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ISBN : 2809826625
Éditeur : L'Archipel (03/07/2019)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Deux couples décident de partir en vacances sur une île de la mer du Nord, réputée pour son calme et la beauté de ses paysages sauvages. Peu après leur arrivée, le charme est rompu. Des crimes d'un sadisme inouï sont commis.
Après avoir été enlevés, des couples sont amenés sur la plage à la nuit tombée. Et là, le mari assiste impuissant à la mort de sa femme. Car la marée monte, qui va inexorablement submerger le corps de celle qui a été ensevelie dans le sa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Antyryia
  10 juillet 2019

Octobre 2019
La meilleure façon de parler d'un roman, c'est de s'y immerger totalement afin d'en dégager toute l'essence.
S'imprégner de son atmosphère et la restituer comme les vagues recrachent l'écume.
Comprendre ses personnages, s'identifier à leurs personnalités, leurs caractères, leurs blessures.
Pour pouvoir évoquer le dernier roman d'Arno Strobel, mon premier souhait a donc été de partir à Amrun, cette petite île allemande située au Nord-Ouest d'Hambourg.
Sur laquelle vivent 2400 habitants répartis sur trois communes et 20 kilomètres carrés, reliés au reste du monde par un ferry traversant la mer du Nord.
Les crimes atroces perpétrés dans Engloutie se déroulent donc en huis-clos et sont donc forcément commis par l'un des insulaires, ou l'un des rares touristes présents hors saison.
Finalement, je décide de me rendre à Dunkerque.
C'est beaucoup plus près et je pourrai tout autant profiter de l'odeur d'iode, du sable humide et des températures glaciales du bord de mer.
Le point de départ est d'une extrême simplicité.
Michael Altmeier et Julia Schönberg forment un jeune couple amoureux. Invités, ils partent en vacances quelques jours sur l'île d'Amrun, accompagnés par un collègue de Michael, Andreas, et par son épouse Martina.
Et leur semaine idyllique va très vite tourner au cauchemar.
La compagnie de leurs hôtes s'avère absolument insupportable.
"Tu es la personne la plus détestable que j'ai jamais rencontrée."
Un serial killer sévit à proximité immédiate, ce qui n'est pas spécialement fait pour les rassurer.
Et pour couronner le tout, ils sont coincés.
L'inspecteur chargé de l'enquête, antipathique au possible, menaçant, tempétueux, s'est mis en tête que Michael était le meurtrier.
"On appelle Harmsen le Pitbull ?"
De grossiers indices en font en effet un coupable tout désigné, et l'enquêteur semble même se refuser à explorer les autres pistes.
Alors que le lecteur s'attarde évidemment sur chaque petit détail, chaque personnage à l'attitude étrange.
Et je peux vous assurer qu'il y a largement de quoi faire.
Ce qui rend l'ambiance du roman particulièrement anxiogène.
Outre les meurtres qui font froid dans le dos, la tension palpable qui règne entre de nombreux protagonistes participe grandement à ce climat de paranoïa générale.
J'en suis là de mes réflexions lorsque je décide de quitter ma voiture pour me promener sur le sable, avec mon sac à dos et ma pelle.
L'après-midi touche à sa fin.
Je ne croise personne.
On ne distingue rien à plus de dix mètres.
La marée gagne doucement du terrain, mais les vagues sont encore loin lorsque je finis par trouver l'endroit idéal.
Enfant, j'ai toujours adoré creuser de gigantesque trous dans le sable. Celui-là devra juste être un peu plus grand. Avec le sable qui s'affaisse je n'arrive cependant pas à le faire aussi profond que je l'aurais souhaité. Mais bon, il y a bien un mètre de profondeur.
Je vous l'ai dit, il est parfois nécessaire de s'investir corps et âme dans un roman pour pouvoir en parler en connaissance de cause.
Comme tombée du ciel, une silhouette se dessine à l'horizon. Une jeune femme, un livre à la main, est assise sur un rocher. Malgré la brume et le vent, elle semble totalement absorbée par un roman de Graham Masterton.
Un mètre cinquante les bras levés, c'est exactement le profil que je recherche.
Je me rapproche d'elle en toute discrétion, mon roman d'Arno Strobel à la main. Presque achevé. Sauf qu'à trente pages de la fin je n'ai toujours pas deviné qui était coupable.
