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Boris Natanovic Strugackij (Traducteur)Bernadette Du Crest (Traducteur)
ISBN : 2207501612
Éditeur : Denoël (12/09/1989)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 67 notes)
Résumé :
La planète Arkanar ploie sous la férule du tyrannique ministre de la Sécurité. Cette société semi-féodale qui persécute ses intellectuels, évoquant à la fois l'Espagne de l'Inquisition, l'Allemagne nazie et la Russie stalinienne, intéresse au plus haut point l'Institut d'histoire expérimentale de la Terre qui, elle, est peuplée depuis longtemps d'êtres bons et tout-puissants qu'on appelle les dieux. Doivent-ils intervenir pour miner le fascisme, ébranler l'obscurant... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
basileusa
  12 mars 2015
Les deux premiers chapitres j'étais clairement septique ! C'est ça les écrivains de SF supers célèbres? C'est surtout que j'avais pas compris où l'on allait car j'ai l'habitude de ne pas lire la quatrième de couverture. Et puis soudain ,tout s'éclaire et je me dis ,mais quelle bonne idée cette intrigue !Une société mi fasciste mi-nazie d'une planète lointaine ,observée par des historiens de la terre ,qui eux maîtrisent la technologie et ont du recul sur les sociétés. Mais c'est formidable !! D'autant plus lorsque l'un de ces observateurs commence à vouloir changer les choses dans cette société qui bannie la culture et l'intelligence , qui pourchasse les intellectuels et met le peuple au pas. Va-t-il prendre le risque d'intervenir ? C'est clair que je voudrais le faire ! Il est difficile pour Roumata d'être comme un Dieu sur cette planète grâce à son avance technologique et de ne rien faire . Et j'ai beaucoup aimé voir son évolution ,mais aussi la description de cette société dictatorialeScien
Ce livre est pour moi une très bonne surprise ,de par son originalité et son sujet notamment ! Il a été adapté au cinéma en 2014 , en noir et blanc , et je suis curieuse de le voir du coup . Amateur de Sf ,ce livre est un classique qui doit passer entre vos mains !
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oblo
  26 septembre 2018
"Ce que je crains le plus, c'est l'obscurité. Tout y devient gris" dit un ancien poète à Don Roumata lors d'un dîner officiel. A la différence de ce poète, Roumata n'est pas réellement de ce monde. C'est un Terrien, membre de l'Institut d'Histoire expérimentale, présent sur la planète Arkanar en tant qu'observateur. Sur cette planète, un empire est sous le joug de Don Reba, ministre de la Sûreté, lequel fait la chasse aux intellectuels et aux lettrés, les pourchassant et les éliminant sans que cela ne déclenche la moindre révolte. Tandis que la tyrannie accentue son emprise, Roumata hésite : doit-il ou non intervenir dans l'histoire de cette planète, lui dont les avantages technologiques lui confèrent le statut de quasi dieu ? Déjà, Roumata est intervenu à plusieurs reprises pour sauver d'illustres savants, utilisant ses armes futuristes et même un hélicoptère. Au fur et à mesure que le récit avance, qu'Arkanar s'enfonce dans le chaos, que les morts s'accumulent et que la menace sur ceux qui comptent pour Roumata s'accentue (son serviteur Ouno, la jeune Kira ...), le dilemme croît pour Roumata : rester dans son rôle d'observateur (et donc de dieu) et laisser faire la nature humaine ou utiliser ses pouvoirs (technologiques, il s'entend) pour faire basculer le destin des hommes de cette planète.
