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EAN : 9782264067920
480 pages
Éditeur : 10-18 (04/05/2016)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 89 notes)
Résumé :
Constance Kopp n'entre dans aucun moule. Elle surpasse en taille la plupart des hommes, ne trouve aucun intérêt dans le mariage ou les affaires domestiques, et a été isolée du monde depuis qu'un secret de famille l'a reléguée, elle et ses deux soeurs, dans la clandestinité. Un jour, le propriétaire d'une fabrique de soie, belliqueux et puissant, renverse leur carrosse au volant de son automobile... Et ce qui n'aurait dû être qu'un banal litige se transforme en une b... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  11 novembre 2018
👢Premier tome de la saga Constance Koop.👢

1914, Constance Koop, 35 ans et ses deux soeurs, Norma et Fleurette résident dans une ferme isolée près de la ville de Paterson dans le New Jersey, grande cité des teinturiers. Parties faire des courses en ville avec leur carriole, elles sont percutées par la voiture de Henry Kaufman, un patron de teinturerie à la réputation douteuse. Heureusement, le drame est évité, puisque les soeurs s'en sortent sans grand dommage corporel (ainsi que leur jument)... mais la carriole est en morceau.
Commence alors pour Constance le parcours du combattant. Décidée à se faire rembourser les dommages occasionnés sur sa carriole s'élevant au total à 50$, elle décide d'écrire à Henry Kaufman. Celui-ci lui répond en les harcelant et les menaçant, via ses amis peu recommandables.
La vie des soeurs Koop bascule dans l'inquiétude et la peur, mais Constance refuse de renoncer. Elle sera d'ailleurs épaulée par le shérif de Bergen...

Au final, un roman policier agréable à lire même si la partie enquête est bien minime pour l'ensemble du livre. Amy Stewart nous propose de découvrir Constance Koop, une femme qui a réellement existée et qui est devenue la première femme adjointe du shérif de son époque. L'auteur s'est d'ailleurs basé sur des articles de l'époque relatant l'affaire entre Constance Koop et Henry Kaufmann et sur ce qui se passait à l'époque. le tout donne un sentiment de réalisme et vie incroyable.😊

Le personnage de Constance Koop se démarque par rapport aux femmes de l'époque. Constance est présentée comme une femme grande, imposante en stature et possédant un courage à toute épreuve. Au lieu d'être soumise aux hommes de la famille, Constance cherche avant tout son indépendance et refuse d'être une citoyenne de second ordre. Ce contraste est encore plus saisissant lorsque Amy Stewart nous décrit son enfance auprès de sa mère, qui avait tendance à les surprotéger, voire les isoler du reste du monde. Cette éducation oblige Constance à apprivoiser le monde comme elle peut. L'auteur utilise d'ailleurs l'alternance d'époque en nous proposant des flash-back sur l'enfance de Constance qui permettent de mettre en avant ses décisions du moment.

Le contexte historique est magnifiquement relaté. Nous suivons les soeurs Koop dans un univers 100% masculin et géré par de grands patrons faisant la loi. Amy Stewart nous décrit les grèves des ouvriers, les vendettas des patrons, l'exode des enfants de gréviste afin de les préserver de la famine, les conditions de travail indigne pour l'époque.
Il est aussi question de société en pleine évolution avec l'arrivée de l'industrialisation, de la voiture et du changement que cela occasionne dans la société. Cette disparité est présentée par l'auteur via les conditions de vie en ville où l'électricité, les voitures commencent à se démocratiser alors que la ferme des soeurs Koop n'a pas évolué d'un iota.

Un roman agréable, doux et passionnant au rythme lent, mais qui permet de se plonger dans les vicissitudes de l'époque. Après avoir lu le premier tome, je me suis empressée d'ailleurs d'acheter les deux tomes suivants. 🤗
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iris29
  13 janvier 2017
Policier historique librement inspiré d'une histoire vraie , celle de Constance Kopp devenue en 1914, une des premières femmes shérifs adjoints , dans le New-jersey . Ce roman est absolument délicieux, amusant et distrayant .
