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Hubert Juin (Préfacier, etc.)
EAN : 9782870273050
Éditeur : Complexe (22/02/2005)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Oui, les Mystères de Paris relèvent du feuilleton, comme La Cousine Bette, comme Splendeurs et misères des courtisanes, chefs-d'œuvre de Balzac, comme tout Dumas et presque tout Sand ; et, comme Hugo dans Les Misérables, Sue donne à son feuilleton une extraordinaire dimension dans le noir. Le mélo est là, assurément. Et colossal, coupant le souffle avec la brutalité en noir et blanc de ses éclairages violents, avec ses héros campés sans ambiguïté dans la noblesse ou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Fleitour
  26 novembre 2020
J'ai adoré ce livre Audiolib pour deux raisons.
Tout d'abord Audiolib est français son concurrent Audible est Amazone, audible.co.uk pas audible.fr
En littérature la principale vertu d'un livre, est de vous dépayser, vous faire rêver, vous pousser à imaginer...
Oui malgré toutes ces ficelles maintes fois utilisées par nos auteurs favoris, à commencer par le poulpe... Je persiste.
Devraient-elles nous éloigner de ce livre, le quasi 1er du genre !
A chacun son avis, lecteurs d'Eugène Sue soyez sur que modestement j'ai beaucoup aimé à le voir tirer sur ses ficelles.

Édite par le Journal des Débats entre 1842 et 1843, les Mystères de Paris, est probablement un exemple unique dans la littérature française, une oeuvre qui a commencé à s'écrire dans une totale discrétion, pour devenir un roman fleuve qui a tenu en haleine des milliers de lecteurs pendant plus d'une année.
L'auteur totalement éloigné des personnages qu'il va peu à peu dévoiler, avait eu l'idée par son ami Goubaux, de raconter non plus la bonne société dans laquelle il évoluait mais le peuple. Eugène Sue se procure une blouse rapiécée, et coiffé d'une casquette descend incognito dans une taverne mal famée, encore appelée un Tapis Franc. Là, Eugène Sue assiste à une rixe entre deux personnes qui lui soufflent les premières répliques hautes en couleur des Mystères de Paris.

Le Paris de 1842 ne s'invente pas, les beaux quartiers n'ont pas l'habitude de négocier avec un chourineur, ni d'écouter la goualeuse encore moins de recevoir les conseils avisés de Bras Rouges en matière de placement.
Les trois premiers personnages émergent ainsi, la jeune fille a peine âgée de 16 ans orpheline au service d'une ogresse, un ancien boucher, le chourineur revenu d'une longue période passée derrière les barreaux au bagne de l'île de Ré, et Rodolphe celui qui terrassa le redoutable chourineur.
Rodolphe, propose à son agresseur de boire le verre de la paix, l'opportunité pour lui de connaître la vie chaotique de ses rencontres fortuites, tout en poursuivant son enquête sur de sombres complots qui agitent la capitale.

Protéger ses nouveaux indics, sauver la belle Goualeuse à la voix de princesse, utiliser la force et le passé du chourineur, un bandit au grand coeur pas si mauvais bougre, pour retrouver la trace d'un certain François Germain, et la trame se met à grossir, au fil des multiples découvertes de Rodolphe, Eugène Sue n'a plus qu'à coudre et découdre, pour tisser son meilleur roman, un roman noir, et noire comme la Chouette.
Le héros des Mystères est le modeste Rodolphe, un homme d'une distinction parfaite dont on ne tardera pas à imaginer des origines princières, mais qui peut à l'image d' Eugène Sue, se travestir en modeste ouvrier.
On imagine combien de romanciers ont puisé dans ce roman, d'intrigues, d'idées, de personnages, comme :
Rigolette, une grisette toujours rieuse, mais sérieuse et précieuse ;
Le Maître d'école, un ancien bagnard brutal, maitre chanteur aux lourds secrets ;
Le Ferrand, notaire affairiste qui plongera des familles dans la misère 

Rodolphe gagne à sa cause bien des appuis et des compétences, avec une mention pour David le médecin surdoué, un jeune noir ancien esclave,

Les bons, la brute et le truand, sont bien campés sur leurs destins.

