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Critiques sur Les mondes de Sam (13)
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coquinnette1974
  11 mai 2018
Les mondes des Sam de Keith Stuart m'a été envoyé par les éditions Milady et net galley.
Sam est un jeune autiste, il a des difficultés de langage, redoute les interactions sociales, déteste le bruit, et devient agressif quand il a peur. Mais il est dans la partie haute de la maladie, il y a plus atteint que lui.
Alex et Jodie s'aimaient.. avant l'arrivée de Sam et l'arrivée de la maladie ! Alex ne voit que les mauvais cotés de son fils, que la maladie présente en lui...
Jodie et Alex se sépare, laissant Alex totalement désemparé quand il doit s'occuper de Sam...
Mais un jeu vidéo pourrait changer les contacts entre le père et son fils...
C'est tout à fait le genre de roman que j'apprécie et je suis ravie de ma lecture :)
Je trouve l'histoire vraiment bien ficelée, avec des personnages très intéressants. L'auteur a lui même un fils autiste, et on sent qu'il connait bien le sujet !
C'est très réaliste, pas larmoyant et même positif. Nous avons ici un très bon roman, captivant, et que je recommande chaudement.
Je mets un gros cinq étoiles :)
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Saiwhisper
  04 avril 2018
Il n’est jamais aisé d’aborder la thématique de l’autisme dans la littérature néanmoins, Keith Stuart, l’auteur, n’a pas eu besoin de chercher bien loin pour écrire ! En effet, il s’est inspiré de son vécu et de son quotidien, puisque son fils Zac est autiste… Le résultat est là : on a une très belle fiction inspirée de faits réels. Comme Alex avec le petit Sam, l’auteur a appris à communiquer, à accepter et à comprendre son enfant grâce à Minecraft. Les jeux vidéo (et plus spécialement Minecraft) ont joué un rôle majeur dans son foyer. De ce fait, il a proposé un roman retraçant cette aventure. On trouve ainsi des scènes dans le jeu (créatures, fabrications, projets de constructions, etc.) qui ponctuent le récit. Par ailleurs, l’auteur retranscrit à merveille les réactions de ses personnages, que ce soit du côté de Sam, Alex ou encore Jody. On voit à quel point le couple est perdu et manque de se rompre. En effet, Alex a toujours fait de son mieux pour travailler et subvenir aux besoins de sa famille, pendant que Jody, son épouse, s’occupait toute seule de Sam à la maison. Le couple n’arrive plus à échanger et à avancer. Sam est devenu le synonyme d’autisme ou de problèmes quotidiens et non d’un fils avec lequel on passe du temps. Ainsi, plusieurs choses les rongent… Avec une narration placée du côté du père, on va suivre l’évolution de cette famille qui évolue au fil des pages. C’est vraiment très intéressant et touchant ! Même si l'intrigue est différente, ce livre m'a rappelé « Ce n’est pas toi que j’attendais » de Fabien Toulmé.

L’auteur propose un récit plein de justesse et de sensibilité. Sa plume est simple et facile à suivre. Ces cinq cents pages défilent plutôt facilement. De plus, Keith Stuart alterne judicieusement entre les réflexions d’Alex, ses moments avec son fils, les phases de jeu et la progression de son couple. Il met également en avant les blessures du passé, le quotidien et l’avenir d’un enfant autiste, l'acceptation du handicap, le couple et les mauvaises passes que l’on peut traverser, ainsi que la relation père-fils… De premier abord, je reconnais ne pas avoir apprécié Alex. Comme sa femme, j’avais envie qu’il ouvre les yeux et cesse de fuir ses responsabilités en préférant tout laisser à Jody. Puis, progressivement, j’ai fini par m’attacher à ce papa qui a pris le temps d’écouter son fils et d’être avec lui malgré les crises… La régression est facile et malheureusement imprévisible, mais il va s’accrocher… Leur relation est vraiment belle, fragile et émouvante…

