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ISBN : 2226435131
Éditeur : Albin Michel (26/09/2018)

Note moyenne : 4.6/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Fraa Erasmas est un jeune chercheur vivant dans la congrégation de Saunt-Edhar, un sanctuaire pour les mathématiciens et les philosophes.
Depuis des siècles, autour du sanctuaire, les gouvernements et les cités n'ont eu de cesse de se développer et de s'effondrer. Par le passé, la congrégation a été ravagée trois fois par la violence de conflits armés. Méfiante vis-à-vis du monde extérieur, la communauté de Saunt-Edhar ne s'ouvre au monde qu'une fois tous le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Tachan
  16 octobre 2018
Anatèm est le premier titre de la nouvelle collection d'Albin Michel consacré à l'imaginaire que je teste. J'étais impatiente de découvrir cette nouvelle collection dirigée par Gilles Dumay, ancien directeur de Lunes d'encre chez Denoël où il avait publié des titres cultes. La maquette des tomes sortis me plaît beaucoup avec son identité visuelle forte dès la couverture où les dessins sont à chaque fois très beaux. Malheureusement pour moi, Anatèm ne fut pas une bonne pioche.
Je savais avant même de commencer, parce que je l'avais lu, qu'Anatèm serait une lecture exigeante. Mais je ne m'attendais pas à ce que la forme prenne le pas sur le fond et le plaisir de lecture. En effet, dans ce titre, découpé en 2 tomes chez nous, l'auteur prend plaisir à créer un univers fort original. Je dis original parce qu'il a imaginé de toutes pièces un monde qui pourrait être le nôtre dans un futur très éloigné, un futur où la langue mais aussi les codes de notre société en plus des paysages et des peuples ont évolué. Et nous lecteur, nous sommes les témoins privilégiés de cette évolution dans laquelle nous sommes plongés de plein pied assez brutalement dès les premières pages. Ainsi, honnêtement les 200 premières pages furent vraiment laborieuse à lire du fait même de la langue employée. Pourtant, je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé. Je trouve le concept très fort et culotté, je ne crois pas que cela ait été poussé à ce point dans un autre titre. Malheureusement, ça a vraiment freiné mon plaisir de lecture et c'est là le grand problème.
A vouloir créer un monde original dont on découvre la langue, les philosophies, les religions, les relations interclasses et extraclasses, la géographie, l'histoire, etc… l'auteur passe son temps à nous décrire son monde, oubliant que le lecteur cherche aussi parfois une histoire où s'évader et non juste un univers. J'ai très longtemps cherché quel était le but de cette histoire avant de le trouver vers le milieu du tome mais c'était déjà trop tard. Une quête a beau se dessiner, ce n'est pas pour autant que l'auteur lui donne la priorité. C'est ce qui me fait dire qu'il a préféré l'exercice de style au plaisir du simple lecteur et je trouve ça dommage.
Parce que l'univers est intéressant. J'ai aimé découvrir un nouveau monde par sa dimension religieuse ou plutôt philosophique à travers des personnages appartenant à une congrégation qui cultive le savoir universel et non vraiment la foi. J'ai aimé me mettre dans les pas du héros, Erasmas, qui découvre lui aussi le monde dans lequel il vit et ses mystères une fois sorti de sa réclusion volontaire. Cela donne lieu à des discussions très intéressantes sur la religion, dieu, la communication, etc.
De plus, le rythme s'accélère et l'histoire devient plus facile à lire à partir de la moitié du tome et encore plus dans les 100, 200 dernières pages. On rencontre enfin ce qui sera le bouleversement narratif qui va nous happer et on découvre ainsi une vraie intrigue avec de multiples tiroirs. On a ainsi droit à une enquête interne digne du Nom de la Rose, suivi d'un road trip inquiétant, le tout avec une petite touche de Rencontre du 3e type. J'ai beaucoup aimé cela mais c'était malheureusement trop distillé au milieu des interminables descriptions de la planète Arbre. Alors je sais que ce n'est que la première partie d'une vaste histoire, que peut-être la suite apportera ce qui m'a manqué dans ce tome, mais je n'ai pas très envie de continuer après les difficultés que j'ai eues déjà à terminer ce tome.
