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Hélène Collon (Traducteur)
EAN : 9782226159267
614 pages
Éditeur : Albin Michel (30/11/-1)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 412 notes)
Résumé :
Londres, ville des sorciers, est en proie aux grèves
et aux émeutes. Humains et démons en ont assez
d'être asservis aux magiciens dédaigneux qui les exploitent et les humilient.

Mais cette grande révolution pourrait bien tourner à l'apocalypse.
Nathaniel, le jeune magicien ambitieux, Bartiméus, le djinn sarcastique, et Kitty, la résistante, sauront-ils surmonter leurs dissensions et unir leurs forces pour sauver Londres ?
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Syl
  13 mai 2013
Trois ans après l'affaire du golem, le magicien John Mandrake, Nathaniel, est un homme puissant et craint. Ministre de l'Information, il est en charge des propagandes pour l'enrôlement des jeunes gens. le monde est tourmenté par les conflits américains et les rebelles venus de tous les pays d'Europe.
Toujours exigeant et travailleur, le petit garçon chétif est devenu un jeune homme de dix-sept ans, beau, très élégant et bien seul dans sa grande et belle maison georgienne. Obsédé par son travail, il a cependant quelques élans transis envers Jane Farrar responsable des services de police. Tous deux essaient de maintenir l'ordre et de démanteler les réseaux des agitateurs révolutionnaires.
Dans sa quête, il est entouré de plusieurs djinns, mais un seul répond à toutes ses attentes ; Bartiméus, l'esclave de sa première invocation. Leur relation est toujours basée sur l'asservissement, l'exaspération, l'ironie mordante et des menaces. Cette dépendance se repose sur des sentiments ambigus de haine-amitié-aversion-admiration. Fréquemment pour se venger et ridiculiser Nathaniel, Bartiméus prend l'apparence de Kitty Jones. Les années ont passé et Nathaniel n'a jamais pu oublier la jeune dissidente qui lui avait sauvé la vie avant d'être tuée par le golem.
"- Fais gaffe, morveux.
– Je veux des réponses, Bartiméus ! Tu m'entends ? Sinon… Tu vois cette lance ? Je te la ferai bouffer avant d'en finir avec toi. Eructe-t-il, la bouche déformée par la colère. Ses yeux écarquillés lui donnent des airs de poisson. Il n'a vraiment pas l'air serein.
– Toi ? Mais pour que tu reconnaisses le bout pointu, il faudrait d'abord que tu t'assoies dessus."
Des grèves et des émeutes troublent le pays, les plébéiens soutiennent les révolutionnaires. Cette force venue du peuple inquiète Devereaux et divise les ministres. Lors des conseils, les divers services se toisent, se jalousent et complotent. Nathaniel pressent qu'il ne peut faire confiance à personne. Depuis son implication dans les arcanes du pouvoir, il a été le témoin de nombreuses déloyautés et de félonies dues à la concupiscence de la suprématie. Lorsqu'il propose d'utiliser le sceptre de Gladstone, arme redoutablement magique, aucun des magiciens dirigeants ne le suit dans cette idée. Nathaniel est encore trop jeune pour prétendre imposer ses choix, il s'en abstient et décide d'oeuvrer autrement.
De son côté Bartiméus s'affaiblit de jour en jour. Les missions qui lui sont confiées, sont éprouvantes et il en revient de plus en plus abîmé. Son voeu le plus cher est d'être libéré de son servage. Ne plus être sous la contrainte de ce maître pointilleux et intransigeant serait pour lui une heureuse délivrance. Il repense souvent à Ptolémée, son premier possesseur. Plus qu'un propriétaire, il était un mentor, un ami. Ce temps est ancien… c'était 120 avant JC. en Egypte.
Lyzzie Temple aide un vieux magicien dans son quotidien. Après ses tâches, elle compulse les livres et apprend quelques formules, se passionnant sur les secrets de la magie et les sortilèges qui appellent l'obéissance des démons. Son but secret est de convoquer le plus célèbre des djinns, Bartiméus. Lyzzie est sous sa véritable identité, Kitty Jones. Après avoir échappé au golem, elle s'était enfuie avec son ami d'enfance Jakob et s'était reconstruit une vie. Une existence bien morose teintée d'espoirs et d'un tout nouveau rêve… retrouver Bartiméus pour lui proposer une alliance.