Bien que je savais que j’allais apprécier cet ouvrage, j’avais tout de même quelques craintes. Par exemple, j’avais peur que l’on tome dans le mélodrame ou que l’on propose un texte trop cliché. Ce ne fut pas le cas. On sent qu’il y a du vécu derrière ces chapitres et cela rend la lecture d’autant plus touchante. Je craignais également que le jeu prenne trop de place dans l’histoire. Même si j’ai déjà joué à Minecraft de façon occasionnelle, je suis loin de tout connaître sur le jeu ! Or, même un novice peut comprendre comment fonctionne le jeu. Alex n’y connaissant rien, on découvre la plateforme à ses côtés et on ne peut s’empêcher de sourire lorsque l’on découvre ses premières réactions ou lorsque l’on voit à quel point ce jeu est devenu une chose sur laquelle il passe du temps. Construire un bâtiment avec son fils, affronter des creepers ou des zombies, chercher des trésors, … Tout est correctement expliqué sans être lourd ou rébarbatif. Je suis donc très contente de cette lecture pleine d’émotions, d’espoir, d’amour, de réalisme et de sensibilité. Merci encore aux éditions Milady !
Lien : https://lespagesquitournent...
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se1ena
  21 mars 2018
*Avis sans spoilers*

Dans ce roman, nous suivons Alex, papa de Sam. Sam est autiste de haut niveau. Qu'est-ce que ça veut dire? Que Sam n'est pas Rain Man, mais un garçon de huit ans avec certaines difficultés sociales et relationnelles, certaines rigidités, une difficulté à gérer les émotions négatives et le flot d'informations et de stimuli qui nous entourent. Cependant, c'est un garçon comme les autres… ou presque. Mais Alex ne le voit pas ça. À force de naviguer entre les crises de violence et les explosions de colère, de marcher sur des oeufs avec son fils, faute de soutien adéquat, Alex en est venu à ne voir que l'autisme chez Sam. Pour lui, Sam est défini par l'autisme. Alors il se retire et s'éloigne de plus en plus, s'enfonçant dans le travail, refusant d'affronter ce qu'il considère comme un “problème”. S'en est trop pour sa femme, Jody, qui se retrouve à tout gérer seule. Elle le met donc à la porte.

À travers le récit, nous avons non seulement un aperçu de ce qu'Alex ressent, mais aussi de ce que Jody ressent, parce qu'Alex s'en rend bien compte. Et je dois avouer qu'au début, plus je tournais les pages, plus Alex m'était antipathique. J'avais envie de le secouer comme un prunier, de lui crier que c'était indigne d'un père de fuir son fils de la sorte… Bref, j'étais exactement dans le même état d'esprit que Jody.

Mais il faut continuer de lire pour comprendre. Comprendre l'angoisse qui étreint le coeur quand ils sentent une nouvelle explosion de violence venir. Comprendre comment le désarroi et l'incompréhension du parent son grands et prennent toute la place. Comprendre comment le jugement et le regard des autres parents est lourd. Parce que ces enfants n'ont pas “autiste” écrit dans le front. On commence aussi à comprendre ce qu'est le “deuil” de “l'enfant normal” et que derrière tout ça, il y a un père qui aime son fils plus que tout.

Quand le père et le fils se retrouvent à jouer à Minecraft, on assiste à l'ouverture de Sam aux autre et à l'ouverture d'Alex à Sam. Un début de communication aussi belle que fragile s'installe et la progression, jonchée de régression, nous fait vivre plein d'émotions. Alex découvre son fils sans, pour une fois, lui apposer une étiquette.

L'auteur a un fils autiste. Et cela transparaît dans sa manière d'écrire, de décrire et de raconter. La narration est vraie, émouvante, réaliste, sans tomber dans le mélo. Ce qu'on demande à un roman, c'est de nous faire vivre des émotions et le pari est gagné ici. Un sincère merci à NetGalley et à Bragelonne (Milady) de m'avoir permis de découvrir cette histoire d'amour d'un père pour son fils.