Anatèm est donc un roman qui sur le papier avait tout pour me plaire et pour lequel je partais avec un a priori positif, mais ma lecture s'est révélée laborieuse. Je n'ai pas été emportée par l'histoire. Je suis trop longtemps restée sur le bas côté de la route à cause d'un auteur qui a privilégié une sorte d'expérimentation créatrice à laquelle je suis restée hermétique. Dommage. Après, ça ne veut pas dire que je ne testerai pas les autres titres de science-fiction de la collection quand ils se présenteront, mais j'attendrai peut-être d'avoir plus d'avis avant.
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JustAWord
  25 septembre 2018
Drôle d'histoire que celle d'Anatèm. Oeuvre-monstre de l'écrivain américain Neal Stephenson, ce roman de près de 930 pages en version originale fut un temps envisagé chez Bragelonne après leur réédition du cultissime le Samouraï Virtuel (ou Snow Crash pour les intimes). Bien vite échaudé par l'ampleur de la tâche, l'éditeur français jette l'éponge et il faut attendre la naissance d'Albin Michel Imaginaire pour que Gilles Dumay nous offre une publication en deux tomes. Auteur majeur du genre, Neal Stephenson n'est pas seulement l'un des pères du post-cyberpunk, c'est aussi l'un des écrivains de science-fiction les plus ambitieux de ces dernières années, la preuve avec son monumental Baroque Cycle où il retrace l'histoire secrète de la science du XVIIe siècle ou son Cryptonomicon qui mélange cryptographie, Seconde Guerre mondiale et paradis virtuel. Pour Albin Michel Imaginaire, Anatèm apparaît comme un défi. Contrairement à l'addictif et accessible American Elsewhere de Robert Jackson Bennett ou à la Big Commercial Fantasy du Mage de Bataille de Peter Flannery, Anatèm s'adresse d'abord aux aficionados du genre. Auréolé du prix Locus et fort de son succès Outre-Atlantique (numéro un des ventes du New York Times quand même), cet arlésienne de la science-fiction peut-elle surprendre le public français ?
Arbre par la face Nord
Tout d'abord, rassurez-vous, Jacques Collin va bien. le traducteur d'Anatèm accomplit ici un travail remarquable, autant sur le fond que sur la forme. En effet, Neal Stephenson nous emporte d'un monde par-delà l'espace et le temps avec Arbre. Pour se faire, il va utiliser une foultitude de néologismes et autres concepts sortis tout droit de son exubérant cerveau postcyberpunk. Si vous pensiez que l'on allait vous prendre par la main pour vous faire visiter Arbre, vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir…ou presque ! Non, Anatèm n'est pas un roman impossible à traduire (la preuve) et encore moins à lire. Pour l'appréhender, voyez les premières pages comme un mur d'escalade. Pour nous aider à le surmonter et à comprendre son univers, Stephenson conserve un certain nombre de mots et concepts familiers tout en intercalant des définitions de ses néologismes à la façon d'un dictionnaire. Ainsi, le lecteur peut s'accrocher de page en page et parvenir progressivement à assembler les pièces du puzzle afin de comprendre ce qu'il se passe là-dedans.
Pour résumer (et pour ceux qui n'aiment pas tant que ça le piolet et le baudrier), Anatèm explore une concente (comprendre un monastère) où sont regroupés des moines appelés fraa (frères) et soor (soeurs) qui, en lieu et place d'une religion déiste, philosophent, théorisent et réfléchissent sur des concepts scientifiques théoriques et praxiques (qui fait appel aux praxies donc). Parmi eux, fraa Erasmas, notre narrateur, qui appartient à l'ordre des dixies, c'est à dire ceux qui ont fait voeu de rester cloîtrer dans la concente de Saunt-Edhar pour dix ans et donc, de n'avoir de contact avec le monde extérieur (ou saeculier) que lors de l'aperte décennale (aperture = ouverture). Vous imaginez donc bien qu'il existe aussi des unitariens, des séculiers et des millénariens… qui n'ont aussi de contact entre eux que lors des apertes respectives de leurs ordres. À la veille de l'ouverture des portes pour les dixies et les unitariens, fraa Erasmas s'interroge sur son devenir au sein de la concente qu'il n'a rejoint que quelques années plus tôt. Confronté aux extra-muros (ceux qui vivent donc à l'extérieur de la concente), il va également devoir composer avec l'apparition d'un étrange phénomène dans le ciel d'Arbre, phénomène qui va venir bouleverser son existence et celle de toute la planète.
