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Frank Straschitz (Traducteur)
ISBN : 2266031813
Éditeur : Pocket (27/08/2005)

Note moyenne : 3.07/5 (sur 81 notes)
Résumé :
Depuis vingt ans la maison attendait Julia. Elle ne la laisserait pas s'échapper.
Fuyant un mari abusif, mais surtout le souvenir de la mort tragique de sa petite Kate, Julia s'est installée dans une belle maison au cœur de Londres, croyant y trouver la paix et la sécurité.
Mais, peu à peu, les lieux montrent leur vrai visage. Suffoquée par une atmosphère étouffante, effrayée par des vacarmes nocturnes ou par d'étranges silhouettes entrevues en plein j... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  04 mai 2018
Julia vient de perdre sa fille dans un terrible accident domestique. Elle quitte tout, pour s'installer dans une nouvelle maison, grande et belle maison. Mais une maison rien qu'a elle... enfin pas tout à fait .
Si je n'ai pas été emballée par l'histoire en elle même, qui m'a laissée un peu sur ma faim... j'ai par contre beaucoup apprécié l'atmosphère angoissante qui se dégage de la plume de l'auteur. J'avoue ne pas avoir été fière de traversée la maison cette nuit avec le livre à la main.... du coup pour l'auteur c'est déjà à moitié gagné....
Pour l'autre moitié c'est plus difficile, d'autant que je suis peu réceptive au paranormal depuis un certain moment. Et puis un livre écrit il y a un peu moi d'un demi siècle.. qui a un peu mal vieilli a mon goût en ce qui concerne l'horreur.
Une bonne lecture quand même.
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grm-uzik
  18 septembre 2016
Julia n'est pas bien, elle sort d'une hospitalisation en hôpital psychiatrique, il faut dire qu'elle a perdu sa fille dans des conditions dramatique. La pauvre Kate avait dix ans, elle avait la vie devant elle mais elle n'est plus. Kate s'étouffait en mangeant un morceau de viande, ce morceau ne voulait pas passer et commençait à l'étouffer. Ses parents ont agis, ils ont essayés de faire une trachéotomie sur la fillette mais cela a provoqué sa mort.
Julia et Magnus étaient un couple comme tant de couple. le ciment qui unissait ces deux êtres était cette petite fille que tous deux chérissaient, pour le reste ce n'était plus qu'union de principe chacun trouvant ce qu'il voulait dans les yeux de cette fille qu'ils avaient eu à deux.
Elle sort de l'hôpital et décide d'en finir avec son couple, elle achète donc une superbe maison sur un coup de tête, ou plutôt elle croit choisir la maison. Elle s'installe donc dans cette demeure, l'ancienne demeure des Rudge ou Heather recevait énormément et où vivait aussi Olivia sa fille. C'est vrai qu'entre temps cette maison fut habitée mais, c'est surtout la famille Rudge qui nous intéresse.
Nous apprenons que Heather a poignardée sa fille Olivia qui avait 10 ans. Pourquoi cet acte ? Était-elle folle ? Qu'est-ce qui a poussée à cet acte horrible ? Nous noterons au passage que la mort des deux fillettes, à vingt ans d'écart, s'est porté sous le signe du sang… poignardées toutes les deux, même si pour Kate ce n'est pas volontaire.
Julia a achetée cette maison sur un coup de tête, au début elle s'y sent bien même si elle ne semble pas être au mieux, il faut dire que son ex-conjoint voudrait qu'elle revienne, qu'elle entend des bruits la nuit, qu'elle est sur que c'est lui qui fait du bruit pour lui faire peur, pour la faire revenir.
Elle croit que Magnus tente de lui faire peur mais elle n'est pas totalement convaincue, elle se laisse séduire par l'idée d'une hantise dans cette maison. Il faut dire que le chauffage même coupé se remet en marche… des bruits dans la nuit, des frôlements sentis, des ombres au coin de l'oeil, ombres qui disparaissent dès qu'elle tourne la tête et pas mal d'autres petits détails.
