AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2246855276
Éditeur : Grasset (26/08/2015)

Note moyenne : 3/5 (sur 84 notes)
Résumé :
La vie, en général, n’en finit pas de faire des promesses qu’elle prend plaisir, ensuite, à ne pas tenir – et telle est bien l’histoire d’Alexandre, le héros de ce roman.
On lui avait ainsi promis, dès sa naissance, le bonheur, l’amour, le soleil, l’Italie et toutes les nuances du plaisir, et il en eut sa part. Mais il s’avisa, à mesure, que chaque promesse accomplie portait également en elle une part de regret, une zone de mélancolie où le destin murmurait :... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  19 janvier 2016
Dans l'abécédaire du tout Paris dont j'ai parlé samedi dernier, Amanda Sthers est décrite par l'auteur comme l'incarnation de la romancière parisienne insignifiante... si le trait est- comme assez souvent dans ce livre- un peu chargé, il illustre bien à quel point, Amanda Sthers est mal considérée dans le monde des lettres, et qu'elle paie sans doute son très joli physique et ainsi son statut d'ex épouse de Paaaaatrick Bruel..
Car, pour avoir lu depuis plusieurs années quelques romans-( notamment Madeleine, ma place sur la photo) de la miss, et ce dernier roman en date les promesses le confirme encore, Amandaa Sthers sait assurement manier la plume, et elle le fait, non sans une certaine élégance et sensibilité.
Ainsi, ces récentes promesses, sorti à la rentrée de septembre dernier, en dépit de quelques maladresses de style et d'une certaine naiveté finalement assez touchante, ne mérite pas vraiment les quolibets que j'ai pu lire ici et là et que la romancière a tendance à sèmer sur son passage.
A travers le portait de Sandro , franco italien un peu paumé qui a le sentiment d'être passé à coté de sa vie, et mélange passé et présent, souvenirs heureux et malheureux de sa vie, l'auteur nous livre une confession douce amère qui tente- et parvient souvent à nous montrer que les promesses que l'on a tenues, même de façon imparfaite, sont bien supérieures aux regrets qu'on laisse derrière soi. Sthers a le sens de la formule qui fait souvent mouche ("Devenir un homme, c'est revoir son vol. Comprendre qu'on se trompe en permanence sur ce qu'on s'imagine que sera la vie)", sans que son livre ne soit pour autant une lassante succession d'aphorismes.
Les promesses est un portrait plutôt délicat d'un un personnage qui n'a pas toujours fait les bons choix et le revendique, et également un récit plaisant qui navique entre la France et l'Italie, l'enfance et l'âge adulte....
Dans les livres de la rentrée de septembre, il y a eu certes mieux mais il y a eu aussi assurément bien pire..
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
Nadael
  15 septembre 2015
Les promesses, c'est la vie d'un homme ; des étés radieux, des hivers mélancoliques, une enfance dorée, des fêlures, des soubresauts, une passivité, des doutes, des plaisirs fugaces, des amis, des aventures sexuelles et sensuelles, la perte d'un père, l'absence d'une mère, le poids de l'héritage familial, un mariage râté, des enfants qu'il voit à peine, un goût pour le football et les livres anciens, des regrets, des désirs inassouvis, l'amour insaississable, Paris et Porto ercole, la lumière et la noirceur, la séduction et la solitude...
Alexandre-Sandro naît dans les années quarante d'une mère française sans le sou et d'un père italien richissime. Son enfance dans l'Argentario en Toscane est lumineuse. Dernier d'une grande famille bourgeoise, son grand-père Nonno et son père Vittorio placent leurs espoirs en lui. Son avenir est tracé, le flambeau à portée de main. Tout petit, Vittorio lui lance déjà des défis, lui montre la voie. Mais, l'homme est indomptable. À jouer sans cesse avec la vie, il périt noyé sous les yeux de son fils. Sandro n'a que dix ans. Il part à Paris avec sa mère, les repères brouillés. Il veut entrer en religion. Elle prend peur et le renvoie chez Nonno.
Sandro, d'abord guidé par son grand-père – un homme austère, un patriarche aux idées passéistes –, fait l'apprentissage de la vie avec Jacques et Louis, ses deux amis, puis il se lance, seul. Il collectionne les aventures, se marie, a des enfants, s'égare, s'écarte du chemin puis revient malgré tout. Passionné par les incunables, il en fait son métier, recherchant pour ses clients des livres anciens et précieux. Derrière cette passion se cache en fait sa propre quête car avant de mourir, son père avait entamé Le baron perché d'Italo Calvino, une édition originale signée de la main de l'auteur. Ce roman aurait dû se trouver sur la plage ce jour-là, mais lui aussi a disparu.
L'amour, il finira par le rencontrer en la personne de Laure. Son apparition sera un éblouissement. Il l'aimera éperdument. D'un amour pur. Des années durant, ils se croiseront sans se toucher. Juste un effleurement. Le roman s'ouvre sur la mort de Laure. Sandro se souvient alors...
Amanda Sthers s'est glissée dans la peau de cet homme avec aisance. Ce « je » semble tellement évident pour elle. L'écriture coule entre passé et présent. Elle remonte le temps, agite les souvenirs de cet homme, raconte une vie au masculin, avec un naturel désarmant. Sandro m'a souvent agaçée, mais a su m'émouvoir, parfois. L'auteure déroule le fil d'une existence qui s'annonçait prometteuse, mais la vie est mouvante, vibrante et sinueuse... Et je pense au poème de Victor Hugo :
..."Ô promesses ! espoirs ! cherchez-les dans l’espace.
La bouche qui promet est un oiseau qui passe.
Fou qui s’y confierait !
Les promesses s’en vont où va le vent des plaines,
Où vont les flots, où vont les obscures haleines
Du soir dans la forêt !..."
Extrait de Pleurs dans la nuit, Livre sixième Au bord de l'infini, Les Contemplations

Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          142
1967fleurs
  21 septembre 2015
Globalement, j'ai aimé ce livre écrit par une femme dont le sujet traite des 4 saisons de la vie d'un homme : Alexandre. Il parle de son enfance, de la mort brutale de son père, de son grand père, de sa mère qui l'aimait tant. Pas facile de trouver sa place dans cette famille patriarcale italienne.
Il vit ses experiences affectives dans sa vie d'homme en donnant l'impression d'avoir fait toujours les mauvais choix : il épouse une femme qu il n 'aime pas, puis une autre, il a des enfants qu'il n'investit pas. Il a toujours en tête Laure, mais il ne parvient pas à l'aimer,car elle se marie, il vit avec le fantasme de cette jeune qui lui échappe...Scénario classique, quand il se decide, Elle est partie.
C'est l'histoire tourmentée d'un homme qui recherche le bonheur, mais il passe a côté.
Elle est ponctuée de quelques récits de ses batifolages. Laure meurt et Alexandre ne comprend pas pourquoi, ce qui s' est passé.
Il y a de beaux passages, c'est bien écrit mais, pour ma part la construction de l'histoire, le sujet traité ferait une belle adaptation au cinéma mais ce n'est pas pour autant un coup de coeur en cette rentrée littéraire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
nilebeh
  13 juin 2016
Alexandro Brastini d'Alba : un nom difficile à porter et lourd d'obligations quand le petit garçon puis l'adolescent retourne en Italie, plus exactement en Toscane dans cette presqu'île merveilleuse dominée par l'Argentario ? Car Alexandro, dit Sandro, est l'héritier d'une richissime lignée d'hommes d'affaires italiens, producteurs de vins et d'huile. Sa vie aurait dû être celle d'un fils de grand propriétaire terrien, au soleil, dans un monde tourbillonnant et enchanteur où on suit les conventions, notamment en se mariant dans sa caste.
Mais rien n'est simple et Sandro est aussi l'héritier (purement moral cette fois) de sa mère, une petite Française toute simple née dans la Nièvre et qui lui inculque la liberté, le goût de se réaliser au lieu de réaliser les ambitions de ses riches père et grand-père.
Il aurait eu le choix, Sandro, si ne s'était produit le drame de sa vie : assister, au point de s'en rendre responsable, à la noyade de son père dans les eaux de la mer Tyrrhénienne. Et voilà l'enfant gauche, trop gros et malmené à l'école, qui se trouve rejeté par sa famille italienne, lui le fils de la mésalliance, qui vit à Paris, entre copains de lycée et amours inaccessibles. de Sandra, la petite Italienne morte d'amour pour lui, à Laure, son grand amour qu'il place si haut qu'il ne le concrétise jamais, Sandro-Alexandre, vit écartelé entre deux mondes, passe du rêve à la nostalgie, des possibles imaginés à la frustration, de l'enfant aimé à l'adulte déçu, dans une sorte d'aboulie émotionnelle qui lui interdit de d'être heureux.
Il peut agacer, à force d'être exigeant envers lui-même, envers le destin , à force de passer à côté de toutes les promesses de bonheur qui étaient les siennes. Il peut révolter, lui qui suscite des sentiments forts sans jamais les amener à être vécus. Mais il est touchant aussi et la longue méditation de l'auteur (une jeune et jolie femme souvent épinglée par la critique) sur l'amour, le temps qui passe, le sexe, les petits arrangements avec la vie, la mort et le deuil, cette méditation est bien mélancolique. Un joli moment de lecture .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
TCHITAT92
  01 décembre 2015
Première découverte d'Amanda Sthers, dont j'avais entendu parler à maintes reprises. Concernant le style, rien à dire, cela se lit bien, et l'auteure, une femme, n'a aucune difficulté à nous entrer dans la peau de son "héros" - qui n'en est pas un, loin s'en faut ! - un homme. sa manière de penser, de ressentir les choses, son attitude, sa façon de s'exprimer, tout y est, bravo !
Par contre, quel personnage déplaisant que cet homme, qui au final n'est rien ni personne, en commençant par lui ! Ses réflexions sur l'amour, le couple, les enfants, la famille en général, ... j'avais envie de lui dire deux mots, à ce type !
mais bon, si j'ai été autant contrariée, c'est que le personnage était bien défini, précis, humain, presque vivant !
Commenter  J’apprécie          100