La science et la philosophie pour religion
Pour renverser les perspectives, Neal Stephenson imagine un monde où la science et la philosophie sont devenues une sorte de religion où les divers théoriciens ont été élevés au rang de saunt (ou saint). de là, Anatèm inverse notre perception traditionnelle des choses tout en jouant sur ce que nous connaissons déjà. Fraa Erasmas et ses coreligionnaires ne sont rien d'autres que des ersatz de moines et autres ermites voués à la vénération d'une puissance supérieure. Sauf que cette fois, ces communautés isolées aux règles très strictes (formant la Discipline) sont une sorte d'utopie dans le sens où elle conserve le savoir à travers les millénaires. Si l'on apprend rapidement qu'un cataclysme a secoué Arbre — Les événements horrifiques — on comprend surtout que les différentes concentes sont comme autant de moustiques pris dans l'ambre. Témoignage du passé mais aussi véritable mine de savoir, le lieu de vie d'Erasmas s'avère un chef d'oeuvre d'architecture fascinant où l'on se perd avec joie. Non content de poser les bases d'un univers foisonnant, Stephenson arrose rapidement le lecteur de théories et de réflexions philosophiques où l'histoire d'Arbre ainsi que ses mythes et légendes se dévoilent petit à petit. On y (re)découvre des choses comme le Paradoxe de Fermi, le Rasoir d'Ockham ou encore le Mythe de la Caverne. Traversé par divers courants philosophiques revus et corrigés, Anatèm devient vite un passionnant récit d'apprentissage où Fraa Erasmas mûrit par ses réflexions et errements avec le lecteur lui-même, autant sur le plan humain que sur le plan philosophique. le lecteur se passionne rapidement pour les abstractions utilisées par les Fraas dans le but d'élucider le mystère qui vient rapidement bouffer le récit : quelque chose vient d'arriver dans le Ciel et personne ne sait vraiment de quoi il s'agit…!!
Des religions et des hommes
Même lorsqu'il flirte avec le thriller et le récit d'aventure (voir le road-movie), Anatèm n'oublie jamais de s'épancher sur son background d'une richesse proprement ahurissante. Quand Neal Stephenson quitte son monastère, c'est pour mieux enrichir son univers. Nous sommes en effet en 3689 après la Reconstitution et le monde semble toujours convalescent. Ici ou là, le lecteur attentif remarquera une ville envahie par la végétation, symptôme évident de sa décadence, ou des ruines marquant le tombeau d'une immense cité désormais oubliée. Au dehors, Fraa Erasmas explore un univers où les hommes ont régressé et où les religions, les vraies, les déistes, se sont scindées encore et encore. Comme si l'imbroglio des maths ne nous suffisait pas ! le résultat, toujours plus dense, permet de bâtir quelque chose de passionnant. On est sans cesse happé par l'ambition démesurée de Stephenson et par la richesse perpétuelle de son récit où les visions marquantes ne manquent jamais. le rapport entre religieux et philosophes (à travers les multiples iconographies des mathiques) ne manque pas d'interpeller et d'offrir une réflexion truculente sur la place de l'immatériel et du divin, du perpétuel et du changement. Un changement qui sera le maître-mot pour fraa Erasmas bien vite obligé de sortir de son isolement pour se confronter aux autres. Avec un humour pince sans-rire omniprésent, Neal Stephenson nous balade jusqu'au pôle, nous livre sa propre version des Mille et Une Nuits revue et corrigée pour l'occasion, fait intervenir des moines Shaolin avant de nous renvoyer dans l'espace pour suivre le mystère qui semble sur le point de bouleverser Arbre à jamais. Forcément, la fin de ce premier tome laisse orphelin. Heureusement, la suite arrive bientôt.
C'est un ouvrage mémorable que nous offre Albin Michel Imaginaire et Jacques Collin avec Anatèm. D'une extraordinaire densité, le roman fascine dès la première page et ne lâche jamais son lecteur. À la manière d'un Too Like the Lightning, le chef d'oeuvre d'Ada Palmer, le livre de Neal Stephenson philosophe et se réinvente sans jamais oublier ses personnages et ses enjeux en cours de route.
S'engager dans les Ordres n'aura jamais été aussi tentant…
Lien : https://justaword.fr/anat%C3..