Comme je n'ai aucune seringue sur moi pour l'endormir, je dois être particulièrement subtil.
- Salut, comment vous appelez-vous ?
- Bonjour, je m'appelle Ange Septante-neuf.
( Afin de préserver l'anonymat des protagonistes, l'auteur s'est réservé le droit de modifier leur véritable pseudonyme. Je tiens par ailleurs à préciser que toute ressemblance avec une Babelionaute morte ou vivante ne relèverait que du hasard, et qu'en aucun cas l'auteur ne pourrait être tenu pour responsable ).
- Et qu'est-ce que vous faîtes ici Ange ?
- Je n'en sais rien, c'est pas moi qui suis en train de rédiger une critique sur Babelio.
- Mais apparemment vous lisez beaucoup. Vous aimez les thrillers ?
- Il m'arrive d'en lire occasionnellement, oui !
- J'ai un gros problème avec Engloutie, le dernier Strobel. Vous l'avez lu ?
- Non pas encore.
( En même temps elle ne risque pas de le lire un jour )
- Je suis bloqué, je n'arrive pas à trouver l'assassin, vous voulez bien m'aider ?
- Bien sûr, mais c'est un peu tard pour une lecture commune, vous l'avez presque terminé déjà. Pourquoi ne pas lire les dernières pages pour être fixé ? me répond-elle en fixant mon marque-page.
- Parce que je veux trouver tout seul ! Je ne veux pas que ce soit l'auteur qui me le dise ! trépignais-je d'impatience face à tant d'incompréhension.
Je me rends compte que je lui ai peut-être fait peur et je me radoucis, en bon apprenti criminel.
- Vous voulez bien venir avec moi ? Je voudrais vous montrer quelque chose. C'est juste là ! dis-je en pointant mon doigt dans une direction on ne peut plus imprécise.
Un peu hésitante, elle finit par me suivre sans conviction.
La marée poursuit sa lente montée, se rapprochant de plus en plus. Il me faut faire vite.
- Faîtes attention, il y a un énorme trou ici ! lui dis-je en bondissant par-dessus mon méfait d'un pas félin.
Comme je le prévoyais, ses petites jambes lui permettent à peine de franchir la cavité. Je profite de son déséquilibre pour la repousser.
- Non, mais vous êtes un grand malade !
Je prend la pelle laissée derrière mon immense tas de sable et je la frappe un grand coup sur la tête.
Je n'ai plus qu'à reboucher son futur cachot en laissant uniquement la tête de ma proie dépasser.
Vous connaissez l'expression faire l'autruche ? Ange va faire exactement le contraire.
Les vagues ne sont plus qu'à quelques mètres, et avancent inexorablement en rugissant.
Vivant à fond mon personnage, j'enroule du sparadrap autour de mon poignet, le maintenant vaguement attaché à un piquet.
Quand les premiers clapotis d'écume viennent tapoter la nuque d'Ange, elle ouvre enfin des yeux.
Il lui faut un petit instant pour réaliser d'où lui vient ce goût de sel dans la bouche. Un autre pour comprendre pourquoi elle ne peut bouger ni les bras ni les jambes.
"Le sable mouillé la paralyse comme du béton."
C'est alors qu'elle se met à hurler à l'aide.
- Je suis réellement désolé mais je ne peux pas vous secourir, il m'a lié les mains à ce piquet.
Je fais mine de me débattre, tout en faisant attention à ne pas libérer mon bras.
- Je pense que c'est la fin pour nous, ajoutais-je d'un ton philosophe.
"L'eau monte à toute vitesse, elle lui arrive déjà jusqu'au menton."
- Non mais vous êtes complètement taré, l'entends-je dire alors qu'elle recrache déjà l'eau qui s'infiltre doucement dans sa bouche.
- Surtout, ne vous énervez pas, ça ne sert à rien. Réfléchissez plutôt avec moi au genre de personne qui pourrait commettre ce meurtre horrible. On sait que le tueur est extrêmement intelligent. Que c'est un homme. Qu'il parvient à se fondre dans la masse. Qu'il aime jouer avec les policiers, même si leur stupidité rend son amusement un peu fade.
"C'est un jeu. Son jeu. Les flics se jetteront avec reconnaissance sur le moindre indice."
Tous ces chapitres qui sont consacrés à son point de vue devraient pourtant nous mettre sur la voie !
"D'un point de vue génétique, il est certes un être humain lui aussi, mais à un stade de développement plus élevé."
Est-ce que vous soupçonnez plutôt Menning, ce flic malade qui n'est pour l'instant plus en exercice et qui ne peut s'empêcher pourtant de fourrer son nez dans l'enquête en permanence ?
