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Critiques sur Population : 48 (54)
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CasusBelli
  11 janvier 2020
Ce livre me faisait de l'oeil (ou du pied c'est selon) depuis plus d'un an et j'ai attendu patiemment que ma bibliothèque en fasse l'acquisition, le résumé m'avait bien fait saliver.
Un thriller au scénario original, je vous laisse découvrir le résumé du 4ème de couverture qui en dit juste ce qu'il faut pour vous donner envie.
J'ai passé un très bon moment de lecture, la mise en place est efficace et assez rapide, on se retrouve rapidement dans le bain, et très vite il va se passer pas mal de choses.
C'est un scénario idéal pour multiplier les fausses pistes tant tous les acteurs de cette histoire semblent avoir quelque chose à cacher, tous ont un passif plus ou moins lourd et quand des meurtres (par balles) sont commis dans ce village censé ne posséder aucune arme, la psychose s'installe.
Il y a beaucoup d'emprunts à des thèmes connus, un petit peu d'Agatha Christie (Dix petits nègres), une dose de mystère autour d'expériences sur le cerveau et la mémoire, et d'autres encore que vous découvrirez peut-être.
Si j'ai aimé le style c'est peut-être parce qu'il m'a semblé y retrouver l'influence de Jim Thompson, oui il y a de cela aussi.
Le rythme est bon, on est en éveil en permanence et sans temps mort, c'est tordu et assez imprévisible, mais surtout les nombreux rebondissements sont bien amenés, l'intensité dramatique est présente tout au long du récit.
Si je ne mets pas cinq étoiles c'est que la fin, bien que cohérente et en valant bien une autre ne m'a pas forcément convaincu, juste un ressenti personnel, cette réserve mise à part c'est un très bon bouquin qu'il valait le coup d'attendre.
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Jeanfrancoislemoine
  20 novembre 2020
Confinement oblige , ce livre est " remonté "sur ma PAL au point de me finir entre les mains ( Ceci étant , le livre , pas essentiel , hummmm...no comment ) .Et cette lecture , pas une "claque " , ( Quelle expression ! Une claque ! t'es obligé de la rendre , non ? ), non , mais une belle surprise , vraiment trés belle . Bon , t'as commis des actes , des actes durs , violents , t'as fait des conneries , quoi ....On te propose un deal . Tu perds ta mémoire ( oh , punaise , Alzheimer imposé , terrible , affreux ...) et on te " place " dans une ville créée de toutes pièces aux fins fonds du Texas , à 150 kilomètres d'une "civilisation " qui t'est désormais interdite ...De " Caesarus " , on ne sort pas et si on sort , on meurt ...Tu manges , tu vois les infos ( !!! ) d'un monde auquel tu n'appartiens plus et auquel tu ne peux plus prétendre. Mais les 48 "élus " semblent se sentir à peu près bien dans cet espace clos , derrière des grillages hauts de 4 mètres. Et puis , ils sont sympas ces " locataires " qui vivent dans des bungalows et dans des quartiers bien délimités ....sans aucun souvenir de leur passé. Et tout va bien jusqu'à un suicide , puis un meurtre et ....l'arrivée d'enquêteurs (?) . Les projecteurs sont braqués...La ( une ) vérité va éclater et , attention , ça va déménager !!!!
J'ai beaucoup aimé cet ouvrage . D'abord , il est très bien écrit et la plupart des dialogues sont efficaces , certains assez ...désopilants . Prends ton temps , tu verras . Ensuite , il " démarre " lentement , peut- être, mais s'accélère au fil des pages , au point de délivrer un final haletant et une explication ...juste convaincante....Quelques dernières pages poussives dont l'atmosphère étouffante de la fin , dans le village , n'a aucune peine à se débarrasser . Il n'est pas toujours facile de " conclure " , il y a dans ce roman un final un peu ...Bon.
Je conseille cette lecture aux amateurs de " huis clos " oppressants, au milieu de " nulle part " , pas à ceux et celles qui veulent que " ça bouge " .
Une interrogation cependant . Les " pires " sont- ils dans ce " monde parallèle " ou ....dans un autre ...celui qui nous entoure , par exemple ...Bon , j'dis ça ....
Allez , prenez toujours soin de vous et ...lisez . On oublie " le présent " ( morose ) pour se plonger dans un ailleurs ( pas gai ) . Elle n'est pas belle , la vie ? Oui , bon , ca va s'arranger , il le faut .
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LePamplemousse
  28 novembre 2018
Caesura est une ville aussi étrange que ce roman peut l'être.
C'est une sorte de ville test dans laquelle ne vivent que des criminels ou des témoins protégés, mais qui ont tous eu la mémoire effacée, de sorte d'aucun d'eux ne se rappellent qui il est, ni ce qu'il a pu faire avant d'arriver ici.
La population totale est de 48 personnes et personne n'y entre ni n'en sort jamais.
Mais l'un d'entre eux s'est récemment suicidé et un autre vient d'être assassiné, alors qu'il n'y a normalement pas d'arme dans la ville.
La belle machinerie bien huilée est donc toute déréglée et une série de catastrophes va s'abattre sur la ville.
On est ici à mi-chemin du western, d'un roman de science-fiction et d'une plongée dans les tréfonds de l'âme humaine.
On n'arrête pas de s'interroger sur ce qui est vrai ou pas, sur ce qu'on croit savoir avec certitude et au final, on se rend compte qu'on avait faux sur toute la ligne ou presque.
J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir tous les dessous de cette ville dans laquelle je n'aurais pourtant aucune envie de mettre les pieds.

