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ISBN : 281123618X
Éditeur : Milady (13/03/2019)

Note moyenne : 4.43/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Le pédiatre nous a annoncé que Sam se situait dans la partie haute du spectre de l’autisme. Les moins atteints. Il a des difficultés de langage, redoute les interactions sociales, déteste le bruit, et devient agressif quand il a peur. Mais le message est clair : nous ne sommes pas à plaindre par rapport à d’autres parents.

Avant, Alex et Jody s’aimaient. Mais leur couple est mis à rude épreuve depuis la naissance de Sam. Leur fils, atteint d’autisme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Beli_LivreSaVie
  19 juillet 2019
C'est un roman dans lequel j'ai mi un peu de temps à lire, tout simplement car il évoque des thèmes forts et je savais que j'allais me sentir touchée par ma lecture. Il est aussi un de ces romans, que l'on ne lit pas pour se détendre, mais on est forcément confronté à bien des réalités en le lisant. Des réalités que l'auteur nous conte, tout en ayant vécu cette situation, il parle donc en toute connaissance de cause, et j'ai beaucoup apprécié sa plume et la façon dont il nous expose les émotions éprouvées à chaque moment de la vie de cette famille.
Un roman qui fait écho chez bien des parents, d'abord sans avoir d'enfants autistes, car les sentiments éprouvés par ce père sont le lot quotidien de tout parent. Mais on imagine alors son désarroi et son inquiétude accentués face à son enfant, qui a des réactions très marquées et là on se dit que c'est d'autant plus difficile. Il y a alors beaucoup de compassions à la lecture du récit de ce père, qui cherche comment gérer son enfant, mais aussi sa vie amoureuse qui fout le camp et le désastre de sa vie professionnelle. Quand est-il de cet homme qui se sent complètement paumé par rapport à la situation ?
Sam est un jeune enfant, qui cause tant d'inquiétudes à ses parents. Chacun d'eux a réagit de façons différentes à l'annonce de l'autisme de Sam, et ensuite à la façon de s'en occuper. Alex va un peu fuir, prétextant le travail toujours plus imposant pour ne pas avoir à se retrouver confronté à la réalité de ce que vit sa famille. Quand nous faisons sa connaissance, il fait une pause dans sa relation avec sa femme, il s'installe chez un pote. Mais sa situation désastreuse ne s'arrête pas là, il perd son travail peu de temps après. Sans logement, sans emploi, sans femme sur qui s'épauler, sa façon d'être avec son fils nous montrera le malaise et la peur qu'il éprouve à l'idée de de voir s'en occuper, ou plutôt à l'idée de devoir affronter une crise qu'il aura du mal à gérer. Ce papa est désespéré, il passera par différentes phases quand tout s'écroule, tandis que sa femme, elle semble trouver un meilleur équilibre sans lui, reprenant le travail, faisant des rencontres. Cela ne fait qu'accentuer son mal être.
C'est un jeu vidéo : Minecraft, qui leur permettra de trouver une sorte de terrain neutre et imaginaire, pour qu'ils puissent partager quelque chose sans que la relation père-fils ne soit remise en cause, ni évoquée. C'est dans ce monde, que Sam va développer un certain équilibre et se concentrer, sans avoir de crises, et c'est alors que son père pourra lui rejoindre pour construire, au sens propre du terme car c'est un jeu vidéo où l'on construit des choses, tout comme au sens figuré, car ils seront plus proches l'un de l'autre. Moi qui ne suis pas du tout jeux vidéos, j'ai beaucoup apprécié les descriptions du jeu, en parallèle à ce que vivaient les deux personnages en y jouant. Une sorte de complicité, un langage secret, partagé durant ces moments où on n'oublie que Sam peut être difficile à gérer, où Alex oublie lui-même qu'il doit être un père. Parce qu'en partageant ces moments avec lui, il créé quelque chose de particulier et ils peuvent ainsi tant partager, sans craintes et communiquer, ce qui représente beaucoup pour eux.
Vulnérabilité, culpabilité, ras le bol, tant d'émotions ressenties lorsque nous sommes parents, cela l'est d'autant plus quand votre enfant a des soucis qui ne lui permettent pas d'être intégré comme il se doit dans la société, et qui vous occasionne tant de difficultés dans la vie de tous les jours. Tels sont les sentiments éprouvés par ce papa, qui n'a pas su comment gérer son fils. Il cherchera tous les moyens possibles pour trouver un lien avec lui. Alex est le narrateur de ce roman, avoir le point de vue du papa, surtout quand celui-ci est mis en porte à faux par son manque d'agissements et d'implications est fort intéressant. On peut parfois se dire qu'il n'agit comme il se doit, mais il est et reste très impliqué toutefois, mais on ressent son désarrois car il ne sait pas comment s'y prendre d'où cette sensation de fuite.