A la suite d'un accident impliquant sa carriole et la voiture d'un petit caïd local , Constance réclame des compensations financières , chose que refuse le propriétaire de la voiture . Pourtant la carriole est détruite, mais le conducteur ne supportant pas d'avoir été humilié par une femme devant ses hommes et les habitants de la petite ville, ne change pas d'avis , malgré les lettres de la jeune femme l'enjoignant de lui verser 50 dollars, suivies d'une visite dans son usine .
Hélas pour lui, Constante est une forte tête , et possède beaucoup d'aplomb . C'est qu'il en faut pour vivre avec ses soeurs dans une ferme isolée , pour refuser l'aide et l'offre d'hébergement de leur frère et de leur belle-soeur dans une Amérique puritaine .
Orphelines de mère , depuis peu, les soeurs Kopp sont atypiques ...
Constance 35 ans , assez baraquée , " est plus grande que la plupart des hommes " .
Sa soeur ainée Norma est bâtie "comme un rocher" , et ne s'intéresse qu'à ses animaux ( aux pigeons plus particulièrement ). Bénéficiant de toute leur bienveillante protection, la cadette, Fleurette (17 ans) féminine et très jolie , rêve d'un destin plus romanesque .
Chantage , intimidation, menaces : c'est l'escalade .
Les filles se tournent vers le shérif et n'auront d'autre choix que de devenir des "Filles au Revolver" …
Malicieux , entrainant , agréable , "fougueux" , ce roman traite plus de la condition des femmes que d'enquêtes à proprement dit .
Constance aura un flingue et 1 étoile de shérif , moi je lui en ai mis 5 et j' espère que ce roman n'est que le début d'une série ...
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Witchblade
  15 février 2020
Challenge plumes féminines 2020 – item n°4
J'avais repéré ce roman sur Babelio depuis un moment, il a fallu que j'aille dans une librairie pour sauter le pas et le prendre. Grâce à la pioche de Janvier, j'ai pu le sortir de ma PAL. La couverture et le résumé sont très intrigants.
La mise en place est assez longue mais étant le premier de la série, c'est un peu normal. J'ai appris l'information de la série qu'en lisant une critique, ce n'est marqué nulle part sinon. le style de l'auteur est très agréable et les pages défilent malgré tout très vite. Peu de dialogues au début mais beaucoup de descriptions de faits passés pour mettre en place les soeurs Kopp et leur entourage. Il me semble avoir déjà lu ou entendu parler de Constance Kopp mais je ne sais plus où. Je commence à bien apprécier celle-ci. En lisant quelques critiques en diagonale, je sais à quoi m'en tenir avec Miss Kopp. Reste à savoir quel va être son parcours pour y parvenir !! Ma curiosité est d'autant plus attisée au vu du début. L'histoire se déroule en 1914 avec les moeurs de l'époque bien détaillées. Mlle Kopp vit avec ses deux soeurs dans une ferme à la campagne. Elles n'ont aucun homme pour veiller sur elles, ni mari ni père, leur mère étant décédée 1 an auparavant. de temps en temps, Constance fait des retours dans le passé pour nous éclairer sur certains éléments de celui-ci. Nous suivons donc les trois soeurs dans leur vie de tous les jours jusqu'à l'évènement qui donnera son titre à ce roman. Dans la même période, pour l'époque, Constance s'occupe de sujets qui ne la regardent pas et sans être chaperonnée par un homme. L'histoire est assez longue, mais en même temps, on n'a pas vraiment le temps de s'ennuyer en compagnie de Constance Kopp et de ses soeurs. La façon de raconter m'a fait penser à « Carnaval » de Ray Celestin, on avance tranquillement mais sûrement en direction de la vérité et de la prochaine carrière de Constance Kopp. On sait où on va mais c'est aussi tout le plaisir de cette histoire et de son dénouement.