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Guylaine
  06 janvier 2019
Bienvenu à Caesura !

Enfin, quand je dis "bienvenu"... tout est relatif, parce que Caesura est une drôle de ville, entourée d'un haut grillage, perdue au milieu du désert Texan, sans contact avec le monde extérieur, sans connexion internet... et elle n'apparaît sur aucune carte... Oui, je sais, c'est assez peu accueillant !

48 personnes vivent là, certaines depuis le commencement de cette aventure, c'est à dire depuis 8 ans, d'autres arrivent tout juste.
Si vous êtes conduit à Caesura c'est que vous avez témoigné dans un procès et qu'il vaut mieux à présent que vous viviez caché, ou alors c'est que vous êtes un criminel.
Dans un cas comme dans l'autre une partie de votre mémoire a été effacée, et personne ne sait finalement s'il est un bon ou un méchant....
Tout fonctionne ainsi, bon an, mal an, dans cette petite communauté créée de toutes pièces, jusqu'à ce qu'un des résidents se suicide, avec un revolver qui n'est pas sensé se trouver dans la ville... c'est le grain de sable dans la mécanique...

Pour être tout à fait honnête, Adam Sternbergh m'a un peu agacée au tout début de son roman. Comme il passait d'un personnage à l'autre et qu'il avait peur que nous, petits lecteurs, peinions à le suivre, il avait tendance à répéter des informations qu'il avait déjà données... mais heureusement ce vilain défaut lui est vite passé, et il en a profité pour nous manipuler ! J'avoue qu'il m'a bien promenée, et que je ne l'ai pas du tout vu venir... et j'avoue aussi qu'en matière de bouquin, c'est un truc que j'aime bien !