Vous trouverez un extrait à lire sur mon blog http://dansmabullelivresque.over-blog.com/2018/03/les-mondes-de-sam-par-keith-stuart.html
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BMSierre
  17 décembre 2018
Vous avez perdu un être cher, un frère ? Vous avez eu un enfant en situation de handicap, un autiste ? Vous vous êtes séparé d'avec votre conjoint ? Oui, non. Peut-être qu'en lisant ce livre vous allez mesurer la gravité de la souffrance dans ces situations additionnées. Parce que l'auteur décrit et définit son parcours de père dans ce chemin de souffrances. Et pourtant, au milieu de cette épreuve, il arrive enfin à communiquer avec son fils autiste et à affronter le deuil de son frère. Comment ? En jouant à un jeu vidéo...Un joli conte qui vous réconciliera avec l'ère numérique ! Une histoire prenante écrite avec légèreté et humour. Pourtant dans toute sa réalité…MG
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Lireparelora
  23 mars 2018
Ma vie a fait que j'ai eu l'occasion de travailler avec des enfants autistes. Entre les informations que j'ai pu grapiller sur l'autisme et ce que j'ai pu tirer de mes rencontres, je reste une personne sensible face à ce trouble.Il y a quelques mois, je lisais A l'intérieur de Jodi Picoult que je trouvais trop manichéen. En ouvrant Les Mondes de Sam, j'avais peur, notamment à cause de son étiquette « roman destiné à la jeunesse ».

Finalement, ce roman est très juste et avec plusieurs niveaux de lecture. Les plus grands entendront aisément qu'il n'y a pas qu'une forme d'autisme. Grâce à l'écriture fluide et accessible, les plus jeunes pourront lire Les mondes de Sam réfléchir à la fois sur le handicap et sur leur relation à leurs parents.

Tous les personnages sont extrêmement attachants. Grâce à Sam et ses parents, le lecteur peut mieux comprendre les difficultés des uns et des autres. Quand on est parent, il est difficile de se mettre à la place d'Alex. Dans un premier temps, on ne peut que rêver de le claquet tant il fuit son fils. Quant à Jody, la mère, comment ne pas être de son côté alors qu'elle semble tout faire pour pousser son fils vers le haut ? Rapidement, on comprend vite que c'est plus compliqué que cela lorsqu'on a un enfant différent. Il faut l'accepter. Il faut comprendre. Il faut trouver le soutien. Il faut trouver les ressources pour se battre. Il faut trouver les ressources pour aller de l'avant. Au fur et à mesure, on découvre les points forts et les défauts des uns et des autres et on les appréhende autrement. Jody n'est plus la mère courage et Alex le père défaitiste. Ce n'est pas aussi manichéen. Ils sont humains, touchants et attachants. Comme Sam. Les troubles autistiques feront toujours partie de lui. Il ne pourra jamais tout compenser. La compensation l'amènera toujours à craquer à un moment ou à un autre. Mais il est toujours possible de faire des choses, d'avancer parfois contre soi (mais pour soi) pour atteindre un objectif. En se passionnant pour Minecraft, Sam va arriver à s'ouvrir un peu aux autres et à faire quelques chose qui semblait inimaginable pour son entourage. Il le fera peut-être qu'une fois dans sa vie mais cette victoire peut en amener d'autres.

Très rapidement, on sent que Keith Stuart maîtrise ses sujets. En effet, il travaille dans le domaine des jeux vidéos et son propre fils est touché par l'autisme.


« La vie est une aventure, pas une promenade. C'est pour ça que c'est difficile. »
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PopcornandGibberish
  14 mai 2018
Les mondes de Sam est un roman feel-good qui met en avant le thème de l'autisme ainsi que la relation difficile entre un père et un fils. Sans l'attendre particulièrement, j'étais curieuse de le lire et de découvrir cette histoire qui sentait l'émotion à plein nez.

D'emblée, je me dois de vous annoncer qu'il a été difficile d'apprécier le roman à son début. J'avais envie de crier sur Alex, le papa de Sam, assez souvent. Je m'explique ! Alex se fait virer de chez lui, de son boulot, et « OH MON DIEU, MON ENFANT EST UN AUTISTE ! » .. Voilà bien la moitié du roman avant que Monsieur se bouge les fesses et décide de s'impliquer un peu plus dans la vie de son fils. Oui parce que Monsieur, ça ne le dérange pas que Jody, sa femme, s'occupe de son fils H24, mais dès qu'il doit le garder 5 minutes, il en est à avoir des sueurs froides. Et moi, ça me gêne. Ça me gêne parce que même si avoir un enfant autisme est difficile (je ne remet certainement pas en cause la maladie), un enfant ça se fait à deux et je pars du principe que ça s'assume à deux. CQFD. Bon, on lui pardonnera tout de même : il a des remords et il veut bien faire par la suite. OUF.