Dans ce Londres confus au bord de l'abîme, ces trois personnages se rejoindront et essaieront de taire leur animosité pour combattre une dernière fois des forces démoniaques qui cherchent à s'emparer de l'Empire. Depuis des années, une entité élabore un scénario et tire les ficelles d'un théâtre de marionnettes.
Nathaniel, trouvera-t-il la sérénité ? Bartiméus, obtiendra-t-il la liberté ? et Kitty, affranchira-t-elle son peuple du joug des magiciens ?
Dernier volume de la trilogie, ce livre a répondu à mes souhaits. Nathaniel, jeune homme ambitieux, commence à éprouver de l'ennui dans son rôle et recherche le petit garçon qu'il était. Il essaie de cacher ses sentiments en gardant un comportement froid et calculateur mais il ne trompe pas le lecteur qui lit sa fragilité dans ses doutes et ses regards intimidés, ou dans sa compassion envers Bartiméus, ou sa protection pour Kitty. L'humour dans les écrits est moins présent, la place est prise par l'émotion, l'inquiétude sur le devenir des personnages et le sentiment que cette histoire ne se terminera pas comme on pourrait le penser… ou l'espérer. Captivé par l'histoire, charmé, on est attendri, bouleversé et en fermant ce livre, déchiré.
Le premier tome, Bartiméus est sans conteste le héros, dans le second, c'est Kitty, dans ce troisième, c'est Nathaniel, un petit garçon arraché à sa famille, vendu, modelé, toujours solitaire, brillant, transformé en John Mandrake… preux défenseur de l'humanité.
Un très beau livre pour les enfants, que je recommande.
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Luniver
  13 septembre 2012
L'empire britannique prend l'eau de toute part : la guerre est Amérique stagne, les immunisés à la magie dans la population sont de plus en plus nombreux et osent organiser manifestations et grèves, les pays aux alentours sont de plus en plus audacieux pour défier la puissance britannique.
Nathaniel, devenu Ministre de l'Information après son succès face à l'affaire du Golem, est devenu l'un des membres les plus en vue du gouvernement, et a des quantités de magiciens et de démons à ses ordres. Il s'accroche cependant à Bartiméus, seul lien qu'il lui reste avec son ancienne vie. de plus, le djinn connait son vrai nom, et Nathaniel craint qu'un autre magicien n'invoque Bartiméus et lui ordonne de le lui dévoiler.
Notre pauvre djinn est à l'agonie : présent depuis plus de dans ans dans notre monde qui lui attaque l'Essence, il a à peine la force de conserver une apparence potable. Seule sa verve reste intacte (pour notre plus grand plaisir).
Kitty elle a délaissé la Résistance et se fait plus discrète. Elle s'initie à la magie, avec le secret espoir de nouer un pacte avec les démons pour vaincre ensemble les magiciens.
Quand une menace terrible planera sur le monde, les trois héros vont devoir mettre leurs différents de côté pour s'unir, bon gré mal gré.
Ce tome termine la trilogie de Bartiméus, et reste du même niveau que les deux tomes précédents : humour, action, rebondissements, on ne s'ennuie pas un instant. La fin est magistrale et digne de nos héros. Cette trilogie est une réussite sur tous les plans !
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Franz
  04 mars 2016
Après L'Amulette de Samarcande et L'Oeil du golem, La Porte de Ptolémée vient refermer la trilogie de Bartiméus. Si l'auteur sait dénicher les titres de ses oeuvres, il reste incapable d'intituler ses chapitres. La construction de l'histoire est pourtant habile puisque le passé s'entrecroise au présent, que Kitty Jones entremêle son récit à ceux de Bartiméus le djinn et Nathaniel le magicien et qu'enfin les portes de l'Autre lieu s'ouvrent. La lecture ne s'éparpille pas pour autant. L'intrigue tendue est plus solide qu'un fil d'Ariane. le lecteur apprend rapidement qui tire les ficelles et son souci est de savoir comment les protagonistes vont s'en sortir. La grande trouvaille du dernier volume va consister à intégrer des démons dans des corps humains, djinn, afrit, marid et même une essence supérieure telle Nouda : "Nouda est une entité terrible, une des plus effrayantes qu'on ait répertoriées." L'auteur démoniaque a possédé le lecteur davantage habitué à des dénouements heureux et conventionnels. Quand Bartiméus reprend la parole à la toute fin de la trilogie sur un ton goguenard, on sait qu'il partage son esprit avec celui de Nathaniel. En dépit de la menace colossale représentée par Nouda, le djinn narrateur est bien vivant, le magicien hôte aussi. Lorsque les trois lettres du mot "FIN" s'inscrivent, par un ultime tour de passe-passe, Jonathan Stroud assomme son lecteur. La logique de l'histoire est implacable. La fin a sonné, dans tous les sens, et continue à résonner, le livre refermé. Quelle perversité ! Qui est le démon, Stroud ou Bartiméus ? Si l'auteur oublie de s'oublier dans des descriptions de paysages lassantes et inutiles (à l'inverse de Jack Vance, par exemple, où les paysages exotiques évoqués engendrent un climat en rapport avec l'action à venir), Jonathan Stroud excelle à construire crescendo des scènes d'action. le lecteur croit avoir atteint un sommet alors qu'il n'est arrivé qu'à un palier. Les personnages sont malmenés à l'extrémité de l'endurance. le lecteur est amené à rire nerveusement tellement les scènes de grand-guignol sont grinçantes et sardoniques comme celle avec Honorius, l'afrit, squelette dément, meurtrier insatiable mais poli jusqu'à l'onction extrême.
