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ISBN : 2081392143
Éditeur : Flammarion Jeunesse (24/08/2016)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 37 notes)
Résumé :
? Tu es sûre que nous ne devrions pas plutôt prévenir la police ?? Ne dis pas de sottises. Nous n'avons aucune preuve. Pas même un cadavre. On se moquerait de nous. Non, nous devons résoudre cette affaire toutes seules. Lorsque Daisy Wells et Hazel Wong fondent leur agence de détectives privés, elles espèrent débusquer une enquête digne de ce nom. Tout bascule subitement le jour où Hazel découvre la prof de sciences étendue dans le gymnase. Le temps d'aller chercher... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
maevedefrance
  12 septembre 2016
Traduit par Faustina Fiore
Daisy Wells et Hazel Wong sont deux élèves du pensionnat de Deepdean, en Angleterre. Nous sommes en 1934 et le récit est fait par Hazel, secrétaire du club de détectives créé par Daisy. Nous tenons dans nos mains le compte rendu du meurtre de Miss Bell, d'après l'enquête menée par ces deux gamines de 13 ans.
A Deepdean, il y a des profs qui donnent des cours, certes. Mais aussi des intrigues amoureuses et autres rivalités professionnelles entre eux. Tout cela fait jaser Daisy et les membres du club des détectives, surtout quand Miss Bell, la prof de sciences est retrouvée morte par Hazel. Puis le cadavre disparaît et Miss Griffin, la directrice du pensionnat fait taire les rumeurs en annonçant tout autre chose. Daisy et Hazel s'interrogent et dressent la liste des suspects, à savoir tous les autres profs, dont la plupart convoitaient le poste de directrice adjointe ou était amoureuse de l'"Unique", alias Mr Reid, professeur de musique, mais surtout le seul professeur mâle dans cet univers de femmes. Cela dit le meurtre est peut-être aussi lié à une relation homosexuelle secrète...
L'imagination de l'intrépide Daisy est sans bornes ! Un personnage que nous découvrons par les yeux de Hazel qui raconte au fur et à mesure le déroulement des événements dans le compte rendu de l'enquête. Deux fillettes aussi différentes l'une que l'autre : Daisy est l'Anglaise blonde typique, exactement comme l'imaginait Hazel dans son lointain Hong Kong :
"Quand on regarde Daisy, on croit comprendre tout de suite quelle fille c'est. Une de ces Anglaises pur jus, mince, avec des yeux bleus et des cheveux blonds. de ces filles qui peuvent galoper sous la pluie à travers des stades boueux avec une crosse de hockey à la main, puis s'asseoir pour engloutir dix brioches avec leur thé.
(...) je me suis retrouvée face à mon idéal : mon amie aux cheveux dorés avait pris vie devant moi. Une fille qui était un pur produit de l'Angleterre de mes livres et de mes tableaux".
L'amie idéale qui au fur et à mesure se dévoile bien imparfaite. Un personnage orgueilleux, qui, parce qu'elle a créé le club des détectives se croit à peu près tout permis, jusqu'à refuser d'avoir tort. Jusqu'à mettre les autres en danger. Jusqu'au bizutage qui ne lui pose pas non plus de problème.
Hazel est beaucoup plus calme et posée. Loin de chercher à devenir la star du pensionnat, elle finit par arriver à faire descendre Daisy de son perchoir sous les étoiles pour la faire redescendre sur terre et découvrir le coupable.
Un couple d'enquêtrice improbable qui n'est pas sans rappeler Sherlock & Watson ! Watson, c'est ainsi que Daisy surnomme Hazel.
Une enquête à la Agatha Christie aussi avec des personnages qui disparaissent, des cadavres qu'on retrouvent, une scène du crime restreinte : un pensionnat anglais des années 30 !
Robin Stevens, Américaine vivant depuis son tout jeune âge en Angleterre, reprend ici la tactique narrative de deux auteurs de romans à énigmes majeurs pour la littérature britannique. Pour notre plus grand plaisir. Un suspense qui tient bien en haleine, le fantôme d'une ancienne pensionnaire morte qui plane, un assassin qui rôde dans le pensionnat, parmi les élèves pendant que les disparitions s'enchaînent... Un dénouement inattendu. Tout est réuni pour vous faire passer un bon moment.