Bref, excusez-moi de cet égarement parce que malgré tout le roman est super chouette et que je ne voudrais pas vous dégoûter dès les premières lignes. Donc vous avez le topo de l'homme-looser qui va devoir se bouger les fesses pour remettre de l'ordre dans sa vie et cela va passer par créer une relation avec Sam. Sam qui du haut de ses 8 ans est super méga choupi. Oui, il n'aime pas l'imprévu, le bruit, les interactions sociales mais ce petit est juste merveilleux. Tout le long du roman, il va se montrer courageux, passionné et hyper attachant.

Une galerie de personnages gravite autour de nos héros : Jodie évidemment, mais aussi Dan, le meilleur ami d'Alex, Emma, la soeur d'Alex qui fuit sa famille ou encore Clare et Matt, le couple d'ami (presque) parfait. Et en les découvrant, on s'aperçoit que ce n'est pas seulement Alex qui a des soucis, mais bien toutes ces personnes et chacun va se reconstruire, se redécouvrir dans ce récit.

Mais évidemment, ce que j'ai trouvé de plus touchant c'est la relation entre Alex et Sam qui va se nouer grâce à Minecraft. Ce jeu aide Sam à se concentrer et lui permet de dialoguer plus facilement avec son père. Alex va apprendre plein de chose sur son fils, chose qu'il ne soupçonnait même pas et qui lui montrera que Sam reste un enfant avec des rêves et des envies.

Globalement, j'ai beaucoup aimé ce roman malgré le début où Alex avait tendance à beaucoup se plaindre. J'ai aussi beaucoup apprécié que Keith Stuart ne nous prenne pas pour des courges en matière de jeu vidéo (bon le monsieur est journaliste JV, il ne va pas diaboliser le médium..) et comment Minecraft va réussir à nouer une relation entre Alex et Sam. A découvrir !


Lien : https://popcornandgibberish...
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DeboDebby
  09 mai 2019
Très beau roman sur la relation entre un père et son fils et comment en tant que parent on essaie de gérer la maladie notamment l'autisme de notre enfant.
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LireEnBulles
  05 juin 2018
Keith Stuart est un spécialiste britannique de jeux vidéo et journaliste pour le Guardian depuis dix ans. Sa carrière il la débute dans le magazine Edge, avant de se lancer en freelance dans la culture des mordus des jeux pour les magazines PlayStation et PC Gamer, au début des années 2000. Marié et père de deux garçons, il apprend en 2012 que l'un d'eux, Zac, est atteint d'autisme. Lorsque Keith initie ses fils aux jeux vidéo, il se rend compte que ces moments de partage lui permet de communiquer avec Zac, renforçant ainsi les liens familiaux. En 2016 sort Les Mondes de Sam (A Boy Made of Blocks) inspiré de son histoire personnelle, dont la version française a été publié aux éditions Milady en mars dernier.

L'histoire raconte l'amour d'Alex, marié à Jody qu'il aime, mais qui a du mal à nouer un lien avec son fils Sam, huit ans et diagnostiqué autiste de « haut niveau ». C'est-à-dire que le petit garçon ne souffre pas de la forme la plus forte, mais présente des difficultés sociales et relationnelles, et a du mal à gérer ses émotions. Mais pour Alex c'est tout un pan de sa vie qui s'écroule, il finit par ne plus voir que l'autisme chez son fils et pas le petit être derrière. Fuyant ses responsabilités, et laissant sa femme supporter seule cette épreuve, la séparation avec Jody devient inévitable. Alex trouvera alors refuge chez son meilleur ami Dan, un brin immature, et dormira sur son canapé. Devant tout de même s'occuper de son fils de temps en temps, et décide de l'initier au jeu Minecraft sur XBox, provoquant un éveil chez le petit Sam, où une nouvelle relation entre eux va naître.