Comme vous l'aurez compris, c'est donc une excellente découverte pour ce premier tome et il me tarde d'en découvrir plus sur le parcours hors norme de Constance Kopp au début du 20ème siècle où une femme ne pouvait rien faire sans l'avis préalable d'un membre masculin de sa famille (père, frère ou mari). Pour les amateurs de romans policiers tirés de faits réels, je vous conseille très fortement de le découvrir, il semble que la série compte 4 tomes pour le moment. À la fin, l'auteure nous explique également d'où elle a tiré les nombreuses informations utilisées, dont les coupures de journaux. Je remercie bbpoussy pour me l'avoir pioché pour Janvier, je l'avais déjà présélectionné pour les plumes féminines mais elle m'a aidé à le lire plus vite.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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SZRAMOWO
  11 décembre 2016
Frank et Constance Kopp, un Tchèque et une Autrichienne, se sont connus et mariés à New-York. Ils ont eu quatre enfants, Francis, Constance-Amélie, Norma-Charlotte, et Fleurette-Eugénie.
Lorsqu'ils se séparent, Constance et les enfants s'installent dans une ferme près de Paterson, sise Sicomac Road à Wyckoff, New Jersey.
Très rapidement, Francis se marie, avec Bessie, et part s'établir à la ville où il a un emploi sûr.
A la mort de la mère, il propose à ses soeurs de venir vivre avec lui sa femme et ses deux enfants.
Mais, c'est sans compter sur le désir d'indépendance de Constance, l'aînée, la passion de Norma pour les pigeons voyageurs et les faits divers de la presse quotidienne locale, la fantaisie de Fleurette qui pour rien au monde ne quitterait la ferme et ses soeurs.
Le roman commence en 1914, Constance, la narratrice a 35 ans, la guerre a commencé en Europe et, alors qu'elles se rendent en carriole à Paterson, la voiture de Henry Kaufman, de la Kaufman Silk Dyeing Company, un patron local aux meurs de voyou renverse leur carriole.
Très vite, on ressent l'écart qui sépare l'univers des soeurs Kopp et celui des Kaufman. D'un côté le rêve américain échoué dans la misère et de l'autre le rêve américain enflé comme un ballon de baudruche dans sa splendeur de gloire, d'argent, de réussite et de compromissions de toutes sortes.
Les trois soeurs se trouvent plongées dans une mystérieuse affaire de disparitions d'enfants suite à la grève générale dans les usines de soie de Paterson.
L'histoire nous entraîne dans une Amérique en train de se construire, de découvrir les joies du progrès, de la technologie, du commerce libre, de la libre entreprise. Mais, pour la famille Kopp, cette Amérique-là, a quelque chose d'effrayant, qui heurte leur sensibilité d'Européens. Constance Kopp, la mère, veut protéger ses filles des dangers de ce pays :
«Les démarcheurs étaient sales, nous disait-elle. Ils vendaient une marchandise de qualité médiocre qu'aucun magasin n'aurait proposée. Ils jetaient leur dévolu sur les personnes isolées à l'esprit faible. Tout ce qui les intéressait était de pénétrer dans les maisons pour pouvoir revenir les cambrioler ensuite en l'absence de leurs occupants. Et en plus, ils avaient des puces.»
Amy Stewart décrit avec minutie la vie des soeurs Kopp dans cet univers dont personne, surtout pas leur mère, au contraire, ne leur a donné les clefs.
Constance, la sage, Norma la fantasque, Fleurette l'ingénue, s'en sortent comme elles le peuvent.
Seules, dans un univers d'hommes, elles seront contraintes d'affronter Kaufman, car lorsque Constance va porter plainte au bureau du procureur de Hackensack, l'inspecteur Courter l'écoute à peine et elle doit insister pour qu'il enregistre ses doléances :
«— J'en parlerai au procureur, promit-il d'une voix morne.
