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EAN : 978B0014KSZ70
Diffusion Inter-forum (30/11/-1)
3.5/5   4 notes
Résumé :
Où étais-je exactement ? J'aurais dû me le demander. Encore une fois, cette question ne s'imposait pas à moi. Tout ce que je croyais savoir, c'est que je ne devais pas être très loin de la ville que j'avais quittée. Dans les environs des faubourgs, il se pouvait. En banlieue. Sur un autre plan des choses, mais en banlieue. La banlieue... C'est ainsi que j'appelai toujours le monde où j'avais échoué...
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Voilà une histoire captivante et...hypnotique.
Le héros est transporté dans un monde gris, uniforme et souterrain.
il s'y nourri, y accompli diverses tâches, y dort...
On ressent un malaise diffus, oppressant, jusqu'à une chute des plus surprenante et totalement inattendue.
Un livre aussi envoûtant que déroutant.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
A quoi pouvait bien servir ce monde? Que devait-il représenter? Questions que personne, peut-être n'avait jamais réussi à résoudre. Peut-être la banlieue figurait-elle un vaste centre de repos où, par le vide et le cauchemar, l'indifférence et la constante injection de gris, on soignait les grands malades mentaux. Ou simplement les inadaptés professionnels.
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Libre et sans but comme sans illusions, sans espoir, sans regrets et sans intentions, sans amour et sans haine, sans plus aucun sentiment, sans passé à prendre en considération et sans avenir en instance. Devant et derrière moi, il n'y avait plus que la région incolore de l'indifférence. En moi, le très léger étonnement de constater que tout était si simple: je venais à peine d'accepter un emploi de représentant, je venais de le quitter sans révolte et sans une seule phrase, sans avoir écrit une lettre de démission. Tout cela à l'insu de tous, et personne ne comprendrait jamais pourquoi j'avais agit ainsi. Personne ne pourrait jamais, puisque justement je n'avais pas agi. Les choses s'étaient arrêtées d'elles-mêmes, à bout de course, en fin de pente.
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C'était fini; cela au moins, était flagrant.
Je n'était plus représentant de commerce. Je n'étais plus à la solde d'une entreprise, plus davantage aux crochets de quelque société protectrice ou de quelques syndicat de chômage. Je n'étais plus personne. Je n'avais plus d'emploi. Et même, j'étais sur le point d'admettre, faute de preuve du contraire, que je n'étais nulle part. J'étais seul, victime de la force d'inertie des circonstances, perdu dans un cas strictement personnel, mais dénué de tout intérêt; seul et dégagé de toute obligation, licencié de partout sans le moindre préavis. En somme, j'étais libéré.
Libéré, c'est-à-dire libre. Absolument.
Mais ce fait triomphal ne contenait aucun élément d'ivresse. Glacial, voilà tout ce qu'il était.
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Tout s'enchaînait à présent, en un seul réseau encore insondable, tellement précis déjà. Les causes secrètes devaient aboutir à quelque endroit du passé, déjà reliées à quelque endroit de l'avenir. Un endroit bien déterminé, j'en étais convaincu.
Et Voilà.
Le mot avait été bien choisi, même s'il n'avait pas été prémédité. Deux syllabes anodines, mais elles pouvaient servir de conclusion. Elles avaient la force d'un point.
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C'est une pièce vide, limitée à un sol, un plafond et quatre murs. Un cube. Pas une seule tache dans cet ensemble, pas même celle d'un clou. C'est de toute évidence ce que l'on peut appeler une cellule, comme n'importe quelle pièce de la banlieue. J'y suis en instance ? A perpétuité ? En dépôt avant un interrogatoire ?
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Cinéma
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