Les Mondes de Sam m'a très vite rappelé mes lectures de Wonder par R.J. Palacio [mon avis ici] ou encore Où on va papa ? de Jean-Louis Fournier, ayant des enfants autistes au coeur du récit ainsi que la vie de famille et le quotidien qui les entoure. Et que ce soit ces deux-ci ou le livre de Keith Stuart, le spectre des émotions est exploré de manière humaine et réellement touchante. Si au départ la réaction d'Alex face à la maladie de son fils révolte, on est amené à se demander si dans un tel cas nous n'aurions pas été dépassé par la situation. On a beau se dire que l'on n'aurait jamais réagi de la même façon que le personnage, nous ne pouvons en être certains qu'en étant confronté à cette même réalité. Rude, douloureuse et imprévisible sont les mots que l'on pourrait donner à une épreuve de cette envergure. Alex n'est pas non plus idiot, non, il est conscient du fait qu'il n'arrive pas surmonter ce qui se passe.

Le rythme du récit est assez linéaire et c'est un bon point. Les changements se font petit à petit comme dans la vie, lui donnant cette attache que l'on possède nous aussi face à un obstacle que l'on qualifie d'insurmontable. En se lançant dans le jeu Minecraft avec Sam, Alex se voit offrir une chance de repartir sur des bases nouvelles avec son fils. L'aventure qui les attend en construisant un univers imaginaire fait de briques est un moyen thérapeutique en quelque sorte pour Alex. Petit à petit il prend conscience que la maladie n'est pas ce qui définit son fils, et que du haut de ses huit ans Sam est bien plus qu'une simple personne sensible aux bruits, au changement, etc. le garçon ne trouve pas une cure à sa situation mais un moyen de communiquer avec les autres et à se faire des amis aussi bien dans le monde fictif que réel. C'est un processus long, mais tellement beau à voir.

Bien sûr le chemin pour arriver là où ils se doivent d'êtres n'est pas des plus simples. Nous aurons l'occasion d'en apprendre plus sur le passé d'Alex, apportant une nouvelle vision de lui. Les autres personnages ne sont pas en reste bien entendu. L'auteur prend le temps de les faire avancer également, que ce soit la mère de famille Jody, le meilleur ami, ou les amis du couple. le couple que forment Alex et Jody est déconstruit pour mieux se reconstruire et repartir sur des bases solides où la communication est très importante. Parfois même plus qu'entre un autre couple. Les petites victoires de Sam et de chacun réchauffent le coeur.

Le style de Keith Stuart est honnête, sensible et sans artifices. En s'inspirant de son expérience l'auteur rend le récit authentique à la lecture, et lui permet certainement d'exorciser ses “vieux démons” par le biais d'Alex. Comme évoqué au début de la chronique, les émotions sont nombreuses, et si certains moments émouvants set difficiles, c'est avant tout un sentiment de feel good qui l'emporte. La lecture est fluide et permet une immersion très facile. Les parties Minecraft apportent un réel plus au récit qui devient très imagé pour le coup. Personnellement je n'y ai jamais joué, mais cela donne envie de s'y intéresser, je l'avoue. L'excitation du père face à ces échanges avec son fils sont attendrissant à lire. La peur et l'incertitude du début laissent doucement place à l'amour, nous faisant passer un moment plus qu'agréable. L'édition de Milady et la traduction sont très correctes. La couverture bleutée travaillée avec les silhouettes représentant le père et le fils construisant le titre en jaune est une idée vraiment chouette.

En conclusion, Les Mondes de Sam est une lecture sensible et juste du point de vue émotionnel. Sam est un petit garçon amusant et unique comme n'importe quel autre enfant malgré son handicap. En faisant sa connaissance, le lecteur se retrouve à réfléchir sur sa propre vision de cette différence souvent mal jugé aussi bien par les proches, les amis ou les inconnus. Keith Stuart a donné vie à un roman alimenté par la force de ses personnages habités par le doute et une détresse profonde. Une lecture que je ne peux que vous recommander tant expérience vous émouvra.
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Ladoryquilit
  17 avril 2018
Depuis la naissance de Sam, l'amour entre Alex et Jody est mis à rude épreuve. Sam est autiste, et même si pour le pédiatre, il se situe dans la partie haute du spectre de l'autisme, le jeune garçon a des difficultés de langage, déteste le bruit, redoute les interactions sociales et peu même devenir agressif quand il a peur. Alex a tendance à fuir ses responsabilités de père, à fuir un peu son garçon en se plongeant le plus possible dans son travail, mais condamne ainsi Jody a tout porter sur ses épaules. Mais un jour Alex se retrouve au chômage, se retrouve à dormir dans le canapé de son meilleur ami Dan, et surtout à devoir assumer seul certains jours la garde de son fils. Sam va alors l'initier au jeu Minecraft et entre le père et le fils ce monde à créer dans un jeu vidéo va vite leur permettre de se créer leur propre monde et une nouvelle relation.