Les combats que les parents d'enfants autistes mènent sont pour que leurs enfants puissent vivre comme les autres, et dans un environnement qui prendra en compte leurs « différences ». C'est un combat de tous les jours et de chaque instant, demandant aux parents beaucoup plus d'implications encore que quand nos enfants n'ont pas de soucis de ce genre. Il n'y a rien d'étonnant à constater que des parents puissent réagir différemment à l'impact que cela aura sur leur vie. Certains assumeront avec force ces différences, tandis que d'autres pourront avoir peur, ou ne se sentiront pas à la hauteur de la tâche. Rien n'est évident, et si par certains moments, on peut évoquer une certaine lâcheté, il est difficile de qualifier cette attitude ainsi, car c'est très déstabilisant de vivre de cette façon, avec le regard des autres et son enfant qu'il faut sans cesse épauler.
Un roman que j'ai pris le temps de lire, je ne l'ai pas lu d'une traite, je l'ai lu en prenant mon temps. J'ai beaucoup aimé découvrir la façon dont cette relation père-fils se développe, de voir qu'un adulte peut ressentir tellement d'émotions si éprouvantes face à son enfant. Et il y a toujours cette attention de faire les choses comme il le faut pour son enfant, sans commettre d'erreurs, un challenge dans lequel tout parent s'engage en faisant des enfants. Cela est d'autant plus difficile quand son enfant n'évolue pas comme les autres. C'est touchant de voir ce que chacun d'eux peut éprouver face à ce qu'ils vivent.
Lien : http://www.livresavie.com/le..
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Saiwhisper
  04 avril 2018
Il n’est jamais aisé d’aborder la thématique de l’autisme dans la littérature néanmoins, Keith Stuart, l’auteur, n’a pas eu besoin de chercher bien loin pour écrire ! En effet, il s’est inspiré de son vécu et de son quotidien, puisque son fils Zac est autiste… Le résultat est là : on a une très belle fiction inspirée de faits réels. Comme Alex avec le petit Sam, l’auteur a appris à communiquer, à accepter et à comprendre son enfant grâce à Minecraft. Les jeux vidéo (et plus spécialement Minecraft) ont joué un rôle majeur dans son foyer. De ce fait, il a proposé un roman retraçant cette aventure. On trouve ainsi des scènes dans le jeu (créatures, fabrications, projets de constructions, etc.) qui ponctuent le récit. Par ailleurs, l’auteur retranscrit à merveille les réactions de ses personnages, que ce soit du côté de Sam, Alex ou encore Jody. On voit à quel point le couple est perdu et manque de se rompre. En effet, Alex a toujours fait de son mieux pour travailler et subvenir aux besoins de sa famille, pendant que Jody, son épouse, s’occupait toute seule de Sam à la maison. Le couple n’arrive plus à échanger et à avancer. Sam est devenu le synonyme d’autisme ou de problèmes quotidiens et non d’un fils avec lequel on passe du temps. Ainsi, plusieurs choses les rongent… Avec une narration placée du côté du père, on va suivre l’évolution de cette famille qui évolue au fil des pages. C’est vraiment très intéressant et touchant ! Même si l'intrigue est différente, ce livre m'a rappelé « Ce n’est pas toi que j’attendais » de Fabien Toulmé.
