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ISBN : 2859403272
Éditeur : Phébus (18/04/1994)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Cette chronique à deux voix relate non sans émotion la dernière aventure des Stevenson. Au fil de ce livre de bord se dessine le rêve quasi rimbaldien d'un appel au ressourcement de l'imaginaire à la faveur d'un contact pur avec l'Ailleurs, avec une culture non encore pervertie par le mirage du progrès.
C'est cependant sans la moindre idéologie que Fanny réussit, sous le regard de son génie de mari, à rendre avec les mots les plus simples la poésie de ces li... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
moravia
  29 mars 2016
Le dernier voyage avec Robert Stevenson qui d'ailleurs dans ce récit est beaucoup moins présent que sa femme.
Même si les Stevenson avaient des moyens financiers, que Robert avait besoin pour sa santé de fuir son Écosse humide et froide, il fallait un caractère bien trempé pour se lancer dans un tel voyage.
Il faut quand même imaginer les conditions de l'époque (fin 19ème) pour effectuer un si long périple en mer, et tout construire en arrivant sur place n'était pas une sinécure.
Ici Fanny Stevenson se dévoile comme une organisatrice hors pair, décidant de l'agencement de la maison, des terrains à cultiver, des semences à employer. Organisatrice, mais aussi fine psychologue afin de régler les conflits avec le personnel local, de voisinage ou avec les autorités compétentes.
Et que dire de sa plume ? Une réelle découverte qui laisse à penser qu'elle aurait pu faire une carrière littéraire bien plus importante sans l'ombre de son Robert de mari.
C'est fin, plein de nuances avec parfois une pointe légère d'humour. Mais curieusement plane sur ce récit comme une épaisse brume qui rend les choses cotonneuses. Malgré quelques péripéties au fil du récit, le lecteur ressent une impression de lenteur où les journées font plus de vingt quatre heures et les mois durent une éternité.
Peut-être n'ai-je pas adopté la bonne méthode pour lire ce livre qu'il eût fallu, à l'inverse de ce que j'ai fait, prendre à bras le corps et lire d'une seule traite.
C'était l'été, j'ai musardé, lisant quelques pages trop vite en fin de soirée sans rendez-vous quotidien. Mea culpa.
Me plaignant régulièrement de mauvaises traductions, et cela particulièrement en ce qui concerne les oeuvres de Robert Louis Stevenson, je dois indiquer aussi le bon travail de la traductrice, Isabelle Py Balibar. Grâce lui soit rendue.
Pour finir quelques mots de l'objet livre. Les Éditions Phébus, pour cette collection libretto, outre la couverture illustrée d'un superbe tableau de Paul Gauguin, ont utilisé un format très agréable à tenir en main et l'imprimeur choisi a un bon caractère...
Que du bonheur !
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TiareMoemoea
  06 octobre 2014
Partez en compagnie du couple Stevenson sur cette île où ils vécurent au plus près de la terre et de ses habitants, dans une touchante simplicité. Vous prendrez part à cette aventure quotidienne grâce aux mots justes et aux sentiments forts véhiculés par l'écriture de Fanny Stevenson, épouse amoureuse et aimée de Robert Louis Stevenson. Ce livre est également, au delà du journal de bord, l'espace voulu d'un vibrant hommage à cette terre protégée, à la liberté de tout homme, à la vie sauvage.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
moraviamoravia   25 février 2015
Comment puis-je t'annoncer cette terrible nouvelle ? Mon fils adoré a été brusquement rappelé à Dieu hier soir. A six heures, il allait bien, avait de l'appétit pour le dîner, et aidait Fanny à faire une mayonnaise ; soudain, il s'est pris la tête à deux mains et a dit : "Oh, que j'ai mal !", puis il a ajouté : "Est-ce que j'ai l'air bizarre ?"
Fanny a dit non, elle ne voulait pas l'inquiéter, et elle l'a aidé à gagner la salle, où elle l'a installé dans le fauteuil le plus proche. Elle nous a demandé de venir, et je suis arrivée tout de suite ; mais il avait perdu connaissance avant que je sois près de lui et il est resté ainsi pendant deux heures ; à huit heures dix, tout était fini.

Mme Stevenson, 4 décembre 1894.(dans une lettre adressée à sa sœur, Jane Whyte Balfour)
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moraviamoravia   10 février 2015
Le père Gavet venait de lire dans le journal un article racontant que des Chinois de Chicago avaient été découverts en train de mettre en conserve pour l'exportation les dépouilles de certains de leurs compatriotes. Quand on leur en a fait le reproche, ils ont répondu que cette marchandise était destinée au commerce des mers du Sud. Quelles n'ont pas été, alors, les émotions du père lorsque l'un de ses hommes est venu lui montrer une dent humaine qu'ils avaient trouvée dans du bœuf en conserve !
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moraviamoravia   23 février 2015
Il y a quelque temps que Paul nous a quittés, l'entreprise allemande lui ayant proposé une place de contremaître adjoint dans une plantation. Il n'y est resté que quelques jours, ne supportant pas d'être témoin du mauvais traitement dont sont victimes les boys noirs, ni de s'y associer.
" Vous vous rendez compte, monsieur Stevenson, a-t-il dit, mon rôle de surveillant consistait en tout et pour tout à suivre les boys noirs avec un fouet, et ça, ce n'est pas un emploi pour un homme.

(année 1891).
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moraviamoravia   08 juillet 2015
Les Anglais ont jusque-là refusé de créer un protectorat et il se peut qu'ils refusent encore. A défaut de cela, le mieux serait un protectorat américain.
Les Anglais auraient une main-d'œuvre indigène indienne - mais les Anglais sont si amers sur la question de l'Amérique que je pense qu'ils préféreraient la destruction de l'île à quoi que ce soit d'américain.

(Fanny Stevenson).
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moraviamoravia   20 février 2015
Les fourmis, des blanches et des noires, abondent également par ici, mais j'ai découvert qu'une solution moyenne d'acide phénique soigne toutes leurs morsures, même celle de la fourmi de feu.

Je me suis rappelé que j'avais un jour soigné avec du calomel un cheval qui souffrait de plaies tenaces provoquées par la selle. Si c'était bon pour un cheval, pourquoi pas pour un être humain ?

(1891).
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Video de Fanny Stevenson (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fanny Stevenson
A l'occasion de la 11ème édition du salon international du livre en format livre de poche Saint-Maur En Poche, la journaliste Jacqueline Pétroz recevait sur la scène de la Griffe Noire les deux auteurs française Alexandra Lapierre et Tatiana de Rosnay pour nous parler de leurs héroïnes...
Manderley for ever de Tatiana de Rosnay aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/39185-divers-litterature-manderley-for-ever.html
Avec toute ma colère de Alexandra Lapierre aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/143624-divers-litterature-avec-toute-ma-colere.html
Fanny Stevenson de Alexandra Lapierre aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/21541-poche-fanny-stevenson.html
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