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ISBN : 2253071528
Éditeur : Le Livre de Poche (07/03/2018)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 96 notes)
Résumé :
Au début du xxe siècle, Noelie vît le jour dans une petite ferme d'Italie. Mère analphabète, père inconnu. Ce départ dans la vie en valait-il un autre ? Non. Même pour l'époque, il n'était pas bon.Soixante ans plus tard, Noelie invitait régulièrement à déjeuner chez elle ses amis du gouvernement, des célébrités de Cinecitta, des ministres libyens, des pêcheurs, des poètes, des huiles du Vatican et des amis d'enfance, restéspaysans pauvres. Entre-temps, elle avait pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
GeorgesSmiley
  29 juin 2018
Belle photo de couverture ! Cet avion jaune sur le bitume de la piste, ça flashe ! L'héroïne qui s'apprête à s'installer aux commandes d'un pas décidé, hum ! hum ! Jetons un oeil à la quatrième de couverture et découvrons des avis autorisés : « plaisir immédiat, sens de la dramaturgie, style piquant, cran et fantaisie élevés au rang de vertus cardinales »…Hum, hum, hum ! Y a plus qu'à décoller, les ami(e)s.
Le Looping, c'est spectaculaire, ça fascine toujours le « rampant » qui observe le virtuose au-dessus de lui. C'est dangereux également parce que les professionnels, genre « Patrouille de France », le disent : une erreur et c'est la catastrophe. Et là, l'erreur, c'est le Looping. C'est ce looping raté qui va m'obliger à m'installer à la DCA pour tenter de le descendre en flammes. Je m'explique : comme beaucoup de lecteurs, j'adore être baladé, trompé, surpris, étonné, mystifié, tout ce que vous voulez par le patron ou la patronne de l'histoire, l'auteur(e). Bon, alors quoi ? Il y a un rebondissement, dans les trois dernières pages, sur lequel je ne m'étends pas car, au vu du grand nombre de critiques très positives, je ne doute pas que, même après avoir parcouru mon petit billet, il y ait beaucoup de nouveaux lecteurs. Donc, nous avons un coup de théâtre, comme on l'enseigne maintenant à l'université. Ce n'est pas obligatoire, mais c'est quand même nettement mieux parce que ça fait une fin bien réussie et comme je viens de vous le dire, le lecteur aime ça.
Mais dans le cas présent, pour trois pages de surprise, il m'a fallu avaler 240 pages d'une histoire à l'eau de rose, les optimistes diront d'un conte de fée gnangnan, que les deux héroïnes, si belles et si mignonnes, traversent d'humeur égale et les fleurs au fusil. le ton est badin, ce qui, au début est agréable, mais lasse rapidement car, n'étant pas aviateur et n'ambitionnant pas de le devenir, je n'ai trouvé (les destins, le siècle, les personnages) ici que du survol. On enfile les clichés (le paysan taiseux, la jeune fille analphabète mais qui apprend si vite, la mère de famille qui adore cuisiner, le jeune premier beau, intelligent, fidèle et docile, le bédouin noble, digne et amical) comme dans les romans-photos du temps de la splendeur de Cinecittà.
Etait-il nécessaire de prêter au président de la république italienne des pouvoirs qu'il n'a jamais eu ou d'imaginer qu'on puisse apprendre à piloter sans doubles commandes (sur un bombardier !) ? Fallait-il absolument croiser, sans autre intérêt pour l'histoire que la mention de leurs noms, M. Ferrero (oui, celui des soirées de l'ambassadeur comme dans la publicité), Mme Farah Diba Pahlavi ou Mme Onassis alias la Callas? Ca aussi, semble devenir incontournable, « o tempora, o mores », plus de roman à prétention historique sans le passage en « vedette américaine » des « people » du temps jadis.
Mais réussir à obtenir de Kadhafi des concessions pétrolières grâce aux poules livrées à son grand-père, fallait oser ! Non, ce n'est pas ce que vous pensez, je parle de gallinacées, de vraies pondeuses d'oeufs, pour des omelettes comme chez la Mère Poulard. Je sais ce que vous allez me dire, je ne comprends rien à la poésie, je ne sais plus rêver et je suis incapable d'enjoliver la réalité comme les deux héroïnes de ce roman. Vous avez raison, j'ai peur de ne pas figurer dans le coeur de cible de cet ouvrage dont le format semble être une puissante invitation à le glisser dans un sac à main. Avant de conclure, je précise, pour les amoureux des animaux, que les poules du grand-père de Kadhafi n'étaient pas élevées en batterie (elles étaient même en liberté pendant le voyage dans l'avion) et je retourne à la mienne…la batterie de DCA, vous suivez toujours ?
