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ISBN : 2841725898
Éditeur : L'Atalante (20/04/2012)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 92 notes)
Résumé :
Epoque : 2310
Lieu : Gemma, une planète « boule de neige », dans le même bras galactique que le nôtre, à 6,5 années lumière. C’est la plus lointaine colonie humaine. Un aller simple de plus de dix-sept ans.
Contexte : un gigantesque vaisseau en orbite de Gemma, Le Grand Arc, vaisseau fantôme qui n’a jamais donné signe de vie et est demeuré inaccessible, et sur la planète, des microorganismes extrémophiles ont été découverts par la première vague d’expl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  06 juin 2012
Un roman de qualité .
L'auteure est suisse et cette trilogie ( un premier roman ) est tout simplement somptueuse .
Les personnages sont tout simplement réels et ce texte est excessivement bien écrit et bien pensé .
Cette lecture fut pour moi une très agréable bouffée d'oxygène car c'est un peu un ovni dans le contexte actuel du planète opera francophone !
L'environnement de la planète Gemma est intensément ressenti par le lecteur , c'est un récit très rythmé avec un vocabulaire recherché , assez étendu et exempt du moindre caractère ampoulé.
La narration est souvent à la troisième personne et le narrateur est occasionnellement un personnage qui conduit une sorte de dialogue intérieur sur le mode du « je « ou du « il « .
Cette trame narrative soignée est agrémentée de dialogues précis et crédibles tout à fait exempt de galimatias , le tout assorti de de superbes descriptions et occasionnellement de récitations de mythes à l'inspiration solide qui concourent à faire émerger avec brio l'étrangeté .
Je rajoute que l'humour et la psychologie ne sont pas absent ce roman.
Effectivement le style n'est pas sans faire penser à celui de C. J. Cherryh mais la narration est moins intense que dans le splendide et trépident univers alliance et union et ce n'est pas un défaut .
Sur le plan des thématiques , l'ambition est de rigueur : la colonisation d'une planète lointaine et hostile , des artefacts extraterrestres déserts qui distillent dans les consciences la certitude que des formes vies bien plus évoluées que l'humanité existent ou bien ont existée dans l'univers .
Ces artefacts distillent également de la curiosité et de la passion chez les scientifiques mais ils diffusent également une forme d'inquiétude dans la population dont les raisons ne sont peut-être pas si fantasmatiques que cela , au contraire ces causes sont peut-être réelles et conjointes d'une forme d'activité de ces reliques pourtant millénaires .
Et quand la physique quantique s'en mêle !!
C'est un roman scientifique très digeste et très agréable qui mobilise de la hard-science comme des sciences humaines sur un mode sciences appliquées qui donne la parole à des personnages crédibles et compétents .
Ce roman est long , le style est agréable et fonctionnel , c'est un plaisir ..
Le sens of Wonder est totalement sous contrôle ..
Une trilogie et sans aucun doute : une affaire à suivre.
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fnitter
  24 avril 2012
L'histoire se passe sur un monde de type "boule de neige" nommé Gemma. C'est la première planète extra-solaire, convenant à la vie terrestre à être découverte et colonisée par l'espèce humaine (Située à 6.5 AL, le temps de trajet depuis la terre est de 17 ans).
Singularité : Autour de cette planète, orbite un gigantesque artefact (62km de long) en forme d'arc, mystérieux, impénétrable et indestructible.
L'action se déroule 170 ans après la colonisation, au début du XXIVième siècle.
Ambre Pasquier, qui depuis son arrivée sur Gemma est omnubilée par des rêves, va diriger une équipe de scientifiques sur un site archélogique enfoui sous la glace, qui lui a été révélé par ses songes. Ce site va s'avérer être aussi un point où les lois de l'univers ne s'appliquent plus.
Nous sommes en présence d'un planet opéra de très grande qualité. Partiellement hard-science, l'auteur utilise un jargon scientifique qui apporte une réelle crédibilité à l'histoire. Ici pas de vaisseaux hyperspatiaux - de super héros ou de technologie exotique (pour les humains tout du moins).
