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Critiques sur Population : 48 (33)
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CasusBelli
  11 janvier 2020
Ce livre me faisait de l'oeil (ou du pied c'est selon) depuis plus d'un an et j'ai attendu patiemment que ma bibliothèque en fasse l'acquisition, le résumé m'avait bien fait saliver.
Un thriller au scénario original, je vous laisse découvrir le résumé du 4ème de couverture qui en dit juste ce qu'il faut pour vous donner envie.
J'ai passé un très bon moment de lecture, la mise en place est efficace et assez rapide, on se retrouve rapidement dans le bain, et très vite il va se passer pas mal de choses.
C'est un scénario idéal pour multiplier les fausses pistes tant tous les acteurs de cette histoire semblent avoir quelque chose à cacher, tous ont un passif plus ou moins lourd et quand des meurtres (par balles) sont commis dans ce village censé ne posséder aucune arme, la psychose s'installe.
Il y a beaucoup d'emprunts à des thèmes connus, un petit peu d'Agatha Christie (Dix petits nègres), une dose de mystère autour d'expériences sur le cerveau et la mémoire, et d'autres encore que vous découvrirez peut-être.
Si j'ai aimé le style c'est peut-être parce qu'il m'a semblé y retrouver l'influence de Jim Thompson, oui il y a de cela aussi.
Le rythme est bon, on est en éveil en permanence et sans temps mort, c'est tordu et assez imprévisible, mais surtout les nombreux rebondissements sont bien amenés, l'intensité dramatique est présente tout au long du récit.
Si je ne mets pas cinq étoiles c'est que la fin, bien que cohérente et en valant bien une autre ne m'a pas forcément convaincu, juste un ressenti personnel, cette réserve mise à part c'est un très bon bouquin qu'il valait le coup d'attendre.
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LePamplemousse
  28 novembre 2018
Caesura est une ville aussi étrange que ce roman peut l'être.
C'est une sorte de ville test dans laquelle ne vivent que des criminels ou des témoins protégés, mais qui ont tous eu la mémoire effacée, de sorte d'aucun d'eux ne se rappellent qui il est, ni ce qu'il a pu faire avant d'arriver ici.
La population totale est de 48 personnes et personne n'y entre ni n'en sort jamais.
Mais l'un d'entre eux s'est récemment suicidé et un autre vient d'être assassiné, alors qu'il n'y a normalement pas d'arme dans la ville.
La belle machinerie bien huilée est donc toute déréglée et une série de catastrophes va s'abattre sur la ville.
On est ici à mi-chemin du western, d'un roman de science-fiction et d'une plongée dans les tréfonds de l'âme humaine.
On n'arrête pas de s'interroger sur ce qui est vrai ou pas, sur ce qu'on croit savoir avec certitude et au final, on se rend compte qu'on avait faux sur toute la ligne ou presque.
J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir tous les dessous de cette ville dans laquelle je n'aurais pourtant aucune envie de mettre les pieds.

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Guylaine
  06 janvier 2019
Bienvenu à Caesura !

Enfin, quand je dis "bienvenu"... tout est relatif, parce que Caesura est une drôle de ville, entourée d'un haut grillage, perdue au milieu du désert Texan, sans contact avec le monde extérieur, sans connexion internet... et elle n'apparaît sur aucune carte... Oui, je sais, c'est assez peu accueillant !

48 personnes vivent là, certaines depuis le commencement de cette aventure, c'est à dire depuis 8 ans, d'autres arrivent tout juste.
Si vous êtes conduit à Caesura c'est que vous avez témoigné dans un procès et qu'il vaut mieux à présent que vous viviez caché, ou alors c'est que vous êtes un criminel.
Dans un cas comme dans l'autre une partie de votre mémoire a été effacée, et personne ne sait finalement s'il est un bon ou un méchant....
Tout fonctionne ainsi, bon an, mal an, dans cette petite communauté créée de toutes pièces, jusqu'à ce qu'un des résidents se suicide, avec un revolver qui n'est pas sensé se trouver dans la ville... c'est le grain de sable dans la mécanique...

