerre est passée par là, les conserveries de sardine ont fermé, Lee Chong l'épicier a vendu à Marie-Joseph le mexicain, l'Ours a été repris par Fauna la cousine de Dora, le Palais est toujours là de l'autre côté du terrain vague , Mack et ses potes sauf Gay qui a laissé sa peau .. Doc est enfin de retour, la rue espère retrouver le sourire mais il n'est plus le même. Comment faire pour lui redonner gaité et joie de vivre? est-ce possible? foi des habitants de la rue de la Sardine:" à coeur vaillant rien d'impossible "!!
Un texte tout en douceur où amitié , fidélité, solidarité gagnent leurs lettres de noblesse . le regard de Steinbeck se pose comme un papillon royal sur cette communauté bien loin des aspirations de la Grande Amérique de l'après-guerre. sa plume alerte, précise,concise n'en est que plus efficace . Qui a dit que j'appréciais ce romancier ? Oui je l'avoue , le le proclame haut et fort et suis ravie de voir tous ses romans qui m'attendent ....Bonne lecture .
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book-en-stock
  26 février 2018
Le roman de l'entraide et de l'amitié par excellence.
Tome 2 de « Rue de la Sardine » (que je n'ai pas lu), le récit débute après la Guerre. Les lieux ont bien changé, il n'y a plus de travail et beaucoup sont morts. Doc revient, retrouve Mack mais reste déboussolé ne sachant trop comment orienter sa vie. Suzy arrive en ville. Tous voudraient les voir ensemble, seuls Suzy et Doc s'y refusent obstinément. Par le passé Doc a tellement aidé ses amis que ceux-ci veulent l'aider à leur tour. Ne vont-ils pas provoquer une nouvelle catastrophe ?
Si le style est soigné, le ton reste léger et on sent une grande sympathie de l'auteur pour ses personnages. Ils ont tous bien des problèmes, leur vie n'est pas si simple. Toutefois un bonheur émane de cette rue où ils vivent en une communauté prévenante : chacun observe son voisin mais c'est pour lui venir en aide si besoin. Les nouvelles, même les plus simples, se répandent à une vitesse phénoménale. Dans cette rue règne l'entraide, la bienveillance, l'amitié sacrée et la solidarité à toute épreuve. A ces titres, les habitants sont capables du pire comme du meilleur.
Ce roman encourage à croire en l'humanité et à une possible vie ensemble malgré la mixité sociale. Des valeurs positives sont illustrées ici et le ton léger permet de ne pas s'appesantir sur les problèmes mais plutôt d'apprécier les solutions, voire de s'en amuser aussi. le rire semblerait être un bon remède, une source de bonheur. Même quand tout va mal, avec le soutien des amis, on peut profiter de la journée qui nous est donnée de vivre. C'est lorsqu'il est seul et s'isole que Doc est au plus mal.
Un roman peu connu mais à connaître tellement il est positif et tendre, et on en a bien besoin !!!
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Allantvers
  25 août 2017
Un merveilleux "feel good book" d'avant l'invention du marketing littéraire qui en fera un genre, doublé d'un bijou de poésie humaine : Voilà ce que nous offre cette suite de "La rue de la sardine", encore plus enjaillante et reposante pour l'âme!
On y retrouve au sortir de la guerre la communauté simple, bienveillante et foutraque de la rue de la sardine, Doc en tête. Celui-ci, à l'image de la baie dont on a par patriotisme pêché toutes les sardines, a du vide à l'âme; qu'à cela ne tienne! Sous l'égide de sa bande de voisins pieds nickelés, c'est le village tout entier qui complotera pour la lui remplir de nouveau et lui offrir par la grâce de la belle et fière Suzy, le "Tendre jeudi" dont il a tant besoin.
Quel conteur que ce Steinbeck, que d'humanité dans sa plume! chaque page recèle son lot de petits bonheurs : clarté du couchant sur Monterrey, facéties et maladresses des habitants dont Steinbeck se joue avec humour et tendresse, simplicité des âmes, générosité des coeurs.
Un monde perdu, borderline et enchanteur, à lire au coeur de l'hiver pour se réchauffer les chakras.
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mumuboc
  15 août 2018
Je n'avais jamais entendu parler de ce court roman de John Steinbeck et j'ai découvert que cette rue de la sardine existe réellement à Monterey en front de mer.
Elle comportait de nombreuses conserveries de sardines (aujourd'hui disparues) et que John Steinbeck décrit ainsi :
un poème, une puanteur, un bruit grinçant, une qualité de lumière, un ton, une habitude, une nostalgie, un rêve.
J'ai démarré ma lecture un peu surprise du ton du livre….. les personnages très caricaturaux dans un quartier qui ressemble à tant de quartiers : tout se sait, tout se dit, tout se voit. C'est une communauté et quand le Doc rentre chez lui après la guerre, chacun voudrait que celui qui a toujours trouvé du temps pour eux soit heureux. Mais Doc, marqué par ce qu'il a vécu durant le conflit, s'enferme dans sa solitude, au milieu de ses reptiles et animaux marins. Son bloc de papier jaune est prêt, ses crayons sont taillés mais il attend.
