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Gilles Perrault (Préfacier, etc.)Simone de Beauvoir (Préfacier, etc.)
ISBN : 2213593388
Éditeur : Fayard (01/01/1994)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 58 notes)
Résumé :
Près d'un million de Juifs ont été brulés dans les fours de Treblinka, avant le 2 août 1943. Ce jour-là, 600 prisonniers armés de grenades et d'armes volées ont attaqué les gardes-nazi, incendié le camp et se sont enfui dans les forêts polonaises à proximité. Parmi ceux-ci, quarante survécurent pour témoigner du courage des hommes face au plus grand mal que l'histoire humaine ait produit.

Quatrième de couverture

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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Pixie-Flore
  25 août 2012
Ce livre a été écrit comme un témoignage, c'est d'ailleurs ce que prétend l'auteur. Malheureusement, après une grande polémique, de nombreux faits n'ont pas été authentifiés, notamment la façon dont s'est passée la révolte, ce qui classe plutôt ce livre dans la catégorie "roman historique''.
Malgré cela, et après un début un peu long, c'est un petit bijou. Car certaines choses racontées se sont réellement passées. Les fosses communes ont existé, Treblinka aussi.
Ce qui me plaît beaucoup dans ce livre, c'est la façon dont l'auteur raconte, la façon dont il essaie de répondre à une question que je me suis moi-même posée de nombreuses fois, pourquoi le peuple Juif n'a-t-il pas résisté plus tôt ? Comment ce massacre a-t-il pu prendre de telles proportions ? L'auteur donne des explications tout à fait convaincantes. D'un ton neutre, sans jugements. J'ai trouvé ça bien.
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Monsieur-L-
  25 février 2014
Treblinka, c'est un roman historique sur un camp d'extermination.
Avant d'écrire cette critique, j'ai appris qu'il y avait une polémique autour de cet ouvrage. Toutefois, je ne me suis pas vraiment informé du contenu de cette polémique.Ainsi, j'espère garder un esprit relativement vierge.
L'aspect qui m'a le plus marqué de cet ouvrage est le personnage nazi qui devient directeur du camp d'extermination. Il en vient à gérer son camp d'extermination comme un patron. Il veut augmenter l'efficacité de sa production .... de la mort. Il a trouvé sa vocation, son métier. Il y est efficace et satisfait de son «utilité sociale». Psychologiquement fascinant. Il y a un détachement par rapport à l'ignominie de sa tâche. Il devient un mathématicien de la mort où l'efficacité de la production de la mort dans son camp supplante la haine du juif. Au final, ce personnage aimerait mieux qu'il se laisse tuer tranquillement plutôt que de les torturer ou de laisser sa haine s'assouvir à travers la torture. Moins atroce? Non. Au contraire. C'est un plan calculé et «rationnel» d'élimination d'une ethnie. C'est terrible.
L'autre côté du roman insiste sur la psychologie juive ou plutôt, les éléments culturels qui expliquent le manque de réactivité des juifs face aux massacres de leur peuple. Il y a des hypothèses intéressantes, mais il est impossible de savoir si c'est basé sur une étude sérieuse de la culture juive.
Le livre aborde une perspective différente sur l'extermination des juifs. Une perspective qui mérite d'être lu. Trêve d'hésitation, ouvrez-moi ce livre!
Bonne lecture!
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belette2911
  13 avril 2012
Ceci est un livre à ne pas lire avant d'aller se coucher... il est terrible parce que il nous livre l'histoire de Treblinka. Bon nombre de gens ne connaissent que le nom d'Auschwitz, Dachau, Ravensbrück ou Buchenwald. Ce sont eux dont on parle le plus. Ce n'est pas l'école qui m' parlé de ce camp dont je ne connaissais pas l'existence jusqu'à ce que je décide de me pencher sur cette période sombre de notre histoire : le seconde guerre mondiale.
Qu'avait donc de différent ce camp de Treblinka ? Ce n'était pas un camp de concentration, mais un camp d'EXTERMINATION.
Cela change tout... Enfin, si l'on veut. Dans ce camp, on ne demandait pas aux hommes, aux femmes et aux enfants qui y étaient envoyés de travailler jusqu'à l'abêtissement, jusqu'à l'épuisement physique et intellectuel.
