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Jacqueline Odin (Traducteur)
EAN : 9782745933942
396 pages
Éditeur : Milan (09/10/2008)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Quatre vieux parchemins, égarés dans les rayons de la grande bibliothèque des Clairières franches... Ces reliques, tirées de l'oubli par un jeune apprenti, révèlent quatre épisodes inédits de l'histoire de la Falaise : la première bataille du ciel, qui marqua les débuts du capitaine Quint ; la vraie vie de Mauguine, l'énigmatique pilote de pierres ; de Katia l'égorgeuse, toujours à la recherche du légendaire Spic, son père, et la découverte révolutionnaire de Rufus ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
LeScribouillard
  19 mars 2018
"Les parchemins égarés", recueil de nouvelles traduit tardivement, a été ainsi mal connu par les amateurs francophones des "Chroniques du bout du monde". Et c'est peut-être tant mieux car il ne possédait pas le souffle des trilogies.
Je vous avouerais que celui-là, j'ai dû le lire en quatrième vitesse, stressé et entre deux insomnies, mais il y a clairement quelques petits trucs, dans la forme et dans le fond, qui viennent ternir l'ensemble. Vous vous en rendrez compte, la trilogie de Quint n'en est pas dénuée non plus, mais de la part d'un livre publiant plusieurs histoires au lieu d'une seule, je m'attendais à quelque chose d'un poil au-dessus.
La couverture démontre bien tous les problèmes de ce tome : fi de la beauté grouillante et organique qui suinte d'habitude tout autour du titre, Quint est représenté seul, symbole de la solitude de ce livre par rapport aux autres, mais aussi qu'un petit truc N'EST PAS À SA PLACE. Impression qui se confirme lorsqu'on voit l'insigne racoleuse : "Plus de 2 millions de livres vendus au Royaume-Uni" ! "Les parchemins égarés" ne seraient-ils qu'une suite de trop pour satisfaire le consommateur ?
Dieu merci, non. Mais on n'est pas passés si loin.
L'impression se dément pourtant très vite avec une fresque illustrée de la chronologie de la Falaise : il est vrai que le besoin s'en faisait sentir. Mais les nouvelles, pour certaines, coincent un peu.
"Le loup des nues" : peu avant qu'il parte en apprentissage à Sanctaphrax, Quint et son père cherchent à détruire le bateau d'un puissant marchand d'esclaves. Seulement les choses tournent mal...
C'est une nouvelle rythmée, qui nous en apprend sur la météorologie de la Falaise, avec de l'aventure et deux-trois rebondissements prévisibles mais habiles. Là où ça gêne, c'est que non seulement elle n'apporte rien au reste de la saga, mais en plus elle en détériore certains aspects.
Prenons Quint. Il a l'air d'être comme Spic, vif et alerte, alors que quand on découvre son enfance dans "La malédiction du luminard", il paraît beaucoup moins fringuant. Alors que ça se passe tout juste avant.
Un autre point qui me dérange sérieusement, c'est que passe pour un protagoniste au coeur droit de temps en temps comme Spic, mais pourquoi les pirates du ciel se sentent-ils obligés de sauver à tout prix les esclaves ? Infraville est une cité libre où ils ont reçu des valeurs leur interdisant l'asservissement, soit, mais ils y sont hors-la-loi. Et puis, pourquoi se mettre en danger pour des gens qu'on ne connaît pas ? La France n'en a rien à carrer des conflits qui se déroulent en RDC et au Burundi. (Par contre, dès qu'il s'agit de parler de la Chine, son partenaire mondial...)
"Le Pilote de pierres" : une jeune harpie troglo part rendre son animal de compagnie à la nature avant sa transformation. C'est alors qu'elle le voit se faire tuer sous ses yeux...
Ce texte est d'un intérêt encore plus limité, d'autant plus qu'il vous gâche toute la surprise que vous pourriez avoir dans "Le chasseur de nuages". D'ailleurs, il y a même une légère incohérence : dans "Le chasseur de nuages", elle ne faisait que le promener. Paul Stewart essaye de sauver un peu la mise avec un nouveau personnage nommé Zig Oeil-Rose, gros bourrin du côté des méchants alors qu'il est un brin délicat, mais très sous-exploité.
"La quête de l'égorgeuse" : c'est là que mon intérêt s'est réveillé. On y suit un personnage laissé pour compte, la fille du second amour de Spic. J'ai adoré qu'on me parle de nouvelles espèces de gobelins, d'autant plus que l'une d'elles était complètement laissée au troisième plan dans la trilogie de Rémiz où elle apparaissait, d'autant plus que son voyage fait dans le bon vieux récit d'aventures à deux sous, écrit sans désir de transcender le lecteur, mais pas désagréable. En revanche, cette nouvelle fait une grosse erreur pour accrocher réellement : pourquoi nous re-raconter l'épisode de l'aérover qu'on connaît très bien étant donné qu'on l'a déjà vu dans "Par-delà les grands bois" ? Il y avait un côté trash dans "Le dernier pirate du ciel", c'était que Tonnerre Cisailleur mentait délibérément sur son père, pour sauver son honneur posthume. Ici, on ne cherche pas à déformer la vérité : on nous recrache tout ce qu'on sait déjà. Et puis on apprend du même coup que le village où Spic a rencontré Karine est justement celui de Grisel : c'est si difficile que ça, de faire admettre au lecteur qu'il y a plus d'un village d'égorgeurs dans les Grands Bois ?
"Le baptême du feu de Rufus Filantin" : où l'on apprend que la menace des Fonderies n'est pas entièrement morte. Bon, à part ça, le scénario n'est pas mauvais, même si certains passages m'ont un peu trop fait penser à un film de zombies. Non, clairement, je me demandais à quoi pouvait ressembler l'ère post-trilogie de Rémiz, et on découvre comment l'univers va se mettre à ressembler au steampunk dans "The Immortals". le suspense comme d'habitude est bien fait, on retrouve même le squelette d'Ambrephile dans sa baignoire (clin d'oeil au Space Jockey ?), et les Fonderies prennent l'air de camps de la mort qu'on aurait fini par oublier. Mais surtout : on nous parle des pays par-delà la Fontaline, et ce n'est pas de refus, car on nous explique enfin que sont les nains évoqués dans "Le chasseur de nuages".
Bref, si "Les parchemins égarés" n'a pas l'aura de "Vox le Terrible", les nouvelles sont dans l'ensemble malgré tout d'une bonne qualité et nous en apprennent plus sur l'univers, des renseignements parfois même loin d'être superflus. Évidemment, toutes ne se valent pas, mais on est à des années-lumières du spin-off insipide que certains auraient pu entrevoir.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
nico188nico188   29 juillet 2012
Les grands Bois, la Lande, la forêt du Clair-Obscur, le Bourbier et le Jardin des pierres. Infraville et Sanctaphrax. LOrée. Autant de noms sur une carte.
Pourtant, chaque nom recèle un millier d'histoires consignées sur des parchemins ancestraux, des récits transmis oralement de génération en génération - des récits que l'on raconte encore aujourd'hui.
Comme en témoigne ce qui suit.
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