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EAN : 9782815935777
L'Aube (02/01/2020)
3.83/5   43 notes
Résumé :
Dans la communauté très unie du Paradis, un bidonville délabré caché au milieu des gratte-ciels luxueux de Bangalore, cinq jeunes filles à l'aube de l'âge adulte forgent des liens indestructibles.
Musulmanes, chrétiennes, hindoues, homosexuelles ou hétérosexuelles, toutes pleines de vie, ces filles s'aiment, s'acceptent sans réserve et partagent le peu qu'elles possèdent. Jeunes femmes marginalisées, elles sont déterminées à se transcender.
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Bazart
  19 mai 2020
Le Paradis, c'est le nom un peu ironique qu'on donne au bidonville de Bangalore, au sud de l'Inde. Là, dans ce quartier où la misère de ses habitants cotoie les saveurs des mets épicés et les couleurs des habitations, vivent 5 jeunes femmes soudées et terriblement attachantes : Deepa, Joy, Rukshana, Banu et Padma,
Quand les bulldozers arrivent pour raser le Paradis afin de construire un centre commercial, nos 5 héroïnes vont faire preuve d'esprit et de solidarité pour trouver un moyen de rester collée à leur Paradis.
On pense un peu au récent film Made in Bangladesh ( chroniqué ici même) qui se déroulait non pas en Inde mais dans son pays voisin mais qui développait le même lien de sororité évidentes entre des jeunes femmes prêtes à tous les stratagèmes pour lutter contre le capitalisme et les mastodontes souvent dominées par les hommes.
Mathangi Subramanian, rend un vibrant hommage à ces femmes hautes en couleur, courageuses et qui ne rompent jamais malgré les épreuves. On suit avec passion le combat de Banu, Deepa,et des autres pour rester dans le lieu où elles sont été élevées même si le dit lieu est un bidonville.
Un hommage universel, chaleureux et jamais larmoyant à la force des femmes du monde porté par un optimisme qui fait du bien.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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TiboLexie
  10 février 2021
Un miracle !
Posséder ce livre est un miracle. Je l'avais repéré sur Twitter et plusieurs fois partagé les belles critiques à son sujet. J'attendais que l'une des bibliothèques de ma ville l'achète afin de pouvoir l'emprunter.
Et voilà que je découvre par hasard qu'il est dans la masse critique de janvier. Je tente ma chance et je suis sélectionnée. Aussi, je commence sans trainer ma lecture pour me retrouver tout de suite en Inde, sur "les toits du Paradis".
Et pourtant !
Nous sommes dans un bidonville, avec toutes les problématiques socio-sanitaires que cela implique. Il émane néanmoins un concentré d'espérance et de force dans le propos. Ainsi, face à un quotidien incertain et à des moeurs sociales qui les désavantagent, des jeunes filles trouvent l'énergie nécessaire pour ne pas se laisser anéantir.
On assite alors à une succession de scènes de vie, mettant en exergue la solidarité et la clairvoyance de ces battantes alors qu'un bulldozer menace de démolir "leurs toits". Il ignore qu'il aura affaire à des anges déterminés.
A la fois optimiste et réaliste, ce roman de Mathangi Subramanian est une divine surprise.
Merci à la Masse Critique Babelio et aux éditions de l'Aube pour cette découverte.
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mumuboc
  02 janvier 2020
"C'est une chose d'inventer des histoires pour sauver les autres. C'en est une autre d'écrire une histoire pour se sauver soi-même. (p319)"
A l'image de la couverture c'est dans un univers coloré et aux multiples facettes que nous découvrons avec ce premier roman de Mathangi Subramanian, le bidonville de Bangalore, au sud de l'Inde. un univers coloré à bien des titres. Parlons tout d'abord de la bande de jeunes filles, au nombre de 5, unies comme les doigts de la main : Banu, l'artiste constructive, qui vit auprès de son Ajji (grand-mère), Deepa, malvoyante, sensible et danseuse, Joy, transgenre, né garçon, baptisée fille, Rushana, qui oscille entre les sexes et Padma, celle venue d'ailleurs. Elles sont de confessions religieuses et d'orientations sexuelles souvent différentes mais ce qui les lie c'est l'attachement au bidonville où elles vivent : Leur Paradis, et quand il est question de le raser pour laisser place à un centre commercial elles vont faire front, user de tous les stratagèmes pour obtenir un sursis. Certes il s'agit d'un bidonville mais c'est leur bidonville : elles en connaissent chaque recoin, elles n'ont souvent connu que ce lieu de vie, il les protège et craignent en le voyant disparaître de se perdre elles-mêmes.
