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Hubert Juin (Préfacier, etc.)
EAN : 9782870273050
Éditeur : Complexe (22/02/2005)
3.69/5   18 notes
Résumé :
« Les mystères de Paris » est un colossal roman d’aventure populaire qui a tenu la France entière en haleine de 1842 à 1843. Il puise sa matière dans les mœurs violentes des voyous des bas-fonds parisiens, dont il a contribué à populariser l’argot.
Rebondissements incessants, suspense à la fin de chaque épisode : « Les mystères de Paris » a créé un genre, celui de la série, qui a triomphé de toutes les époques et de tous les supports jusqu’à aujourd’hui !
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Fleitour
  26 novembre 2020
J'ai adoré ce livre Audiolib pour deux raisons.
Tout d'abord Audiolib est français son concurrent Audible est Amazone, audible.co.uk pas audible.fr
En littérature la principale vertu d'un livre, est de vous dépayser, vous faire rêver, vous pousser à imaginer...
Oui malgré toutes ces ficelles maintes fois utilisées par nos auteurs favoris, à commencer par le poulpe... Je persiste.
Devraient-elles nous éloigner de ce livre, le quasi 1er du genre !
A chacun son avis, lecteurs d'Eugène Sue soyez sur que modestement j'ai beaucoup aimé à le voir tirer sur ses ficelles.

Édite par le Journal des Débats entre 1842 et 1843, les Mystères de Paris, est probablement un exemple unique dans la littérature française, une oeuvre qui a commencé à s'écrire dans une totale discrétion, pour devenir un roman fleuve qui a tenu en haleine des milliers de lecteurs pendant plus d'une année.
L'auteur totalement éloigné des personnages qu'il va peu à peu dévoiler, avait eu l'idée par son ami Goubaux, de raconter non plus la bonne société dans laquelle il évoluait mais le peuple. Eugène Sue se procure une blouse rapiécée, et coiffé d'une casquette descend incognito dans une taverne mal famée, encore appelée un Tapis Franc. Là, Eugène Sue assiste à une rixe entre deux personnes qui lui soufflent les premières répliques hautes en couleur des Mystères de Paris.

Le Paris de 1842 ne s'invente pas, les beaux quartiers n'ont pas l'habitude de négocier avec un chourineur, ni d'écouter la goualeuse encore moins de recevoir les conseils avisés de Bras Rouges en matière de placement.
Les trois premiers personnages émergent ainsi, la jeune fille a peine âgée de 16 ans orpheline au service d'une ogresse, un ancien boucher, le chourineur revenu d'une longue période passée derrière les barreaux au bagne de l'île de Ré, et Rodolphe celui qui terrassa le redoutable chourineur.
Rodolphe, propose à son agresseur de boire le verre de la paix, l'opportunité pour lui de connaître la vie chaotique de ses rencontres fortuites, tout en poursuivant son enquête sur de sombres complots qui agitent la capitale.

Protéger ses nouveaux indics, sauver la belle Goualeuse à la voix de princesse, utiliser la force et le passé du chourineur, un bandit au grand coeur pas si mauvais bougre, pour retrouver la trace d'un certain François Germain, et la trame se met à grossir, au fil des multiples découvertes de Rodolphe, Eugène Sue n'a plus qu'à coudre et découdre, pour tisser son meilleur roman, un roman noir, et noire comme la Chouette.
Le héros des Mystères est le modeste Rodolphe, un homme d'une distinction parfaite dont on ne tardera pas à imaginer des origines princières, mais qui peut à l'image d' Eugène Sue, se travestir en modeste ouvrier.
On imagine combien de romanciers ont puisé dans ce roman, d'intrigues, d'idées, de personnages, comme :
Rigolette, une grisette toujours rieuse, mais sérieuse et précieuse ;
Le Maître d'école, un ancien bagnard brutal, maitre chanteur aux lourds secrets ;
Le Ferrand, notaire affairiste qui plongera des familles dans la misère 

Rodolphe gagne à sa cause bien des appuis et des compétences, avec une mention pour David le médecin surdoué, un jeune noir ancien esclave,

Les bons, la brute et le truand, sont bien campés sur leurs destins.