Les frères Strougatski livrent, avec Il est difficile d'être un dieu, une fable politique doublée d'une interrogation sur la nature et la volonté du divin. La fable politique prend corps dans cet Etat aux relents médiévaux qu'est cet empire sur lequel règne, de fait mais non officiellement, Don Reba. Homme froid, apathique, calculateur, c'est un tyran dans toute sa splendeur et toute son horreur. La scène de l'interrogatoire de Don Roumata, dans ses propres appartements, en est un exemple. Il y a effectivement, sur cette planète Arkanar, un régime qui ressemble aux pires régimes totalitaires que la Terre ait connus. La chasse aux lettrés, le nivellement par la bêtise, l'alliance avec les gangs brutaux font penser à l'URSS stalinienne. le rôle des hommes d'Eglise dans la brutalisation de la société, notamment par l'établissement d'écoles de torture, rappelle les sombres heures de l'Inquisition espagnole au seizième siècle. La milice des Gris, dont on coupe bientôt les têtes, ressemble quant à elle aux divisions de SA sous le IIIème Reich.
Politiquement, le livre pose deux questions morales. La première concerne les peuples qui subissent les vilenies des puissants. Quelle doit être leur attitude ? La révolte est-elle, en certains cas, un devoir ? L'homme passif face à la tyrannie mérite-t-il autre chose, finalement, que la servitude ? Ce ne sont pas seulement les responsabilités des pouvoirs politiques qui sont ici mis en lumière, mais également celles des peuples qui, par leur silence, leur inaction, légitiment le régime totalitaire. On fera aisément le lien avec L Histoire (terrienne, celle-là) contemporaine. La deuxième question concerne l'individu, en tant que membre du corps organique de l'Etat. Roumata, par son statut et sa nature véritable, incarne l'homme qui, individuellement peut agir. Représentant des élites, cette situation est à la fois l'occasion de légitimer son statut social et celle de prendre un parti contraire au sien naturel.
Cela dit, considérer Roumata à Arkanar comme un simple mortel, ce serait négliger son statut de demi-dieu. Ce statut se justifie par la puissance potentielle qu'il détient, et qui le fait craindre de Don Reba, ainsi que par son omniscience (sa connaissance des événements passés, sur Terre et sur Arkanar, et des probables événements futurs). Cependant, dans un dialogue avec le docteur Boudakh, Roumata révèle que l'action, même divine, ne mène à rien, sinon à un nouveau chaos. Pallier aux manques matériels ou punir les forts au nom d'une prétendue justice ne fera qu'émerger une nouvelle classe de dominants ; inculquer aux hommes le goût du travail et du savoir, c'est modeler un homme nouveau, donc différent de l'humanité vraie. Dieu n'a qu'une possibilité : laisser l'homme gouverner et sa vie, et les siens.
Oeuvre pessimiste qui laisse à l'homme un rôle majoritairement passif et, donc, de victime, Il est difficile d'être un dieu n'est pas tant un classique de la science-fiction qu'un essai politique et philosophique romancé.
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Beatson
  31 juillet 2018
Un livre de SF mais surtout un livre de pensées politiques.
Malgré quelques faiblesses sur le plan scénaristique (en particulier sur les motivations de ces historiens terriens), j'ai beaucoup plus accroché que sur Stalker où beaucoup de non-dits m'avait perturbé.
Sur le plan de l'histoire le point de vue est simple et sans équivoque : A l'origine les hommes sont passifs, cupides et égoïstes. Ces traits les rendent esclaves d'une foi, de leurs semblables, de leurs passions mesquines, de leur cupidité…… le résultat est que cela facilite la prise de pouvoir par des despotes dont la première préoccupation est d'annihiler ce qui pourrait permettre à la population de s'émanciper, à savoir les sciences, les arts et la culture. Au lieu de ça, ils imposent la terreur par la violence, des croyances pour abêtir et rendent illégales les connaissances et la culture en général, l'objectif étant de rabaisser l'humain au niveau de l'esclave. L'espoir réside donc dans l'indignation, la révolte, la solidarité, l'éducation et le développement de l'intelligence individuelle et collective et cela passe par certains individus prédestinés à aider les autres à s'émanciper et à sortir de l'ornière de l'obscurantisme.
On pourra trouver de nombreuses analogies avec des faits réels dans l'histoire passée et également présente, malheureusement.
Cela fait de ce livre un classique.