La fin un peu too much, vient à point nommé pour les futurs artistes de polars, une fin tragique ou qui laisse une zone d'ombre est bien mieux appréciée qu'une fin princière.
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LaChroniquedesPassions
  22 novembre 2020
J'avoue avoir pris mon temps avant de me lancer dans la rédaction de cette chronique pour pouvoir peser mes mots et exprimer au mieux mon ressenti.
Ce livre audio est le deuxième que j'écoute. J'ai découvert ce type de support avec la peste d'Albert Camus lu par Christian Gonon. C'est un vrai bijou que je vous conseille. J'ai donc eu envie de continuer l'aventure avec un grand classique de la littérature française.
J'ai reçu ce livre dans le cadre d'une masse critique Babelio. J'avais hâte de lire le livre mais j'avoue que le support avait aussi son importance. Après tout, on peut aussi créer une bibliothèque de livres audios. J'avoue avoir eu une grosse déception en recevant ce CD dans une pochette plastique quelconque. Je me suis même demandé si il n'y avait pas eu une erreur dans l'envoi...
Je pense que non et j'en suis fort déçue car je pensais réagir sur l'objet CD et son écrin que je pensais mieux mis en valeur.
Il me reste donc à parler uniquement de la lecture de cette ouvrage. Il ne s'agit que du 1er volume. Celui-ci est lu de manière efficace mais je n'ai pas vraiment été captivé outre mesure. Il y a des longueurs et j'avoue ne pas avoir vu la plus value par rapport au livre. Attention, la lecture est bonne mais pas assez sans doute pour me captiver plus d'une quinzaine de minutes à chaque fois.
Bref, j'avoue être partagé et je ne sais pas si je vais continuer à découvrir les livres sous format audio.
C'est un peu le même sentiment qui domine pour ma fille de 12 ans qui l'a lue. Un bon moment mais rien de mémorable....
Lien : https://www.lachroniquedespa..
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BenedicteEcila
  03 août 2017
Chouette découverte grâce aux livres audio en libre écoute 😊
Je vais écouter le tome 2 afin de connaître la suite des aventures de nos protagonistes 😊
Une première partie avec un mystérieux bienfaiteur qui sort de la mouise deux pauvres gens. Évidemment, tout ça ne va pas sans mal et il y a des personnages féroces qui lui mettent des bâtons dans les roues.
Dans la deuxième partie, on en découvre un peu plus sur ce bienfaiteur 😊
Mais le deuxième tome, qui clôt ce premier tome, s' arrête à un moment bien critique pour notre goualeuse ☺
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ArnoT
  11 avril 2020
Bof, je m'attendais à un chef d'oeuvre littéraire, j'ai eu à la place une romance qui a tellement vieillie que cela en devient par instant presque comique. Je vais donc limiter la casse en m'arrêtant au tome 1.
Je n'en peut plus de ce manichéisme omniprésent et affligeant...
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
MaryDoeMaryDoe   25 mars 2013
Il eût été très difficile d'assigner un caractère certain à la physionomie de Rodolphe ; elle réunissait les contrastes les plus bizarres.
Ses traits étaient régulièrement beaux, trop beaux peut-être pour un homme. Son teint d'une pâleur délicate, ses grands yeux d'un brun orangé, presque toujours à demi fermés et entourés d'une légère auréole d'azur, sa démarche nonchalante, son regard distrait, son sourire ironique, semblaient annoncer un homme blasé, dont la constitution était sinon délabrée, du moins affaiblie par les aristocratiques excès d'une vie opulente. [...] Certains plis du front de Rodolphe révélaient le penseur profond, l'homme contemplatif... et pourtant la fermeté des contours de sa bouche, son port de tête quelques fois impérieux et hardi, décelaient alors l'homme d'action dont la force physique, dont l'audace, exercent toujours sur la foule un irrésistible ascendant.
Souvent, son regard se chargeait d'une triste mélancolie, et tout ce que la commisération a de plus secourable, tout ce que la pitié a de plus touchant, se peignait sur son visage. D'autres fois, au contraire, le regard de Rodolphe devenait dur, méchant ; ses traits exprimaient tant de dédain et de cruauté qu'on ne pouvait le croire capable de ressentir aucune émotion douce.
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MaryDoeMaryDoe   25 mars 2013