La fin un peu too much, vient à point nommé pour les futurs artistes de polars, une fin tragique ou qui laisse une zone d'ombre est bien mieux appréciée qu'une fin princière.
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Marti94
  31 décembre 2020
C'est grâce aux éditions VOolume que j'ai enfin pu lire le premier tome de la série « Les mystères de Paris » d'Eugène Sue, et je les remercie pour l'excellent enregistrement de ce livre audio.
Il y a un côté cour des miracles car nous nous retrouvons dans les bas-fonds de Paris au début du 19ème siècle. Ce réalisme social est d'autant plus juste que les descriptions d'Eugène Sue sont époustouflantes. Il est très fort pour détailler les personnages et cela et très impressionnant grâce à l'excellente lecture de Loïc Richard. On s'y croirait et le vocabulaire argotique ne pas gênée le moins du monde.
L'histoire commence donc très bien avec la bagarre entre Rodolphe et le Chourineur qui s'est mal comporté auprès de la Goualeuse.
Dans ce premier volume on ne sait pas vraiment qui est Rodolphe en dehors du fait qu'il s'agit d'un homme riche qui veut faire la justice dans les bas quartiers. Il se fait passer pour un ouvrier fabricant des éventails et prend sous sa protection la Goualeuse, une très jeune fille qui s'est fait exploitée par la Chouette, vieille femme borgne.
Le bon bougre de Chourineur battu par Rodolphe deviendra son ami ou plus exactement son obligé, reconnaissant la bonté du jeune homme envers son prochain. Mais quand le maître d'école arrive, l'ambiance va changer. Cet homme cruel et violent dont on ne connaît pas l'identité terrorise tout le monde. Il est appelé comme cela parce qu'il est suffisamment savant et stratège pour réussir ses coups. L'affrontement des deux hommes fait monter la tension.
Pour autant, il est très rapidement question de charité chrétienne, de repentir ou d'expiation des pauvres gens, qu'ils soient bons ou mauvais. Je trouve qu'il y a vraiment beaucoup trop de bondieuseries dans tout cela. le pire est que Rodolphe, qui veut faire la justice lui-même face au manque de repentance de son ennemi, est particulièrement odieux. La fin que je ne dévoilerai pas est sordide. Bref, je suis déçue mais cela n'enlève rien à la qualité de l'écriture et surtout de la lecture de cette histoire qui a été publiée sous la forme d'un feuilleton… qui est donc loin d'être terminée.
Lu en décembre 2020
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Lylou54
  04 décembre 2020
J'ai recu ce livre audio grace à une masse critique. C'est la 3eme fois que je tente l'ecoute d'un livre, et je me rends compte que c'est un format qui me convient moins qu'un vrai bon livre papier...j'ai du mal à rester concentrée longtemps. Ajouté à cela un roman qui débute avec un vocabulaire et un phrasé très particulier, l'argo des bas fonds parisiens, ça n'a pas aidé ma concentration...dommage.
Pourtant l'histoire est interessante, et il y a un vrai travail de l'auteur sur les personnages et sur l'ambiance de l'epoque.
Je pense que c'est le format plus qu'autre chose qui ne m'a pas convenu...
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BenedicteEcila
  03 août 2017
Chouette découverte grâce aux livres audio en libre écoute 😊
Je vais écouter le tome 2 afin de connaître la suite des aventures de nos protagonistes 😊
Une première partie avec un mystérieux bienfaiteur qui sort de la mouise deux pauvres gens. Évidemment, tout ça ne va pas sans mal et il y a des personnages féroces qui lui mettent des bâtons dans les roues.
Dans la deuxième partie, on en découvre un peu plus sur ce bienfaiteur 😊
Mais le deuxième tome, qui clôt ce premier tome, s' arrête à un moment bien critique pour notre goualeuse ☺
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ArnoT
  11 avril 2020
Bof, je m'attendais à un chef d'oeuvre littéraire, j'ai eu à la place une romance qui a tellement vieillie que cela en devient par instant presque comique. Je vais donc limiter la casse en m'arrêtant au tome 1.
Je n'en peut plus de ce manichéisme omniprésent et affligeant...
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
MaryDoeMaryDoe   25 mars 2013
Il eût été très difficile d'assigner un caractère certain à la physionomie de Rodolphe ; elle réunissait les contrastes les plus bizarres.
Ses traits étaient régulièrement beaux, trop beaux peut-être pour un homme. Son teint d'une pâleur délicate, ses grands yeux d'un brun orangé, presque toujours à demi fermés et entourés d'une légère auréole d'azur, sa démarche nonchalante, son regard distrait, son sourire ironique, semblaient annoncer un homme blasé, dont la constitution était sinon délabrée, du moins affaiblie par les aristocratiques excès d'une vie opulente. [...] Certains plis du front de Rodolphe révélaient le penseur profond, l'homme contemplatif... et pourtant la fermeté des contours de sa bouche, son port de tête quelques fois impérieux et hardi, décelaient alors l'homme d'action dont la force physique, dont l'audace, exercent toujours sur la foule un irrésistible ascendant.
