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ISBN : 2749935539
Éditeur : Michel Lafon (18/10/2018)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 11 notes)
Résumé :
À partir de pages inédites retrouvées dans les dossiers du célèbre créateur de Dracula, son arrière-petit-neveu, Dacre Stoker, a coécrit avec J. D. Barker, auteur de littérature fantastique, ce roman fascinant qui dévoile les véritables origines de Dracula, mais aussi celles de Bram Stoker. 1868. Bram Stoker, vingt et un ans, est reclus dans une tour, confronté à un mal indescriptible. Armé d'un crucifix, d'eau bénite et d'un fusil, il prie pour survivre à cette nui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  13 novembre 2018
A partir des notes de Bram Stoker, le célèbre auteur du célèbre Dracula, son arrière petit-neveu, aidé d'un spécialiste de la littérature fantastique , se propose de nous restituer les prémisses du roman, dont les 102 premiers pages avaient été récusées par l'éditeur.
Je reviendrai sur le roman après avoir évoqué l'ouvrage initial, le Dracula de Bram Stoker, oeuvre mythique, construite sous forme d'échanges épistolaires, et qui rapporte l'enquête obstinée d'un professeur de ce que l'on appellerait de nos jours neurosciences, passionné également d'explorations de phénomènes paranormaux. Sur les traces d'un être malfaisant, aidée de leurs victimes, Jonathan Harker et sa fiancée, l'équipe va se confronter au comte Dracul, qui , non content de vider ses proies de leur sang, répand l'aberration comme une épidémie.
Ce roman là est passionnant, et transmet l'angoisse à travers celle éprouvée par les personnages. Quelques scènes montrent le monstre en action, mais la terreur est presque plus prégnante quand il est proche mais non visible.
Dans le roman de Drace Stoker, le ton est beaucoup plus direct, customisée à la sauce des films d'horreur contemporain : ça grouille, ça suinte, ça pue. Les larves de tout acabit accompagnent les cadavres. C'est un premier écueil.
Quant à l'articulation avec le roman du grand-oncle, elle est peu claire. le seul personnage commun est celui de la comtesse citée rapidement dans les premières pages du Dracula original. Et le personnage principal est Bram Stoker lui-même , qui nous conte son enfance par l'intermédiaire d'un journal. On est également informé de l'évolution des événements par la correspondance d'autres personnages, un peu comme dans le roman original.
L'histoire est construite sur la recherche de celle qui fut la nourrice de Bram, et qui le sauva d'une mort quasi-certaine en utilisant un remède très personnel et non homologué par la faculté de médecine. Curieusement, même si c'est vaguement expliqué , le jeune Bram ne contracte pas la malédiction.
L'histoire est agitée, les déplacements nombreux entre l'Irlande et la Transsylvanie, et le tout un peu confus.
Cela reste une lecture intéressante, mais n'apporte rien à l'ouvrage princeps, relu à cette occasion, que je préfère tant sur le fonds que sur la forme.
Merci à Babelio et aux éditions Michel Lafon pour leur confiance

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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PsychikFab
  12 novembre 2018
Dublin, au milieu du XIXè siècle.
Le petit Bram Stoker est un enfant fragile qui passe ses journées alité dans la maison de ses parents. Mais Ellen Crone, son étrange nourrice va s'occuper de lui à sa façon et lui faire retrouver la santé d'une façon pour le moins mystérieuse. Puis, alors qu'une série de morts inexplicables secoue la région, Nanny Ellen disparaît subitement. Devenus de jeunes adultes, Bram et sa soeur Matilda voient réapparaître leur ancienne nourrice entraînant avec elle un enchaînement d'évènements plus terrifiants les uns que les autres. Des évènements qui inspireront à Bram, des années plus tard, l'un des plus grands romans de la littérature fantastique: Dracula.