Un livre dont on apprécie également la présentation soignée, avec le plan du pensionnat, une présentation des personnages, un lexique en fin d'ouvrage pour expliquer certains termes employés par Daisy, une police de caractère "années 30" pour illustrer les différentes parties de l'histoire.
Il y aura une suite aux aventures du club Wells & Wong, un club de détectives qui saura sans doute rendre accrocs les jeunes lecteurs français.
Lien : http://milleetunelecturesdem..
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GribouilleLechat
  09 août 2018
J'ai bien aimé cette histoire de Club de détectives dans un pensionnat de filles en Angleterre. Bien que très "jeunesse", cette enquête était assez prenante et bien faite, car même si j'avais deviné l'identité du coupable (un peu par défaut), je n'avais pas imaginé son mobile.
Mais ce que j'ai surtout aimé, c'est que ce soit raconté par Hazel, l'une des deux détectives, et selon moi, la plus intéressante des deux. Je l'ai trouvée très intelligente, réfléchie et prudente, alors que son amie Daisy était trop impulsive et sûre d'elle-même à mon goût. Bien qu'aimant beaucoup Hazel, elle se croit un peu trop supérieure à elle, n'écoutant pas ses suggestions, ses doutes ou ses mises en garde, alors qu'Hazel a très souvent raison. Elle suit son raisonnement et fonce tête baissée, quitte à faire de grosses erreurs de jugement.
Au final, elles résoudront l'enquête, évidemment, mais parce que Daisy a finalement compris qu'elle n'avait pas toujours raison et qu'elle avait tout intérêt à écouter ce que son amie avait à lui dire. Pourtant, ces deux-là se complètent bien, car Hazel ayant beaucoup trop peur de tout pour tenter quoi que ce soit, heureusement que Daisy est d'une nature plus effrontée, sinon il n'y aurait pas eu d'enquête du tout.
Les autres personnages forment une galerie haute en couleurs, surtout l'équipe des professeurs, que Hazel nous dépeint avec un humour tout à fait charmant car il est involontaire. Cet humour caractérise d'ailleurs tout le roman, car Hazel étant japonaise, elle est parfois étonnée par les moeurs et les comportements des anglais, ce qui donne lieu à de petites réflexions amusantes. du fait de son âge, également, elle a une certaine innocence, et comme le roman est entièrement raconté de son point de vue, ses pensées sont souvent très drôle de par leur fraîcheur.

En bref, je lirai la suite avec plaisir, en espérant que Daisy aura retenu la leçon et sera un peu plus humble face à sa camarade.
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Lady_K
  25 janvier 2017
À force de lire des romans policiers aux intrigues passionnantes, Daisy et Hazel décident (enfin… surtout Daisy) de fonder un club secret de détectives. Les premières affaires résolues n'ont rien de passionnant, jusqu'au jour où Hazel tombe sur le cadavre de leur professeur de sciences. Plus étrange encore, le corps disparait avant qu'elle puisse le montrer à Daisy. Loin de remettre en cause les dires de sa camarade, Daisy la croit tout de suite et se met immédiatement à la recherche du coupable… et du corps !
Les deux jeunes filles nous entraînent dans une enquête passionnante aux multiples rebondissements. Imitant le célèbre duo Holmes et Watson, elles utilisent leurs sens de l'observation et de la déduction dans l'espoir de démasquer le coupable. Mais elles doivent être très prudentes, car se faire remarquer pourrait bien signer leur arrêt de mort.
Le récit se déroule au début du 20ème siècle, en Angleterre, dans un pensionnat de jeunes filles très sélect. L'ambiance est tout à fait particulière, car nos héroïnes devinent très vite que le coupable se cache encore dans l'école. Pire, qu'il fait forcément partie du corps enseignant. Dès lors, tous les professeurs deviennent suspects. Elles les analysent tour à tour, traquent les incohérences d'emploi du temps, les mensonges, les comportements inhabituels et enquêtent à la recherche d'indices probants.
Elles avancent dans leur enquête, se rapprochant petit à petit de la vérité. Une vérité glaçante, incroyable et pourtant d'une logique implacable. le dénouement est surprenant. Personnellement, j'étais loin de me douter de l'identité du coupable avant qu'elle ne me soit dévoilée.