L’auteur propose un récit plein de justesse et de sensibilité. Sa plume est simple et facile à suivre. Ces cinq cents pages défilent plutôt facilement. De plus, Keith Stuart alterne judicieusement entre les réflexions d’Alex, ses moments avec son fils, les phases de jeu et la progression de son couple. Il met également en avant les blessures du passé, le quotidien et l’avenir d’un enfant autiste, l'acceptation du handicap, le couple et les mauvaises passes que l’on peut traverser, ainsi que la relation père-fils… De premier abord, je reconnais ne pas avoir apprécié Alex. Comme sa femme, j’avais envie qu’il ouvre les yeux et cesse de fuir ses responsabilités en préférant tout laisser à Jody. Puis, progressivement, j’ai fini par m’attacher à ce papa qui a pris le temps d’écouter son fils et d’être avec lui malgré les crises… La régression est facile et malheureusement imprévisible, mais il va s’accrocher… Leur relation est vraiment belle, fragile et émouvante…
Bien que je savais que j’allais apprécier cet ouvrage, j’avais tout de même quelques craintes. Par exemple, j’avais peur que l’on tome dans le mélodrame ou que l’on propose un texte trop cliché. Ce ne fut pas le cas. On sent qu’il y a du vécu derrière ces chapitres et cela rend la lecture d’autant plus touchante. Je craignais également que le jeu prenne trop de place dans l’histoire. Même si j’ai déjà joué à Minecraft de façon occasionnelle, je suis loin de tout connaître sur le jeu ! Or, même un novice peut comprendre comment fonctionne le jeu. Alex n’y connaissant rien, on découvre la plateforme à ses côtés et on ne peut s’empêcher de sourire lorsque l’on découvre ses premières réactions ou lorsque l’on voit à quel point ce jeu est devenu une chose sur laquelle il passe du temps. Construire un bâtiment avec son fils, affronter des creepers ou des zombies, chercher des trésors, … Tout est correctement expliqué sans être lourd ou rébarbatif. Je suis donc très contente de cette lecture pleine d’émotions, d’espoir, d’amour, de réalisme et de sensibilité. Merci encore aux éditions Milady !
Lien : https://lespagesquitournent...
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se1ena
  21 mars 2018
*Avis sans spoilers*
Dans ce roman, nous suivons Alex, papa de Sam. Sam est autiste de haut niveau. Qu'est-ce que ça veut dire? Que Sam n'est pas Rain Man, mais un garçon de huit ans avec certaines difficultés sociales et relationnelles, certaines rigidités, une difficulté à gérer les émotions négatives et le flot d'informations et de stimuli qui nous entourent. Cependant, c'est un garçon comme les autres… ou presque. Mais Alex ne le voit pas ça. À force de naviguer entre les crises de violence et les explosions de colère, de marcher sur des oeufs avec son fils, faute de soutien adéquat, Alex en est venu à ne voir que l'autisme chez Sam. Pour lui, Sam est défini par l'autisme. Alors il se retire et s'éloigne de plus en plus, s'enfonçant dans le travail, refusant d'affronter ce qu'il considère comme un “problème”. S'en est trop pour sa femme, Jody, qui se retrouve à tout gérer seule. Elle le met donc à la porte.
À travers le récit, nous avons non seulement un aperçu de ce qu'Alex ressent, mais aussi de ce que Jody ressent, parce qu'Alex s'en rend bien compte. Et je dois avouer qu'au début, plus je tournais les pages, plus Alex m'était antipathique. J'avais envie de le secouer comme un prunier, de lui crier que c'était indigne d'un père de fuir son fils de la sorte… Bref, j'étais exactement dans le même état d'esprit que Jody.
Mais il faut continuer de lire pour comprendre. Comprendre l'angoisse qui étreint le coeur quand ils sentent une nouvelle explosion de violence venir. Comprendre comment le désarroi et l'incompréhension du parent son grands et prennent toute la place. Comprendre comment le jugement et le regard des autres parents est lourd. Parce que ces enfants n'ont pas “autiste” écrit dans le front. On commence aussi à comprendre ce qu'est le “deuil” de “l'enfant normal” et que derrière tout ça, il y a un père qui aime son fils plus que tout.
Quand le père et le fils se retrouvent à jouer à Minecraft, on assiste à l'ouverture de Sam aux autre et à l'ouverture d'Alex à Sam. Un début de communication aussi belle que fragile s'installe et la progression, jonchée de régression, nous fait vivre plein d'émotions. Alex découvre son fils sans, pour une fois, lui apposer une étiquette.
L'auteur a un fils autiste. Et cela transparaît dans sa manière d'écrire, de décrire et de raconter. La narration est vraie, émouvante, réaliste, sans tomber dans le mélo. Ce qu'on demande à un roman, c'est de nous faire vivre des émotions et le pari est gagné ici. Un sincère merci à NetGalley et à Bragelonne (Milady) de m'avoir permis de découvrir cette histoire d'amour d'un père pour son fils.
Vous trouverez un extrait à lire sur mon blog http://dansmabullelivresque.over-blog.com/2018/03/les-mondes-de-sam-par-keith-stuart.html
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LireEnBulles
  05 juin 2018
Keith Stuart est un spécialiste britannique de jeux vidéo et journaliste pour le Guardian depuis dix ans. Sa carrière il la débute dans le magazine Edge, avant de se lancer en freelance dans la culture des mordus des jeux pour les magazines PlayStation et PC Gamer, au début des années 2000. Marié et père de deux garçons, il apprend en 2012 que l'un d'eux, Zac, est atteint d'autisme. Lorsque Keith initie ses fils aux jeux vidéo, il se rend compte que ces moments de partage lui permet de communiquer avec Zac, renforçant ainsi les liens familiaux. En 2016 sort Les Mondes de Sam (A Boy Made of Blocks) inspiré de son histoire personnelle, dont la version française a été publié aux éditions Milady en mars dernier.