Ce roman, co-écrit par Dacre Stoker ( arrière petit-neveu de Bram Stoker) et l'auteur de littérature fantastique J.D. Barker , s'inspire directement de notes laissées par l'auteur de "Dracula". Car quand Bram Stoker a présenté son manuscrit pour la première fois à son éditeur en le présentant comme une histoire absolument authentique, celui-ci, redoutant une réaction négative du public ( on est alors en pleine affaire Jack l'éventreur...à laquelle d'ailleurs Stoker ne serait pas tout à fait étranger selon certains historiens!), le somme de le remanier et surtout de proposer une FICTION. Quelque temps plus tard, Stoker lui ramène son roman remanié et surtout allégé d'une centaine de pages auparavant situées au début. Que contenaient ces 102 pages disparues? A l'aide de notes de Stoker et de différentes éditions étrangères du livre, les deux auteurs ont bâti cette prequel censée combler au moins partiellement ce manque. Quand on est fan de Dracula comme je le suis, on se réjouit à l'avance de se plonger dans ce pavé qui promet de faire revivre (ah ah) l'univers du célèbre Comte tout en apportant, de plus, des éléments inédits au mythe. Mais il faut bien avouer que cette lecture laisse un sentiment mitigé. Il est évident que je ne m'attendais pas à ce que l'original soit dépassé mais tout de même. Alors que "Dracula" faisait naître l'angoisse avec une économie de moyens admirable et un style raffiné, "Dracula les origines" afflige régulièrement par son écriture qu'on qualifiera (au mieux) de passe-partout, ses dialogues régulièrement navrants ("-Vous estimez donc que ce loup serait Ellen? " en déduisit Thornley. "-J'ai de bonnes raisons de le croire, en effet" ) et ses nombreuses scènes grand-guignolesques involontairement risibles ( "Soudain, la terre bouillonnante est remuée et des serpents surgissent à la surface, des milliers de serpents, de toutes les couleurs et de toutes les tailles" Mazette!) qui ne sont pas sans rappeler les pires moments d'un Stephen King. Autant dire que l'on se sent très loin du Dracula cher à notre coeur et si l'on ajoute à cela quelques invraisemblances ( je sais bien qu'on est dans le fantastique mais il ne faut pas pousser non plus!) et de nombreuses longueurs inutiles où l'on sent très bien que les auteurs tirent à la ligne, l'envie d'abandonner ma lecture m'a plus d'une fois titillé. Mais une fois digérées ces déceptions , j'ai quand même réussi à m'intéresser au roman, surtout dans sa deuxième partie plus rythmée et (un peu) plus sobre. Il faut juste (paradoxalement) oublier le chef d'oeuvre de Stoker et prendre ce "Dracula les origines" pour un roman fantastique de série pas déplaisant, un peu tête de gondole mais honnête, avec sa dose minimale de sang et de frissons bon marché.
Le plus passionnant est quand même le cahier se trouvant en fin d'ouvrage où les deux auteurs évoquent la conception de cette prequel et livrent des infos précieuses sur la vie et l'oeuvre de Bram Stoker.
Je suppose que les amateurs de fantastique pas trop difficiles passeront néanmoins un bon moment de lecture mais pour les admirateurs du Dracula de Stoker, ce "Dracula les origines" est plutôt une curiosité. Ce qui n'est pas si mal après tout.
(Merci à Babelio et Masse Critique)
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PapillonVoyageur
  28 décembre 2018
Ce roman de 538 pages pesait lourd, mais pas seulement de manière physique… Il m'a été difficile de véritablement plonger dedans, au début. le livre est divisé en trois parties, et je dois avouer que la première ne me tenait absolument pas en haleine. Environ 120 pages la composaient, sur tout le reste, mais j'ai vraiment eu du mal à rentrer dedans. En revanche, dès la première partie passée, je n'ai plus réussi à lâcher cette histoire. Prenante comme jamais, elle me gardait éveillée, me forçait à tourner les pages sans que je ne puisse le contrôler. J'ai juste été embêtée par le poids de l'ouvrage, parce que de manière physique, il reste un parpaing autant dans la taille que dans le poids.