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euphemie
  24 avril 2015
Un livre de SF politique courageux, à une époque et dans un pays, ou il fallait en avoir...du courage et le reste aussi...Ainsi que l'intelligence de le formuler, de l'éditer aussi. Ce qui m'a étonné le plus...c'est que la censure n'ai pas sévit. Il est vrai que l'on voit plus aisément la poutre dans l'oeil du voisin, et que d'y voir une critique des systèmes totalitaires passés et ennemis d'hier à du faire passer la pilule...
Le culte orthodoxe n'ayant pas repris son essor, alors, la parole en était encore plus libre..
Serait il toujours possible aujourd'hui 'hui d'écrire ce livre...pas sur !
Cependant un film récent et russe s'en inspire, je serai curieuse de voir si les propos sont rendus dans leurs "jus" premier. Mais juste pour satisfaire ma curiosité, de cinéphile, l'impact en terme d'entrées.
Parce qu'hélas je pense qu'il faut être russe pour apprécier le scénario. Comme le film "Les Visiteurs du soir" qui évoquait, sous couvert moyenâgeux, la résistance à l'oppresseur, il faut connaître l'histoire de France et du film, pour en reconnaître et apprécier toutes les subtilités. Ce roman et le film évoquent une période et l'histoire propre à la Russie d'hier et d'aujourd'hui.
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Philemont
  20 décembre 2012
Le régime féodal et totalitaire de la planète Arkanar réprime toute forme de culture, qu'elle soit scientifique, littéraire ou de toute autre nature à élever l'esprit. Pour les terriens, et notamment l'Institut d'histoire expérimentale, il s'agit là d'un terrain d'études extrêmement riche, bien qu'il faille se garder d'intervenir dans le déroulement naturel de l'Histoire de la planète. Pour Anton Roumata, l'un des deux cent cinquante membres de l'Institut sur Arkanar, le dilemme est cruel…
Puisque Roumata, en tant que Terrien, est doté de connaissances bien supérieures à celles de la société qu'il étudie, peut-il juger de ce dont il est témoin, et encore plus intervenir ? Ne serait-ce pas aller contre la volonté de tout un peuple ? Et ce peuple ne serait-il pas capable d'abattre lui-même ce régime politique qui l'oppresse dès lors qu'il l'aurait décidé collectivement ? Mais ne retomberait-il pas alors bien vite dans un régime différent mais tout aussi extrémiste ? Ce sont autant de questions auxquelles des réponses définitives sont impossibles à apporter et qui explicite le titre du roman d'Arkadi et Boris STROUGATSKI. Car réellement, pour Anton Roumata, malgré sa supériorité relative, « il est difficile d'être un dieu » et de se prononcer clairement sur tous ces sujets.
Les frères STROUGATSKI étant russes, et ayant écrit leur roman au moment de l'arrivée au pouvoir de Léonid Brejnev, on aura compris qu'il procèdent ici à une critique en règle de leur propre société. Mais la planète Arkanar trouve aussi son inspiration dans l'Allemagne nazie, et même dans l'Inquisition espagnole. En d'autres termes ce sont tous les régimes totalitaires qu'ils pointent du doigt, non pas pour juger mais pour montrer la complexité de ce qu'ils représentent. C'est pourquoi leur thématique est universelle et qu'elle demeure aujourd'hui d'actualité, les réponses aux questions qu'ils posent n'étant pas plus évidentes aujourd'hui qu'en 1964.
A ce titre Il est difficile d'être un dieu est une oeuvre particulièrement riche et intéressante. En revanche sa dimension politique est si imposante que ses caractéristiques romanesques demeurent au second plan tout au long du récit. D'une part l'intrigue, lente, linéaire, et finalement sans réelle surprise, ne sert que de toile de fond au questionnement des auteurs. D'autre part, et pour cette même raison, le lecteur a bien du mal à ressentir de l'empathie envers les personnages, et même pour le peuple d'Arkanar, qui reste finalement assez lointain dans son esprit.