Tu connais mes idées au sujet du bien que l'homme peut faire. Secourir d'honorables infortunes qui se plaignent, c'est bien. S'enquérir de ceux qui luttent avec honneur, avec énergie, et leur venir en aide, quelques fois à leur insu... prévenir à temps la misère ou la tentation, qui mènent au crime... c'est mieux. Réhabiliter à leurs propres yeux, rendre tout à fait honnêtes et bons ceux qui ont conservé purs quelques généreux sentiments au milieu du mépris qui les flétrit, de la misère qui les ronge, de la corruption qui les entoure, et pour cela, braver, soi, le contact de cette misère, de cette corruption, de cette fange... c'est mieux encore. Poursuivre d'une haine vigoureuse, d'une vengeance implacable, le vice, l'infamie, le crime, qu'ils rampent dans la boue ou qu'ils trônent sur la soie, c'est justice... Mais secourir aveuglément une misère méritée, mais dégrader l'aumône et la pitié, mais prostituer ces chastes et pieuses consolatrices de mon âme blessée... les prostituer à des êtres indignes, infâmes, cela serait horrible, impie, sacrilège. Ce serait faire douter de Dieu. Et celui qui donne doit y faire croire.
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MaryDoeMaryDoe   25 mars 2013
- [...] Alors, je me disais : «La rivière sera toujours là ; je n'ai pas dix-sept ans... qui sait ?»
- Quand vous disiez «qui sait ?»... vous espériez ?
- Oui.
- Et qu'espériez-vous ?
- Je ne sais pas... J'espérais... Oui, j'espérais presque malgré moi... Dans ces moments-là, il me semblait que mon sort n'était pas mérité, qu'il y avait en moi quelque chose de bon. Je me disais : «on m'a bien tourmentée ; mais au moins, je n'ai jamais fait de mal à personne... Si j'avais eu quelqu'un pour me conseiller, je ne serais pas où j'en suis !...» Alors ça chassait un peu ma tristesse...
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MaryDoeMaryDoe   25 mars 2013
Une larme vint aux yeux de Rodolphe en entendant cette pauvre créature abandonnée, méprisée, perdue, sans asile et sans pain, jeter un cri de bonheur et de gratitude ineffable envers le Créateur, parce qu'elle jouissait d'un rayon de soleil et de la vue d'une prairie.
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MaryDoeMaryDoe   25 mars 2013
Monsieur Rodolphe, vous êtes donc un ange du bon Dieu, que vous faites tant de bien aux malheureux sans les connaître, et que vous les délivrez de la honte et de la misère !
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Videos de Eugène Sue (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eugène Sue
A l'occasion du neuvième salon du livre Saint-Maur en Poche, le libraire Gérard Collard recevait le samedi 24 juin 2017 sur la scène de la Griffe Noire, deux auteurs français Alexandra de Broca et Paul Vacca. L'occasion de revenir sur leurs derniers ouvrages...
Au jour le jour de Paul Vacca aux éditions Belfond
Espérant trouver un nouveau souffle, Eugène Sue, feuilletoniste à succès, décide de s'aventurer dans les bas-fonds de la capitale, travesti en ouvrier. À quelques encablures seulement des beaux quartiers, il découvre, ébahi, la réalité poisseuse des faubourgs. Un monde nouveau s'ouvre à lui, baroque et hanté : celui de la pauvreté et du crime. de cette immersion naissent Les Mystères de Paris. Un succès miraculeux qui hypnotise la France entière, de l'ouvrier au ministre, et dont la rédaction quotidienne devient une aventure virevoltante mêlant dans un délicieux vertige la réalité à la fiction... Au Jour le Jour rend un hommage complice à ce genre populaire et addictif qui s'inventait alors, plus d'un siècle avant les séries télévisées ! Il révèle aussi l'étonnante puissance de la littérature à changer nos vies et à réinventer le monde... même quand elle s'écrit au jour le jour.
9782714458919
La soeur du roi de Alexandra de Broca aux éditions Albin Michel
Elle est princesse de sang. Recluse à la Cour de Versailles, vouée à rester seule et à se consacrer aux oeuvres charitables. Lui est roturier. Brillant botaniste du jardin du Roy, il est adepte des Lumières. Tout oppose Madame Elisabeth, la jeune soeur de Louis XVI, et François Dassy. Pourtant, lorsqu'ils se rencontrent par hasard dans la forêt de Fontainebleau, une irrésistible attirance les pousse l'un vers l'autre. Mais la révolution gronde et menace cet amour clandestin... Elisabeth saura-t-elle suivre les idées nouvelles qui bouleversent la France ? Et mettre en danger la royauté ? Dassy est-il un honnête homme ou un imposteur ? Alexandra de Broca, l'auteur de la Princesse effacée et Monsieur mon amour, fait revivre une passion méconnue qui bouscule l'image de la confidente du roi et nous plonge au coeur des derniers jours du règne de Louis XVI.
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Vous pouvez commander Au jour le jour et La soeur du roi sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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