On y décèle une atmosphère lugubre, chargée d'incertitude. Notamment au commencement de l'histoire, lorsque l'on découvre peu à peu le personnage d'Ellen Crone en surface, sa vie auprès de Bram, Matilda, Thornley, etc… Mais, également par la suite. Même si le lecteur se doute que l'histoire parle de vampires, ce terme est très peu utilisé, pour accentuer le réalisme poussé qui découle de cet écrit. Pas une fois, on se dit que ce qui se passe est illogique, incohérent, que ça ne pourrait pas nous arriver à nous. Au fil des pages, Dacre Stoker et J.D. Barker parviennent sans mal à nous insérer dans leur intrigue, aux côtés de personnages et d'événements surnaturels nuancés. La plupart du récit se déroule la nuit, et quand cela se passe en journée, la météo ne joue pas en la faveur des différents protagonistes (ciel caché, pluies…). On peut dire sans mal qu'il y a une véritable irruption du surnaturel dans la réalité. Il s'agit là d'un véritable roman fantastique, agrémenté de scènes horrifiques. J'ai plus qu'adoré l'ambiance glaçante, laquelle ne cesse d'accroître à mesure que les pages se tournent. Certaines scènes m'ont happée, d'autres plutôt ennuyée, mais je restais globalement accrochée à l'histoire, désireuse de connaître la suite, mais surtout la fin. Comment les auteurs comptaient mettre un terme à tout ça ? Cette question taraudait mon esprit tout le long de la lecture. J'ai également trouvé intéressant de rebondir de lieux sinistres à lieux lugubres, sans aucune once de répit. Entre les cimetières, les morgues, les châteaux abandonnés, nous sommes servis ! Comme je le disais plus haut, il s'agit ni plus ni moins d'un véritable roman de fantastique. Et, même si je n'ai pas lu Dracula de Bram Stoker, je trouve que cet ouvrage-ci rend hommage à l'auteur et à sa création. En nous ancrant dans le réel, il nous fait passer le message initial, qui devait être répété et compris : les monstres existent. Des frissons, de l'horreur, du sadisme et une étincelle d'espoir. Mélangez le tout, saupoudrez d'amertume, levez la tension pour la faire monter crescendo. Vous obtiendrez un petit chef d'oeuvre tel que celui-ci.

Au niveau de l'écriture, on sent une certaine homogénéité, je ne serais pas étonnée que J.D. Barker ait tout écrit, accompagné des idées et de l'oeil neuf de son binôme, Dacre Stoker. Parfois fluide, parfois moins lisible, l'écriture reste néanmoins très intéressante à découvrir, truffée de descriptions approfondies pour les lieux, la psychologie des personnages, les actions, les émotions… Leurs tournures nous permettent d'entrer dans l'histoire, alternant entre la vue du spectateur et une immersion complète dans le récit. le problème, le seul problème, c'est qu'il est difficile de se remettre dans le livre lorsqu'on l'a arrêté. Il faut toujours une bonne vingtaine de pages pour entrer à nouveau dans l'histoire, s'imprégner du style et laisser l'atmosphère inquiétante nous gagner. Différentes ellipses nous permettent de rebondir entre le passé et le présent, mais également à travers les différents points de vue, ce qui nous font voir plusieurs pans de l'histoire. Parfois, elles nous perdent un peu, surtout si on doit interrompre la lecture en plein milieu. Au début, on ne connaît pas tout, on ne fait que suivre un assemblement de pièces, jusqu'à la formation de la conclusion, le puzzle final qui explique vraiment tout. Cette approche, vraiment intéressante, s'avère utile pour nous permettre de plonger dans l'histoire, en suivant les journaux intimes, les lettres écrites par les différents protagonistes… Ces documents amènent beaucoup de phrases interrogatives et exclamatives, chacune dans un style particulier propre à la personne qui les a rédigés. C'est très intrigant, on finit même par se demander : ces lettres et ces journaux sont-ils vraiment réels ? Dans tous les cas, ils modalisent notre certitude, rendent le récit authentique. En dehors de tout ça, nous retrouvons également les champs lexicaux de la peur, de l'angoisse, de tout ce qui s'ensuit, et je trouve que cette présence ajoute quelque chose à l'histoire, une touche horrifique non négligeable. Celle qui permet de rester accroché au récit. Même si le style d'écriture peut paraître lourd à certains moments, on ne peut que se sentir subjugué par la faculté qu'ont les auteurs à rester mystérieux sur la nature du vampire, sur au moins plus de la moitié du roman, tout en rendant cela logique et cohérent.