Il est difficile d'être un dieu est finalement, et avant tout, un roman politique. La science-fiction n'intervient que dans la mise en scène d'une société lointaine, laquelle n'étant qu'un prétexte pour mieux analyser la notre.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
lanardlanard   30 juillet 2010
La cité dormait ou faisait semblant. Les habitants se rendaient-ils compte que chose d’effroyable se préparait cette nuit ? Ou bien pensaient-ils, comme le gentilhomme de grand esprit, qu’on allait fêter la Saint-Mika ? Deux cent mille homme et femmes, deux cent mille forgerons, armuriers, bouchers, merciers, joailliers, bourgeoises, prostituées, moines, changeurs, soldats, vagabonds, lettrés rescapés se retrouvaient dans leur lits étouffants qui sentaient la punaise, dormaient, s’aimaient, supputaient leur bénéfices, pleuraient, grinçaient des dents de colère ou d’humiliation… Deux cent mille personnes. Il y avait en elles quelque chose de commun pour un envoyé de la Terre ; presque tous sans exception n’étaient pas encore des hommes au sens actuel du mot, mais de la matière brute, gueuse, que seuls des siècles d’Histoire sanglante transformeraient en hommes fiers et libres. Ils étaient passifs, cupides et invraisemblablement, fantastiques égoïstes. Psychologiquement, ils étaient presque tous des esclaves : esclaves d’une foi, de leurs semblables, de leurs passions mesquines, esclaves de leur cupidité, et si par la volonté du destin, quelqu’un d’entre eux naissait ou devenait un maître, il ne savait que faire de sa liberté, s’empressait de se faire l’esclave de sa richesse, de choses superflues, d’amis débauchés, esclave de ses esclaves. L’énorme majorité d’entre eux n’était en rien coupable. Ils étaient trop passifs, trop ignorants. L’esclavage prenait sa source dans leur passivité et leur ignorance, et celles-ci à leur tour engendraient l’esclavage. S’ils avaient tous été semblables, tout espoir aurait été vain, le courage aurait manqué pour se mettre à la tâche. Mais tous étaient des hommes, porteurs d’une étincelle de raison, et tantôt ici, tantôt là, s’allumaient en eux les petites lueurs d’un avenir incroyablement éloigné mais proche. S’allumaient envers et contre tout. En dépit de leur apparente inutilité. En dépit de l’oppression. Bien que personne ne se souciât de ces hommes. Bien que dans le meilleur des cas ils pussent compter sur une pitié méprisante et étonnée…
Ils ne savaient pas que l’avenir était avec eux, que l’avenir, sans eux, était impossible. Ils ne savaient pas que dans ce monde de fantômes terrifiants, ils étaient l’unique réalité du social. Détruisez cette vitamine, la société se gangrène, c’est le début d’un scorbut social, les muscles faiblissent, la vue baisse, les dents tombent. Aucun État ne peut se développer sans culture, quand l’État n’est plus capable de pratiquer l’autocritique, il commence à encourager des tendances erronées, développer chez ses citoyens l’instinct de consommation et la présomption, pour finir, quand même, victime de voisins plus intelligents. Il est possible de persécuter longtemps les hommes de savoir, d’interdire les sciences, de détruire l’art, laisser le chemin libre à tout ce que détestent tellement les despotes et les ignorants obtus. Les hommes gris qui sont au pouvoir ont beau mépriser la science, ils ne peuvent rien contre l’objectivité historique, ils peuvent freiner mais non arrêter le mouvement. Craignant le savoir, ils finissent toujours par l’encourager dans l’espoir de se maintenir. Tôt ou tard, ils sont contraints d’autoriser les universités, les sociétés scientifique, de créer des centres de recherche, des observatoires, des laboratoires, de former des cadres, hommes de pensée et de savoir qui échappent à leur contrôle, qui ont une mentalité totalement différente, des besoins totalement différents. Ces hommes ne peuvent vivre, et encore moins travailler, dans une atmosphère de basse cupidité, d’autosatisfaction béate, de besoins strictement physiologiques. Il leur faut une autre atmosphère, de savoir universel, de tension créatrice, ils ont besoin d’écrivains, d’artistes, de musiciens. Les hommes gris sont obligés de céder sur ce point aussi. Ceux qui s’entêteront serons éliminés par des rivaux plus rusés, mais ceux qui cèdent, inévitablement et paradoxalement, creusent leur propre tombe. Car l’élévation du niveau culturel des peuples, dans tous les domaines, depuis les progrès des sciences naturelles jusqu’à l’amour de la musique, est mortelle pour les égoïstes incultes et les fanatiques… Puis vient une époque de gigantesques ébranlements sociaux, qu’accompagne un développement inouï de la science, et en corollaire, un très vaste phénomène d’intellectualisation de la société ; alors, la grisaille livre un dernier combat, dont la cruauté ramène l'Humanité au Moyen Age, elle subit une défaite, et dans une société, libre de toute oppression de classe, disparaît pour toujours en tant que force réelle.