Les critiques presse (2)
LaPresse   02 novembre 2015
Ce destin singulier touche juste.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress   07 septembre 2015
L'écriture d'Amanda Sthers coule comme un ruisseau la nuit, laissant filer une eau noire pour mieux surprendre par ses fulgurances. Et nous troubler profondément.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
NadaelNadael   15 septembre 2015
« L'arbre qui griffait le ciel que contenait ma fenêtre de ses milles branches maigres suspendait mon temps d'enfant. Je l'observais des heures. Il était ma terreur familière. Ma dose de peur nécessaire et contrôlée. Ses racines encombrées semblaient vouloir exploser du sol, comme s'il avait pu s'enfuir à chaque instant. Comme si on pouvait s'échapper de ce qu'on est. C'est de cet arbre, de ces moments épuisants d'ennui où les ressources de l'imaginaire sont notre unique moyen d'échapper au silence, qu'est né ma passion pour la lecture. Il ne s'agit pas des instants où on lit mais de ceux qui se passent quand on pose un livre, qu'on est seul, qu'on attend quelque chose en nous, comme une porte qui s'ouvre et qui nous amène à un autre nous, juste un peu différent. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
1967fleurs1967fleurs   22 septembre 2015
Avoir renoncé à Laure pour conserver un romantisme sans entailles a fait de moi un homme aux chagrins raisonnables. J'ai rejeté les courses sous la pluie, les chamades, les hasards, les signes, le coeur qui commande, la vie qui file entre les doigts. J'aime marcher avec les sourires sur les trottoirs que j'ai foulés triste.
Piétiner les failles de mon destin. C'est comme si je consolais le type que j'étais alors, qui continue à vivre dans un autre espace temps et qui soudain va mieux, plus vite. Je suis un homme qui regrette. Et qui aime ce qu'aurait pu être sa vie. Dans ce monde d'ironie fatale. De l'humour. Du trait d'esprit qui rature les visages des gens jusqu'à les gribouiller, je ne me sens plus à ma place.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
rkhettaouirkhettaoui   27 août 2015
L’amour est un instant qu’on tente de prolonger. En me privant du corps de Laure, j’ai mis mon sentiment sous cloche, pendant des années, comme un enfant garde un bonbon tandis que les autres dévorent les leurs. Et quand tout le monde en a fini, alors, il ouvre doucement le papier, et il prend le temps de le savourer sous les regards jaloux. Le bonbon n’est pas un meilleur bonbon mais la patience l’a rendu unique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
1967fleurs1967fleurs   22 septembre 2015
C'est trop fort, trop pleins de chagrin, on s'est brisés à force de ne pas se prendre dans les bras l'un de l'autre. Je tends une main maladroite vers sa joue.
Elle tourne le visage....
Toutes ces choses dont on parlait, elles l'avaient bousculée à force de ne pas exister. Notre amour qui menait ses rêves mais n'a jamais habité sa vie.
Il faut qu'on parte vite qu'on éloigne le gâchis. Qu'on récupère nos chemins de traverse. On le sait. Mais on préfère encore le silence qui nous entaille un instant de plus.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
1967fleurs1967fleurs   21 septembre 2015
Notre histoire semble ne pouvoir appartenir qu'à nous, elle a pour vocation de flotter. Alors, je me promets de ne pas la vivre, et je raccompagne Laure sans un baiser, le coeur plus tapageur encore que si je lui en avais donné mille.