Au niveau des personnages, je ne vais pas m'étaler, au risque d'allonger ma chronique, déjà conséquente. Mais, je peux vous dire sans hésiter que j'ai adoré le personnage de Thornley, le frère de Bram et Matilda, sans vraiment savoir pourquoi. Il est vraiment adorable, au fond, tout en étant intelligent, et si… humain. Il a des réactions totalement cohérentes, des remarques pertinentes et il est très utile. À côté, il ressent des émotions diverses, effectue des gestes maîtrisés et laisse s'échapper des paroles impulsives, le tout en restant fidèle à lui-même. Bref, un personnage secondaire qui met la pierre à l'édifice, tantôt discret, tantôt bel et bien là. J'ai également apprécié Matilda, même si elle faisait parfois trop sa précieuse, mais à l'époque, c'était comme ça. Certaines de ses idées étaient géniales, mais elle ne les assumait pas toujours entièrement. Néanmoins, elle reste gentille, prête à tout pour sa famille, et c'est ce que j'ai apprécié chez elle ! Mon personnage préféré du roman reste Ellen Crone, mais je ne peux pas vraiment expliquer pourquoi, au risque de spoiler toute l'intrigue. Dans tous les cas, sachez seulement que j'ai été très touchée par son personnage. de manière globale, les autres intervenants sont aussi attachants, comme Bram et Vambéry, même si j'ai eu un peu de mal avec ce dernier !

Et tous ces fils tordus, aussi mystérieux qu'angoissants, nous mènent au final de ce récit. Un final assez… spécial, étrange, accentuant le mystère qui plane sur le mythe de Dracula. Mais qui correspond totalement à l'histoire, au style des auteurs, au message qu'ils souhaitent faire passer. Personnellement, j'ai trouvé cette fin satisfaisante, mais surtout pertinente. le livre ne pouvait pas se finir autrement… L'épilogue, quant à lui, nous apportent des informations supplémentaires sur les personnages, comme s'il s'agissait d'une histoire vraie. À nouveau, une explosion d'incertitudes nous happe. Et, comme depuis le début du roman, on se demande : est-ce réel ?

Grosso modo, Dracula : Les Origines évoque avec dextérité une partie de l'histoire de ce charmant Dracula, en nous plongeant dans une autre histoire, celle du Dracul, mais pas que… Lent à démarrer, le roman finit par accrocher, subjuguer, sans relâcher sa poigne, jusqu'à ce que l'on s'écroule à la dernière page. Une intrigue bien ficelée et chargée de caractéristiques du courant fantastique, des personnages intéressants, ainsi qu'un final entièrement logique. Tous les aspects du surnaturel et de l'horreur fusionnent ici pour former une histoire originale, faisant hommage au grand Bram Stoker.
Lien : http://papillonvoyageurblogl..
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Ninis47
  14 novembre 2018
Je suis une adepte de l'histoire de Dracula. Depuis que je l'ai lu lorsque j'étais au lycée, je ne sais pas pourquoi mais ce personnage m'a toujours passionnée. Je n'ai donc pas hésité longtemps avant de craquer pour cet ouvrage et je remercie encore Camille des éditions Michel Lafon de m'avoir permis de le découvrir.
Je suis rentrée dans ce roman sans avoir de préjugés, en ne m'attendant à rien et j'ai vraiment adoré ma lecture. Au fil des pages j'ai vraiment retrouvé l'ambiance de Dracula et je salue les auteurs qui ont, selon moi, parfaitement réussi à recréé le mythe de Bram Stocker.
Nous suivons donc Bram alors qu'il est enfant et malade. Il souffre d'un mal que personne n'arrive à nommer. Il vit avec ses parents, ses frères et soeur et sa nounou Ellen. Celle ci prend soin de lui et le soigne jusqu'au jour où il guérit et cette dernière disparaît mystérieusement. La vie passe, les enfants Stocker grandissent et un jour en rentrant de Paris Matilda la soeur de Bram lui annonce qu'elle a vu Ellen et ça va être le début d'une aventure à laquelle ils n'étaient absolument pas préparé.
Je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre en me plongeant dans cette histoire et j'ai beaucoup apprécié la direction qu'on pris les auteurs. Ils se sont servis des écrits originaux de Bram Stocker pour en tirer ce roman et j'adore l'idée.
Les personnages ont tous leur petite particularité et c'est ce qui fait que des personnages secondaires passent sur le devant de la scène à certains moments.
Bram nous le voyons évoluer, d'un petit garçon malade qui ne peut pas sortir de son lit, à un jeune homme qui cherche des réponses et qui est un peu perdu, on doit bien le reconnaître. Il se pose beaucoup de question sur ce qui lui arrive, sur sa guérison miraculeuse, sur les événement qui s'enchaînent et le lecteur se pose les même questions que lui!!