Ou plutôt le psychanaliste Adam Damerow qui a pris sa retraite anticipée suite à une erreur de jugement ? Il est très charismatique, trop pour être vrai.
Dans le club des retraites anticipées nous avons aussi l'odieux voisin, Feldmann, qui fait un scandale dès que Michael et Andreas font un peu trop de bruit en restaurant les combles de la maison. Comment a-t-il perdu son travail dans l'enseignement ?
- Mais allez vous faire f...
"Une vague lui éclaboussa le visage et s'insinua dans son nez et sa bouche."
- Oui bien sûr, vous avez raison. Je n'oublie pas Andreas. Il arrive à se fondre dans la masse, il a eu accès aux indices, et je suis comme toi, je n'aime pas la façon qu'il a de déshabiller Julia du regard. Et puis c'est un génie.
"Il était manifestement d'une intelligence supérieure, ses succès professionnels en témoignaient."
- Au sec... S'il vous plaît, quelqu'... tente de marmonner une Ange à bout de forces.
"Elle tousse, hoquette, peine à reprendre son souffle."
"Ses hoquets spasmodiques se changent en gargouillis."
- Bien sûr que non, je n'oublie pas le gentil et le méchant flic. Je n'exclue pas totalement Michael. Ni les personnages secondaires comme Benno, le restaurateur, ou Dirk le fiancé de la première victime qui a assisté à l'épouvantable agonie de sa douce et tendre.
Mais il me manque juste un élément pour provoquer le déclic !
En relevant la tête, je m'aperçois que je n'ai plus d'interlocutrice. La mer l'a dévorée.
Engloutie.
Littéralement dans la peau du meurtrier, j'attends l'illumination.
J'attends.
Encore.
Et quand l'eau vient me lécher les semelles, je fais demi-tour.
Il ne me reste plus qu'à terminer ce fichu bouquin pour avoir la solution de l'énigme.
Arno Strobel m'aura bien eu.
Maintenant un véritable suspense de la première à la dernière page, son roman multiplie les pistes et les hypothèses jusqu'à s'en arracher les cheveux.
Jusqu'à en perdre la raison si, comme moi, on n'a pas la tête sur les épaules.
Idéal pour l'été, sur la plage.
Quoi que non, mieux vaut prévoir des vacances à la montagne au cas présent.
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ValerieLacaille
  27 juillet 2019
Voilà un excellent polar pour l'été ! En cette période de canicule, Arno Strobel nous emmène sur les plages vivifiantes de la Mer du Nord, à Amrun plus exactement, une petite île allemande.
Nous sommes en novembre et les bourrasques sont rafraichissantes. Cela n'empêchera pas nos protagonistes de vouloir profiter de leurs vacances. Michaël et Andreas sont collègues de travail. La maison appartient au second, et la possibilité d'avoir quelqu'un pour lui prêter main forte dans la rénovation des combles, en plus de pouvoir profiter de sa présence amicale, l'a poussé à inviter Michaël, ainsi que sa petite-amie, Julia. Cette dernière pourra ainsi tenir compagnie à l'épouse d'Andreas, Martina.
A peine installés, voilà qu'un meurtre horrible se produit : une femme a été assassinée. Son corps est enterré dans le sable jusqu'au cou. Elle a été noyée par la marée montante. On découvre très vite que son mari a été forcé d'assister à la scène, ligoté à un pieu, totalement impuissant face à la détresse létale de sa bien-aimée…
La tension monte alors au sein de notre quatuor. D'autant plus que l'inspecteur Harmsen, sorte d'inspecteur Harry brut de décoffrage, est rapidement persuadé que Michaël est le coupable.
Et pourtant, il y en a, des énergumènes étranges, à Amrun. Leur voisin d'abord, Feldmann, qui passe son temps à espionner et photographier les femmes à la sauvette. Et puis le charismatique Damerow ; pourquoi a-t-il arrêté son métier de psychanalyste ? Que cache-t-il ?
Arno Strobel est doué pour caractériser ses personnages de manière à ce que chacun puisse être le coupable. le huis-clos imposé par le cadre insulaire ajoute au climat une tension palpable.
Le récit est vraiment captivant et tient le lecteur en haleine jusqu'à la toute fin, où la surprise est totale ! Un « page- turner » idéal sur le sable, mais en plein jour !!!
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livrement_ka
  23 juin 2019
Titre :  ENGLOUTIE
Auteur : Arno STROBEL
Editions : l'ARCHIPEL
Genre : thriller
Nombre de pages : 299
Date : 2019 (juillet)
Prix : 21 €