L'histoire raconte l'amour d'Alex, marié à Jody qu'il aime, mais qui a du mal à nouer un lien avec son fils Sam, huit ans et diagnostiqué autiste de « haut niveau ». C'est-à-dire que le petit garçon ne souffre pas de la forme la plus forte, mais présente des difficultés sociales et relationnelles, et a du mal à gérer ses émotions. Mais pour Alex c'est tout un pan de sa vie qui s'écroule, il finit par ne plus voir que l'autisme chez son fils et pas le petit être derrière. Fuyant ses responsabilités, et laissant sa femme supporter seule cette épreuve, la séparation avec Jody devient inévitable. Alex trouvera alors refuge chez son meilleur ami Dan, un brin immature, et dormira sur son canapé. Devant tout de même s'occuper de son fils de temps en temps, et décide de l'initier au jeu Minecraft sur XBox, provoquant un éveil chez le petit Sam, où une nouvelle relation entre eux va naître.
Les Mondes de Sam m'a très vite rappelé mes lectures de Wonder par R.J. Palacio [mon avis ici] ou encore Où on va papa ? de Jean-Louis Fournier, ayant des enfants autistes au coeur du récit ainsi que la vie de famille et le quotidien qui les entoure. Et que ce soit ces deux-ci ou le livre de Keith Stuart, le spectre des émotions est exploré de manière humaine et réellement touchante. Si au départ la réaction d'Alex face à la maladie de son fils révolte, on est amené à se demander si dans un tel cas nous n'aurions pas été dépassé par la situation. On a beau se dire que l'on n'aurait jamais réagi de la même façon que le personnage, nous ne pouvons en être certains qu'en étant confronté à cette même réalité. Rude, douloureuse et imprévisible sont les mots que l'on pourrait donner à une épreuve de cette envergure. Alex n'est pas non plus idiot, non, il est conscient du fait qu'il n'arrive pas surmonter ce qui se passe.
Le rythme du récit est assez linéaire et c'est un bon point. Les changements se font petit à petit comme dans la vie, lui donnant cette attache que l'on possède nous aussi face à un obstacle que l'on qualifie d'insurmontable. En se lançant dans le jeu Minecraft avec Sam, Alex se voit offrir une chance de repartir sur des bases nouvelles avec son fils. L'aventure qui les attend en construisant un univers imaginaire fait de briques est un moyen thérapeutique en quelque sorte pour Alex. Petit à petit il prend conscience que la maladie n'est pas ce qui définit son fils, et que du haut de ses huit ans Sam est bien plus qu'une simple personne sensible aux bruits, au changement, etc. le garçon ne trouve pas une cure à sa situation mais un moyen de communiquer avec les autres et à se faire des amis aussi bien dans le monde fictif que réel. C'est un processus long, mais tellement beau à voir.
Bien sûr le chemin pour arriver là où ils se doivent d'êtres n'est pas des plus simples. Nous aurons l'occasion d'en apprendre plus sur le passé d'Alex, apportant une nouvelle vision de lui. Les autres personnages ne sont pas en reste bien entendu. L'auteur prend le temps de les faire avancer également, que ce soit la mère de famille Jody, le meilleur ami, ou les amis du couple. le couple que forment Alex et Jody est déconstruit pour mieux se reconstruire et repartir sur des bases solides où la communication est très importante. Parfois même plus qu'entre un autre couple. Les petites victoires de Sam et de chacun réchauffent le coeur.
Le style de Keith Stuart est honnête, sensible et sans artifices. En s'inspirant de son expérience l'auteur rend le récit authentique à la lecture, et lui permet certainement d'exorciser ses “vieux démons” par le biais d'Alex. Comme évoqué au début de la chronique, les émotions sont nombreuses, et si certains moments émouvants set difficiles, c'est avant tout un sentiment de feel good qui l'emporte. La lecture est fluide et permet une immersion très facile. Les parties Minecraft apportent un réel plus au récit qui devient très imagé pour le coup. Personnellement je n'y ai jamais joué, mais cela donne envie de s'y intéresser, je l'avoue. L'excitation du père face à ces échanges avec son fils sont attendrissant à lire. La peur et l'incertitude du début laissent doucement place à l'amour, nous faisant passer un moment plus qu'agréable. L'édition de Milady et la traduction sont très correctes. La couverture bleutée travaillée avec les silhouettes représentant le père et le fils construisant le titre en jaune est une idée vraiment chouette.
