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Pef (Illustrateur)
EAN : 9782729600822
27 pages
Éditeur : Interéditions (01/06/1984)

Note moyenne : 4.48/5 (sur 41 notes)
Résumé :

Claude Steiner est psychothérapeute et il a un jour imaginé d'expliquer l'Analyse transactionnelle aux enfants. Le résultat est cet adorable conte, joliment illustré des dessins chauds et doux de PEF. Un charmant album que s'arrachent les enfants... et les grands enfants depuis près de 20 ans.Public concerné : Jeunesse - Grand public.
L'histoire des Chaudoudoux est une allégorie des relations humaines, où l'on apprend que la tendresse et la géné... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  20 octobre 2015
Magnifique petit conte qui dit plus que n'importe quelle analyse philosophique ou sociologique sur nos sociétés d'aujourd'hui !
Distribuer un chaudoudou est un geste inné,gratis,qui nous vient du coeur,sans aucun calcul.Qui a encore ce don, de pouvoir en distribuer sans peur , ni arrière-pensée,possède une richesse et une force inouïes..Mais aujourd'hui donner un chaudoudou susciterait souvent la méfiance de la partie opposée à laquelle il est offert...méme nous peut-être pourrions éprouver cette méfiance dans le cas contraire.
Le monde a changé, Claude Steiner finit son conte sur une note d'optimisme que je veux bien partager.
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Ptitgateau
  26 novembre 2016
Oyez ! oyez ! bonnes gens et gentes babéliotes, l'histoire, dans des temps très anciens, de Timothée et Marguerite qui vivaient heureux, très très heureux et avaient beaucoup d'amis grâce aux chaudoudoux que les habitants du village recevaient à leur naissance. chacun pouvait distribuer des chaudoudoux, et ceux qui en recevaient se sentait tout chauds, tout doux. Et on était heureux.
Mais la sorcière Belzépha n'aimait pas voir les gens heureux, elle ne vendait plus de philtres et de potions, elle sema quelques graines de jalousie dans l'esprit de Timothée et peu à peu dans le village, on se mit à économiser les chaudoudoux, mais Belzépha ne se contenta pas de cette méfiance des habitants, elle distribua des sacs de froid-piquants, et ceux qui en recevaient devenaient froids et hargneux, mais disait-on, faute de chaudoudoux, il vaut mieux recevoir un froid-piquant car sans aucun des deux, on risquait de se ratatiner et même de mourir !
Cet album merveilleux est le fruit du travail de Claude Steiner, psychologue et disciple d'Eric Berne, le fondateur de l'analyse transactionnelle dont l'objectif est d'apprendre à gérer la communication, d'étudier les rapports entre les personnes en fonction de sa personnalité.
Ce conte est chargé d'enseignements pour les grand et les petits, et le plus important des messages qu'il délivre, c'est que l'on se sent bien quand on reçoit une caresse, un compliment, que l'on nommera en AT, un stroke positif et qu'il vaut encore mieux un stroke négatif (froid-piquant) que de l'indifférence.
On comprendra alors aisément pourquoi des enfants voire des adultes peuvent se faire remarquer par le négatif.
Et la morale de cette histoire, c'est qu'il faudrait pouvoir garder une âme d'enfant : ne pas se poser trop de questions, et que nous, adultes, nous avons une grande responsabilité auprès des plus jeunes, nous avons à leur apprendre à distribuer de toute urgence, des chaudoudoux.
Cet album est utilisé lors des formations en Analyse Transactionnelle et il y aurait encore beaucoup à écrire sur cette pépite, mais je laisse le soin aux lecteurs de le découvrir et de lui réserver une belle place dans la collection des albums jeunesse.

Mon île déserte se remplit, j'ai de quoi bâtir une hutte avec les livres que je veux emmener, et cet album fait partie du voyage.
Lien : http://1001ptitgateau.blogsp..