Présentation physique du livre :
Un livre de moyen format comprenant près de 300 pages.
La couverture représente le visage d'une femme à moitié dans l'eau.

Résumé : 
Deux couples décident de partir en vacances sur une île de la mer du Nord, réputée pour son calme et la beauté de ses paysages sauvages. Peu après leur arrivée, le charme est rompu. Des crimes d'un sadisme inouï sont commis. 
Après avoir été enlevés, des couples sont amenés sur la plage à la nuit tombée. Et là, le mari assiste impuissant à la mort de sa femme. Car la marée monte, qui va inexorablement submerger le corps de celle qui a été ensevelie dans le sable et dont seule la tête dépasse... le psychopathe prend d'autant plus plaisir à ces spectacles qu'il se croit supérieurement intelligent... donc infaillible. Et qu'il a réussi le crime parfait...

Sur l'auteur et son univers 
Biographie : cf babélio
Nationalité : Allemagne 
Né(e) à : Saarlouis , le 18.08.1962
Biographie : 
Arno Strobel a étudié les technologies de l'information et a travaillé au Luxembourg dans une grande banque allemande. Il a commencé à écrire vers la quarantaine, des nouvelles puis un roman qui lui a donné beaucoup de mal. Pour le publier, il a fondé une maison d'édition avec Il se consacre maintenant à l'écriture, il est l'un des grands auteurs allemands de thrillers psychologiques pour adultes et vit à Trèves. Ses romans sont traduits à l'étranger.

Sur les éditions
Pourquoi l'Archipel ? À cette question, qui m'est souvent posée, j'apporte toujours la même réponse : une maison d'édition est un archipel de collections ; chaque collection, un archipel de livres. J'aurais pu me prévaloir de précédents connus, sans remonter à Archipel, recueil de nouvelles de Pierre Louÿs, ou à un excellent roman de Michel Rio, paru en 1987, qui porte ce titre. En créant cette maison d'édition en 1991, je souhaitais offrir, comme un créateur de mode propose sa collection d'hiver ou d'été, une collection, un archipel de livres, à chaque saison renouvelés, susceptibles d'offrir à tous les publics détente, émotion, évasion.
En quelque vingt ans d'activité – et plus de mille livres publiés – notre éclectisme a parfois pu surprendre.
« Comment, vous publiez tout à la fois des romans du terroir, des suspenses, des romans historiques, mais aussi des essais politiques ou de société, des enquêtes, des biographies, des ouvrages de psychologie, et même des livres illustrés ! Vous n'avez pas le tournis ? » Eh bien non ! le tournis, nous tentons de nous en préserver en maintenant le cap d'une politique éditoriale cohérente. Moitié fiction, moitié non-fiction, nos cent nouveautés annuelles abordent certes des rives éloignées les unes des autres, mais ont un point commun : elles ont toutes pour mission de donner envie. Envie de connaître, envie de se cultiver, de se détendre ou de se passionner… Il est vrai que nos thrillers – « porter sur les nerfs », en anglais – sont choisis de façon à faire trembler… de peur ou de plaisir !
Depuis deux décennies, le « grand » public, qui n'est pas « un » mais multiple, a découvert un archipel où faire escale. Une nouvelle raison de délaisser, l'espace d'un livre, le petit écran dévoreur de temps, pour tourner la (ou les) page(s) et palper le velours 80 grammes porteur de promesses…


AVIS

Une île, deux couples qui se connaissent peu, et d'horribles meurtres.....
Voilà les ingrédients de ce thriller inédit sorti aux Editions l'ARCHIPEL.
Début du livre
Ses parents avaient remarqué très tôt ses capacités intellectuelles hors normes. A quatre ans il savait lire et écrire.