— Et que devons-nous faire si cet homme revient ? L'inspecteur se tourna vers le shérif Heath, qui contemplait ses pieds.
— N'avez-vous personne pour veiller sur vous ? m'interrogea-t-il alors d'un ton faussement soucieux. Un père, un oncle… ? Ou même un frère ?
L'atmosphère devenait étouffante et je sentis que je ne pourrais rester une minute de plus dans la pièce. Tournant les talons, je sortis sans accorder un coup d'oeil aux deux hommes.»
Le récit est réaliste, il montre comment Constance Kopp va se défaire du modèle de sa mère, à laquelle ses soeurs la compare sans arrêt, pour devenir une femme libre et indépendante.
Pour cela, il alterne les chapitres où l'on voit Constance jeune fille vivant à Brooklyn avec sa mère, autour de 1897, elle a dix-huit ans, et ceux où Constance, à trente-cinq ans, se débat seule pour éduquer ses soeurs, résister aux pressions de son frère francis qui veut la chaperonner, obtenir réparation pour les dégâts causés à sa carriole par Henry Kaufman.
Constance résiste. Elle a décidé de ne pas se laisser faire, ni dicter sa conduite.
Seul le Shérif Robert Heath, va prêter attention à la quête et au combat de constance Kopp.
« — Vous vous en êtes bien sortie, Miss Kopp, répondit-il. Vous avez eu la repartie qu'il fallait. Ils cherchaient juste à savoir si vous étiez de taille à vous défendre seule, et vous leur avez montré que vous l'êtes. »
L'intérêt du roman d'Amy Stewart est de nous montrer comment l'héroïne s'éveille à sa conscience, comment elle passe du camp de ceux qui se résignent, comme sa mère, au camp de ceux qui se battent. Comment elle parvient à se libérer des vieilles contraintes pour faire face au danger qui menace son existence et celle de ses soeurs.
Effectivement, on peut regretter de ne pas trouver, dès les premières lignes, une héroïne «clefs en mains», déjà formatée dans son rôle de justicière, mais ce n'est pas le cas, la lente maturation de la personnalité de Constance nous offre de beaux passages de lecture.
« L'un des étranges effets que nos mésaventures avec Henry Kaufman avaient eus sur nos vies avait été l'abandon total de notre routine quotidienne. »
(…)
« Fleurette convertit le salon en théâtre, avec une scène dissimulée derrière un rideau d'un scandaleux vermillon, trois rangées de fauteuils moelleux et une ingénieuse, mais dangereuse rampe lumineuse constituée de toutes nos vieilles lampes à huile récupérées aux quatre coins de la maison. »
(…)
« Norma était impitoyable sur l'hygiène de ses pigeons, qu'elle tenait très propres, aussi n'y avait-il aucune odeur dans la chambre. En revanche, leurs activités faisaient beaucoup de bruit. »
(…)
« La corvée de vaisselle était elle aussi tombée en désuétude. On ne récurait la marmite que lorsqu'on en avait besoin pour préparer autre chose. Quant aux livres et aux journaux abandonnés au petit bonheur dans la maison, on les ramassait seulement si la surface qu'ils occupaient était requise pour une autre activité. Plus personne ne polissait l'argenterie et, alors que nous avions autrefois un jour de la semaine consacré à aérer les lits, un autre à frotter les sols et un troisième à faire la grande lessive, nous ne consacrions désormais plus aucun moment au ménage. On avait peine à croire qu'un foyer aussi bien ordonné ait pu renoncer ainsi du jour au lendemain à sa routine. En revanche, la comptabilité de la maison avait toujours relevé de ma responsabilité et je continuais à m'en occuper. »
(…)
« Le soir, Fleurette cousait et Norma lisait le journal, tandis que, assise à mon bureau, j'étudiais notre livre de comptes. Henry Kaufman, de son côté, ne donnait plus aucun signe de vie. Manifestement, ce qu'avait fait pour nous le shérif Heath avait porté ses fruits. »
La description de la vie quotidienne des trois soeurs, de la façon dont elle cherchent à oublier le danger omniprésent, tout en vivant avec lui, rappelle l'atmosphère du roman d'Harper Lee, « Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur ».