Tout doucement la machine se met en route et là je comprends que je suis entrée dans une sorte de conte, de farce gaie et joyeuse mais avec, comme souvent, un fond plus mélancolique, surtout concernant le personnage désabusé de Doc, plus philosophique sur le sens de l'amitié, sur ce petit monde, sans argent, sans moyens, sans éducation la plupart du temps mais avec des coeurs gros comme cela.
Tout ne se déroule pas comme prévu, on n'entre pas dans le détail concernant les vies des principaux personnages en particulier Suzy : d'où vient-elle, pourquoi débarque-t-elle Rue de la Sardine etc… Aucune importance car le but est autre, les personnages se suffisent à eux-même et le fond du livre, comme pour La Perle, est de transmettre une idée sur la philosophie des laissés pour compte, des déshérités, des gens simples mais unis.
C'est agréable à lire, on imagine très bien les personnages, l'ambiance, les lieux et parfois même jusqu'aux odeurs maritimes qui règnent dans ce petit coin d'Amérique. On ressent totalement l'affection de l'auteur pour ses personnages et le plaisir qu'il a pris en les faire vivre.
J'ai découvert que ce roman était une suite à un précédent récit intitulé Rue de la Sardine publié en 1945.
Lien : http://mumudanslebocage.word..
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
gerard-lepapygerard-lepapy   19 mai 2019
Il éprouva soudain une immense affection pour elle. Mais ce comportement nouveau, cette modestie intraitable l'effrayaient un peu. Il cessa de la regarder pour poser les yeux sur la fleur qu'elle tenait à la main.
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tamara29tamara29   09 décembre 2018
Imbécile, dit-il. Je suis un homme raisonnable et relativement intelligent. Je suis sorti de l’université de Chicago. Je sais tout ce qu’il faut savoir dans ma partie et pourtant je vais aller rendre visite à une fille qui habite une chaudière. Je vais lui offrir une demi-livre de crottes de chocolat et je meurs de peur. Pourquoi ? Parce que j’ai peur qu’elle refuse. J’ai peur d’elle. C’est drôle et pourtant ça ne me fait pas rire.
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andreepierretteandreepierrette   07 août 2017
Sale mercredi . Certains jours naissent laids. Dès leur première lumière, ils ne valent rien, quel que soit le temps, et tout le monde le sait. Un jour comme celui-là on n'arrive pas à se lever et on résiste à l'appel du jour naissant. Lorsque finalement, la faim ou le travail vous jettent dehors il est impossible de faire du bon café, les lacets de chaussures cassent, la vaisselle tombe toute seule du placard, les enfants francs deviennent menteurs, les enfants tranquilles dévissent le robinet du gaz, ils perdent les vis et il faut fesser. La chatte choisit un jour comme ça pour faire ses petits et le chien bien élevé fait pipi sur le tapis.
Jour affreux. Le facteur apporte une vieille facture. S'il y a du soleil, il y en a trop, et s'il n'y en a pas, il fait tout noir.
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moluskettemoluskette   06 septembre 2014
Les hommes changent, et le changement arrive comme un vent léger qui gonfle un rideau, comme un parfum subtil de fleurs sauvages. Quelques fois le changement s'annonce par un petit chatouillement, comme si on venait d'attraper un rhume, ou bien on ressent un léger dégoût pour quelque chose qu'on aimait encore hier ou bien on souffre d'une fringale chronique. Ne dit-on pas que trop manger est un des symptômes les plus positifs du mécontentement ? Et le mécontentement n'est-il pas le ferment du changement ?
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tamara29tamara29   24 décembre 2018
On dit quelquefois qu’un amputé garde la sensation de sa jambe et se souvient d’elle. Eh bien, moi je me souviens de cette fille. Sans elle, je ne suis pas complet, je ne suis pas vivant. Lorsqu’elle était à mes côtés, j’étais plus vivant que jamais.
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Videos de John Steinbeck (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Steinbeck
Les Sables de l?Amargosa - Claire Vaye Watkins .Une terrible sécheresse a fait de la Californie un paysage d?apocalypse. Fuyant Central Valley devenue stérile, les habitants ont déserté les lieux. Seuls quelques résistants marginaux sont restés, prisonniers de frontières désormais fermées, menacés par l?avancée d?une immense dune de sable mouvante qui broie tout sur son passage. Parmi eux, Luz, ancien mannequin, et Ray, déserteur « d?une guerre de toujours », ont trouvé refuge dans la maison abandonnée d?une starlette de Los Angeles. Jusqu?à cette étincelle : le regard gris-bleu d?une fillette qui réveille en eux le désir d?un avenir meilleur. Emmenant l?enfant, ils prennent la direction de l?Est où, selon une rumeur persistante, un sourcier visionnaire aurait fondé avec ses disciples une intrigante colonie? Salué par la presse américaine, Les Sables de l?Amargosa surprend autant par son réalisme, d?une brûlante actualité, que par sa dimension prémonitoire. Portée par une langue d?une beauté brutale, ponctuée de scènes mémorables, cette fable réinvente le roman de l?errance dans la lignée de John Steinbeck et Cormac McCarthy. http://www.albin-michel.fr/ouvrages/les-sables-de-lamargosa-9782226328588
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