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milamirage
  12 août 2012
Il était une fois, dans des temps très anciens, un pays où les gens vivaient très heureux. Rien d'étonnant à cela : chacun de ses habitants se voyait offrir, à sa naissance, un sac contenant un nombre inépuisable de chaudoudoux. Ils avaient le pouvoir de donner à ceux qui les possédaient la sensation d'être comme eux : chaud et doux de partout. Dès qu'on en sortait un du sac, dès qu'on en recevait un en cadeau, il se mettait à sourire et à s'épanouir de façon câline et contagieuse. Les chaudoudoux étaient très appréciés et s'offraient sans retenue, répandant le bonheur dans tout le pays. Malheureusement, la sorcière Belzépha, se mit en colère : les gens étaient trop heureux, ses philtres et ses potions ne se vendaient plus. Elle monta alors un plan machiavélique et réussit à faire croire à un des habitants que son épouse, à force de donner ses chaudoudoux à ses enfants, amis et voisins, n'en aurait bientôt plus pour lui. Inquiet, il se mit à surveiller sa femme, à se plaindre ou à tempêter quand elle se montrait trop dispendieuse à son goût. Témoin de tout cela, leurs enfants se mirent aussi à limiter leurs offrandes et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, le malaise se propagea comme traînée de poudre dans tout le pays. Chaque jour, chacun devint plus égoïste, voir même avare, mais aussi, en parallèle, moins heureux parce qu'en manque de la chaleur et de la douceur des chaudoudoux. Les gens s'arrêtèrent de sourire, de se montrer gentils, certains commencèrent à se ratatiner, parfois même ils mourraient. le commerce de Belzépha redevenait prospère… mais elle ne voulait pas que les gens meurent pour augmenter encore ses profits. Alors, elle créa les froids-piquants, qui ressemblaient un peu aux chaudoudoux, mais qui prodiguait le froid et la mauvaise humeur… Qu'est-il donc advenu de ce charmant pays tombé aux mains de la perfide sorcière ???
Mon avis : Cet album est l'adaptation française de « A Warm Fuzzy Tale », un célèbre conte écrit en 1969 par Claude Steiner, psychologue et disciple d'Éric Berne, le fondateur de l'Analyse transactionnelle. Celle-ci est utilisée pour comprendre, gérer, changer et surtout tenter d'améliorer les relations entre des individus, ou au coeur de certaines organisations ou entreprise. « 1969 – 2012, 53 ans !!! » ce conte doit être complètement dépassé, me direz-vous sans doute. Et bien croyez-moi, ce n'est pas du tout le cas, je trouve même qu'il n'a jamais eu autant d'écho qu'aux jours d'aujourd'hui et qu'il reprend plus que jamais toute sa signification. Mais que sont les chaudoudoux ? A mes yeux, ce sont des bonjours, des sourires, des petites attentions, des soutiens et des caresses, toutes ces petites choses qui rendent le quotidien plus aérien, plus léger, qui nous arment un peu plus contre les difficultés de la vie et l'adversité. Toutes ces petites choses qui nous donnent la sensation d'être reconnu par l'autre. A ne pas en recevoir, on se sent solitaire, transparent. A ne pas en offrir, on devient égoïste, centré sur sa seule petite personne. Dans la deuxième phase de son plan démoniaque, la sorcière Belzépha crée les froids-piquants que je comparerais au mépris. Une fois recouverts de plumes un peu douces pour les faire passer pour des chaudoudoux, je les ressens comme étant l'hypocrisie, le mensonge, voire la trahison. Bien sûr, l'histoire contient plusieurs niveaux de lecture, mais cela veut dire aussi qu'elle peut donner lieu à de beaux échanges entre deux personnalités ou sensibilités différentes. Elle me permet en tous cas de remercier tous ceux qui luttent encore contre l'indifférence et l'individualisme par de petits signes ou de petits gestes qui leur coûtent moins que ce qu'ils apportent à ceux à qui ils sont destinés. Je suis sûre qu'ils se reconnaitront. Elle me permet aussi de rappeler aux autres à quel point il serait facile de ramener un peu de douceur et d'humanité dans notre communication avec autrui. Illustré par Pef, bien connu et apprécié par mes jeunes lecteurs, je sors régulièrement cet ouvrage pour le mettre en avant sur le rayonnage des contes. Je sais que son coup de crayon, qui ici sait parfaitement amplifier l'atmosphère des différents tableaux du texte, va les attirer irrémédiablement. Et c'est le coeur empli d'espoir que je le prête aux plus jeunes… un double sourire sur les lèvres…
Public : à partir de sept – huit ans et sans autres limite d'âge. Mais peut faire l'objet d'une lecture accompagnée dès l'âge de cinq – six ans.