​​​​​​​Que d'intelligence pour un futur assassin qui commettra le crime parfait.
Julia vit avec Michaël. Un jour Andreas, le patron de ce dernier les invite à venir en vacances dans la maison qu'il possède sur une île de la mer du Nord.
Et les voilà partis tous les quatre avec Martina, la femme d'Andreas pour un séjour qui s'annonce idyllique même si ce n'est pas la période estivale.
Mais dès le départ, la femme d'Andreas semble très à l'écart et n'est pas avare de pics lancés contre son mari au départ, et ensuite contre leurs invités.
Alors que Julia va au village, elle surprend une conversation entre les habitants qui laissent entrevoir la découverte d'une femme assassinée sur la plage.
Et cette mort est des plus horribles car le meurtrier l'a enterrée jusqu'au cou à marée basse et l'a laissée se noyer devant son mari, lui-même attaché à un poteau.
L'enquête est menée , outre par les policiers du coin, par les enquêteurs Harmsen accompagné de Jochen.
Le premier est vraiment odieux avec tous les témoins et son coéquipier.
Plus les investigations avancent plus les indices semblent converger vers les deux couples et notamment Michaël, sur lequel Harmsen va s'acharner.
Et les suspects ne manquent pas : entre le voisin un peu voyeur et surtout très fouineur, l'ancien psychologue prématurément en retraite, quis emble proche de Julia, Andreas toujours dans le coin au moment de la découverte des indices et l'ancien policier à se méler de cette affaire alors qu'il n'a pas le droit d'exercer.......Mais comment déméler le faux du vrai, comment réussir à dénicher le coupable qui semble jouer avec la police.
Certains chapitres lui sont consacrés dans lequel il livre ses ressentis.


Les personnages :
Julia : Epouse de Michaël. Totalement abasourdie par les accusations portées sur son mari quant aux crimes qui ont lieu sur cette île. Alors que ce dernier lui demande de partir, elle ne veut pas préférant rester avec lui.

Michaël : Mari de Julia, qui a accepté l'invitation d'Andreas assez rapidement et qui semble ne se méfier de rien du tout. Alors que tout l'accuse, il va être aidé par un ancien policier en arrêt maladie pour mener sa propre enquête.

Andreas : Epoux de Martina avec laquelle il ne reste que pour l'image. Il est un peu spécial et semble quelque peu attiré par Julia.

Martina : Femme acariâtre de Andreas. Elle n'est pas à sa place au milieu de tout cela. Elle ne cesse de passer son temps seule et quand elle se retrouve avec les autres, elle ne peut s'empêcher de lancer des pics et de faire des insinuations.

Le point fort de l'histoire : Des meurtres totalement originaux et surtout une intelligence de l'assassin qui sèment des indices pour permettre à la police d'avancer.
Le décor de l'intrigue est également un point fort : une île sur la mer du Nord où rien ne semble pouvoir arriver. Un coin tranquille avec des policiers et des habitants un peu dépassés. Tout le monde soupçonne tout le monde. 
Autre point fort : la relation de confiance qui va s'établir entre les deux enquêteurs malgré le caractère insupportable de Harmsen.

Le style de l'auteur
Une chute tout à fait étonnante, même si j'y avais un peu pensé à un moment. Mais franchement une intrigue menée excellement bien avec du suspense et une ambiance étouffante.
Un style auquel j'ai bien accroché. Bon alors effectivement je suis dans ma zone de confort : un thriller qui se lit d'une traite.
Mais au delà de cela, la personnalité du meurtrier est tout à fait bien détaillée et le fait que certains chapitres lui soient consacrés, permet au lecteur d'essayer d'imaginer ce qu'il pense, ou le pourquoi du comment de son raisonnement.
Au delà de son intelligence exceptionnelle, l'auteur nous livre son enfance très spéciale et déjà axées sur des expériences dont le cobaye est Sarah sa soeur.
La couverture est elle magnifique et reflète tout à fait l'histoire.
Et ce prologue consacré au criminel, est indispensable et vraiment très bien écrit.
L'auteur va nous présenter ce dernier, et surtout nous montrer qu'en plus d'être intelligent, dès son plus jeune âge il a réussi à se fondre dans la foule en faisant ce que les autres attendaient de lui et surtout en façonnant son image de garçon ordinaire. 
J'apprécie énormément quand l'auteur nous livre la face cachée de ces criminels et surtout le long cheminement qui les a entrainés vers l'acte extrème.