L'ouvrage est servi par deux protagonistes hauts en couleurs. Daisy est la tête pensante, élève brillante qui fait semblant d'être dans la moyenne pour ne pas se faire remarquer, elle adore être au courant de tout et découvrir les petits secrets des uns et des autres. Elle a parfois un très mauvais caractère, mais on lui pardonne sans mal car elle a un bon fond. Je lui ai tout de même préféré Hazel, la scripte, celle qui nous relate l'affaire dans son petit carnet. Plus réservée et timide que son amie, elle observe discrètement son entourage. Elle manque de confiance en elle et se laisse du coup marcher sur les pieds… Elle gagne cependant en assurance au cours de l'histoire, osant enfin s'affirmer face à Daisy, ce qui ne fait que renforcer leur amitié.
En conclusion, une excellente lecture que je recommande chaudement. Robin Stevens nous offre un remake des plus originaux de Sherlock Holmes. Les deux jeunes filles sont attachantes et leurs aventures sont prenantes.
Lien : http://antredeslivres.blogsp..
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argali
  20 septembre 2016
Ce récit nous plonge dans l'Angleterre des années trente, au collège Deepdean, établissement réputé pour jeunes filles de bonnes familles.
Daisy et Hazel, deux gamines délurées à l'imagination débordantes, sont bien décidées à découvrir qui a tué Miss Bell, leur professeur de sciences, récemment promue au poste de directrice adjointe. Persuadées que le coupable ne peut être qu'un membre de l'équipe pédagogique, elles décident d'ouvrir l'oeil et de questionner habilement chacun afin de vérifier emplois du temps, mobiles et alibis possibles.
Hazel, surnommée Watson par sa compagne, tient le journal de bord dans lequel elle relate les avancées de l'enquête. C'est elle, la narratrice de l'histoire. Originaire de Hong Kong, elle a été envoyée par son père en Angleterre afin d'y parfaire son éducation. Daisy, elle, est une Anglaise de pure souche, populaire, sûre d'elle et impétueuse. L'ascendant qu'elle a au départ sur Hazel va évoluer au fil de l'enquête et les caractères des deux adolescentes vont s'affirmer dévoilant que les apparences sont parfois trompeuses.
J'ai bien aimé cette lecture, classique dans sa narration linéaire de l'enquête et animée par de petits potins qui secouent toute institution scolaire. L'auteur crée une atmosphère conforme à l'époque et le huis clos dans lequel se déroule l'enquête augmente la tension inhérente aux risques pris par les deux élèves.
Un agréable moment de lecture et un roman qui devrait plaire aux jeunes amateurs de récit policier dès 12 ans.
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Tesrathilde
  05 septembre 2016
J'ai toujours adoré les enquêtes de jeunes détectives et ça ne m'a jamais quitté.
Hazel Wong, la narratrice, et Daisy Wells, sa meilleure amie, sont deux pensionnaires de quatrième à Deepdean, Angleterre, en 1934. le collège de filles et l'internat offrant beaucoup de temps libre et pas forcément beaucoup de distractions véritablement amusantes, Daisy décide de fonder un club de détectives, s'occupant principalement d'affaires mineures comme menus larcins et potins. C'est pourquoi, lorsque Hazel découvre dans le gymnase le corps sans vie d'une de leurs professeurs, Daisy saute de joie : enfin un crime digne de ce nom ! Hazel, plus réaliste et moins aventureuse, s'inquiète de la présence d'un meurtrier dans l'enceinte de leur paisible collège pour filles, et cherche avant tout à surmonter le choc et l'horreur de sa rencontre morbide. Daisy quant à elle a très vite une deuxième bonne raison d'activer avec fébrilité ses neurones de détective amateur : le cadavre s'est volatilisé.
Livrées à elles-mêmes avec leurs certitudes et maigre témoignage, les deux écolières se lancent dans une enquête tout à la fois divertissante et dangereuse – l'assassin est sans doute parmi le corps enseignant, mais lequel ou laquelle des professeurs cache un secret si lourd qu'il ou elle s'est senti.e obligé.e d'en venir à une telle extrémité ? Qu'avait découvert Miss Bell ? L'enquête avance petit à petit, permettant au duo d'exhumer quelques autres secrets plus ou moins petits, plus ou moins bien gardés, de l'établissement et ses résidents.