Si vous voulez vous rendre sur le site en anglais de l'auteur, Claude Steiner, vous pouvez suivre cette adresse :
http://www.emotional-literacy.com/

Lien : http://noslivresnosemotions...
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Walktapus
  12 octobre 2015
Lire des livres pour enfants, c'est un peu comme un retour aux fondamentaux ? En tout cas, depuis que je fréquente la bibliothèque de la Rose Trémière et connais Mikoshiba, je n'ai plus honte d'en lire. Surtout que les lecteurs de la version française de ce joli conte de Claude Steiner, inspiré par l'Analyse Transactionnelle, ont la chance d'avoir les dessins tout chauds et doux de Pef (Motordu).
Voilà, j'essaie d'y aller mollo avec les froidpiquants, et de libérer les chaudoudoux. Si vous en avez pour moi, n'hésitez pas !
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milamirage
  29 août 2012
Complément de critique : juste un poème qui illustre parfaitement le thème du "conte chaud et doux des chaudoudoux"
Il était une fois, dans des temps très anciens, un pays où les gens vivaient très heureux. Rien d'étonnant à cela : chacun de ses habitants se voyait offrir, à sa naissance, un sac contenant un nombre inépuisable de chaudoudoux. Ils avaient le pouvoir de donner à ceux qui les possédaient la sensation d'être comme eux : chaud et doux de partout. Dès qu'on en sortait un du sac, dès qu'on en recevait un en cadeau, il se mettait à sourire et à s'épanouir de façon câline et contagieuse. Les chaudoudoux étaient très appréciés et s'offraient sans retenue, répandant le bonheur dans tout le pays. Malheureusement, la sorcière Belzépha, se mit en colère : les gens étaient trop heureux, ses philtres et ses potions ne se vendaient plus. Elle monta alors un plan machiavélique et réussit à faire croire à un des habitants que son épouse, à force de donner ses chaudoudoux à ses enfants, amis et voisins, n'en aurait bientôt plus pour lui. Inquiet, il se mit à surveiller sa femme, à se plaindre ou à tempêter quand elle se montrait trop dispendieuse à son goût. Témoin de tout cela, leurs enfants se mirent aussi à limiter leurs offrandes et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, le malaise se propagea comme traînée de poudre dans tout le pays. Chaque jour, chacun devint plus égoïste, voir même avare, mais aussi, en parallèle, moins heureux parce qu'en manque de la chaleur et de la douceur des chaudoudoux. Les gens s'arrêtèrent de sourire, de se montrer gentils, certains commencèrent à se ratatiner, parfois même ils mourraient. le commerce de Belzépha redevenait prospère… mais elle ne voulait pas que les gens meurent pour augmenter encore ses profits. Alors, elle créa les froids-piquants, qui ressemblaient un peu aux chaudoudoux, mais qui prodiguait le froid et la mauvaise humeur… Qu'est-il donc advenu de ce charmant pays tombé aux mains de la perfide sorcière ???
UN SOURIRE
Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n'est assez riche pour s'en passer,
Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter,
Il crée le bonheur au foyer, il réchauffe les coeurs,
Il est le signe sensible de l'amitié,
Un sourire donne du repos à l'être fatigué,
Donne du courage au plus découragé,
Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler,
Car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne.
Et si toutefois, vous rencontrez quelqu'un qui ne sait plus sourire, soyez généreux, donnez-lui le vôtre,
Car nul n'a autant besoin d'un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres.