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Apophis
  09 septembre 2018
Anatèm (tome 1) raconte, sur un monde appelé Arbre (dont la nature restera incertaine à l'issue de ce premier livre), la quête d'Érasmas, un avôt (érudit philosophico-scientifique cloîtré, comme tous ses pareils, dans des enceintes qui ne s'ouvrent au monde extérieur que tous les un-dix-cent-mille ans, les protégeant des convulsions de ce dernier mais les empêchant aussi de mettre leurs considérables connaissances théoriques en pratique), pour retrouver son maître, qui a découvert un secret astronomique que la hiérarchie « monastique » et le pouvoir séculier veulent à tout prix cacher. L'auteur ayant créé un écosystème complet de néologismes allant avec son monde (on peut d'ailleurs saluer le travail de dingue du traducteur !), et vous immergeant dans celui-ci d'un coup, sans vous tenir par la main, les premières centaines de pages sont prodigieusement exigeantes, même pour quelqu'un habitué à ce genre de livre-univers et pour un vétéran de la SF. Si la suite s'avère beaucoup plus digeste (à partir de 40 %, en gros), et invariablement passionnante (et j'insiste sur ce fait), elle constituera parfois aussi une autre forme de défi, tant les larges et profondes thématiques abordées (de la sociologie à l'Histoire en passant par la linguistique, la philosophie, la mécanique quantique, la cosmologie, l'ingénierie, etc) peuvent laisser sur le bord de la route les lecteurs les moins intéressés par cet aspect ou n'ayant pas le bagage culturel adéquat (et je pense que peu, moi y compris, répondront à 100 % à celui exigé par Stephenson, du moins sans recherches sur le net).
Clairement, donc, Anatèm n'est pas un livre facile (du moins, une partie de ce tome 1 ne l'est pas), mais tout aussi clairement, c'est un livre de SF majeur, qui vous en demandera beaucoup mais vous en donnera encore plus. Si je vous conseille de bien réfléchir au fait de l'acheter (ou pas) en fonction de vos envies et de votre volonté de vous investir dans un effort intellectuel intense plutôt qu'une lecture « détente », je vous prie aussi de croire que des romans comme ça, vous n'en verrez qu'une fois ou deux par génération, et que donc ne pas le lire serait une décision aussi lourde de conséquence que de l'acheter à la légère. C'est le style de roman qui tire tout le genre, voire toutes les littératures de l'imaginaire, vers le haut, que ce soit sur le plan stylistique ou intellectuel, aussi serait-il malavisé, à mon sens, de ne pas au moins tenter l'expérience sur ce tome 1.
Ceci n'est que le résumé de la critique, beaucoup plus complète, que vous trouverez sur mon blog.
Lien : https://lecultedapophis.com/..
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BlackWolf
  17 octobre 2018
En Résumé : Depuis le temps que j'attendais ce roman, Anatèm, j'avoue j'avais des attentes assez importantes tout en restant sur mes gardes, ayant été déçu d'une autre série de l'auteur, mais je dois bien admettre que j'ai passé un excellent moment avec ce roman. Certes c'est le genre de récit exigeant, qui demande de s'adapter et où l'auteur ne prend jamais par la main le lecteur, ce qui fait que je pense qu'il ne plaira pas à tout le monde, mais pour autant j'ai été captivé de la première à la dernière page. Ainsi que ce soit à travers la découverte de ce monde, Arbre, cette plongée directe sans présentation dans un monde qui a vécu, changé, connait ses propres règles, son propre vocabulaire. Que ce soit dans la découverte de son côté social, technologique, historique dans son idée de savoir, de sanctuaire on sent que l'auteur maîtrise son univers. Il offre ainsi une toile de fond complexe et je me suis retrouvé complètement dépaysé et captivé. Les personnages sont intéressants, soignés et humains. Ils arrivent ainsi à se dégager de ce récit, à ne pas finir étouffer par les autres « forces » du récit. Mais l'intérêt de ce roman, pour moi, vient clairement de toutes les réflexions tout le travail philosophique sur de nombreuses thématiques que vient nous offrir ce livre. Je me suis ainsi tout du long retrouvé stimulé par les nombreux débats, les nombreuses idées, parfois complexes, que viennent développer les différents personnages. J'adore quand un livre continue à me travailler après l'avoir reposé et ce fût clairement le cas ici. L'auteur alterne aussi tous ces éléments avec des passages plus »légers », on va dire, qui permettent ainsi un peu de respirer, de se détendre. Alors, j'ai bien ressenti une légère baisse d'intérêt sur la partie dans la montagne, mais franchement elle est vite oubliée devant les nombreuses qualités du roman. La plume est soignée et efficace et je lirai la suite rapidement et avec plaisir.