Quoi de plus personnel que le lieu où l'on a grandi, quel qu'il soit, même misérable il forge les existences, les caractères. Mais quand il s'agit d'un bidonville où l'électricité est souvent intermittente, les condition sanitaires déplorables, qui pourrait croire que l'attachement soit aussi profond.
A quoi rêvent les jeunes filles de ce quartier confrontées aux bouleversements de la société et aux appétits des promoteurs, que va devenir leur monde, leur amitié, leurs familles ?  A travers leurs parcours mais aussi ceux de leurs mères et même pour certaines, grand-mère, l'auteure nous offre un kaléidoscope d'une jeunesse qui, sans porter de jugement les unes sur les autres en acceptant leurs différences, tente de se bâtir un avenir autre que celui qui leur est habituellement destiné. Trouver une issue à la pauvreté peut-être par les études.....
Dans cette ville en pleine mutation industrielle, où se développent de nombreuses industries informatiques, plate-formes téléphoniques etc...., la population des bidonvilles se refuse à voir disparaître leur ville dans la ville car elle n'a d'autres lieux où se réfugier, car rien n'a été prévu pour eux mais aussi parce qu'elle sait qu'elle va perdre son âme, ses traditions, sa solidarité. C'est bien plus que deux mondes qui s'affrontent : ce sont deux univers du "tout" face au "rien" mais ce rien est tellement riche d'humanité.
C'est un roman très féminin, les hommes étant pratiquement absents, sans nom, le plus souvent identifiables par des caractéristiques physiques. La force du Paradis se sont ses femmes qui y vivent, qui y élèvent les enfants avec une solidarité féminine inter-générationnelle. Vous y respirez les parfums des plats et des épices qui baignent chaque maison, vous suez de la chaleur humide, vous admirez la chatoyance des tissus.
Mais au Paradis la vie est difficile, si vous vivez ici c'est que vous n'avez pas d'autres choix et elles vont se découvrir des armes pour sauver leur quartier, puiser en elles la force nécessaire,  tenter de suivre des études avec la bienveillance de leur directrice : Mme Janaki, pour échapper au mariage, jeune, souvent seule issue pour elles.
C'est une lecture dépaysante et instructive dans laquelle on s'installe, dont j'aurai peut-être aimé qu'elle soit encore plus introspective encore pour certains personnages car j'ai eu le sentiment d'un survol de chacune des vies, preuve que je me suis attachée à chacune d'elles, à leur devenir. Elles sont très bien identifiables et représentatives d'une jeunesse et ce que j'ai le plus apprécié  c'est qu'il ne ressort aucune plainte, aucun pathos, aucun misérabilisme mais plutôt un récit optimiste (sans toutefois cacher les conditions de vie difficiles), tourné sur le positif à travers ces héroïnes. En parcourant les ruelles, en passant de foyer en foyer et en choisissant un panel représentatif d'une société en pleine mutation, en y introduisant des petites intrigues pour aborder tous les aspects de cette société, l'auteure en fait une fresque sur la condition des femmes en Inde et en particulier quand elles font partie des classes les moins privilégiées.
Un récit réaliste et lumineux, qui ne fait pas abstraction des difficultés rencontrées par les femmes se retrouvant le plus souvent seules à élever les enfants suite à l'absence ou l'abandon des pères, de leur alcoolisation et leur violence, dans un environnement réduit au strict minimum, dans des conditions d'extrême pauvreté et arriver à en extraire la lumière d'un possible devenir est déjà une prouesse. A travers ces portraits l'auteure évoque le destin des femmes et jeunes filles d'un pays encore ancré dans les traditions mais en pleine mutation. 
C'est avec une écriture pleine de douceur mais lucide que Mathangi Subramanian nous invite à écouter les voix féminines, de leurs attentes, de leurs espoirs et de leurs luttes, elles souvent invisibles et silencieuses osent, avancent pour défendre ce qui leur est cher. 
Lien : https://mumudanslebocage.wor..
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piyushb
  24 janvier 2021
Être fille ou femme en Inde n'est pas chose facile. Dans un premier roman très réussi, Mathangi Subramanian explore le thème de la solidarité féminine qu'elle présente comme un élément indispensable et nécessaire à l'émancipation, mais malheureusement pas forcément suffisant. Cette sororité se déploie entre les cinq jeunes héroïnes, adolescentes mais bientôt adultes, mais aussi entre les générations. Deepa, Padma, Banu, Joy et Rukshana grandissent et se lancent dans la vie sous le regard bienveillant et exigeant de leur mère, grand-mère, tante, professeure. Dans une narration habile, qui mélange sans cesse deux temporalités, nous découvrons l'histoire singulière de chaque personnage. Sans misérabilisme et sans nier les difficultés et les obstacles qui se dressent sur leur chemin, l'autrice rend très attachante cette galerie de personnages résolus à se projeter dans l'avenir avec joie et optimisme.