Non, on leur demandait de mourir. Directement...
Ils y moururent très nombreux. Jusqu'à ce qu'un jour, certains parmi eux décident de porter témoignage devant L Histoire, pour qu'on ne puisse jamais oublier la folie de Treblinka.
Quand je vous disais qu'il ne faut pas lire ce genre de livre au soir... Mais si vous le lisez, vous saurez comment certains ont tout de même survécu et ils vous raconteront leur histoire.
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DanielGauthier
  10 mars 2010
"Treblinka" est l'oeuvre d'un halluciné qui a réussi à se mettre dans la peau de personnages inventés (un peu comme dans "La mort est mon métier" de Robert Merle, "Les bienveillantes" de Jonathan Little ou les livres de James Michener) pour nous faire comprendre "de l'intérieur" la (relative) passivité des Juifs durant la Shoah et le machiavélisme des nazis.
"Treblinka" débute par le ghetto de Varsovie et finit par la révolte des Juifs du camp d'extermination : c'est haletant de bout en bout...
On en ressort bouleversé, mais aussi plus intelligent.
A noter que l'auteur s'est suicidé après avoir écrit son livre.
A noter également la préface profondément insipide de Simone de Beauvoir.
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agnesrobert
  25 janvier 2017
Lecture de jeunesse, inoubliable à plus d'un titre :
Par la barbarie qu'elle décrit, celle de l'enfer concentrationnaire nazi dans les camps d'extermination polonais ;
Par l'incroyable force de vies de ces hommes qui, en sursis au milieu de l'horreur, témoins quotidiens de la mort de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants, on réussit à planifier un soulèvement, pour tenter de sauver leur vie, certes, mais aussi et surtout pour témoigner.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
MarpesseMarpesse   28 août 2012
“Comme il [Herbert Floss] l’expliqua, tous les cadavres ne brûlaient pas de la même manière, il y avait de bons cadavres et de mauvais cadavres, des cadavres réfractaires et des cadavres inflammables. L’art consistait à se servir des bons pour consumer les mauvais. D’après ses recherches (…), les vieux brûlaient mieux que les nouveaux, les gras que les maigres, les femmes que les hommes et les enfants moins bien que les femmes mais mieux que les hommes. Il en ressortait que le cadavre idéal était un vieux cadavre de grosse femme.”
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Pixie-FlorePixie-Flore   17 août 2012
Dans la Rome ancienne, on tranchait la tête des messagers de mauvaises nouvelles; à Lodz, à Vilna, comme à Bialystok et à Varsovie, on se contentait de ne pas les écouter.
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MarpesseMarpesse   28 août 2012
“Regarde-moi, je suis belle. Regarde-moi, je vais mourir. Regarde mon corps, regarde comme il est beau. Il était fait pour aimer, il était fait pour la vie, pour les caresses. Regarde-le! N’est-il pas beau? N’est-il pas jeune? N’est-il pas ferme? Il veut vivre, il veut aimer, Dieu l’a dessiné pour l’amour.”
Elle laissa retomber ses mains qu’elle avait remontées le long de ses hanches et de ses flancs, puis, après un instant d’immobilité, son visage lumineux se déchira en sanglots.
Deux gardes ukrainiens que le bruit avait attirés l’emmenèrent derrière la baraque et ses sanglots de désespoir devinrent des sanglots de douleur.”
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Pixie-FlorePixie-Flore   13 août 2012
Les Juifs ne se défendaient jamais, ne se révoltaient jamais. Les plus pieux y voyaient un châtiment de Dieu, les autres un phénomène naturel comparable à la grêle en pays de vignoble ou aux sauterelles au Maroc. On avait appris une chose: le Gentil est le plus fort, se révolter ne fait qu'attiser sa colère. ''Si un goy te bat, enseignaient les mères à leurs enfants, baisse la tête, il te laissera la vie sauve.''
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Pixie-FlorePixie-Flore   15 août 2012
Entre la mort et la souffrance, il avait choisi la fuite. ''Entre deux solutions, je choisis toujours la troisième...''
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