Laurence Suhner s'intéresse aussi à la vie de ses personnages, leur donnant une belle consistance, le tout dans un style assez décontracté, non dénué d'humour.
Une incursion progressive du "mystérieux" dans un monde rationnel et scientifique. Cette boule de glace (frileux s'abstenir) vous prend aux tripes et à la tête (dans le bon sens du terme) et ne vous lâche plus.
Il s'agit du premier tome d'une trilogie. Mme Sunhner peut déjà me compter au rang des lecteurs du second tome à paraître.
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ChtiSuisse
  26 septembre 2015
Quantika est un planet-opéra qui mélange avec un bon dosage de la science, de l'aventure humaine spatiale, planétaire, militaire, archéologique et onirique.
La trilogie se déroule la plupart du temps sur Gemma une planète glacée colonisée par les hommes.
Gemma est un monde très crédible. L'humanité y est comme accrochée voir enfouie tellement les conditions sont rudes. Là, sous la glace des chercheurs vont trouver des vestiges et bien plus...
Ce qui va être découvert dans les profondeurs va bouleverser la vie de l'équipe de chercheurs qui n'aurait pas vraiment creusé là par hasard. Sont-ils guidés ? Si oui, par quoi, par qui ?
Avis
Cette trilogie a beaucoup de qualités, mais j'ai été rebuté par sa longueur.
Je pense très sincèrement que les 3 tomes devraient tenir dans un seul.
La trilogie fait environ au total 1500 pages soit l'équivalent de Dune + Messie de Dune + Enfants de dune. Ici en 1500 pages, une aventure de quelques mois concernant une dizaine de personnages est racontée.
Tout est beaucoup trop descriptif ! Certaines descriptions sont justifiées. Il y a par exemple de purs moments de science (rassurez-vous, ils sont clairs et bien amenés).
Mais le reste est trop long :
- Une ascension fait plusieurs chapitres.
- Il y a des paragraphes entiers qui décrivent ce que tel personnage a mis dans son sac !
- Une marche prend presque tout un livre
- les personnages décrivent avec trop de longueurs leurs sentiments.
La trilogie est frappée du syndrome "Lost". Non pas dans le sens d'un scénario qui part dans toutes les directions, mais par sa construction. Pour stimuler l'intérêt malgré les longueurs, les chapitres sont très courts et finissent presque tous sur un cliffhanger.
Exemple : un des personnages crie (pour sa vie). Fin du chapitre. Le chapitre suivant est centré sur deux autres personnages qui entendent au bout d'une dizaine de pages le cri en question. Ils sont dans le même village. Leurs problèmes relationnels ont déjà été abordés à de multiples moments. C'est à la fin du dernier opus. Vous le comprenez. J'ai du sauter beaucoup de paragraphes pour rendre la lecture intéressante.
Autre effet Lost : les flashbacks. Ils sont nécessaires à la trame de l'histoire, mais trop nombreux ils coupent le rythme.
À la fin comme dans Lost où il fallait plusieurs épisodes pour ouvrir la trappe d'un mystérieux abri souterrain, il faut dans Quantika plusieurs chapitres pour sortir d'une base et rejoindre le prochain lieu sûr.
J'ai aussi eu du mal avec les personnages beaucoup trop exagérés et convenus.
Il y a le père scientifique incapable de communiquer avec sa fille, la scientifique hantée par des hallucinations, l'amoureux, le traite, le boulet pas doué, la confidente, les amis qui vont mourir, les odieux miliciens, le savant fou, ... Ces personnages ont parfois des attitudes incompréhensibles. La scientifique fait une rencontre incroyable et ... s'énerve parce qu'elle n'arrive pas à trouver comment communiquer ! hein ?!?
En commençant cette critique, je ne voulais pas être aussi négatif. Il y a de bonnes idées dans cette trilogie : ce quelque chose qui nous unit tous, le monde est très crédible, l'intrigue aussi. Hélas moi qui aime les longs romans, j'ai beaucoup souffert de la trop grande longueur du récit. Je n'avais qu'une hâte : qu'on en finisse !
C'est dommage le final est très beau même si on s'y attend depuis le premier roman.