pp. 140-141
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BeatsonBeatson   31 juillet 2018
Deux cent mille personnes. Il y avait en elles quelque chose de commun pour un envoyé de la Terre. Presque tous sans exception n’étaient pas encore des hommes au sens actuel du mot, mais de la matière brute, gueuse, que seuls des siècles d’histoire sanglante transformeraient en hommes fiers et libres. Ils étaient passifs, cupides et invraisemblablement, fantastiquement égoïstes. Sur le plan psychologique, presque tous étaient des esclaves : esclaves d’une foi, de leurs semblables, de leurs passions mesquines, esclaves de leur cupidité, et si par la volonté du destin, quelqu’un d’entre eux naissait ou devenait un maître, il ne savait que faire de sa liberté, s’empressait de se faire l’esclave de sa richesse, de choses superflues, d’amis débauchés, esclave de ses esclaves. L’énorme majorité d’entre eux n’était en rien coupable. Ils étaient trop passifs, trop ignorants. L’esclavage prenait sa source dans leur passivité et leur ignorance, et celles-ci à leur tour engendraient l’esclavage.
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BeatsonBeatson   01 août 2018
Aucun État ne peut se développer à l’écart de la science, ses voisins l’anéantiraient. Sans arts et sans culture, un État n’est plus capable de pratiquer l’autocritique, il commence à encourager des tendances erronées, engendre à chaque seconde des hypocrites et des crapules, développe chez ses citoyens l’instinct de consommation et la présomption, pour finir, quand même, victime de voisins plus intelligents.
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euphemieeuphemie   24 avril 2015
Il y aura toujours des rois, plus ou moins cruels, des barons, plus ou moins barbares, et il y aura toujours un peuple ignorant,admirant ses oppresseurs et haïssant ses libérateurs Et cela parce qu' un esclave comprend bien mieux son maître, si cruel soit-il que son libérateur, car chaque esclave s'imagine très bien à la place de son maître, mais bien peu à la place d'un libérateur désintéressé.
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TipeeTipee   20 juin 2018
- Quelle idée ! s’étonna Roumata. Tu veux tous nous faire moines ? »
Le père Kin pressa ses mains l’une contre l’autre et fit un mouvement en avant.
« Laissez-moi vous expliquer, don Roumata », dit-il avec chaleur, après avoir passé la langue sur ses lèvres. « L’important est ailleurs. L’essentiel est dans les grandes lois d’un nouvel État : elles sont simples et elles sont au nombre de trois : une foi aveugle dans l’infaillibilité des lois, une soumission absolue à icelles, et également, la surveillance sans relâche de chacun par tous et vice versa.
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Vidéo de Arcadi Strougatski
Il est difficile d'être un dieu Bande Annonce du film Un film réalisé par Alexeï Guerman Date de sortie : 11 février 2015 Nationalité : Russe Titre original : Trudno Byt Bogom Genre : Science Fiction Il est difficile d'être un dieu Bande Annonce du film © 2014 - Capricci
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