Je touche de près l'ivresse de la privation. Chose que je n'avais encore jamais essayée.

Et cette émotion là, je ne peux pas savoir qu'elle va tuer Laure, l'abîmer, voler une partie entière de sa réalité, l'empêcher de vivre pleinement. Je ne veux pas le voir. J'impose égoïstement, à cet instant, ma façon de l'aimer, dont les contours se dessinent comme un projet mortifere dans la tête d'un tueur prêt à encercler sa proie des années, à reflechir à son forfait, à lui tourner autour tel un vautour. Un projet d'exécution joyeuse, puisque je l'aime, j'ai le droit de la garder prisonnière de mon amour. Bien sûr, rien de tout cela ne s'articule clairement ce jour-là, mais la graine est là et germe. Laure sans le savoir m'enfante d'absolu. Je ne veux plus perdre l'amour.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Amanda Sthers (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Amanda Sthers
Les Promesses de Amanda Sthers aux éditions Grasset
La vie, en général, n?en finit pas de faire des promesses qu?elle prend plaisir, ensuite, à ne pas tenir ? et telle est bien l?histoire d?Alexandre, le héros de ce roman. On lui avait ainsi promis, dès sa naissance, le bonheur, l?amour, le soleil, l?Italie et toutes les nuances du plaisir, et il en eut sa part. Mais il s?avisa, à mesure, que chaque promesse accomplie portait également en elle une part de regret, une zone de mélancolie où le destin murmurait : « le bonheur, ce n?était donc que cela ? » Dans ce roman qui se déploie entre Paris et l?Argentario, cette presqu?île bénie de Toscane, on croisera beaucoup de désirs, de folles sensualités, des jours glorieux, des amantes, des amis fidèles ? et, en même temps, leurs contrepoints douloureux et sombres. Cette histoire, on l?aura deviné, concerne la plupart des hommes qui entrent dans l?existence en grands vivants. Qui en jouissent. Et qui, par négligence, y font d?irrémédiables dégâts. Surtout dans le c?ur des femmes qui ont pris le risque de les aimer.
http://www.lagriffenoire.com/les-promesses.html
Vous pouvez commander Les promesses d?Amanda Sthers sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
+ Lire la suite
autres livres classés : italieVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Les Amants de la Littérature

Grâce à Shakespeare, ils sont certainement les plus célèbres, les plus appréciés et les plus ancrés dans les mémoires depuis des siècles...

Hercule Poirot & Miss Marple
Pyrame & Thisbé
Roméo & Juliette
Sherlock Holmes & John Watson

10 questions
2589 lecteurs ont répondu
Thèmes : amants , amour , littératureCréer un quiz sur ce livre
. .