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Caro17
  20 novembre 2017
Merci à Babelio et aux éditions Folio pour ce roman obtenu dans le cadre de l'opération Masse Critique « Mauvais Genres ».
Je lis assez peu de sf et ce livre a été l'occasion parfaite d'en lire un peu plus.
J'ai accroché dès les premières pages, il faut dire que le résumé est alléchant : les terriens ont colonisé, depuis un certain nombre d'années, Gemma une planète au climat hostile. Mais cette planète renferme des secrets : notamment la possibilité d'avoir été habitée auparavant ainsi que l'apparition de mystérieuses anomalies sur les lois de la physique.
Cette lecture a été très agréable, j'ai enchainé les pages sans m'en rendre compte. L'écriture est de qualité. L'aspect scientifique est très présent dans ce roman, on sent que l'auteure a eu la volonté de rendre crédible son histoire et c'est quelque chose que j'ai apprécié. Il y a aussi un coté mystique qui, malgré le fait que je ne suis pas sûre d'avoir pas vraiment tout compris, ne m'a pas déplu.
Cependant, il y a quelques longueurs et on arrive à la fin du 1er tome avec plus de questions et de mystères qu'au début, c'est un peu rageant mais en tous cas, cela fait que je vais me procurer le tome 2 assez rapidement !
Si vous êtes prêt à vous embarquer dans une trilogie, que vous soyez fan de sf ou non, je vous conseille ce livre.
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Th0uar_V1k
  24 décembre 2014
"être ou ne pas être" ou plutôt "je suis vivant ou je suis mort", telle est la question que se posent certains protagonistes (humains ou non) de ce premier tome de la trilogie "Quantika".
Non, nous ne sommes pas dans un remake shakespearien ou dans une reprise dickienne (à l'aérosol mystique) mais bien dans un magnifique Planet Opera où l'auteure Laurence Suhner nous amène un temps soit peu à réfléchir sur notre position d'humains dans l'Univers qui nous entoure et ce en s'appuyant en toile de fond sur l'expérience de pensée du "Chat de Schrödinger".
Non, "vestiges" n'est pas un traité pour "scienteux" mais un roman archéologique glacial (dans tous les sens du terme), long, dense et rythmé qui n'est pas sans rappeler "La nef des fous" de Richard Paul Russo.
Oui, "vestiges" est une entraînante aventure archéologique futuriste où les réflexions et actes des différents clans (miliciens, indépendantistes, scientifiques,...) soulèvent immuablement quelques pans qui voilent la Réalité : nous ne sommes pas uniques dans cet Univers ou dans un autre.
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   22 décembre 2013
Elle avançait, courbée en deux, luttant à chaque pas pour conserver son équilibre. des rafales sèches la frappaient, s'infiltraient dans sa cagoule, lui faisant regretter de n'avoir pas pris le respirateur à sa disposition dans sa cabine. Malgré ses vêtements isothermes, elle éprouvait le sentiment d'être la cible d'un bataillon de pics à glace.
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fnitterfnitter   24 avril 2012
Avant Copernic ne jurait-on pas que la Terre occupait le centre de l'Univers ? Lord Kelvin n'avait-il pas affirmé connaître tout des principes de la physique ? De même que la géométrie d'Euclide en prévalait que dans certains cas de figure; que les lois de Newton ne fonctionnaient que pour des corps n'évoluant qu'à des vitesses non relativistes; que la relativité d'Einstein, parfaite pour dépeindre des événements prenant place à très haute vélocité, demeurait incapable de rendre compte du comportement des atomes; de même que la physique quantique adaptée aux phénomènes atomiques, montrait son inaptitude face à des objets soumis à de fort champs gravifiques...
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fnitterfnitter   06 avril 2014
Non seulement l'Univers est plus étrange que nous ne l'imaginons, mais il est plus étrange que nous ne pouvons l'imaginer.
Sir Arthur Eddington.
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PATissotPATissot   17 mai 2015
Elle balaya la crevasse de sa torche.
Elle avait atterri sur un rocher, large et recouvert de gravats. Un éboulement massif obstruait la cheminée du précipice. Elle fut soulagée : elle n'aurait pas à s'aventurer plus loin.