Il faut aussi dire que sa belle soeur Lily, la soeur de Magnus, sait où elle se trouve car Julia la sait son amie. Lily en a profité et elle a tout de suite prévenue son frère, chose un peu bizarre car elle voulait sa tranquillité. Serait-elle saine d'esprit ?
Lily veut tout de même aider Julia, elle veut surtout qu'elle revienne avec son frère mais pas seulement pour lui, pour l'argent aussi car Julia est très riche. Elle veut lui changer les idées, c'est pour cela qu'elle l'invite à une séance de spiritisme, qu'elle propose de faire chez Julia. Mme Fludd, médium très puissante gère la situation et elle ne peut terminer la séance.
Tout tend à prouver qu'un esprit, voir plus, hanterait la maison, c'est ce qui pousse Julia à étudier le passé de cette maison et découvrir des choses sur les Rudge et pensera qu'elle a un rôle à jouer pour aider Olivia.
Dois-je vous en dire plus ? Je ne pense pas, par contre je peux vous dire que cette histoire allie le surnaturel au réel, Peter Straub nous livre une histoire où les deux sont liés. Julia aurait-elle des hallucinations ? Magnus et Lily en auraient-ils aussi ? Marc, le frère par adoption de Magnus et Lily, aurait-il déclenché quelque chose avec ses méditations ? Qu'est-il arrivé au petit Brader ? Olivia est elle une simple, jolie, gentille et belle jeune fille ?
Seule chose à savoir… nous entrons doucement dans l'histoire, pour ensuite s'imprégner doucement de l'horreur de la situation, Julia suivant plus le mouvement qu'autre chose, elle semble vouloir son indépendance mais trop de choses concourent à croire le contraire, elle semble totalement paumée, perdue même si elle agit.
Jusqu'à la fin l'histoire se trouve sur un équilibre précaire entre le réel et le surnaturel, même dans les dernières lignes il est possible de se poser des questions. Peter Straub nous a vraiment mené où il voulait et la fin nous laisse sur cette corde raide.
Que dire de plus ? le bouquin est super et l'histoire est bien ficelée. L'histoire passe de la folie à la réalité, en passant par l'ordinaire et le paranormal. Il n'y a que 281 pages mais je peux vous dire que vous restez dans le suspens jusqu'à la dernière ligne. Nous sommes vraiment dans un livre classifié là où il le faut : T.E.R.R.E.U.R.
Chapeau à l'auteur qui sait jouer avec les mots, les phrases, les pensées et sa prose. Je vous le recommande très fortement et sans aucune réserve.
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fleurdusoleil
  05 juillet 2012
Connaissant Peter Straub pour sa collaboration avec Stephen King sur le roman Talisman, c'est sans grande inquiétude que je me suis lancée dans la lecture de Julia.
Au premier abord, tout laisse penser que nous avons affaire ici à une énième histoire de maison hantée. le résumé va dans ce sens, non ?
Pourtant, le sentiment que je ressens après ma plongée auprès de Julia est un peu plus complexe. L'histoire de cette jeune femme laisse penser à une réflexion sur le fil ténu qui sépare la folie, qu'elle soit pure ou suite à un choc traumatique extrême, du surnaturel.
Je m'explique. Julia a subi un choc effroyable. Elle culpabilise de la mort tragique de sa petite fille. Son mari n'aidant pas, elle tente de fuir et de se réfugier dans un lieu où elle pourrait être en sécurité pour pouvoir se reconstruire et peut-être recommencer une nouvelle vie. Julia est encore très affaiblie par le drame. Lorsqu'elle prend possession de sa nouvelle demeure, qu'elle achète sur un coup de tête, les choses vont vite prendre une tournure sinistre.
La maison semble abriter une âme maléfique voulant à tout pris se servir de la jeune femme à des fins vengeresses. La maison est apparemment le théâtre de phénomènes paranormaux, bruits intempestifs, objets qui se déplacent...mais est-ce bien réel ou n'est-ce qu'un tour malsain du cerveau dérangé d'une mère ayant perdu son enfant dans des circonstances dramatiques ?