On semble s'éloigner du sujet principal, mais pour autant on est en plein dedans. C'est cette capacité à vivre malgré le danger qui fera de Constance Kopp l'héroïne qu'elle deviendra.
Par ailleurs, le rythme lent du livre respecte le rythme d'une société où :
l'automobile n'avait pas encore remplacée la charrette à chevaux ;
«Chaque maison avait son allée et son garage, plutôt destiné à une automobile qu'à un attelage, mais en passant dans la rue, je m'aperçus que quelques familles avaient un cheval à l'écurie.» ;
le téléphone ne jouait aucun rôle dans les relations entre les personnes ;
« Il se tourna vers le hall d'entrée et la réceptionniste. — Il faudrait que je lui demande de téléphoner. » ;
la femme était cantonnée à un rôle secondaire ;
« Comment font trois filles, toutes seules dans une ferme ? N'avez-vous pas un oncle ou un cousin pour vous recueillir ? »
(…)
«  Pendant toutes ces années, aucune de vous n'a reçu de demande en mariage ? »
(…)
« — Non, je suis ici pour me faire embaucher, répondis-je.
— Pour vous faire embaucher ? répéta la jeune fille en me dévisageant (…)
— Mais votre mari, il est d'accord ? ajouta-t-elle. »
De ce fait, Constance ne peut s'affranchir en un tournemain, malgré sa volonté inlassable de le faire, des contraintes qui pèsent sur elle et la renvoient à l'éducation qu'elle a reçue de sa mère et surtout au terrible secret qu'elles partage avec Norma et Francis.
« De ma vie entière, je n'avais jamais marché la nuit dans une ville sans être accompagnée. Mais je regrettai aussitôt ma réaction. »
Le récit s'emballe à partir de la page 150 et prend une tournure nouvelle, privilégiant le rôle de Constance et la façon dont évolue la vision qu'ont d'elle les hommes qui l'entourent, le photographe LaMotte, son associé Hopper, et le shérif Heath.
La deuxième partie du roman est l'enquête policière à proprement parler. En se confrontant à Kaufman et à sa bande, Constance Kopp et ses deux soeurs, soulèvent la question de la justice dans la société, de la connivence entre la police, la justice et les décideurs économiques, ceux-ci soient-ils des mafieux.
Le récit ménage de belles surprises et des rebondissements inattendus. Constance doit convaincre Norma et Francis que les trois soeurs peuvent affronter le danger en restant à la ferme. de plus, elle doit gérer la petite dernière Fleurette, qui s'enflamme de l'aventure qu'elles vivent.
Une belle histoire, ancrée dans son époque, qui évoque de façon à la fois réaliste et enjouée, sans complaisance aucune, le combat d'une femme pour faire reconnaître ses capacités à vivre de façon indépendante, à apporter sa contribution à la société.
Le sous titre de la fille au revolver pourrait être : La revanche de Constance-Amélie Kopp.
Un roman comme on voudrait en lire tous les jours.





Lien : http://desecrits.blog.lemond..
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sylvaine
  15 septembre 2020
La fille au revolver d'Amy Stewart s'appelle Constance Kopp. Elle vit avec ses deux soeurs Norma et la benjamine Fleurette dans une ferme isolée non loin de Paterson, une ville connue pour ses teintureries et ses usines située à environ 40 km de New-York. En 1914, trois femmes qui vivent à l'écart et seules peuvent se trouver vite démunies devant l'adversité. Quand Henry Kaufman percute leur carriole avec sa voiture et refuse de régler les réparations il ne s'attend pas à devoir affronter Constance..