Retrouvez la chronique complète sur le blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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yogo
  17 septembre 2018
Anatèm n'est pas un livre qui se raconte, c'est un livre qui se lit, qui se vit… et c'est un livre très exigeant où il faudra de la patience et de la persévérance, où il faudra accepter de ne pas tout comprendre de suite. C'est surtout dans les premières pages que la tâche est ardue car Neal Stephenson nous plonge directement dans son univers en employant un vocabulaire propre à celui-ci. Il faut donc un temps d'adaptation pour apprivoiser tous les néologismes et le monde dans lequel Fraa Erasmas évolue. Il m'aura fallu 50 pages pour que les difficultés s'estompent, 50 pages où j'ai lu, relu voire re-relu des paragraphes entiers pour essayer de comprendre. Et 150 pages de plus pour que tout s'éclaircisse et là, la lecture devient plus fluide, plus facile. Cela peut paraître démentiel mais non, Neal Stephenson joue avec ses mots et nous aussi !
Pour aider à la compréhension, l'auteur nous livre des extraits du Dictionnaire, décrivant ainsi l'histoire de son vocabulaire. Il y a tout un travail sur les mots, leurs origines et leurs évolutions à travers les âges. Chaque définition étant l'occasion de nous présenter ainsi différents personnages, différents moments de vie. Petit à petit, l'auteur nous offre les clefs de son monde et il faudra ouvrir de nombreuses portes avant d'appréhender totalement l'univers, ses doctrines philosophiques, ses courants religieux ou ses thèses scientifiques... un incessant questionnement sur l'Homme et sa place dans L Univers.
La réussite de ce livre est en grande partie due au traducteur, Jacques Collin, qui a fait un travail fantastique. Il est arrivé à transcrire la fluidité du récit, à faire siens les mots de l'auteur. Je serais curieux de savoir comment il a appréhendé cette traduction. Un travail titanesque a été fourni pour que tout cela sonne aussi juste. C'est juste bluffant.
J'ai été émerveillé par ce tome I, un livre passionnant de bout en bout, sans temps mort ni longueur. Un roman hors du commun, il ne reste plus qu'à attendre le 31 octobre prochain et la parution du tome II pour connaitre la fin des aventures de Fraa Erasmas.
Lien : https://les-lectures-du-maki..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
JustAWordJustAWord   25 septembre 2018
On réalise quelque chose. Plus tard, la même chose est réitérée d’une toute autre façon ; mais le fait demeure identique. Quelque soit celui qui élabore la démonstration, quelle que soit l’époque, qu’il s’agisse de gâteaux ou de parcelles, on obtient toujours la même réponse. Ces vérités semblent venir d’un autre monde, d’un autre niveau d’existence. Il est difficile de ne pas croire que cet autre monde a en un sens une existence tangible, qu’il n’est pas uniquement issu de notre imagination !
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JustAWordJustAWord   25 septembre 2018
Rien n’est plus important que de voir et d’aimer la beauté qui est juste devant toi, parce que sinon tu n’auras aucune défense contre la laideur qui trouvera tant de façons de t’oppresser et de t’agresser.
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RoicarotteRoicarotte   02 octobre 2018
Cela la refroidit un peu. Mais, elle finit par demander : « Est-ce que vous avez besoin d’un moyen de transport ? D’outils ? De quelque chose ?
– Notre adversaire est un vaisseau extrasylvestre bourré de bombes atomiques, répondis-je. Nous avons un rapporteur.
– D’accord, je vais repasser chez moi voir si je trouve une règle et un bout de ficelle.
– Ce serait super.
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JustAWordJustAWord   25 septembre 2018
Tous les autres devaient chercher en dehors de leur travail le sentiment qu’ils appartenaient à une histoire, ce qui était probablement la raison pour laquelle ils aimaient autant le sport et la religion. Quel autre moyen avaient-ils de connaître l’aventure ? Un événement avec un début, un milieu et une fin, et dans lequel ils jouaient un rôle significatif ?
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