Même si l'histoire dans son ensemble m'a intéressée, je reste quand même mitigée sur ce livre.
Il est important d'abord de rappeler que le roman est sorti en 1976. A cette époque, la définition du mot terreur n'était pas celle que l'on plébiscite aujourd'hui. de nos jours, nous sommes plus exigeants, nous en voulons toujours plus ce qui est logique puisqu'en matière d'étrange et de surnaturel de nombreuses choses ont changés. Je ne m'étalerais pas sur le sujet car là n'est pas l'objet de cet article, mais ceci explique en partie la petite gêne que j'ai ressenti lors de ma lecture.
Tout simplement, ayant un goût prononcé pour l'épouvante/terreur, comme de nombreux adeptes j'ai découvert les nouveaux maitres du genre. Ils rivalisent tous d'ingéniosité et d'originalité pour nous faire trembler de peur.
Julia est naturellement moins effrayant et ne m'a pas transportée aux portes de l'angoisse, même si le thème abordait était vraiment très intéressant.
En bref, j'aime bien l'univers de Peter Straub, mais je suis de la nouvelle génération et comme tel, j'en demande énormément à un roman "terreur". Je voulais frisonner d'horreur en lisant ce livre, mais je me suis juste intéressée à l'aspect psychologique de l'histoire. Il n'empêche que j'ai apprécié cette lecture et que je le conseille volontiers à tous....


Lien : http://lacaveauxlivres.blogs..
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eco
  16 septembre 2014
Comme à son habitude, Peter Straub offre à ses lecteurs une galerie de personnages complexes qui évoluent dans une histoire où il est difficile de distinguer le réel de d'imaginaire. J'aime énormément Peter Straub, la littérature fantastique manque cruellement d'auteur à l'écriture aussi exigeante; ses romans se méritent mais je n'ai jamais été déçu. "Julia" ne déroge donc pas à la règle malgré sa modeste taille et on, navigue dans un thriller psychologique plutôt que dans un pur roman d'épouvante mais l'un n'empêche pas l'autre. Un excellent livre, très sombre mais il ne faut pas s'attendre à des fantômes drapés de blanc qui hantent les couloirs décrépis d'un château en pierre… Quoique, on en sait jamais vraiment avec ce chenapan de Straub…
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Woland
  31 mai 2008
Full Circle
Traduction : Franz Straschitz
N'ayant toujours pas trouvé une édition de "Ghost Story", je me suis rabattue sur "Julia", un roman bien moins épais sur le thème de la hantise.
Sujet délicat que celui des fantômes dans la littérature d'épouvante. A côté de chefs-d'oeuvre comme "Le Tour d'Ecrou" de Henry James, "Maison Hantée" de Shirley Jackson, "Les Pirates fantômes" d'Arthur Machen ou encore, dans le genre nouvelle, "L'Accident" et "La Limousine Bleue" de Ann Bridges, on croise le plus souvent des couacs sinistres, y compris chez des auteurs universellement reconnus comme Richard Matheson.
La bonne histoire de fantômes est celle qui autorise deux, voire trois niveaux dans la lecture. Aussi une manoeuvre commune à bien des auteurs est-elle de prendre pour héros ou pour héroïne une personnalité fragile. Si celle-ci émerge à peine d'une clinique soignant les troubles nerveux, c'est l'idéal. Mais, même en l'absence de clinique, il faut des troubles du comportement, une tendance maladive à se réfugier dans des rêves toujours plus agréables que la réalité et, éventuellement, une addiction à l'alcool ou aux stupéfiants.
Et puis, bien sûr, il y a la chute de l'histoire, destinée à déstabiliser un lecteur que l'écrivain, sournois certes mais passé maître en son art, a peu à peu amené à se considérer comme omniscient.