Pour être tout à fait honnête, Adam Sternbergh m'a un peu agacée au tout début de son roman. Comme il passait d'un personnage à l'autre et qu'il avait peur que nous, petits lecteurs, peinions à le suivre, il avait tendance à répéter des informations qu'il avait déjà données... mais heureusement ce vilain défaut lui est vite passé, et il en a profité pour nous manipuler ! J'avoue qu'il m'a bien promenée, et que je ne l'ai pas du tout vu venir... et j'avoue aussi qu'en matière de bouquin, c'est un truc que j'aime bien !

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Livresque78
  11 octobre 2018
Dès le 4ème de couverture, cette histoire intrigante donne envie d'en savoir davantage. Tout est réuni pour appâter le lecteur. Attention! Ici nous sommes loin de Wisterlia lane et des Desperate Housewives. On en sait peu des habitants, lorsque l'on découvre cette ville de Caesura au Texas, les informations qui nous sont données, le sont au compte gouttes. Sont-ils des criminels repentis, des témoins à protéger?

Et petit à petit, les secrets sont dévoilés, et Dieu sait qu'il y en a un sacré paquet à Caesura, cette ville étrange, éloignée de tout, est remplie de mystères, de non-dits, et au fil des découvertes que le lecteur va faire, la violence va prendre place dans la vie plutôt paisible et bien rangée de ses 48 habitants.
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belette2911
  28 décembre 2018
Encore un livre que je voulais absolument découvrir et qui ne m'a pas déçu, m'apportant même une bonne dose de ma came préférée : un thriller en huis-clos !

Le tout avec une pointe de fantastique puisque les expériences scientifiques accomplies dans ces pages n'ont pas encore eu lieu.

Enfin… Je crois… Je pense… J'espère…

Caesura, dite aussi "Blind Town"…

Imaginez une ville paumée en plein trou du cul du trou de cul du fin fond de l'anus du Texas.

Un bled qui n'existe sur aucune carte, dans aucune administration et où ne vivent que 48 personnes, dont la particularité est qu'elles ont toutes eu une partie de leur passé effacé ainsi qu'une nouvelle identité que ces gens ont dû choisir en mélangeant un nom/prénom d'acteur célèbre avec celui d'un vice-président.

Assassins notoires ou témoins protégés par le système ? Aucun d'entre eux ne le sait et le lecteur n'en saura rien de plus au départ.

Le départ est banal, si je puis dire, car hormis le lieu inhabituel, la suite a l'air d'être courue d'avance puisque nous avons un crime, faisant suite à un banal suicide et donc, étant en milieu clos, on sent venir le bon vieux whodunit à la Sherlock Holmes/Hercule Poirot, avec le shérif Cooper pour mener l'enquête et son assistante, Sidney Dawes dans le rôle du Watson plus qu'éclairé.

Ça, c'est que tu croiras au départ, lecteur blasé du thriller et du polar ! Un bête crime à résoudre… Que nenni !

On va plus loin que ça, dans ce thriller aux relents fantastiques (SF ?) et d'ailleurs, l'auteur ne s'embarrassera pas longtemps avant de te balancer le coupable de ce meurtre puisque celui-ci n'est que le point de départ et qu'ensuite, on va gripper les rouages de la machine avec des tas de petits grains de sable qui ne se comporteront pas comme ils sont censé le faire.

Et c'est là que réside un autre des talents de l'auteur : arriver à nous perturber, à nous emmener là où on ne s'y attend pas, à nous secouer, à nous surprendre, à nous angoisser… le tout en s'aventurant sur un terrain inhabituel tout en restant plausible et réaliste dans les actions de ses personnages ou dans la logique de son scénario.

Le panel des personnages n'a déjà pas fini de nous surprendre, mais en plus, l'auteur a fait pousser son idée sur un terreau fertile, l'a bien arrosé, l'a retaillé et nous livre un petit OLNI de 418 pages où il est difficile de s'ennuyer, sans compter que l'on risque de s'attacher à certains personnages.