Souvent, son regard se chargeait d'une triste mélancolie, et tout ce que la commisération a de plus secourable, tout ce que la pitié a de plus touchant, se peignait sur son visage. D'autres fois, au contraire, le regard de Rodolphe devenait dur, méchant ; ses traits exprimaient tant de dédain et de cruauté qu'on ne pouvait le croire capable de ressentir aucune émotion douce.
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MaryDoeMaryDoe   25 mars 2013
Tu connais mes idées au sujet du bien que l'homme peut faire. Secourir d'honorables infortunes qui se plaignent, c'est bien. S'enquérir de ceux qui luttent avec honneur, avec énergie, et leur venir en aide, quelques fois à leur insu... prévenir à temps la misère ou la tentation, qui mènent au crime... c'est mieux. Réhabiliter à leurs propres yeux, rendre tout à fait honnêtes et bons ceux qui ont conservé purs quelques généreux sentiments au milieu du mépris qui les flétrit, de la misère qui les ronge, de la corruption qui les entoure, et pour cela, braver, soi, le contact de cette misère, de cette corruption, de cette fange... c'est mieux encore. Poursuivre d'une haine vigoureuse, d'une vengeance implacable, le vice, l'infamie, le crime, qu'ils rampent dans la boue ou qu'ils trônent sur la soie, c'est justice... Mais secourir aveuglément une misère méritée, mais dégrader l'aumône et la pitié, mais prostituer ces chastes et pieuses consolatrices de mon âme blessée... les prostituer à des êtres indignes, infâmes, cela serait horrible, impie, sacrilège. Ce serait faire douter de Dieu. Et celui qui donne doit y faire croire.
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Marti94Marti94   31 décembre 2020
Il sentit que le pauvre qui restait honnête au milieu des plus cruelles privations était doublement respectable, puisque la punition du crime pouvait devenir pour lui une ressource assurée.
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MaryDoeMaryDoe   25 mars 2013
- [...] Alors, je me disais : «La rivière sera toujours là ; je n'ai pas dix-sept ans... qui sait ?»
- Quand vous disiez «qui sait ?»... vous espériez ?
- Oui.
- Et qu'espériez-vous ?
- Je ne sais pas... J'espérais... Oui, j'espérais presque malgré moi... Dans ces moments-là, il me semblait que mon sort n'était pas mérité, qu'il y avait en moi quelque chose de bon. Je me disais : «on m'a bien tourmentée ; mais au moins, je n'ai jamais fait de mal à personne... Si j'avais eu quelqu'un pour me conseiller, je ne serais pas où j'en suis !...» Alors ça chassait un peu ma tristesse...
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Marti94Marti94   31 décembre 2020
Cette absence de rancune, la sauvage franchise avec laquelle il avouait avoir tué et avoir été justement puni, l'orgueil féroce avec lequel il se défendait d'avoir jamais volé, prouvaient au moins que, malgré ses crimes, le Chourineur n'était pas un être complètement endurci.
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Les Rencontres de Gallica font découvrir, chaque mois, les collections numérisées de la BnF et de ses partenaires en s'attachant à un thème ou un corpus de documents. Ce mois-ci, la séance porte sur les romans-feuilletons du XIXe siècle.
Le XIXe siècle est un moment-clé dans l'histoire du roman. Ce genre, longtemps dédaigné, prend une importance grandissante au point de s'imposer comme une des formes littéraires majeures et c'est entre autres grâce à la presse. Car le XIXe siècle est également celui de l'avènement des médias et plus particulièrement des journaux : en 1836 la création de la Presse et le Siècle marque un tournant dans l'histoire de la presse. Ces titres populaires publient des romans, présentés par tranches dans la rubrique « feuilleton » du journal. Ces romans-feuilletons ont rapidement un grand succès ; ils deviennent une rubrique nécessaire dans les quotidiens et participent à la grande popularisation des titres de presse. Quant au roman, il fleurit. À l'aide de la Sélection Gallica consacrée aux feuilletons dans la presse, cette rencontre se penche sur l'histoire mêlée du roman et du journalisme, à travers quelques parcours dans l'histoire du roman-feuilleton et du roman tout court, en s'arrêtant sur des cas d'école : le succès du feuilletoniste Eugène Sue, les personnages récurrents de la littérature populaire ou encore les spécificités du suspens du feuilleton.
Séance animée par Morgane Avellaneda, en contrat de recherche documentaire au département Économie et politique, et Monique Calinon, chargée de collection littérature française, BnF
Retrouver les autres conférences des Rencontres de Gallica : https://www.bnf.fr/fr/agenda/les-rencontres-de-gallica
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