Nous sommes à Bangalore, la ville la plus moderne, la plus mondialisée, la plus high-tech du pays. Comme dans toutes les mégalopoles indiennes, riches et pauvres ne se mélangent pas, vivent dans des quartiers bien distincts. le Paradis est le nom du bidonville dans lequel ont grandi et continuent de vivre tous les personnages. Il est menacé de destruction car les autorités municipales ont décidé de faire place nette, de supprimer les habitats précaires au profit de programmes immobiliers plus modernes. le socle de l'engagement des femmes et des filles du bidonville est là : sauvegarder le quartier, les relations de voisinage, les solidarités quotidiennes, l'amitié tissée au fil du temps. La vie dans un bidonville n'est pas faite que de misère même si l'auteure ne cache rien de sa dureté et parfois de sa noirceur. Les rats, le bruit, le manque d'eau potable sont des réalités quotidiennes. Malgré tout, cette micro-société reste digne, fait face avec courage.
Pour les cinq jeunes héroïnes, ce sont leurs rêves qui font office de carburant. Chacune cherche sa voie en tâtonnant, s'imagine un futur dans lequel elle pourra déployer son talent singulier. Mais face au poids des traditions, à leur archaïsme, se sentir libre de faire des choix personnels n'est pas facile. L'auteure prend le temps de développer l'histoire de chacune d'entre elles dans des chapitres qui ressemblent à des nouvelles. Deepa, malgré sa cécité, aspire à une vie normale et se projette sans problème dans une vie d'épouse. Padma, grâce au soutien de sa professeure, peut rêver d'accéder à l'université. Banu, n'est pas faite pour les études mais elle est douée de ses mains (pour le kolam notamment, cet art du dessin au sol typiquement indien) et elle imagine des solutions techniques aux problèmes du quotidien. Joy ,elle, est née garçon mais se sent résolument fille. Son entourage ne la juge pas et cela lui permet d'assumer pleinement sa différence, de vivre sans honte. Tout comme Rukshana qui tombe amoureuse d'une fille. Sont abordés ainsi de façon très naturelle les thèmes de la transsexualité et de l'homosexualité féminine. Même si l'Inde demeure un pays très conservateur sur les questions de société, le destin de ces personnages nous fait percevoir les progrès accomplis par la société dans l'acceptation de toutes les identités. de même, loin des clichés trop faciles, le récit met en scène des hindous, des chrétiens, des musulmans qui vivent ensemble sans que cela ne pose le moindre problème. C'est aussi cela la réalité de la vie dans les bidonvilles : la solidarité qui transcendent les différences. Les haines identitaires n'ont pas leur place puisqu'il s'agit avant tout de survivre.
La présence des hommes n'est pas niée mais demeure en filigrane. La domination masculine est bien réelle mais l'auteure parvient à ne pas en faire le sujet central. Pour elles qui vivent au 21ème siècle, cette domination apparaît même moins pesante. « Les toits du paradis » offre ainsi une vision résolument positive de l'avenir des femmes indiennes qui, malgré toutes les difficultés encore nombreuses, s'autorisent de plus en plus à imaginer une vie différente, conforme à leurs aspirations profondes. Ces cinq jeunes filles ont leurs secrets, leurs blessures intimes. Mais grâce à l'amitié et l'entraide, elles avancent dans l'existence avec confiance.
Lien : https://inthemoodfor.home.bl..
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cagouille75
  25 février 2021
Merci à Babelio pour son opération Masse Critique qui m'a permis de découvrir ce roman magnifique. Un véritable coup de coeur pour moi. Il s'agit d'un premier roman, qu'on se le dise ! Mais si je n'avais pas eu l'information avant d'en démarrer la lecture je n'aurais pu le deviner tant je trouve le style affirmé, abouti et la plume maîtrisée.
L'auteure nous relate la vie de cinq jeunes filles, Banu, Deepa, Padma, Joy et Rukshana. Ce sont des adolescentes volontaires, intelligentes, intrépides et soudées face à l'adversité que représente la vie -plutôt la survie- au Paradis. Ce lieu qui a été constitué au départ par une famille, ayant apporté quelques bouts de plastique, des bidons, une tente.. s'est transformé en mini ville dans la ville. Chaque individu s'est battu au fil du temps pour trouver quelques matériaux, de ci de là, et ainsi renforcer ce qui lui tient lieu de maison, ou du moins ce qui s'en approche le plus (bouts de bois, toits de tôles pour les plus chanceux, murs en boue séchée..).