La trilogie de Bartiméus se lit bien. Il aurait simplement fallu dégraisser 200 pages par volume afin d'atteindre l'os de l'histoire sans avoir à ronger son frein. A la place de 1 800 pages, on obtenait 1 200 pages, les descriptions et les commentaires de Bartiméus allégés, trois fois moins de matière crade. On peut aussi envisager la trilogie comme une quête d'amour et de reconnaissance perdue d'avance. Les personnages perclus d'ambition et d'idées fixes oublient de vivre. Seule la synthèse de deux êtres procure une vitalité et un appétit de vie incomparable mais la fusion reste précaire, aléatoire et de courte durée. On découvre donc un conte de fée moderne qui ne débute pas par : "Il était une fois" et ne se termine pas par : "Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants". Tous les ingrédients du merveilleux s'y trouvent (quête chevaleresque, épée magique, monstres, pièges...) mais les rouages de l'histoire se grippent, le moteur de l'intrigue a des ratés car les personnages ne savent pas s'exprimer et n'ont plus le temps de communiquer. On touche bien là un des maux contemporains.
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sl972
  27 décembre 2016
Nouvel intervalle de temps ; cette fois, trois ans se sont écoulés. Nathaniel (John Mandrake) est le Ministre de l'Information. Sa tâche principale consiste à faire de la propagande : la guerre en Amérique se passe mal mais il ne faut surtout pas que les plébéiens en soient informés. Un autre problème concerne l'ensemble du gouvernement : l'immunité à la magie que certains plébéiens, surtout des enfants ou de jeunes adolescents, possèdent. Si le phénomène continue à s'amplifier, la stabilité du gouvernement sera menacée, bien plus qu'elle ne l'est déjà.
Mais Nathaniel n'apprécie plus vraiment la vie qu'il mène. La mort de Kitty lui a laissé un goût amer, malgré les lauriers qu'il a récoltés, et il se cramponne de plus en plus au dernier lien qui existe entre John Mandrake et Nathaniel, c'est-à-dire le djinn Bartiméus.
Bartiméus, lui, est épuisé. Son sens de la repartie est encore plus ou moins intact, mais deux longues années sur Terre ne sont pas douces pour un démon. Extrêmement affaibli, le djinn sarcastique que nous connaissons n'est plus que l'ombre de lui-même.
Kitty a survécu. Vivant désormais sous deux fausses identités, la jeune fille semble avoir totalement oublié son passé de Résistante. Cependant, sous couvert d'assister un magicien dans son travail, elle ne poursuit qu'un objectif : en apprendre plus sur Bartiméus, l'invoquer et le convaincre d'assister les plébéiens de plus en plus audacieux.
L'agitation règne à Londres. Tandis que, dans l'ombre, un manipulateur avance ses pièces avec prudence mais sans hésitation, il semble que la solution réside dans un concept dénigré par les magiciens et dont le secret se cache dans le passé de Bartiméus : la Porte de Ptolémée. Ptolémée, le magicien égyptien dont le djinn aime revêtir l'apparence, le seul magicien l'ayant invoqué et avec qui il a développé une relation de confiance.
Ce dernier volume est bien plus complexe que les précédents. L'intrigue en filigrane que l'on pouvait suspecter depuis le début éclate enfin au grand jour. le ton est plus sombre, moins joueur et prêtant à sourire. Bartiméus est affaibli et Nathaniel se lasse de ses fonctions. Seule Kitty semble encore dynamique, même si cela est moins marqué que dans le tome précédent.