J'aperçois une trainée noire sous l'aile gauche de ce si joli monomoteur, j'arrête le tir pour lui permettre de se poser rapidement. Rejoignez Madame Figaro dans l'ambulance pour lui porter secours. Quant à moi, je regrette déjà…
« Pourquoi est-il si méchant ? Parce que... ! »
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JIEMDE
  06 avril 2018
Le moins que l'on puisse dire est que je ne suis que rarement monté à bord de l'avion de Noelie, dont la vie romanesque entre Italie et Libye ne m'a fait faire aucun looping.
J'ai été frustré que le coeur du roman - sa relation avec les touaregs et nomades du désert libyen - ne soit pas davantage développé, tout comme son caractère qui n'a pas suscité chez moi le moindre attachement.
Et sans mauvais jeu de mots, je reste sur un sentiment de survol de ce livre qui lui-même m'a semblé survoler son histoire ou plutôt, beaucoup de petites histoires sans en creuser aucune.
Dommage...
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jg69
  02 mai 2017
La petite fille de Noélie nous retrace le parcours de sa grand-mère, une femme au destin peu ordinaire.
Noélie est née en 1909 dans une ferme près de Gènes. Née de père inconnu, elle vit avec sa mère Camilla et ses grands parents maternels dans la pauvreté, la famille vit de la culture des fleurs et Noélie est élevée dans le silence.
La vie de Noélie va être une succession d'arrachements puisqu'à l'âge de 7 ans, elle va être accueillie avec sa mère par son grand-père paternel, un riche industriel de Gènes. Après trois années passées à Gènes où elle découvre la modernité, l'électricité, l'eau courante... c'est le retour dans la ferme familiale jusqu'à ce que son père réapparaisse alors qu'elle a 18 ans.
Ses parents se marient et elle part vivre avec eux en Libye, alors colonie du Royaume d'Italie. Son père est le représentant de Mussolini en Lybie et la famille vit dans un palais des Mille et Une nuits.
Son séjour à Gênes a permis à Noélie d'acquérir une certaine confiance en elle, ses facultés d'adaptation sont tellement développées qu'elle est autant à l'aise sur un marché berbère que dans une réception du petit milieu colonial. Elle se comporte en jeune femme libre et moderne, riche de sa personnalité forgée par les départs successifs qu'elle a subis.
Quand elle se marie avec un militaire aviateur, elle obtient qu'il la fasse monter dans son avion comme copilote puis qu'il lui apprenne à piloter lors d'escapades romantiques en vol de nuit. Elle sera ainsi, à une période de sa vie, taxi poules pour les Bédouins dans le Sahara...
Noélie est décrite comme une femme toujours prête pour toutes les aventures, pour toutes les entreprises, elle va naviguer dans les hautes sphères de l'état, devenir, une fois rentrée à Rome, trader en hydrocarbures avec la Lybie, pays dont elle garde une grande nostalgie.
Passionnée, entière et têtue Noélie bénéfice de la complicité de son mari qui a compris et accepté le caractère de sa femme "On n'attache pas les gens comme elle, on y tient". C'est une femme dont l'objectif de vie est de rêver et faire rêver et qui parvient à merveille à faire vivre ses rêves
J'avoue que j'ai trouvé toutes ces péripéties peu vraisemblables. le grand-père paternel qui se manifeste d'un coup puis le père qui refait surface, le mari militaire qui prend le risque de faire monter sa femme dan son avion et de lui confier les commandes m'ont laissée plus que dubitative. J'ai trouvé également que la psychologie des différents personnages n'était pas très fouillée.
Pour moi c'est une lecture facile, assez agréable si on accepte les nombreuses invraisemblances du récit de la vie on ne peut plus romanesque de cette petite paysanne devenue pilote d'avion, de cette femme à la morale assez souple. Un rebondissement final réussi clôt ce roman que j'ai pris comme une lecture détente sans plus. L'écriture est fluide, agréable mais je reste cependant surprise de voir ce titre sélectionné pour le Goncourt du premier roman.