Les habitants forment une immense famille et ces adolescentes sont des soeurs d'armes, bien décidées, tout comme leurs mères, et leurs grand mères avant elles, à ne pas laisser les buldozzers de la Municipalité raser leurs maisons et détruire leur vie au nom de la modernité et du bétonnage à outrance. Après tout, en effet, comme les filles l'apprendront par les récits des anciens, ce n'est pas la première fois que le bidonville est menacé par les monstres de fer. A elles de se battre à présent pour sauver le Paradis !
Leurs familles se connaissent depuis de nombreuses années, leurs maisons se jouxtent, plus que des amies, ce sont des soeurs. Unies de façon indéfectible, Banu, Deepa, Padma, Joy et Rukshana puisent dans leur groupe, leur unité, la force de faire face au poids des traditions. Elles refusent de plier sous le joug qui pèse sur leurs épaules, et ne veulent pas accepter la fatalité d'un destin tout tracé. Car en Inde, et particulièrement dans le bidonville, être née en tant que fille est un réel handicap. Elles doivent se plier à une multitudes de corvées, accepter sans mot dire la volonté parentale avec pour unique horizon un mariage -pas forcément avec un être aimé- et une vie de dur labeur.
Dès lors, lorsque le destin met sur leur chemin une directrice d'école forte, indépendante et prête à tout pour les aider, une lueur d'espoir apparaît au bout du chemin. L'école, l'instruction comme porte de sortie ? Pourquoi pas ? .. et si c'était cela la solution pour une vie meilleure ?
Aucun misérabilisme ou pathos dans ce roman poignant. A peine les premières pages tournées vous visualiserez la multitude de couleurs, sentirez les épices des plats préparés par les mères en attendant le retour des enfants de l'école ou des maris du travail. Vous pourrez presque palper la poussière que ne manquent pas de soulever les pas des habitants du Paradis lorsqu'ils se déplacent.
Croyez-moi, vous n'êtes pas prêts à oublier ces jeunes filles et leur formidable détermination (cela ne sera pas sans vous rappeler le magnifique roman La Cité de la Joie de d'Lapierre). Un roman à ne pas rater
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   16 mai 2020
Nous, les filles, apprenons très tôt que la vie ne nous doit rien, qu'une femme est synonyme de toute une variété d''embêtements, de chagrin et de tragédies. Lorsque Deepa chante et danse par contre, c'est comme si ses pieds sautillaient sur un fil au dessus d'un monde de tristesse.
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TiboLexieTiboLexie   08 février 2021
Si nos mères ne passent pas nous voir après la sortie de l'école, elles envoient leurs espionnes. Grands-mères, cousines, belles-soeurs, tantes. Les fils peuvent vagabonder, trainer et se hasarder à toutes sortes de délicieuses bêtises. Les garçons sont des garçons, après tout. Mais on ne peut pas faire confiance aux filles. Quand on est une fille au Paradis, quelqu'un vous surveille sans arrêt.
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BazartBazart   07 mai 2020
"Les mères du Paradis travaillent toutes.Elles gagnent leurs pains en balayant le sol chez les autres en cuisinant pour les autres, en repassant les vêtements de confection lavés à la machine des autres. En remplissant les formulaires administratifs des autres pour qu'ils obtiennent leurs rations, en vaccinant les enfants des autres. Le soir, elles rentrent la bouche pleine de questions, les yeux pleins de soupçons."
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TiboLexieTiboLexie   09 février 2021
Au Paradis, nous les filles, nous avons l'habitude de considérer notre enfance comme un territoire à défendre, de repousser les intrus et d'éviter les désastres grâce à des actes stratégiquement planifiés.
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DelphineFollietDelphineFolliet   19 février 2020
Nos maisons s’effondrent peut-être, mais pas nos mères. Elles forment une chaîne humaine, hijabs et dupatta claquant dans le vent sonore, saris scintillant sous le soleil de l’après-midi. Au milieu des machines et des pierres brisées, nos mères resplendissent comme des œillets dispersés au pied de déesses pulvérisées. Des déesses furieuses, impitoyables, de celles qui portent des crânes autour du cou et piétinent des cadavres.
De celles qui protègent les enfants.
Qui protègent les filles.
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