En conclusion, Les Mondes de Sam est une lecture sensible et juste du point de vue émotionnel. Sam est un petit garçon amusant et unique comme n'importe quel autre enfant malgré son handicap. En faisant sa connaissance, le lecteur se retrouve à réfléchir sur sa propre vision de cette différence souvent mal jugé aussi bien par les proches, les amis ou les inconnus. Keith Stuart a donné vie à un roman alimenté par la force de ses personnages habités par le doute et une détresse profonde. Une lecture que je ne peux que vous recommander tant expérience vous émouvra.
Lien : https://lireenbulles.wordpre..
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coquinnette1974
  11 mai 2018
Les mondes des Sam de Keith Stuart m'a été envoyé par les éditions Milady et net galley.
Sam est un jeune autiste, il a des difficultés de langage, redoute les interactions sociales, déteste le bruit, et devient agressif quand il a peur. Mais il est dans la partie haute de la maladie, il y a plus atteint que lui.
Alex et Jodie s'aimaient.. avant l'arrivée de Sam et l'arrivée de la maladie ! Alex ne voit que les mauvais cotés de son fils, que la maladie présente en lui...
Jodie et Alex se sépare, laissant Alex totalement désemparé quand il doit s'occuper de Sam...
Mais un jeu vidéo pourrait changer les contacts entre le père et son fils...
C'est tout à fait le genre de roman que j'apprécie et je suis ravie de ma lecture :)
Je trouve l'histoire vraiment bien ficelée, avec des personnages très intéressants. L'auteur a lui même un fils autiste, et on sent qu'il connait bien le sujet !
C'est très réaliste, pas larmoyant et même positif. Nous avons ici un très bon roman, captivant, et que je recommande chaudement.
Je mets un gros cinq étoiles :)
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
LirepareloraLireparelora   14 mars 2018
J'ai un secret à vous confier sur le chagrin. C'est un peu un secret de Polichinelle car tous ceux qui en ont fait l'expérience savent que c'est vrai, mais je vais vous le dire quand même. Le chagrin ne s'en va jamais vraiment. Le temps ne guérit pas. Pas tout. Après quelques mois, quelques années peut-être, le chagrin se retire dans les coins sombres de votre esprit mais il y restera tapi pour toujours. Il s'infiltrera dans tout ce que vous ferez ou ressentirez ; Il vous sautera dessus quand vous ne vous y attendez pas. in vous hantera dans votre sommeil.
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SaiwhisperSaiwhisper   04 avril 2018
Si le bonheur était aussi simple, on l’aurait tous. On souscrirait en ligne. On téléchargerait l’appli. Le coût n’aurait pas d’importance. On serait prêt à mettre n’importe quel prix.
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JennDidiJennDidi   27 janvier 2019
Je jette mon sac par terre avant de m’affaler dans le fauteuil de bureau, à côté de l’ordinateur. Pendant un moment, j’ai envie de l’allumer pour envoyer un mail à Jody, mais je me contente de regarder par la fenêtre. Que pourrais-je lui écrire ? « Coucou Jody, désolé d’avoir foutu notre mariage en l’air. Tu veux bien oublier les cinq dernières années ? LOL. »
En vérité, je ne sais même plus comment lui parler, et encore moins lui écrire. Nous avons passé la totalité de notre vie maritale à nous faire du souci pour Sam : ses colères, son mutisme, les jours où il nous crie dessus, ceux où il se réfugie dans son lit et refuse tout contact. Des jours et des jours, qui se transforment en mois, à essayer d’anticiper la prochaine crise. Et pendant que nous tentions de faire face, ce que nous avions en commun s’étiolait.
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SaiwhisperSaiwhisper   04 avril 2018
- Je ne sais pas comment, dis-je enfin. Je veux dire, peut-être que si je trouve un boulot, que je commence quelque chose de nouveau…
- Non, écoute, tu as déjà un boulot, rétorque Dan. Un boulot très important. Alex, ton travail, c’est d’apprendre à connaître ton fils. Oublie tout le reste, oublie le taf, oublie Georges pendant un moment. C’est ça que tu dois faire.
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LadoryquilitLadoryquilit   10 avril 2018
Quand on perd quelqu'un, le chagrin vous revient comme une crue soudaine qui arrache toutes vos défenses. On fait alors ce qu'on peut. On se cramponne à ce qu'on a pour s'en sortir.
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