Le genre
Un thriller avec une intrigue originale et surtout un décor à couper le souffle.

La forme de l histoire
Le récit est divisé en plusieurs chapitres.
Le texte est très aéré et l'écriture est fluide. Ce qui en fait une lecture très agréable. 

Conclusion :
Alors encore une fois, ravie de m'octroyer un bon petit thriller entre deux autres livres qui m'attirent moins au départ mais qui arrive à me surprendre.
Même si ce livre n'est pas un coup de coeur, il m'a permis de passer un très bon moment et je serais ravie de pouvoir lire d'autres récits de ce même auteur.
+ Lire la suite
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Livresque78
  03 juillet 2019
Aujourd'hui le 03 Juillet 2019, sort chez L'archipel ce roman de Arno Strobel: Engloutie, une totale découverte pour moi. Auteur Allemand dont cette sortie est le 5ème roman et le 3ème qui parait chez l'éditeur L'archipel. Au départ, me concernant, juste une couverture, belle et attirante, je ne lis même pas le résumé, je plonge dans cette histoire en totale confiance. Je m'attendais malgré tout à un tueur en série comme nous en dépeignent les auteurs Américains, eh bien pas du tout! J'avoue ne pas être une grande lectrice de romans Allemands, mais il faut bien reconnaitre qu'ici nous sommes à mon sens, dans un thriller psychologique. J'ai passé un agréable moment de lecture avec cette enquête policière où tout est basé sur les relations, sur la confiance, le doute, la suspicion.
Lien : https://livresque78.wordpres..
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Sami33
  22 juillet 2019
Avec un résumé aussi prometteur, en grande amatrice de thriller, je ne pouvais passer à côté de ce titre d'autant plus que son précédant titre avait été un gros coup de coeur !

Andreas est scientifique reconnu par ses pairs et Michael ont fait connaissance grâce à leur travail. En discutant, de fil en anguille, Andreas propose à Michael de venir passer deux semaines de congés sur l'île d'Amrum, où ses parents possèdent une maison. Ses vacances seront aussi synonyme de travail car il reste les combles à aménager, et ils ne seront pas trop de deux. Pendant que ces messieurs travailleront quelques heures par jour, leurs épouses respectives pourront se reposer tranquillement. Des vacances au bord de la mer, pouvoir respirer l'air marin contre quelques heures de travaux, ce n'est pas cher payer donc il accepte cette proposition avec plaisir.

Leur quotidien sera rythmé de balade sur la plage, de petits restos, d'un peu de bricolage et d'activités en tout genre. La compagne de Michael, Julia a hâte d'être en novembre pour profiter de ses vacances qui promettent du rêve !

Quelques jours après leur arrivée, l'euphorie du début est retombée comme un soufflé. Andreas est un personnage assez difficile à cerner et est invivable, il faut bien se le dire. Il a des réactions disproportionnées et assez surprenantes ! Julia ne sent pas du tout à son aise, elle a beaucoup de mal à se poser et ce ne sont pas les quelques moments qu'elle passe en compagnie de Martina, l'épouse d'Andreas qui vont la rendre moins tendue ; cette dernière est pour le moins bizarre également... Qui se ressemble s'assemble n'est-ce pas ?! Julia va prendre sur elle, et va tout faire pour profiter de ces jours de vacances, elle va essayer tant bien que mal de se faire à cette drôle d'ambiance qui règne dans cette maison sauf que voilà, la pauvre n'a pas finit d'en voir de toutes les couleurs !

En effet, le corps d'une femme a été retrouvée morte sur la plage ! Elle a été enterré dans le sable, seul son visage dépassait afin que les vagues la noient... Sous les yeux ébahis et impuissants de son mari. En effet, ce dernier était attaché à un poteau pendant que sa tendre épouse était en train de se noyer à cause de la marée montante. C'est une torture pour l'un comme pour l'autre. Cette pauvre femme qui était enchaînée bien malgré elle et cet homme qui était forcé de regarder sa femme périr de la sorte... Qui a pu commettre un crime aussi diaboliquement orchestré ? Dans quel but ? Feldman, le voisin bizarre qui n'a de cesse de photographier les femmes qui passent sous son objectif ? Adam, le psychiatre qui vit seul dans sa luxueuse demeure et qui profite de sa retraite alors qu'il a encore toute la vie devant lui ? Un de nos protagoniste ?