"Raoul Follereau" Homme de lettres (1903-1977)
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Moussaron32Moussaron32   07 mai 2014
"Il était une fois, dans des temps très anciens, des gens qui vivaient très heureux. Ils s'appelaient Timothée et Marguerite et avaient deux enfants, Charlotte et Valentin. Ils étaient très heureux et avaient beaucoup d'amis.
Pour comprendre à quel point ils étaient heureux, il faut savoir comment on vivait à cette époque-là.
Chaque enfant, à sa naissance, recevait un sac plein de chaudoudoux.
Je ne peux pas dire combien il y en avait dans ce sac car on ne pouvait pas les compter. Ils étaient inépuisables.
Lorsqu'une personne mettait la main dans son sac, elle trouvait toujours un chaudoudoux.
Les chaudoudoux étaient très appréciés. Chaque fois que quelqu'un en recevait un, il se sentait chaud et doux de partout.
Ceux qui n'en avaient pas régulièrement finissaient par attraper mal au dos, puis ils se ratatinaient, parfois même en mourraient.
En ce temps-là, c'était très facile de se procurer des chaudoudoux. Lorsque quelqu'un en avait envie, il s'approchait de toi et te demandait : " Je voudrais un chaudoudoux ". Tu plongeais alors la main dans ton sac pour en sortir un chaudoudou de la taille d'une main de petite fille.. Dès que le chaudoudoux voyait le jour, il commençait à sourire et à s'épanouir en un grand et moelleux chaudoudoux. Tu le posais alors sur l'épaule, la tête ou les genoux, et il se pelotonnait câlineusement contre la peau en donnant des sensations chaleureuses et très agréables dans tout le corps.
Les gens n'arrêtaient pas d'échanger des chaudoudoux et, comme ils étaient gratuits, on pouvait en avoir autant que l'on en voulait. Du coup, presque tout le monde vivait heureux et se sentait chaud et doux.
Je dis "presque", car quelqu'un n'était pas content de voir les gens échanger des chaudoudoux. C'était la vilaine sorcière Belzépha. Elle était même très en colère. Les gens étaient tous si heureux que personne n'achetait plus ses philtres ni ses potions. Elle décida qu'il fallait que cela cesse et imagina un plan très méchant.
Un beau matin, Belzépha s'approcha de Timothée et lui parla à l'oreille tandis qu'il regardait Marguerite et Charlotte jouer gaiement.
- Elle lui chuchota :" Vois-tu tous les chaudoudoux que Marguerite donne à Charlotte? Tu sais, si elle continue comme cela, il n'en restera plus pour toi ".
-Timothée s'étonna: "Tu veux dire qu'il n'y aura plus de chaudoudoux dans notre sac chaque fois que l'on en voudra un? "
- " Absolument, répondit Belzépha. Quand il n'y en a plus, c'est fini ".
Et elle s'envola en ricanant sur son balai.
Timothée prit cela très au sérieux, et désormais, lorsque Marguerite faisait don d'un chaudoudoux à quelqu'un d'autre que lui, il avait peur qu'il ne lui en reste plus.
Et si la sorcière avait raison? Il aimait beaucoup les chaudoudoux de Marguerite, et l'idée qu'il pourrait en manquer l'inquiétait profondément, et le mettait même en colère. Il se mit à la surveiller pour ne pas qu'elle gaspille les chaudoudoux et en distribue trop aux enfants ou à n'importe qui.
Puis il se plaignit chaque fois que Marguerite donnait un chaudoudoux à quelqu'un d'autre que lui. Comme Marguerite l'aimait beaucoup, elle cessa d'offrir des chaudoudoux aux autres et garda pour lui tout seul. Les enfants voyaient tout cela, et ils pensaient que ce n'était vraiment pas bien de refuser des chaudoudoux à ceux qui vous en demandaient et en avaient envie. Mais eux aussi commencèrent à faire très attention à leurs chaudoudoux. Ils surveillaient leurs parents attentivement, et quand ils trouvaient qu'ils donnaient trop de chaudoudoux aux autres, ils s'en plaignaient. Ils étaient inquiets à l'idée que leurs parents gaspillent les chaudoudoux.