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Brooklyn_by_the_sea
  08 juin 2020
Une idée de départ tordue, une écriture virile -et au final, un livre diaboliquement plaisant !
Caesura, au Texas, n'est pas un trou perdu comme les autres : il est peuplé d'âmes damnées qui ignorent ce qui les a amenées là. Une partie de leur mémoire a été effacée, et elles mènent un semblant de vie dans un semblant de ville, dans le cadre d'un programme expérimental qui offre une nouvelle existence paisible à des criminels recherchés ou des témoins gênants. Jusqu'à ce que des vraies morts surviennent (suicide, puis meurtre).
J'ai été très impressionnée par cette lecture. J'ai beaucoup aimé cette idée d'effacement de la mémoire (qui rappelle "Eternal sunshine of the spotless mind" de Michel Gondry), qui fait que l'on ne sait plus si l'on a été coupable ou innocent dans une vie antérieure, et qui permet de continuer à vivre avec ou malgré cela. J'ai bien aimé aussi le côté western, avec cette ville en carton-pâte, son shérif en toc, et la poussière et la chaleur partout. Enfin, j'ai beaucoup apprécié l'évolution continue de l'intrigue : d'abord un Cluedo, puis un X-Files, puis un ..., et un ... (désolée, je préfère ne pas trop raconter et vous laisser découvrir par vous-mêmes). Adam Sternbergh dissémine ses rebondissements comme autant de grenades qui nous prennent au dépourvu, et c'est plutôt bonnard !
Même si je regrette quelques petites lourdeurs de style, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette histoire peu banale, qui apporte une brise de fraîcheur bienvenue dans l'univers des polars.
Merci pour la balade, Eric ! :)
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Livresque78
  11 octobre 2018
Dès le 4ème de couverture, cette histoire intrigante donne envie d'en savoir davantage. Tout est réuni pour appâter le lecteur. Attention! Ici nous sommes loin de Wisterlia lane et des Desperate Housewives. On en sait peu des habitants, lorsque l'on découvre cette ville de Caesura au Texas, les informations qui nous sont données, le sont au compte gouttes. Sont-ils des criminels repentis, des témoins à protéger?

Et petit à petit, les secrets sont dévoilés, et Dieu sait qu'il y en a un sacré paquet à Caesura, cette ville étrange, éloignée de tout, est remplie de mystères, de non-dits, et au fil des découvertes que le lecteur va faire, la violence va prendre place dans la vie plutôt paisible et bien rangée de ses 48 habitants.
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belette2911
  28 décembre 2018
Encore un livre que je voulais absolument découvrir et qui ne m'a pas déçu, m'apportant même une bonne dose de ma came préférée : un thriller en huis-clos !

Le tout avec une pointe de fantastique puisque les expériences scientifiques accomplies dans ces pages n'ont pas encore eu lieu.

Enfin… Je crois… Je pense… J'espère…

Caesura, dite aussi "Blind Town"…

Imaginez une ville paumée en plein trou du cul du trou de cul du fin fond de l'anus du Texas.

Un bled qui n'existe sur aucune carte, dans aucune administration et où ne vivent que 48 personnes, dont la particularité est qu'elles ont toutes eu une partie de leur passé effacé ainsi qu'une nouvelle identité que ces gens ont dû choisir en mélangeant un nom/prénom d'acteur célèbre avec celui d'un vice-président.

Assassins notoires ou témoins protégés par le système ? Aucun d'entre eux ne le sait et le lecteur n'en saura rien de plus au départ.

Le départ est banal, si je puis dire, car hormis le lieu inhabituel, la suite a l'air d'être courue d'avance puisque nous avons un crime, faisant suite à un banal suicide et donc, étant en milieu clos, on sent venir le bon vieux whodunit à la Sherlock Holmes/Hercule Poirot, avec le shérif Cooper pour mener l'enquête et son assistante, Sidney Dawes dans le rôle du Watson plus qu'éclairé.

Ça, c'est que tu croiras au départ, lecteur blasé du thriller et du polar ! Un bête crime à résoudre… Que nenni !

On va plus loin que ça, dans ce thriller aux relents fantastiques (SF ?) et d'ailleurs, l'auteur ne s'embarrassera pas longtemps avant de te balancer le coupable de ce meurtre puisque celui-ci n'est que le point de départ et qu'ensuite, on va gripper les rouages de la machine avec des tas de petits grains de sable qui ne se comporteront pas comme ils sont censé le faire.