Un meurtre en huis-clos, oui, mais pas que… pour parodier une maison d'édition célèbre pour ça. La partie immergée de l'iceberg est bien plus intéressante, plus importante, plus glauque, plus sombre, qu'un simple meurtre…

Voilà donc un thriller en huis-clos où l'on a plus d'empathie pour la population de ce bled paumé entouré de grillages, même si on se doute que ce ne sont pas toutes des brebis innocentes, alors que l'on prendra en grippe ceux qui représentent la Loi.

Encore une belle découverte de cette année 2018 et sans aucun doute, il terminera dans mes coups de coeur car il a réussi, avec un pitch qui semblait vu et revu au départ, à partir dans un tout autre sens et à m'étonner tout au long de ces pages survoltées où tout peut arriver.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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RedIzaBzh
  04 mai 2019
Je n'avais jamais lu cet auteur auparavant, mais maintenant, il faut que je mette la main sur ses autres livres.
Au départ, je trouvais que ce roman censé être "comiquement féroce et férocement comique" ne l'était pas du tout, mais le côté non conventionnel de la situation et des personnages m'a rapidement plu. C'était un peu lent, certes, mais inattendu et les retournements de situation (ou de personnage) saupoudrés ici et là étaient savamment distillés.
A partir du moment où un certain groupe entre en ville, la situation escalade rapidement et j'ai commencé à comprendre le parallèle avec Tarantino. La balle qui traversait "gaiement" le cerveau d'un type m'a bien fait rire ! Personne n'est ce dont il a l'air à Blind Town, n'hésitez pas à l'emprunter en bibliothèque ou à l'acheter pour le découvrir :)
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ktycat
  22 janvier 2019
Population : 48 est un livre que j'ai découvert grâce à Netgalley et Super 8 éditions, que je remercie pour cette lecture. Etant une fan de thriller, l'intrigue de Population : 48 m'attirait vraiment. Malgré le côté science-fiction marqué qui me fait le plus souvent peur car cela ouvre souvent la porte à toutes les dérives irréalistes dans l'histoire, j'ai été happée par Population : 48 et j'ai particulièrement aimé les différents personnages qu'on y rencontre.
Au final, c'est pour moi une très bonne lecture pour les fans de thrillers et de huis clos.
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LaureB
  03 décembre 2018
OUAIS !!!! Après un long désert polardeux, j'ai enfin lu un chouette super polar !! Ça s'appelle : Population 48. C'est publié chez Super 8 édition. C'est sorti en octobre dernier. C'est un polar atypique, mâtiné de SF tendance anticipation, avec un style très western. le pitch en qqs mots : un Institut a créé une bourgade au fin fond du Texas, à des fins scientifiques, peuplée d'hommes et de femmes (et un enfant), à majorité anciens serial killers ou tueurs tout court. Ils sont tous volontaires. L'Institut leur a occulté la partie de leurs mémoires liées à ces horribles crimes. Certains sont aussi des grands traumatisés ou des témoins à protéger. À leur arrivée, ils choisissent un pseudo. Personne ne peut aller les voir, et ils ne peuvent avoir aucun contact à l'extérieur. Ils ont la possibilité d'en partir, mais à la condition de ne plus y revenir. Ils sont neufs et vierges. Un shérif, avec deux assistants, est là pour faire régner l'ordre, et il a pas grand chose à faire parce que la population est douce comme un troupeau d'agneaux. Sauf que. Sauf qu'au moment où débute l'histoire, un crime vient d'être commis. Sauf qu' il y a quelques semaines, un des « pensionnaires » s'est suicidé. On va vite apprendre qui est l'auteur du crime. L'essentiel n'est pas pour ce polar atypique de connaître le coupable et ses motivations. On va en fait découvrir petit à petit le passé de cette assemblée d'amnésiques, et leur destinée.
C'est un polar absolument neuf et gé-nial ! Il y a beaucoup de psychologique sans prise de tête. L'écriture est superbe : en peu de mots, en quelques phrases, les situations se retournent.

C'est pour qui ? Pour les gens comme moi qui lisent autant du polar que de la SF, donc familiers avec les deux styles d'écriture. Ceux qui veulent bien tenter des aventures littéraires mais sans non plus se prendre la tête.