Ce roman est sélectionné pour le Goncourt du premier roman avec L'abandon des prétentions de Blandine Rinkel et Marx et la poupée de Maryam Madjidi.
J'ai lu 3 des 4 livres sélectionnés et ma préférence va de loin à Marx et la poupée de Maryam Madjidi.

Lien : http://leslivresdejoelle.blo..
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Verdure35
  09 juillet 2017

Alexia Stresi est comédienne et scénariste, et c'est un premier roman.
Et en effet, ce livre offre un scénario bien construit.
Une jeune femme Noelie, raconte l'histoire de sa famille et en particulier celle de sa grand mère ; elle repense à ce qu'elle en connaît pendant que celle ci fait des looping ;un petit avion loué à l'occasion de son anniversaire, 70ans .
Cette grand mère, de qui l'auteur a hérité du prénom est née pauvre dans un petit village d'Italie, de père à peu près inconnu (il récupérera mère et enfant 17 ans plus tard).Et grâce au grand père paternel d'abord, du père découvert assez tard tout de même ensuite,cette Noelie deviendra célèbre, très riche, grâce à sa volonté, son esprit d'initiative, grâce aussi à l'amour inconditionnel et à l'intelligence de son mari.
Ce roman permet de traverser la période où Mussolini imposait des années sombres à l'Italie et surtout ses rêves d'hégémonie sur l'Afrique du Nord , et en particulier sur la Lybie.
Ces deux pays forgeront l'identité de Noelie et permettent au lecteur de voyager et de se rafraîchir la mémoire, mais, certains évènements ne sont pas crédibles, par trop rocambolesques , ex : Bruno, le mari, militaire, pas en guerre mais presque , « prête » son avion , de jour ou de nuit à Noelie, afin qu'elle livre des poules aux Bédouins .
Voire … ; Ce qui soudain rend le texte un peu moins sérieux ; l'écriture est sobre.
C'est un bon premier roman .
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motspourmots
  11 mars 2017
Il y a dans ce Looping tous les ingrédients du bon compagnon de route. A commencer par son héroïne, Noelie, un incroyable personnage de femme libre, aventurière, curieuse de son temps et de son entourage, avide de connaissance. Sans oublier la page d'histoire de l'Italie qu'il nous permet de mieux connaître, la colonisation et plus particulièrement sur le territoire Libyen. Coïncidence, j'ai lu ce roman peu de temps après le très beau récit de Hisham Matar, La terre qui les sépare dans lequel cette période est rapidement évoquée.
L'histoire de Noelie nous est racontée par sa petite fille qui regarde sa grand-mère profiter de son cadeau d'anniversaire : une séance de pilotage dans un aéro-club histoire de la voir renouer une dernière fois avec l'une des passions de sa vie. Comment imaginer que cette enfant de paysans, née à la toute fin du 19ème siècle dans un village du nord de l'Italie serait chargée quelques dizaines d'années plus tard de négocier des ventes d'armes de l'Italie à la Libye ? On imagine bien qu'il faudra quelques concours de circonstances pour en arriver là. D'abord la ténacité de Camilla, la mère de Noelie désireuse de garder le contact avec la famille de Malacria, le beau capitaine qui l'engrossa avant de repartir avec son régiment. Lorsqu'il se décide à venir chercher Camilla et sa fille, Noelie a déjà dix-sept ans. Elle s'embarque donc avec ses parents pour la Libye où Nestore Malacria vient d'être nommé par Mussolini gouverneur de Tripoli, La jeune fille découvre un pays totalement différent de ce qu'elle a toujours connu, une nouvelle culture qu'elle s'applique à comprendre. Elle rencontre Bruno Ongaro, un bel officier qu'elle ne tarde pas à épouser. Commence alors pour le jeune couple une vie atypique pour ces deux êtres désireux de sortir du carcan politique qui enferme l'Italie et contraint les peuples colonisés. Et ce n'est que le début...