La vie avait bien changé : Le plan diabolique de la sorcière marchait! Ils avaient beau trouver des chaudoudoux à chaque fois qu'ils plongeaient la main dans leur sac, ils le faisaient de moins en moins et devenaient à chaque jour plus avares. Bientôt tout le monde remarqua le manque de chaudoudoux, et tout le monde se sentit moins chaud et moins doux.
Les gens s'arrêtèrent de sourire, d'être gentils, certains commencèrent à se ratatiner, parfois même ils mouraient du manque de chaudoudoux. Ils allaient de plus en plus souvent acheter des philtres et des potions à la sorcière. Ils savaient que cela ne servait à rien, mais ils n'avaient pas trouvé autre chose! La situation devint de plus en plus grave.
Pourtant la vilaine Belzépha ne voulait pas que les gens meurent. Une fois morts, ils ne pouvaient plus rien lui acheter.
Alors elle mit au point un nouveau plan. "
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Moussaron32Moussaron32   07 mai 2014
"Elle distribua à chacun un sac qui ressemblait beaucoup à un sac des chaudoudoux, sauf qu'il était froid, alors que celui qui contenait les chaudoudoux était chaud. Dans ces sacs, Belzépha avait mis des froids-piquants.
Ces froids-piquants ne rendaient pas ceux qui les recevaient chauds et doux, mais plutôt froids et hargneux. Cependant, c'était mieux que rien. Ils empêchaient les gens de se ratatiner. À partir de ce moment-là, lorsque quelqu'un disait :
" Je voudrais un chaudoudoux ", ceux qui craignaient d'épuiser leur réserve de chaudoudoux répondaient :
"Je ne peux pas vous donner un chaudoudoux, mais voulez-vous un froid-piquant?"
Parfois, deux personnes se rencontraient en pensant qu'elles allaient s'offrir des chaudoudoux, mais l'une changeait soudain d'avis, et finalement elles se donnaient des froids-piquants.
Dorénavant, les gens mourraient presque plus, mais la plupart étaient malheureux, avaient froid et étaient hargneux. La vie devint encore plus difficile : Les chaudoudoux qui au début étaient disponibles comme l'air que l'on respire, devinrent de plus en plus rares. Les gens auraient fait n'importe quoi pour en obtenir.
Avant l'arrivée de la sorcière, ils se réunissaient souvent par petits groupes pour échanger des chaudoudoux, se faire plaisir sans compter, sans se soucier de qui offrait ou recevait le plus de chaudoudoux.
Depuis le plan de Belzépha, ils restaient par deux et gardaient les chaudoudoux l'un pour l'autre. Quand ils se trompaient en offrant un chaudoudoux à une autre personne, ils se sentaient coupable, sachant que leur partenaire souffrirait du manque.
Ceux qui ne trouvaient personne pour leur faire don de chaudoudoux étaient obligés de les acheter et devaient travailler de longues heures pour les gagner.
Les chaudoudoux étaient devenus si rares que certains prenaient des froids-piquants qui, eux, étaient innombrables et gratuits. Ils les recouvraient de plumes un peu douces pour cacher les piquants et les faisaient passer pour des chaudoudoux.
Mais ces faux chaudoudoux compliquaient la situation.
Par exemple, quand deux personnes se rencontraient et échangeaient des faux chaudoudoux, elles s'attendaient à ressentir une douce chaleur et s'en réjouissaient à l'avance et, au lieu de cela, elles se sentaient très mal. Comme elles croyaient s'être donné de vrais chaudoudoux, plus personne n'y comprenait rien!
Évidemment comment comprendre que ses sensations désagréables étaient provoquées par les froids-piquants déguisés en faux chaudoudoux? La vie était bien triste!