Ce polar je l'ai acheté et lu sur ma liseuse, et je suis bien contente, parce que je le relirai avec plaisir (je suis allée un peu trop vite).
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yogo
  23 novembre 2018
Victimes ou coupables, ils ont tous choisi d'oublier leur passé. Après l'effacement d'une partie de leur mémoire, ils sont partis vivre à Caesura, une ville loin de tout au milieu du désert. Coupés du monde, ils n'obéissent qu'à trois règles immuables : aucun visiteur, aucun contact avec l'extérieur et possibilité de quitter la ville mais aucun retour possible. Après huit ans de vie paisible, le suicide de l'un des résidents va bouleverser le quotidien de la petite communauté...

Bien que l'idée initiale soit intéressante, son traitement laisse perplexe. le huis-clos, pesant, angoissant, prend forme assez rapidement et il est facile de se laisser entraîner dans la paranoïa ambiante. C'est un page-turner efficace pour peu qu'on ne s'accroche ni au détail, ni au manque d'explications. Et je ne parle pas des coïncidences et des facilités narratives. Un exemple parmi tant d'autres. L'une des résidentes a un tatouage sur le poignet, une série de chiffres dont elle ne connaît pas la signification. Pourtant elle va réussir à le déchiffrer (je spoile un tout petit peu mais on s'en doute dès que l'auteur en parle) et c'est juste improbable ! Plus le récit avance, plus la situation devient ubuesque, pas de grandes surprises, tout est assez téléphoné...

Les personnages quant à eux sont plutôt bien croqués, un patchwork de portraits plus tourmentés les uns que les autres, tous à la recherche de leurs souvenirs ou au moyen de leur échapper. Un vrai numéro de funambulisme entre le bien et le mal. Adam Sternbergh ne tombe pas ici dans les clichés. Il propose même une réflexion sur la mémoire et le souvenir. Peut-on être un homme meilleur quand on a oublié les atrocités que l'on a faites ?

Pour conclure, Population : 48 est un thriller tout ce qu'il y a de plus classique. Efficace, sans fioritures, il va à l'essentiel laissant le lecteur avide d'explications sur le bord du chemin. Original dans l'idée, surprenant dans ses personnages, ce roman est décevant dans son intrigue.


Lien : https://les-lectures-du-maki..
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Mavic_lit
  11 novembre 2018
Préparez-vous à pénétrer à Caesura, aussi connu sous le nom de Blind Town. Sa particularité ? 48 habitants dont aucun ne se souvient de ce qui l'a amené ici, ou plutôt pourquoi il a fait le choix de s'isoler au milieu de nulle part. Coupable, innocent personne ne sait, pas même vous, cher lecteur. Mais si je peux dire une chose c'est vous détesterez tout le monde sans exception.
[...]
à partir du premier meurtre, une ambiance pesante, pleine de doutes s'installe entre les habitants. Une ambiance, une tension que moi lectrice, j'ai ressenti jusqu'au bout de mes orteils. D'autant que l'environnement où évolue nos protagonistes ne fait qu'accentuer cette sensation.
[...]
Tout le monde est soupçonné, parce que soyons francs, pour moi tout le monde est coupable mais surtout antipathique. [...] Et paradoxalement, à force de les côtoyer dans un lieu si fermé, si isolé, j'ai fini par ressentir un p'tit quelque chose de positif pour eux. Un début de compassion je dirais même. Oui vous avez bien lu. Et si vous ne me croyez pas, alors lisez-le ! 
Si l'hémoglobine ne coule pas à chaque page car l'auteur s'appuie beaucoup sur le côté psychologique des personnages, plus que sur les scènes d'actions à chaque page, on n'échappe pas à certaines scènes digne d'un Tarantino. A mon sens, en plus d'imaginer de façon explicite la scène, elle permet également de relancer l'intrigue et de captiver le lecteur.
[...]
En bref,
Un thriller huis clos qui entraîne une atmosphère de doutes tout du long. Ici, ne vous fiez à personne car au fond personne qui il est et ce qu'il a fait. L'auteur a réussi à me captiver par la curiosité qu'il suscite, des scènes plus qu'explicites et cette empathie antipathique que l'on ressent à l'égard des habitants de Blind Town.

Mon avis complet sur mon blog =)
Lien : https://unlivretoujours.word..
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