Matilda, la soeur de Bram, est un personnage que j'ai adoré. Une jeune femme de caractère qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et encore moins par des hommes et pour l'époque ce n'était pas évident! C'est un des personnages les plus rationnels et réfléchis, c'est une femme de poigne comme je les aime!
Ce roman se découpe en plusieurs parties et je dois reconnaître que j'ai trouvé la première un petit peu longue et ça m'a fait peur pour la suite du roman, parce qu'un roman de presque 600 pages ça peut vite paraître très long! Les auteurs prennent le temps de poser le décor, leurs personnages, de donner au lecteur plusieurs pièces du puzzle sans qu'il puisse les assembler et lorsque l'action commence la lecture devient bien plus fluide.
Une fois la seconde partie commençait, on va de révélations en révélations, l'action et le stress monte crescendo et le tout est porté par une écriture incisive et directe.
J'ai également apprécié qu'un épilogue et un extrait de journal nous soit offert ce qui clôture parfaitement le récit. Il en va de même pour les notes des auteurs où ils prennent le temps de tout nous expliquer, le pourquoi de ce roman et sur quoi ils se sont basés pour construire leur histoire, car prendre comme personnage principaux une personne ayant réellement existé n'est pas aisé, mais ça a été fait avec brio ici selon moi. Un roman que j'ai adoré que je recommande à tout ceux qui aime le mythe de Dracula et l'oeuvre de Bram Stocker.

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philippemarlin
  28 novembre 2018

Dacre Stoker, arrière petit-neveu de Bram Stoker, continue d'exploiter la veine (l'artère ?) familiale avec Dracula, les Origines (en compagnie de J.D. Barker, Michel Lafon, 2018). Il faut resituer cet ouvrage par rapport au précèdent, Dracula l'Immortel (avec Ian Holt, Michel Lafon, 2009) en revenant à l'ouvrage source de Bram Stoker (1897). On sait que le manuscrit original a été tronqué, et une première partie, supprimée par l'éditeur par « manque de place », a été remise dans le circuit par l'épouse de l'auteur sous le titre de L'Invité de Dracula (1914). On sait également que la conclusion a été amputée et a donné lieu à la « sequel » de 2009, Dacre Stoker se référant à des notes retrouvées de son ancêtre. Mais la saga du manuscrit original est loin d'être terminée. Ce document a en effet été acquis par un riche collectionneur qui, sous le sceau de la plus grande confidentialité, a accepté que l'arrière petit-neveu puisse le consulter. Et la surprise était au rendez-vous, la primo-version débutant à la page 102. Toujours sur bases de notes retrouvées dans la famille, Dacre Stoker et J.D. Barker ont imaginé une « prequel » assez décoiffante reconstituant cette première partie manquante.
Il s'agit du récit de la jeunesse de l'écrivain irlandais, petit garçon souffreteux, vivant quasi reclus sous la protection de nanny Ellen, une employée de maison particulièrement dévouée mais au comportement bizarre. Pourquoi ces absences répétées de la maison familiale pendant plusieurs jours ? Pourquoi dormait-elle dans un lit rempli de terre ? Alors que Bram était sur le point de trépasser, elle réussira à le sauver en échangeant son sang avec le petit garçon avant de disparaître. Mais ce n'est que le début d'une saga d'horreur romantique, particulièrement bien ficelée, dont je ne dévoilerai pas le fil, si ce n'est pour préciser que l'on y retrouvera bien sûr le Prince des Carpates, mais aussi l'attachante comtesse Dölingen de Gratz. La famille et l'entourage de Bram prennent une place importance dans cette « autobiographie », notamment sa soeur Matilda et son frère, le médecin William Thornley dont la charmante épouse dépérit à la suite à de bizarres morsures constatées dans son cou. Très présent également le savant Arminius Vambéy qui est un peu la charpente sur laquelle vont s'appuyer les Stoker dans leurs mésaventures. Petit clin d'oeil enfin à la fin du roman où Bram reçoit la visite d'une certaine Mina Harker qui lui demande à l'aider à retrouver son mari disparu dans les Carpates.
Inutile de préciser que, selon Dacre Stoker, ce récit, certes romancé, est véridique, mais que l'éditeur avait demandé à l'écrivain irlandais de revoir sa préface, présentant l'ouvrage comme un témoignage vécu. Il lui aurait également conseillé de modifier certain noms pour ne pas choquer les lecteur londoniens encore sous le choc des méfaits de Jack l'Éventreur !
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