Les deux jeunes héroïnes sont très attachantes avec leurs caractères complémentaires : Daisy telle Sherlock filant le nez au vent à la poursuite d'éventuels indices au mépris de tout, et Hazel plus mesurée la plupart du temps, un peu trouillarde mais de fait aussi plus prudente – comme Watson (elle tient aussi leur journal). Leurs hypothèses ne sont pas toujours les mêmes, leur vie au collège non plus, et l'auteure nous fait partager un peu de leur quotidien familial et écolier dans des flashbacks et anecdotes sympathiques : Hazel vient de Hong Kong, envoyée en pensionnat par une famille aimante même si un peu arriviste, et ne se sent pas toujours très intégrée à la société britannique ; Daisy, qu'elle voit comme un modèle de parfaite jeune fille anglaise, n'est pas très heureuse au milieu de parents absents et indifférents et doit lutter plus qu'il n'y paraît pour se faire une place dans le formalisme et l'uniformité du collège. La relation entre les deux filles n'est par conséquent pas toujours évidente, et si l'amitié gagne toujours ce n'est pas sans accrochages, j'ai trouvé très réalistes.
Les adultes, professeurs et autres, constituent une grande part des personnages secondaires. Si l'on suit quelques péripéties et potins enfantins/préadolescents ce n'est pas non plus le fil rouge de l'intrigue, ce qui m'a tout à fait convenu, mais je préfère le préciser au cas où des lecteurs rechercheraient dans ce livre ce type d'éléments par-dessus tout. Ici il s'agit surtout d'un contexte, retranscrit de manière très sympathique par Robin Stevens je trouve, qui m'a promenée à travers Deepdean au gré des éléments de l'enquête.
Un très bon exemple du genre « jeunes détectives », dans un style très classique, très British. Un excellent titre.
Lien : https://croiseedeschemins.wo..
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critiques presse (1)
Ricochet   03 novembre 2016
Robin Stevens, qui a inventé là une série, sait se mettre à hauteur du jeune lecteur sans sacrifier les codes bien établis de l'enquête à la Conan Doyle : c'est très réussi.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Virginie94Virginie94   21 août 2016
Comme je l’ai déjà laissé entendre, ma scolarité à Deepdean n’est pas partie du bon pied. Au début, je levais la main chaque fois que je connaissais la réponse à une question, comme mon père me l’avait enseigné. Du coup, les filles me lançaient des regards de travers et s’écartaient de moi comme si j’avais eu une maladie contagieuse. Les filles qui étaient censées faire l’aller et retour entre l’école et le Foyer avec moi s’esquivaient et couraient jusque là où leurs amies les attendaient, et quand je m’asseyais à table pour dîner, elles reculaient légèrement leurs plateaux et se penchaient les unes vers les autres en m’examinant du coin de l’œil.
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Virginie94Virginie94   21 août 2016
Cette beauté de Daisy est une véritable injustice. Je ne crois pas l’avoir jamais vue avec un bouton, alors que nous en sommes toutes couvertes. En particulier, j’en ai un à côté de mon nez depuis des semaines. Il reste là et refuse de disparaître. Parfois, quand je le regarde dans le miroir, j’ai envie de pleurer. Alors que Daisy n’a aucun défaut : ni trop rouge, ni trop pâle, aussi parfaite qu’un personnage de tableau.
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mybooksnteamybooksntea   24 novembre 2016
Le jour où j'ai appris que j'allais partir, je me suis assise dans notre salon [...] et je me suis imaginée dans un pensionnat bras dessus bras dessous avec une fille aux cheveux dorés qui m'aiderait à devenir une parfaite petite miss anglaise, comme elle. Mais ce matin-là, debout au milieu du stade, dans le froid, j'ai pensé que les miss anglaises étaient en réalité horribles et folles.
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Virginie94Virginie94   21 août 2016
Daisy Wells est la présidente de notre club de détectives et moi, Hazel Wong, j’en suis la secrétaire. Daisy dit que cela fait d’elle Sherlock Holmes, et de moi Watson. Ce qui est probablement juste. Après tout, je suis bien trop petite de taille pour être l’héroïne de cette histoire, et a-t-on jamais entendu parler d’un Sherlock Holmes chinois ?
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Virginie94Virginie94   08 mai 2017
L’une des premières choses qu’on apprend ici, c’est que les sonneries sont sacrées. Nos vies sont contenues dans les intervalles entre une sonnerie et une autre, et ignorer leurs appels est tout simplement criminel. La plus importante de toutes est le gong du dîner. Si on l’entend et qu’on ne se précipite pas, ou pire, si on n’est pas là et qu’on ne l’entend pas... on se passe de dîner.
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