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EAN : 9782207124468
208 pages
Éditeur : Denoël (10/09/2015)

Note moyenne : 2.7/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Par une nuit noire et pluvieuse sur la côte de la mer d'Ecosse, un groupe d'hommes charge des caisses de whisky et des armes sur un navire à destination des rebelles irlandais. La police arrive, forçant les hommes à s'enfuir dans la nuit. Parmi eux se trouve le père de Corto Maltese, qui décide alors de confier la garde de son fils adolescent à son meilleur ami, le capitaine Kee. Corto va naviguer avec le fils du capitaine et un groupe de solides gaillards : diffici... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Florian007
  17 octobre 2015
Une petite déception, cette lecture. La preuve qu'être grand connaisseur d'une oeuvre ne permet pas forcément de reprendre le flambeau et de le porter haut. Beaucoup d'ingrédients qui, au final délivrent un plat plutôt fade avec un (jeune) Corto quasiment absent de ses propres aventures.
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emeralda
  09 novembre 2015
Corto Maltese est un héros de bande dessinée, mais le retrouver dans un roman n'est pas sacrilège. Cela laisse plus de place à l'imaginaire de chaque lecteur et pour les novices comme moi (je sais qu'il y a toujours des petits nouveaux et c'est tant mieux), c'est un plus car un texte sans support imagé donne plus de temps au lecteur de s'approprier un univers ainsi que de latitude.
Dans ce livre, on retrouve un Corto Maltese bien plus jeune que celui que l'on connaît ne serait-ce que de loin. C'est donc une nouveauté même pour les connaisseurs.
On voyage, on navigue, mais c'est autant par la variété des pays, des contrés, que celles des saveurs, des odeurs, des senteurs. Ce roman est une ouverture vers tous nos sens.
C'est aussi un voyage initiatique, d'apprentissage. Tout n'est certes pas tendre, mais à vaincre sans combattre, on triomphe sans gloire. On n'en ressort donc point grandi.
Corto Maltese, le plus sage des deux jeunots de cette aventure dans tous les sens du terme, et son ami, plus fougueux, plus tempêtueux, vont vite le comprendre.
Personnages nombreux et riches, très détaillés dans les descriptions, ils sont tous importants dans cette épopée. Qu'importe qu'on ne les voit que bien peu de temps. Ils nourrissent cet univers si particulier. Ils le servent, le rendent plus palpable, plus vivant.
Ce texte est visuel, mais pas seulement. Je l'ai dit un peu plus haut, il éveille les sens.
Cependant j'ai trouvé que l'ensemble manquait un peu de rythme. C'est assez lent, un peu trop. Dommage.
Mais ce que je regrette le plus, c'est d'avoir pu à peine effleurer le personnage de Corto Maltese. Ce dernier est présent, mais très discret. Trop sans doute surtout que l'intrigue tourne un peu court. J'ai donc le sentiment d'avoir fait un beau voyage, mais le retour au port est un peu abrupt.

Lien : http://espace-temps-libre.bl..
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Charybde2
  03 septembre 2019
Le roman d'aventure qui imagine Corto Maltese à quatorze ans, entre Écosse, Irlande, Venise et Sicile.
Sur le blog Charybde 27 : https://charybde2.wordpress.com/2019/09/03/note-de-lecture-le-corbeau-de-pierre-la-jeunesse-de-corto-maltese-marco-steiner/
Lien : https://charybde2.wordpress...
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   03 septembre 2019
– On les appelle les céramiques Wedgwood, ce sont des pièces de luxe. Il y a un type qui les importe de Scicli, un village du sud de la Sicile, et, de là, on les envoie à Palerme, à Naples, à Venise, où elles finissent sur les tables des riches… La récompense est bonne et en plus nous aurons un passager payant. Ce sera un beau voyage, vous verrez, la Sicile est une vraie merveille. Il fait toujours beau, la mer est bleue, les figuiers de Barbarie donnent des fruits juteux, il en pousse sur le moindre muret de pierre, et les oliviers étendent leur ombre sur les meilleures tomates du monde…
Il ferma à demi les yeux et inspira profondément, mais la seule odeur qu’on sentait alentour, c’était celle de l’humidité, rien que de la tourbe, de la mousse, des lichens.
– Tu écrases une de ces petites tomates rondes sur une tranche de pain chaud, tu y verses un filet de cette huile verte qu’ils ont là-bas, toute gorgée de soleil, et tu manges mieux qu’un roi. Deux olives et quelques cristaux de sel, et tu deviens le pape en personne. Ce qui est drôle, c’est que les Siciliens ont choisi eux aussi le triskèle comme symbole, comme notre bonne vieille île de Man. C’est sûrement pour ça que je me sens chez moi là-bas… même s’il y a trop de lumière pour mes yeux gris.
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Charybde2Charybde2   03 septembre 2019
Le sloop tanguait dangereusement. L’embarcation vibrait, frémissait, suait, tendait ses muscles pour ne pas heurter les écueils, sans trouver un instant de répit. La mer et le vent la ballottaient et la tiraillaiient en tous sens.
Les cordages gémissaient, grinçaient, craquaient. Le bateau s’était faufilé dans un fjord niché entre des falaises acérées, couvertes de bruyère et de lichens, au nord, là-haut, du côté de Kirkcudbright.
À chaque coup, le sloop effleurait ou grattait les rochers qui le protégeaient, des paquets de mer et du regard des policiers à leur recherche depuis des jours.
Creusées par la mer le long de la côte de Solvay, ces grottes avaient offert de tout temps un refuge aux pirates et aux contrebandiers écossais, ou à des gens comme eux, qui arrivaient de l’île de Man pour charger armes et bouteilles en Angleterre, avant d’aller les livrer aux amis irlandais.
Les limiers et leurs maîtres étaient encore loin, ils avaient du mal à descendre sur la roche visqueuse, les brodequins des policiers glissaient sur les pierres et la mousse ; mais, petit à petit, la colline se remplissait de lumières vacillantes qui découpaient l’obscurité et l’épaisse muraille de pluie.
Les lucioles s’approchaient d’eux en zigzaguant. Des flammèches qui coulaient le long d’un entonnoir pointé sur le fjord, sur le bateau et sur son précieux chargement. On entendait les aboiements excités des chiens et les cris des hommes essayant de les suivre.
Un dobermann plus furibond que les autres surgit sur le rocher juste devant le bateau. Il se lança dans le vide en aboyant, diable étincelant et baveux, noir comme la nuit. Sa bouche béante était un trou rempli de rasoirs d’une blancheur parfaite. Il hurlait sa rage et son orgueil d’être arrivé le premier.
Bertram le frappa au museau avec une lourde masse en bois. D’un coup sec.
L’animal tomba dans l’eau en glapissant.
Il fallait faire vite. On commençait à distinguer les voix et le tsiiiing des projectiles tirés en l’air.
C’était une nuit terrible, raison pour laquelle Robart Kee et son ami Tintagel l’avaient choisie. Juste une poignée d’hommes de confiance pour charger la marchandise, et leurs deux fils, Bertram et Corto.
Il y avait plus de trois cents caisses, contenant du tabac, des bouteilles de brandy et de rhum premier choix, outre la pièce maîtresse du chargement : cent fusils Lee-Enfield Mk I, escamotés discrètement à l’usine. L’odeur de la graisse des armes se mêlait à celle du tabac et de la bruyère écossaise trempée. Il fallait se dépêcher d’apporter toute cette marchandise à Man, d’où ce serait ensuite un jeu d’enfants de l’acheminer en Irlande.
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