Malgré ces variations, les rebondissements sont nombreux, les révélations ne manquent pas et le final est éblouissant. Décidément, Jonathan Stroud sait comment captiver ses lecteurs. Cette trilogie est difficile à lâcher et je ne regrette absolument pas de l'avoir relue.
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Morthina
  10 décembre 2017
Le tome 1 de la trilogie de Bartiméus m'avait donné une très grande envie de lire la suite des aventures de Nathaniel, le jeune magicien et de son serviteur djinn, le sarcastique Bartiméus. J'ai dévoré « L'Oeil du Golem » et « La Porte de Ptolémée » d'une traite et n'ai pas été déçue du voyage !
L'humour, un must pour moi qui ait depuis longtemps passé le doux âge de l'enfance et de l'adolescence, baigne toujours autant les aventures de Bartiméus. Ses réflexions et sarcasmes sont un pur délice !
Dans ce tome 3, nous retrouvons nos héros en bien fâcheuse posture :
- Bartiméus n'est plus que l'ombre de son ombre, son essence ayant été rudement éprouvée par deux années d'asservissement par un Nathaniel refusant de s'en séparer. Si le djinn n'arrive plus le plus souvent qu'à s'incarner en « pyramide baveuse, un rot de bébé suffirait à disperser son Essence », ses réflexions sont, à mon grand soulagement de lectrice, toujours aussi drolatiques et acides. On découvrira d'ailleurs à ses côtés l'Autre Lieu, un univers étrange où les repères humains ne signifient rien… et la raison de son attachement et de son respect pour Ptolémée, son jeune maître égyptien, la forme humaine qu'il adopte le plus souvent possible dans notre monde. Au côté de Nathaniel, (doux euphémisme !), il combattra vaillamment de toute son Essence et se verra pour la seconde fois offrir un cadeau sans prix… La boucle sera en quelque sorte bouclée !
- Nathaniel, devenu un jeune, fringant et peu sympathique ministre au sein du gouvernement de magiciens qui domine Londres et l'Angleterre, s'humanise peu à peu, en proie à des doutes de plus en plus grands sur lui-même et la cause qu'il sert. Confronté à la perfidie et l'arrivisme de ses collègues magiciens au pouvoir et torturé par la crainte et la méfiance qu'il inspire aux plébéiens et sa mauvaise conscience à l'évocation de la disparition de Kitty qu'il croit morte (voir tome 2), il va être confronté à un ultime combat pour sauver les humains, qu'ils soient magiciens ou plébéiens, de l'éradication la plus totale.
- A la suite des confidences et de l'aide que lui a accordé Bartiméus (tome 2), Kitty, bien vivante mais obligée à la clandestinité, est convaincue que les démons ne sont pas les monstres malfaisants décrits par les magiciens mais plutôt des esclaves souffrants soumis aux 4 volontés de leurs maîtres magiciens. Afin d'en savoir plus sur eux et sur l'Autre Lieu, l'univers d'où viennent les esprits invoqués, et pourquoi pas tenter une alliance avec eux pour renverser les magiciens, elle va s'initier à la magie auprès d'un vieil excentrique, et rejoindre, après un passage risqué et palpitant dans l'Autre Lieu, Nathaniel et Bartiméus dans leur ultime combat.