La couverture, le résumé, le thème abordé, tout était réuni pour que je découvre absolument Les mondes de Sam de Keith Stuart. Et je vous le dis dès maintenant, n'hésitez pas un seul instant à découvrir ce roman.

L'autisme est toujours un sujet délicat pour en faire le fil rouge d'un roman. Ici, Keith Stuart s'est inspiré de sa propre vie et de son quotidien avec son fils autiste. Les mondes de Sam a donc cette part de vérité et de sincérité qu'il est parfois nécessaire pour écrire sur de tels sujets. Ainsi cette relation que noue Alex et Sam grâce à Minecraft ou les difficultés que rencontre Alex dans son rôle de père sont d'autant plus touchantes. L'auteur retranscrit parfaitement les réactions et le quotidien de chacun de ses personnages.

Écrit du point de vue d'Alex, ce roman nous montre donc pas à pas quelle relation, le père et le fils ont pu se construire grâce à Minecraft, mais pas que. Les mondes de Sam montre également comment ce jeu a pu aider Sam à s'ouvrir aux autres, à partager de vraies émotions et à oser se confronter même au monde autour de lui. Ce livre, c'est aussi la difficulté entre deux parents à gérer leur enfant autiste, à s'écouter l'un l'autre, à se comprendre surtout et à nouer une nouvelle relation en prenant en compte Sam dans l'équation. On assiste aussi bien à l'évolution de Sam, mais aussi à celle d'Alex, à ce papa qui finit par réussir à se déculpabiliser, par réussir à aller de l'avant en oubliant le passé et comprendre vraiment son fils.

Les mondes de Sam est un livre vraiment touchant. Keith Stuart a une écriture juste, sensible et on sent qu'il se livre également un peu à travers l'histoire d'Alex et Sam. le roman amène le lecteur aussi à réfléchir sur cette notion de handicap et de différence. Les moments de doute et de peur, succèdent aux moments sensibles et touchants avec les petites et grandes victoires du quotidien avec Sam. Et surtout, tout est toujours teinté d'amour et rien ne tombe dans le mélo. Nous ressentons tout cela au fil de notre lecture, à mesure que notre attachement pour cette famille ne cesse de s'accroître et on est plus d'une fois ému au fil de ces pages.

Je ne peux que vous conseiller de lire Les mondes de Sam de Keith Stuart. Ce livre est d'une telle justesse et d'une sensibilité qui touche profondément. Vous ferez la connaissance de Sam, ce petit garçon autiste si attachant qui nous émeut au fur et à mesure que Minecraft l'aide à s'ouvrir aux autres, vous ferez aussi la connaissance de Jody cette maman qui a toujours tout fait pour son fils, mais qui est aujourd'hui dépassé par cela, et vous ferez donc aussi la connaissance d'Alex ce papa qui se remet en question et qui se redécouvre à mesure que sa relation avec son fils prend un tout autre tournant. Un roman où l'amour filial finalement reste plus fort que tout.

Les mondes de Sam de Keith Stuart est disponible aux Éditions Milady.

Lien : http://ladoryquilit.blogspot..
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JennDidi
  27 janvier 2019
Une ode à l'espoir et surtout un livre qui fait du bien, Les mondes de Sam est un roman qui nous tient en haleine et qui joue avec nos émotions. La fin, superbement écrite, arrivera même peut-être à vous émouvoir jusqu'aux larmes ! Mais attention, malgré le sujet difficile et l'émotion brute, Keith Stuart réussit surtout à nous faire rire. Oui, l'humour est bien présent malgré des situations désarmantes et c'est bien là le plus gros point fort de ce livre, arriver à parler d'un sujet difficile tout en le dédramatisant. Bravo à l'auteur.
Lien : http://smallthings.fr/lespet..
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