AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Citations sur La Faculté des rêves (10)

mesrives
mesrives   09 mars 2017
De la lumière électrique dans le désert. Dorothy sur la véranda avec de l'eau oxygénée dans les cheveux, le papier d'alu qui capture le soleil et libère des flashes lumineux, un magazine féminin à la main, des pages brillantes, des rêves éveillés. Tu déambules sous les arbres avec tes pensées gratte-ciel. Il y a les grands arbres américains, il y a entre les troncs des ombres aveugles et sanguinolentes, il y a dans ton souvenir les cheveux blonds de Louis qui tombent et retombent sur tes mains, la lumière du soleil, les vapeurs d'essence, cette sensation de gaz carbonique dans tes bras. Tu rêves d'une machine à écrire, que Dorothy t'offre enfin une machine à écrire, tu rêves que vous vous sauvez d'ici, que vous déguerpissez du désert, de cette vie merdique à Ventor. Tes mains font des envolées et des étincelles sur les touches noires de la machine, sur l'autoroute qui s'enfuit d'ici.
Commenter  J’apprécie          264
mesrives
mesrives   29 mars 2017
VENTOR, ETE 1948:

DOROTHY: Toutes les femmes au foyer adorent le savon.
VALERIE: Ah bon.
DOROTHY: Les femmes au foyer éliminent au lavage le vieux malheur et elles adorent leurs petites filles.
VALERIE: Sauf que tu n'es pas une femme au foyer. Tu es une fille. Une fille de bar. Une fille ouvrière.
Commenter  J’apprécie          220
christinebeausson
christinebeausson   02 octobre 2017
Nous sommes tous à l'agonie. Nous sommes tous en train de mourir. La mortalité dans ce pays est de un pour cent, nous sommes tous des condamnés à mort, nous allons tous disparaître, la seule chose immuable c'est la mort. La mort est la fin de tous les récits.
Commenter  J’apprécie          50
MarianneDesroziers
MarianneDesroziers   26 avril 2010
En fond sonore les cris désespérés des animaux du désert. Le soleil brûle sur le Géorgie, sur la maison du désert sans tableaux, sans livres, sans argent, sans projet d'avenir. Un ciel rose Ventor, rose boursouflé, force le barrage de la fenêtre et tout dès lors se retrouve à nouveau empaqueté dans ce tapis humide et caniculaire de bonheur. Dorothy vient de sortir un sac de voyage rempli de vieilles robes brûlées, vous êtes certainement en route aujourd'hui encore pour rejoindre la mer, rejoindre Alligator Reef et ses ciels d'éternité, rien que toi et elle.
Commenter  J’apprécie          40
mlop
mlop   16 avril 2012
"Andy tient sa perruque argentée contre son coeur en guise de protection. Des secondes comme des douleurs comme de la neige brûlante dans ton coeur et la pièce qui se transforme en océan de voix autour de toi. Il y a Dorothy, Cosmogirl, Silkyboy, Sister White."
Commenter  J’apprécie          30
marygoodnight
marygoodnight   25 septembre 2009
Pourquoi dirais-je la vérité quand c’est si simple de mentir ?
Commenter  J’apprécie          20
christinebeausson
christinebeausson   01 octobre 2017
... il n'y avait plus rien qui puisse me faire pleurer sinon que l'Amérique allait continuer de me baiser, que tous les pères allaient continuer de vouloir baiser leurs filles, c'est ce que font la plupart des pères de toute façon et seule une petite minorité s'en prive sans qu'on sache tout à fait pourquoi, toujours est il que ce monde demeure et demeurera un seul et même désir régressif.
Commenter  J’apprécie          10
christinebeausson
christinebeausson   30 septembre 2017
COUR D'ASSISES DE MANHATTAN : avez vous un avocat ?
VALÉRIE : non, mais je sais que je n'aurais rien contre le fait de me trouver hors de cette histoire.
COUR D'ASSISES DE MANHATTAN : avez vous besoin d'un avocat ?
VALÉRIE : j'ai besoin d'un baiser.
Commenter  J’apprécie          10
michelekastner
michelekastner   09 janvier 2013
Les tapisseries sont jaunies par le temps, par le soleil, par des journées heureuses et désespérées, peuplées de fenêtres crasseuses et de nourriture dégueulasse, tous les ans, toutes les mouches. Les mains chaudes de Dorothy sur ton visage. Le visage de Dorothy entre les ombres démesurées projetées par les arbres. Dorothy étendue dans ton lit, ivre de vin sucré, quand tu rentres de l'école l'après-midi. Dorothy et ses papiers tue-mouches, Dorothy et sa voix de desperado : Je ne veux pas choisir, Valerie. Je ne veux pas Tout ou Rien. Si je dois choisir alors je choisis Tout. Je te choisis, toi, Valerie. Et je choisis Moran, Valerie.

Les relents de leur sueur, de leur bibine et de leur amour de film d'horreur qui est la proie des bombes et des brasiers, se dressent autour d'eux comme une cloison pestilentielle lorsque tu prends tes affaires et la poudre d'escampette par la même occasion. Dehors le ciel est un flamboiement rosé et le jardin un océan d'étoiles falotes. Les verres et les bouteilles près de la balancelle tout comme la véranda sont noyés dans le soleil du matin. Tu refermes la porte de la maison pour la dernière fois et tu traverses le désert pour la dernière fois. Ce désert où Louis s'est éclipsé, où le fleuve a été rendu toxique, où Dorothy a chassé des nuits entières et brûlé les manches de ses robes, où vous zigzaguiez main dans la main sous le ciel. Tu le raconteras, plus tard, à Sister White :

j'ai détalé. J'ai couru dans le désert comme une dératée. Je n'ai jamais retrouvé le chemin de la maison. Tout n'était qu'une seule et même accumulation de requins bleus et froids. J'étais une enfant malade. Je désirais retrouver Louis. Retrouver cette électricité, cette sensation de gaz carbonique dans les jambes et dans les bras. Il était impossible de m'aimer. J'ai marché dans le désert. Il faisait clair, c'était lumineux et solitaire. j'ai pris mes affaires et je suis partie à jamais. Tout en moi criait : le coeur, Dorothy. La lumière scintillait. Les assiettes de soupe et les bouteilles de la soirée précédente étaient toujours sur la table, les taches de vin, une nappe crasseuse, les lettres roses de Dorothy, les insectes qui se pourchassaient au-dessus de la toile cirée. Ca puait la pluie, l'eau, l'essence et la vieille bibine. Un lézard me regardait, hissé dans le vieux verre de Whisky de Moran. Le vent soufflait ce jour-là. J'ai pris le lézard, je l'ai mis dans mon pull, puis j'ai détalé
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
christinebeausson
christinebeausson   03 octobre 2017
Tu sais qu'un jour le petit gouverneur George Bush junior à demande à Ronald Reagan s'il n'avait pas songé à devenir président ? Président de quoi ? A alors demandé Reagan. De l'Amérique, a dit George Bush. Et là Reagan a répondu : je savais pas que tu me trouvais si mauvais acteur ....
Commenter  J’apprécie          00


    Acheter ce livre sur

    FnacAmazonRakutenCulturaMomox





    Quiz Voir plus

    Etes-vous incollable sur la littérature scandinave ?

    Qui est l'auteur du roman "Bruits du cœur" ?

    Herbjørg Wassmo
    Jens Christian Grondhal
    Sofi Oksanen
    Jostein Gaarder

    15 questions
    112 lecteurs ont répondu
    Thèmes : littérature scandinaveCréer un quiz sur ce livre