Une histoire menée tambour battant, des personnages attachants bien campés, un roman qui se lit vite et bien. Amy Stewart attache beaucoup d'importance au cadre de vie, au quotidien des soeurs ou à celui des ouvrier(e)s. Elle nous parle du peu de considération vis à vis des femmes et cette femme hors du commun qui tient tête au voleur devient une figure emblématique de l'émancipation féminine.
Une jolie découverte à découvrir pour les amateurs de romans historiques aventureux.
Un roman lu dans le cadre du challenge Plumes féminines
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri7   06 novembre 2018
[...]Norma nous faisait la lecture du journal tandis que nous roulions.
— « Un pantalon provoque la mort d’un homme ! »
— Ce n’est pas possible, ça ne dit pas ça ! protesta Fleurette.
[...]
— Si ! persista Norma. C’est un charretier qui avait l’habitude de suspendre son pantalon au-dessus du réchaud à gaz pendant la nuit mais, comme il était sous l’influence de l’alcool ce soir-là, il n’a pas remarqué que le tissu avait étouffé la flamme.
— Alors c’est le gaz qui l’a tué, pas le pantalon !
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iris29iris29   13 janvier 2017
Maman n'ouvrait jamais la porte aux étrangers . Pendant que nous travaillions à nos ouvrages de couture, elle nous lisait à Norma et à moi, des histoires graveleuses avec l'espoir, je suppose ,que, point après point, ces récits choquants nous feraient comprendre les dangers que pouvaient apporter quelques coups à la porte . Je ne puis regarder les ouvrages de broderie de mon enfance sans me remémorer le sort indigne de Laura Smith, dix-sept ans, enlevée au foyer familial par l'épicier du coin et déshonorée par lui, ou de l'infortunée Lena Luefschuetz, treize ans, retrouvée morte pour des motifs liés à ses" compagnons indésirables". Une jeune fille nommée Amélia, avait par ailleurs été arrêtée par la police pour s'être " hasardée dans un couloir avec un Italien " (...).
- "Arme Amelia , so weit weg von ihrer Familie"! murmurait maman pour elle-même .
Amélia avait toujours une place dans ses prières .
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Souri7Souri7   08 novembre 2018
— Les sœurs Kopp ont besoin de trouver soit un emploi soit un mari, et très rapidement, précisai-je.
— Qui a dit cela ?
— Notre compte en banque !
[...]
— Mais ne m’envoyez pas de prétendants, s’il vous plaît, lançai-je à l’intention du shérif. Je compte explorer la première piste en priorité !
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iris29iris29   16 janvier 2017
Si la menace était un enlèvement , elle concernait dans la plupart des cas des jeunes filles plutôt jolies promises à la traite des blanches . Une perspective de nature à pousser n'importe quel père à réunir la somme exigée, malgré les instances de la police qui recommandait de n'en rien faire . Les chefs de famille étaient tout disposés à payer mille dollars si cela leur évitait de vivre dans la crainte que leur enfant tombe entre les mains d'un proxénète .
(...) après avoir été l'objet de telles menaces , les jeunes filles se retrouvaient souvent fiancées, puis très vite mariées . C'était en général un associé du père que l'on pressait de rendre ce service . Une fois sous la responsabilité du mari, la fille ne courait plus de risques, se félicitait le père . Les hommes ont leurs limites ...
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iris29iris29   13 janvier 2017
Tromperie et dissimulation constituaient la grande spécialité de ma mère . Elle s'inventait de nouvelles dates de naissance chaque fois que ça l'arrangeait de mentir sur son âge . (...) Elle ne possédait ni carte d'identité ni acte de mariage, ni aucun certificat de naissance pour ses enfants ayant accouché chez elle sans en souffler mot aux administrations . Elle avait une sainte horreur des médecins, des percepteurs des impôts, des employés du recensement , des inspecteurs quels qui fussent, des journalistes et de la police . Surtout de la police .
+ Lire la suite
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