Et c'est là que réside un autre des talents de l'auteur : arriver à nous perturber, à nous emmener là où on ne s'y attend pas, à nous secouer, à nous surprendre, à nous angoisser… le tout en s'aventurant sur un terrain inhabituel tout en restant plausible et réaliste dans les actions de ses personnages ou dans la logique de son scénario.

Le panel des personnages n'a déjà pas fini de nous surprendre, mais en plus, l'auteur a fait pousser son idée sur un terreau fertile, l'a bien arrosé, l'a retaillé et nous livre un petit OLNI de 418 pages où il est difficile de s'ennuyer, sans compter que l'on risque de s'attacher à certains personnages.

Un meurtre en huis-clos, oui, mais pas que… pour parodier une maison d'édition célèbre pour ça. La partie immergée de l'iceberg est bien plus intéressante, plus importante, plus glauque, plus sombre, qu'un simple meurtre…

Voilà donc un thriller en huis-clos où l'on a plus d'empathie pour la population de ce bled paumé entouré de grillages, même si on se doute que ce ne sont pas toutes des brebis innocentes, alors que l'on prendra en grippe ceux qui représentent la Loi.

Encore une belle découverte de cette année 2018 et sans aucun doute, il terminera dans mes coups de coeur car il a réussi, avec un pitch qui semblait vu et revu au départ, à partir dans un tout autre sens et à m'étonner tout au long de ces pages survoltées où tout peut arriver.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Luneblanche
  04 avril 2020
Imaginez... Imaginez un seul instant que vous soyez un pourri de la pire espèce, un criminel des plus notoires ou un tueur pas joli, joli et qu'au lieu d'être condamné à perpète, on vous propose un marché.
Un marché qui vous octroierait une nouvelle vie, genre on efface tout et on recommence ! Vous réfléchissez... un p'tit peu et vous dites « Banco ! », non ?
C'est ce qui est arrivé à la plupart des habitants de Caesura, petite ville du Texas bien loin des regards et sous contrôle. Je dis bien la plupart car certains de ces habitants sont aussi des victimes traumatisées, des témoins en danger. Leur point commun : ils sont volontaires pour ce programme.
Alors bien-sur pour que tout ce petit monde roule droit, il y a un shérif local et trois règles à accepter et à ne pas transgresser :
- Avoir la mémoire ou une partie de sa mémoire effacée (l'anonymat total ! qui dans ce cas-là, ne rêverait pas d'accéder à un nouveau départ)
- N'avoir aucun contact avec l'extérieur (en même temps, si vous êtes si dangereux, mieux vaut faire profil bas et ne pas se frotter au monde)
- Ne pas revenir en cas de fuite (pourquoi pas ? Ça se comprend !)
Même si on est en droit de se demander qui se cache derrière cette expérimentation, à bien y réfléchir, c'est plus que tentant.
Mais voilà, deux personnes sont retrouvées mortes... et là, après la mise en place, l'histoire commence.

J'ai beaucoup aimé ce polar pour plusieurs raisons :
- Son originalité. J'ai trouvé l'idée plus qu'intéressante et loin des sentiers battus
- Son rythme. A aucun moment, je ne me suis ennuyée, c'est dynamique et addictif
- Son huit clos. J'adore les huit clos, ça donne tout de suite une ambiance particulière et permet de se focaliser sur l'essentiel et de soigner les personnages
- Ses thèmes sous-jacents abordés tel que la mémoire, la justice et la rédemption. Idées qui posent une vraie réflexion
- Et enfin pour la scène digne d'un western. J'ai adoré, j'y étais et je me cachais
Que vous dire de plus. Lisez-le !
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Rhapsodie
  09 avril 2021
Un bon western qui fait penser au film Django Unchained de Tarantino !
Les pires tueurs de l'Amérique sont regroupés dans un camp au Texas, "Blind Town", où chacun pourrait revivre, recommencer à zéro une vie dans ce camp, leur mémoire ayant été effacée.
Cela pose des questions éthiques quant à l'identité de l'individu : notre mémoire fait notre passé et construit notre personnalité, quant à la liberté et le repentir.