Dans "Julia", Peter Straub matérialise en quelque sorte cette omiscience avec le personnage de Lily, la belle-soeur de l'héroïne. Contrairement à Julia, Lily Lofting a la tête sur les épaules et ne s'en laisse pas facilement conter. Les séances d'occultisme qu'elle aime à organiser autour de la medium Rosa Fludd ne changent rien à l'affaire : Lily n'oublie jamais un seul instant que le monde des esprits se plie lui aussi à un arsenal de règles tout aussi rigides que celles qui régissent les mortels.
Aussi, dès le départ, prend-elle les récits que lui fait Julia sur sa nouvelle maison pour le simple reflet de la dépression dans laquelle l'a plongée la perte de sa fille, Kate, morte des suites d'une trachéotomie pratiquée en urgence par son père et sa mère.
C'est avec une consternation croissante que Lily assistera à la désagrégation vertigineuse de Julia. En vain essaiera-t-elle de la convaincre de regagner le domicile conjugal que la jeune femme avait préféré quitter pour cette maison ridiculement trop grande et située Kensington. En vain essaiera-t-elle aussi de la détourner de l'enquête qu'elle entreprendra sur le drame qui s'était déroulé là trente ans plus tôt : une demi-mondaine, Heather Rudge, avait poignardé à mort sa fillette de dix ans, Olivia.
Mais rien n'y fera. Julia s'entêtera - Julia s'acharnera à se détruire. le temps d'une soirée ou deux, Lily finira d'ailleurs, sous le coup de la révélation de l'identité du père d'Olivia, par voir dans cette auto-destruction la main désincarnée d'un esprit vengeur. Mais la lettre découverte auprès du cadavre de Lily après son suicide viendra heureusement la conforter dans la certitude de la folie de sa belle-soeur ...
Certitude qu'elle conservera jusqu'à la chute du roman que je vous laisse à découvrir en vous prévenant cependant que "Julia" est loin d'être un grand roman et que son auteur est décidément plus à l'aise dans le bon gros "pavé." ;o)
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   13 février 2014
 Les poltergeists ne sont jamais méchants. Ils bougent des objets, il leur arrive de casser un miroir ou un vase – ce sont des créatures espiègles. Vous ne seriez en danger que si vous étiez extrêmement réceptive, comme votre bel ami, là-bas. Ou si vous étiez dominée par de fortes émotions négatives, comme la haine ou l’envie. Dans ce cas, si l’esprit désirait une vengeance, il pourrait vous soumettre à son influence.C’est rare, mais cela arrive, quand l’esprit est particulièrement maléfique.
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VarahaVaraha   16 août 2017
Des petites filles aussi jolies ne font pas des choses pareilles : une règle psychologique veut que les enfants beaux soient en meilleure santé et plus équilibrés que ceux qui sont laids.
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rkhettaouirkhettaoui   13 février 2014
La sensation que des yeux vous regardent. Irrationnellement, ce sentiment s’était accru : la souris était devenue tigre, une chose sinistre, énorme et sauvage. Jamais de sa vie il n’avait connu une telle épouvante. Et c’était tout autant du désespoir que de la peur : un désespoir absolu et irrémédiable.
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rkhettaouirkhettaoui   13 février 2014
Magnus aurait vraiment dû épouser une femme de son âge : un homme comme lui avait besoin d’une épouse respectable. Certainement pas d’une Américaine. Il y avait tant de choses que les Américains ne saisissaient pas, en dépit de toutes leurs grosses voitures et de leurs brosses à dents électriques.
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rkhettaouirkhettaoui   13 février 2014
 Le vrai Stilton est devenu introuvable. Il n’y a plus que de la saleté de supermarché. Et as-tu vu, voire goûté, ce que je ne te conseille pas, ce qu’ils ont le culot d’appeler Sage Derby ? Tout juste bon à donner aux oiseaux. Un cochon qui se respecte n’y toucherait pas.
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Vidéo de Peter Straub
Excerpt: Artist Talk | "In That Case: Anthony Discenza and Peter Straub"
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