Jonathan Stroud nous ficelle un récit haletant, plein de fureur et de rebondissements, avec en apothéose finale un dénouement poignant (là, dans les dernières pages, j'ai franchement rit jaune…) loin des happy ends traditionnelles. Quel dommage qu'il n'y ait pas de suite…
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 juin 2006
Lecture jeune, n°118 - Jonathan Stroud n’est pas homme à se reposer sur ses lauriers et une inspiration toujours renouvelée reste sa marque de fabrique. Sa trilogie de Bartimeus se clôt donc dans le feu, le sang et la terreur. Trois voix alternent dans ce gros volume de six cents pages : celle de Nathaniel devenu Mandrake le ministre, de Bartimeus le djinn désormais constamment au service du premier, et de Kitty la plébéienne résistante qu’on croyait morte ! La tonalité du récit s’assombrit d’emblée : Mandrake fait un piètre ministre auquel on ne fait plus confiance, Bartimeus, qui n’a pu se régénérer, perd certains de ses pouvoirs et Kitty se cache, tout en s’initiant à la magie. Outre la guerre au loin, émeutes et révoltes se multiplient et la lutte au sommet entre magiciens atteint son paroxysme. Affaiblis, les trois héros vont devoir unir leurs forces pour tenter d’éviter à tout prix l’apocalypse qui menace Londres et, à terme, le monde terrestre. L’auteur ne manque pas d’audace : pas de happy end, chacun des trois personnages devra, à sa façon, se sacrifier ! Excepté une ou deux figures totalement démoniaques, les protagonistes, ambivalents, sont déchirés en leur for intérieur ; le récit y gagne en tension dramatique et en effets de surprise, les relations interpersonnelles en complexité. La satire politique vise les rapports de classes et la course au pouvoir. Mais elle laisse place au monde spirituel, symbolisé par la porte de Ptolémée, ouverture sur l’au-delà. A nouveau, Jonathan Stroud séduit par une fantasy créative que colorent alternativement l’humour et l’horreur. _ Marie-Françoise Brihaye
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   13 septembre 2012
En principe, il n'y a pas de honte à se débattre quand un bâtiment vous tombe dessus. J'ai déjà rencontré des problèmes de ce genre, d'ailleurs. Ce sont les risques du métier. Mais c'est quand même mieux quand l'édifice en question est vaste et prestigieux. Or, dans ce cas précis, le redoutable édifice qui a été arraché à ses fondations et précipité sur ma personne depuis une grande hauteur n'est ni majestueux ni somptueux. Ce n'est ni un mur de temple, ni un obélisque de granit, ni le toit en marbre d'un palais impérial.

Non. L'objet de mon infortune qui m'épingle au sol tel un papillon dans une vitrine de collectionneur est d'origine plus moderne et remplit une fonction plus spécifique.

Bon, j'avoue : c'est une pissotière. D'assez belle taille, certes, mais quand même. Heureusement qu'aucun chantre, aucun chroniqueur ne passe par là.
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LuniverLuniver   13 septembre 2012
- La chance que nous attendions s'est enfin présentée. Tout d'abord, Lovelace s'est surestimé. Son coup d'État a échoué, il en est mort et je me suis trouvé...
- Libéré ! je m'écrie. Oui ! Grâce à moi ! Tu me dois une fière chandelle sur ce soup-là.
- ... submergé dans un coffre-fort sous-marin à cause d'une clause posthume comprise dans mon invocation. J'y ai passé un certain temps à maudire celui qui avait tué Lovelace.
- C'est-à-dire mon maître. Je lui avais bien dit que c'était une initiative un peu précipitée, mais il n'a pas voulu m'écouter, et...
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LuniverLuniver   13 septembre 2012
C'est peut-être de la vanité, mais j'en ai assez d'être une flaque de bouillie crue. Au prix d'un effort démesuré, je me modèle en pyramide de bave.
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MorthinaMorthina   10 décembre 2017
Et croyez-moi, j'en connais un rayon en acoustique des bouteilles. J'ai passé le plus clair du VIe siècle dans une vieille jarre d'huile de sésame bouchée à la cire, à me faire ballotter en tous sens par la mer Rouge. Sans que personne m'entende hurler. Finalement, c'est un vieux pêcheur qui m'a libéré ; j'étais tellement soulagé que je lui ai accordé plusieurs vœux. J'ai surgi sous forme de géant tout fumant, j'ai émis quelques éclairs, et je me suis penché vers lui pour lui demander quels étaient ses désirs. Le vieux est tombé raide mort, victime d'une crise cardiaque. Il doit y avoir une morale à cette histoire, mais sincèrement, je ne vois pas laquelle.
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StefEleaneStefEleane   25 mai 2013
"Enfin, on m'invoque! Pas trop tôt... Finis de rigoler. Je suis toujours Bartiméus d'Uruk, d'Al-Arish et d'Alexandrie. Cette fois, c'est du sérieux."
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Videos de Jonathan Stroud (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jonathan Stroud
Le radin au grand coeur n'est pas près de raccrocher sa pelle !
Plus d'info : https://www.dofus.com/fr/mmorpg/actualites/news/1184373-route-vers-wakfu-saison-4-ruel?refreshcache
Déterreur de trésors, chasseur de primes, capitaine de l'équipe de Boufbowl du Real Boitar, chanteur de métal précieux et même serveur au prestigieux Wakfuquet's : Ruel Stroud a autant de casquettes que de kamas dans sa poche ! Pendant de longues années, il a fait profiter la Confrérie du Tofu de son coeur en or. de son odeur tenace de pied aussi...
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