Timothée se souvenait que tout avait commencé quand Belzépha leur avait fait croire qu'un jour où ils ne s’y attendraient pas, ils trouveraient leurs sacs de chaudoudoux désespérément vides.
Mais écoutez ce qui se passa.
Une jeune femme gaie et épanouie, aux formes généreuses, arriva alors dans ce triste pays. Elle semblait ne jamais avoir entendu parler de la méchante sorcière et distribuait des chaudoudoux en abondance sans crainte d'en manquer. Elle en offrait gratuitement, même sans qu'on lui en demande. Les gens l'appelèrent Julie Doudoux, mais certains la désapprouvèrent parce qu'elle apprenait aux enfants à donner des chaudoudoux sans avoir peur d'en manquer.
Les enfants l'aimaient beaucoup parce qu'ils se sentaient bien avec elle.
Eux aussi commencèrent à distribuer à nouveau des chaudoudoux comme ils en avaient envie.
Les grandes personnes étaient inquiètes et décidèrent de passer une loi pour protéger les enfants et les empêcher de gaspiller leurs chaudoudoux.
Cette loi disait qu’il était défendu de distribuer des chaudoudoux à tord et à travers. Désormais il faudrait un permis pour donner des chaudoudoux.
Malgré cette loi, beaucoup d'enfants continuèrent à échanger des chaudoudoux chaque fois qu'ils en avaient envie et qu'on leur en demandait.
Et comme il y avait beaucoup d'enfants, beaucoup d'enfants, presque au temps que les grandes personnes, il semblait que les enfants allaient gagner.
À présent, on ne sait pas encore comment çà va finir.
Est-ce que les grandes personnes, avec leur loi, vont arrêter l'insouciance des enfants? Vont-elles se décider à suivre l'exemple de la jeune femme et les enfants et prendre le risque en supposant qu'il y aura toujours autant de chaudoudoux que l'on voudra?
Se souviendront-elles des jours heureux que leurs enfants veulent retrouver, du temps où les chaudoudoux existaient en abondance parce qu'on les donnait sans compter?"
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WalktapusWalktapus   10 octobre 2015
En ce temps-là, c'était très facile de se procurer des chaudoudoux. Lorsque quelqu'un en avait envie, il s'approchait de toi et te demandait : « je voudrais un chaudoudoux ! » Tu plongeais alors la main dans ton sac pour en sortir un chaudoudoux de la taille d'une main de petite fille. Dès que le chaudoudoux voyait le jour, il commençait à sourire et à s'épanouir en un grand et moelleux chaudoudoux. Tu le posais alors sur l'épaule, la tête ou les genoux, et il se pelotonnait câlineusement contre la peau en donnant des sensations chaleureuses et très agréables dans tout le corps.
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SiabelleSiabelle   09 novembre 2016
Dans ces sacs, Belzépha avait mis des froids-piquants. Ces froids piquants ne rendaient pas ceux qui les recevaient chauds et doux, mais plutôt froids et hargneux. Cependant, c'était mieux que rien. Ils empêchaient les gens de se ratatiner. À partir de ce moment-là, lorsque quelqu'un disait : ''Je voudrais un chaudoudoux'' ceux qui craignaient d'épuiser leur réserve de chaudoudoux répondaient : '' Je ne peux pas vous donner un chaudoudoux, mais voulez-vous un froid-piquant ?''
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milamiragemilamirage   13 août 2012
Les chaudoudoux étaient devenus si rares
que certains prenaient des froids-piquants qui, eux,
étaient innombrables et gratuits. Ils les recouvraient
de plumes un peu douces pour cacher les piquants
et les faisaient passer pour des chaudoudoux.
Mais ces faux chaudoudous compliquaient la
situation. Par exemple, quand deux personnes
se rencontraient et échangeaient des faux
chaudoudoux, elles s'attendaient à ressentir
une douce chaleur et s'en réjouissait à l'avance et,
au lieu de cela, elles se sentaient très mal.
Comme elles croyaient s'être donné de vrais
chaudoudoux, plus personne n'y comprenait rien !
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