Ce roman est plutôt réaliste, on y croit ! Personnellement, à la fin, on est du côté des pires meurtriers car on pressent la perversité malsaine des politiques qui, en faisant mine de bien faire avec ce projet de prisonniers, les condamne à un traitement pire que la mort, les déshumanise. On préfère certainement un tueur franc, direct, à un politicien mielleux d'apparence très cordiale mais d'une cruauté finalement inébranlable, qui est tout autant meurtrier que les autres.

Un bon western bien construit, bien écrit et sympathique.
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Selvegem
  04 décembre 2020
Toujours en deuil des éditions Super 8, j'ai laissé traîner (trop) longtemps Population : 48 dans ma PAL !

Caesura, alias « Blind Town », est une petite ville perdue au fin fond des États-Unis. Un endroit qui ne mérite même pas le nom de ville, en fait, c'est plutôt une bourgade. Avec seulement 48 habitants. Et ces habitants sont tous des criminels, ou des témoins un peu encombrant. Et personne ne sait qui est qui, même pas eux. Car leur mémoire a été effacée, plus ou moins lourdement. Mais ils ont une nouvelle identité, une nouvelle histoire... Un nouveau départ, en somme. Et cette ville est régie par des règles simples : aucun contact avec l'extérieur ; aucun visiteur ; tout départ est définitif et dangereux.

La vie était simple. Sans (trop) de soucis. Jusqu'au jour où un homme se suicide. Avec une arme qu'il n'est pas supposé avoir. Puis un autre homme est assassiné. Calvin Cooper, le « shérif », qui est chargé de maintenir un semblant d'ordre, se met à enquêter, aidé par ses deux adjoints. Mais on estime que cette affaire est trop grosse pour lui, et c'est pourquoi l'institut chargé de cette expérience décide d'envoyer des hommes pour régler cette affaire au plus vite.

Le monde extérieur et la vie à Caesura entrent en collision, pour le meilleur mais SURTOUT pour le pire ! Ce suicide et ce meurtre vont être la traînée de poudre qui vont provoquer une explosion de violence dans la ville, secouant la vie de tout les habitants.


Population : 48 est un roman que je n'ai pas pu lâcher avant la fin. La plume de Adam Sternbergh est très cinématographique, on va de rebondissements en révélations, le tout servi par un rythme excellent. L'intrigue se passe dans un huit-clos étouffant, aggravé par la présence de la chaleur et de la poussière du Texas. Et l'intrigue est excellemment menée, on va découvrir petit à petit le but de Caesura, mais surtout pourquoi cette ville a été créée, tout comme la véritable identité des occupants de la ville. On va plonger dans leur passé, souvent très sombre et violent... Et, grâce à cette histoire, Adam Sternbergh pose une question primordiale : l'importance de la mémoire dans la construction d'une personne. Peut-on vraiment avoir une nouvelle vie et une seconde chance si on efface les atrocités que l'on a commis précédemment ? Peut-on devenir quelqu'un de meilleur si on peut faire effacer notre mémoire et tout recommencer ? La rédemption existe-t-elle, que ce soit en pardonnant à soi-même ou aux autres ? Au-delà de son intrigue policière, Population : 48 pose des questions très importantes et actuelles, que ce soit sur le pardon, la mémoire et l'identité. L'être humain n'a pas une vie ou une voie tracée au millimètres près, il y a toujours la possibilité de devenir « bon » ou « mauvais », et avec toutes les nuances de gris au milieu.

Population : 48 est un roman souvent très sombre et violent, mais qui apporte aussi de belles émotions. Nous savons dès le départ que les habitants de « Blind Town » ont (tous ?) commis des actes atroces, mais cela ne nous empêche pas de nous attacher à certains d'entre eux...

Bref, je vous conseille plus que vivement Population : 48, une histoire qui ne peut pas laisser indifférent !

(Voir mon avis sur mon blog.)
Lien : http://chezlechatducheshire...
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