Harmsen, l'un des deux policiers chargée de cette affaire a tout du parfait flic : antisocial, acariâtre, rustre... Bref, un amour de flic comme vous pouvez vous l'imaginer ! Il s'est choisi pour partenaire un débutant, Jochen qui essaiera de le canaliser mais dans leur relation, il ne peut y avoir qu'un seul maître à bord, et je vous laisse deviner lequel c'est... C'est avec l'arrivée de la cavalerie que le jeu du chat et de la souris va commencer. Qui du tueur ou de la police va gagner la partie dont seul le tueur en connaît les règles précises ?

Ce roman ne se lit pas, il se dévore. Je l'ai lu d'une traite et il faut dire que j'ai eu tout le loisir de lire avec ce beau soleil haut dans le ciel. L'auteur orchestre d'une main de maître son thriller avec beaucoup de suspense. Pas de temps-mort pour les braves, les situations s'enchaînent, l'atmosphère devient vite oppressante. Plus on avance dans le récit, plus on se demande à quelle sauce on va être mangée ! Tout le monde devient un potentiel suspect ! Lorsque l'auteur veut bien nous livrer quelques indices pour nous permettre d'avancer, on se rend vite compte que c'est du flan, c'est pour nous mener en bateau. Tout le monde devient suspect, on ne sait plus où se trouve la vérité, les mensonges. Qui nous ment ? Pourquoi ? Qui oeuvre dans l'ombre pour nous rendre chèvre ?!

J'ai beaucoup aimé le fait qu'Arno Strobel pousse le vice à nous montrer ce qui a poussé le tueur à agir ainsi. C'est bien pensé, bien mené, bien décrit, joliment orchestré. La plume de l'auteur est fluide, agréable à lire, très addictive. Je me suis vite laissée happer par les pages de ce thriller haut en couleurs.

J'ai beaucoup aimé le fait que l'auteur nous donne le point de vue de plusieurs de ses personnages, cela nous permet de mieux comprendre ce qui passe car cerise sur le gâteau, nous entrons dans la tête du tueur !

Je pense que vous l'aurez compris, c'est une fois de plus un carton plein pour l'auteur qui m'offre mon second coup de coeur de l'été avec "Engloutie" qui vous tiendra en apnée durant quelques heures de lecture.

Tout ça pour vous dire qu'Arno Strobel est un auteur de talent à suivre. Il me tarde de découvrir son prochain titre mais avant ça, je vais voir pour me procurer "Enterrées vivantes", son premier thriller.
Lien : https://leslecturesdeladiabl..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
AntyryiaAntyryia   05 juillet 2019
La jalousie n’est pas vraiment un signe d’intelligence. Un intellect supérieur ne se laisse pas troubler par ce genre d’émotions illogiques et superflues.
- Je ne suis pas de cet avis, objecta Michael. Je pense que la jalousie est plus due à un manque de confiance en soi que d’intelligence. A la peur panique de la perte.
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LysetteLysette   01 décembre 2019
Il lui expliqua calmement qu'il n'avait rien contre Sarah et qu'il avait juste voulu voir a quoi ressemblait une personne terrorisée par l'approche de la mort.
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pierrette73pierrette73   03 août 2019
Il aurait aimé tomber sur un policier qui comprenne vaguement les règles de son jeu . qui, malgré les indices qu’ sème , voie plus loin que le bout de son nez et envisage d’autres éventualités . quels duel formidable il aurait pu livrer à un tel homme.
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pierrette73pierrette73   03 août 2019
Il ne comprend aucune des manifestations de ce qu’on appelle l’amour, et pourtant il les reproduit jour après jour de manière convaincante.
ça va malheureusement devoir continuer ainsi, puisqu’il n’a pas atteint son grand objectif. Comprendre l’amour.
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pierrette73pierrette73   03 août 2019
Les gens deviennent hideux quand ils ont peur. Les adultes, en tout cas. Pas les enfants. Pas sa soeur. A chacun des essais, quand elle comprenait qu’elle allait peut-être mourir, une beauté fascinante la transfigurait.
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