Elle se redressa avec précaution. Elle craignait que le surplus de son poids ne déséquilibre l'édifice précaire sur lequel elle se tenait, les jambes tremblantes. Une fois debout, elle attendit quelques minutes, la corde tendue, les genoux pliés, prête à déguerpir au moindre signe de danger. Elle se trouvait au sommet d'une pyramide de blocs erratiques s'étageant vers les abîmes. L'odeur de soufre lui montait à la tête. La température avait grimpé d'une bonne vingtaine de degrés.
A pas de loup, elle se mit à descendre l'amoncellement de pierres, toujours reliée à son filin de nanocarbone. S'il s'effondrait, elle avait de grandes chances de finir broyée. Elle s'arrêta sur une petite plateforme en pente douce. Un bruit incongru lui parvenait d'en dessous. Elle cessa de respirer pour essayer de l'identifier. Cela ne suffit pas. Elle rabattit sa capuche en arrière, dégagea ses oreilles de sa cagoule. Des touffes de cheveux dorés s'échappèrent du tissus et accrochèrent la lumière, projetant leur ombre hirsute et décuplée sur les parois.
Elle fut surprise. Des clapotements, des frémissements, des remous. De l'eau liquide bouillonnait sous ses pieds.
Elle s'agenouilla et tenta d'apercevoir un reflet entre les rochers, mais sa lampe manquait de puissance. Une source thermale, sans aucun doute.
Elle poursuivit son exploration.
A vingt-cinq mètres en contrebas, sa ténacité fut récompensée.
Quelque chose s'était littéralement encastré dans le granit. Seule une petite partie émergeait par endroits, noyée dans des blocs de plusieurs tonnes. Le substrat avait fondu sous la chaleur de l'impact.
Kya siffla entre ses dents.
L'objet paraissait artificiel, bien qu'il ne s'apparentât en rien à ce qu'elle connaissait. Mais elle devait avouer qu'elle n'était pas une spécialiste des véhicules spatiaux. Et pour cause, ses uniques expériences de très haute altitude se résumaient à celles que lui procurait l'escalade. Elle avait beau être une mécanicienne hors pair, elle n'avait jamais quitté le sol de Gemma.
Elle passa d'un rocher à l'autre, se rapprochant toujours plus de l'épave. Elle s'efforçait de distinguer un signe extérieur qui lui permettrait une identification. Peine perdue. Il n'y avait rien. Aucune inscription, aucun sigle commercial, aucune publicité à la con. Rien qu'une structure tout en courbes et en pointes,, d'un anthracite soutenu, ponctuée de petites incrustations dorées qui s'animaient lorsque le faisceau de sa torche les caressait.
Elle ôta un gant et posa la paume sur la surface, la retira aussitôt, stupéfaite. La matière vibrait imperceptiblement au passage de ses doigts. L'engin était-il en état de fonctionner ? Subsistait-il une chance que ses occupants soient en vie ? Elle martela la carlingue avec son poing sans qu'aucun son lui réponde. Elle frappa plus fort . Cette fois, ses coups se muèrent en échos sourds qui se répercutèrent sur les parois de la cheminée. Quelques pierres dévalèrent la pente. La jeune fille se protégea instinctivement la tête. Puis un craquement sec détona dans l'espace confiné et la masse entière de l'astronef frémit. Kya hurla, se voyant déjà ensevelie par l'éboulement.
Le grondement persista quelques instants, puis le silence s'empara de nouveau des lieux, à peine troublé par le chuchotement de l'eau.
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fnitterfnitter   22 décembre 2013
Le professeur appartenait à cette catégorie de chercheurs persuadés que la description de l'ensemble des mécanismes régissant l'Univers resterait incomplète et que les théories de la physique - rassurantes, certes, mais d'une validité limitée - ne seraient jamais rien de plus que des approximations.
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Videos de Laurence Suhner (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laurence Suhner
Conférence Romans de science-fiction... Futurs addictifs enregistrée aux Imaginales 2018. Avec Christophe Lambert, Stéphane Przybylski, Claire Belmas et Laurence Suhner.
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