On suit avec beaucoup de plaisir les aventures de cette héroïne hors du commun qui ne sont néanmoins qu'un prétexte agréable pour raconter la violence des années Mussolini consacrées à asservir la Libye et qui ont certainement facilité l'avènement d'un certain Khadafi. La connaissance acquise par Noelie des populations "autochtones" lui vaut d'être employée comme émissaire par le gouvernement italien pour toutes sortes de tractations. Une position qui permet à l'auteur de recréer le climat politique de l'après-guerre marqué notamment par la montée du communisme. Sans oublier de tricoter les mille et une aventures de son héroïne, épouse, mère, grand-mère, négociatrice, horticultrice, aviatrice, commerçante, productrice de cinéma, mécène et j'en oublie certainement.
Autant vous dire que j'ai apprécié aussi bien la leçon d'histoire que la trame hautement romanesque proposée par ce Looping. Un roman original et plein de surprises. Jusqu'aux dernières lignes.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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critiques presse (3)
Telerama   26 avril 2017
Un premier roman ironique et tendre et manie joliment illusions et mensonges.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeFigaro   07 avril 2017
Alexia Stresi peint une fantastique galerie de portraits. Un récit sublimé par une grand-mère et sa petite-fille qui insufflent un vrai esprit de liberté.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeMonde   31 mars 2017
Le premier roman d’Alexia Stresi est tout entier nimbé de ce goût du risque et de l’aventure que la grande ­Noelie a transmis à son entourage. Et de sa conviction selon laquelle l’essentiel n’est pas ce qui nous arrive, mais « la beauté de l’histoire qu’on se raconte avec ».
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
EuthibEuthib   04 février 2018
Le père des enfants fit alors une chose impensable. Il s’assit face à Noëlie, posa sa lance et son bouclier au sol, descendit son chèche pour libérer ses lèvres. A son tour, doucement, il commença à chanter en dialecte berbère, la langue de son enfance à lui, celle de toute son histoire. Noëlie, hypnotisée, garda les enfants dans son giron pendant toute la mélopée de leur père et personne ne se rendit compte de l’avion en train de se poser près d’eux. L’appareil soulevait pourtant des tourbillons de sable chaud, qui piquaient les yeux et entraient dans les narines. Les lèvres du touareg remuaient sans qu’on entende plus rien. C’est seulement quand Bruno posa la main sur la nuque de Noëlie que la parenthèse s’acheva. Eut-il conscience d’arriver au seuil du paradis ?
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shmileblikshmileblik   18 février 2017
L’unité italienne, toute récente, ne s’embarrassait pas d’égalité des chances. Il fallait naître sous le soleil, près de la mer, et sur une terre fertile pour que la prospérité y semble naturelle. Elle restait relative. Sans argent, on avait à manger. Sans savoir lire, on pouvait travailler. Sans espoir, on vivait heureux.
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-Olivier--Olivier-   31 mars 2017
Au début, on croit le désert vide et mort, puis on le découvre changeant et grouillant de vie. Pareil avec les pierres. Noelie les avait pensées muettes, voilà qu'elles parlaient. Il suffit souvent de s'intéresser aux choses pour qu'elles deviennent intéressantes. Cette leçon simple peut remplir une vie.
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LeCombatOculaireLeCombatOculaire   09 avril 2018
Leptis Magna avait été grande. Très, même. Elle avait bien sûr voulu le montrer aux caravaniers qui, après de dures semaines dans le désert saharien, y arrivaient exsangues. Las, cette apparition très Las Vegas dans l'idée, et pour l'époque dans l'effet, n'était due qu'à des artistes phéniciens. À personne d'autre. C'était pour devenir encore plus grande que Leptis avait accepté de se rapprocher de Rome et de lui vendre du blé, la meilleure huile d'olive du monde, des dattes, des fauves et, oui, déjà quelques esclaves comme ça se faisait à l'époque, mais alors à prix d'or. On était loin de l'absolue mainmise qui se jouait deux mille ans plus tard, sur un pays à qui non seulement on retirait ses droits, mais dont on essayait aussi de réécrire l'histoire. Vraiment contrariant pour Mussolini. Si ces pseudo-archéologues continuaient de travailler n'importe comment, le Duce ne tarderait pas à le faire rentrer au bercail, et surtout dans les rangs. N'avaient-ils pas compris, ces crétins, qu'ils étaient payés pour obéir à une Grande Idée plutôt qu'à des faits scientifiques ?
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JIEMDEJIEMDE   05 avril 2018
Tu es comme une poule. Chaque fois que tu te sens bien quelque part, tu ponds.
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