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EAN : 9782253936923
224 pages
Le Livre de Poche (05/10/2022)
3.72/5   121 notes
Résumé :
Johnson, tombé du nid, est le seul survivant de sa fratrie. A bout de forces, le jeune corbeau est recueilli par Ritsuko, femme de ménage et mère célibataire, qui décide de le ramener chez elle au mépris de l'interdiction d'héberger des animaux dans son immeuble. Bien lui en prend, car son fils adolescent, Yôichi, se passionne pour l'oiseau qu'il entoure de mille soins. Un jour, le gardien fait irruption chez eux et Johnson, que Yoîchi avait caché sur le balcon, s'e... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
3,72

sur 121 notes
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fanfanouche24
  22 janvier 2020
Ayant passé de très bons moments de lecture avec "Les Délices de Tokyo",
et "Le Rêve de Ryôsuke" , j'avais acquis ce troisième texte à sa parution,
qui a aussi son charme, ayant toutefois une tonalité des plus sombres...
en dépit de quelques belles lumières d'humanité, d'espoir !
Johnson, tombé du nid, est le seul survivant de sa fratrie. A bout de forces, le jeune corbeau est recueilli par Ritsuko, femme de ménage et mère célibataire, qui décide de le ramener chez elle au mépris de l'interdiction d'héberger des animaux dans son immeuble. Bien lui en prend, car son fils adolescent, Yôichi, se passionne pour l'oiseau qu'il entoure de mille soins. Un jour, le gardien fait irruption chez eux et Johnson, que Yoîchi avait caché sur le balcon, s'envole. C'est le début pour lui d'une longue errance. Il sait qu'il ne peut retourner auprès de son ami et cherche à survivre dans une ville hostile. Une rencontre va lui sauver la vie...." Avec cette compagne corbeau, ils ont trois petits...C'est le bonheur de Johnson, jusqu'au moment où des édiles se remettent à massacrer et réduire les corvidés, au moment
des naissances...
Déjà plus de deux semaines que j'ai lu ce roman... Une fable très, très sombre où les corbeaux, comme les bipèdes humains ne sont guère tendres les uns envers les autres !... Ma préférence a été à la partie plus lumineuse: celle de la tendresse, et des soins attentifs de l'adolescent, Yôichi envers son corbeau adoré...!
Je vais très vite retrouver "mes" chers corvidés grâce à la chronique des plus alléchantes de palamede du "Maître des corbeaux" !...que je me suis commandé !
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kuroineko
  15 juillet 2019
Dernier roman en date de Durian Sukegawa, L'enfant et l'oiseau aborde des thèmes douloureux. L'histoire débute comme un conte dans lequel un oisillon corbeau blessé est sauvé par une mère divorcé dont le fils, Yôichi, va se prendre d'amitié. Obligé de fuir le gardien de l'immeuble, le corbeau prénommé Johnson par le garçon, s'envole au loin. L'auteur place le point de vue principal du roman chez Johnson. Ce qui permet de decouvrir la (sur)vie délicate des corvidés en milieu urbain. Ils ne se font pas de cadeaux entre eux, et doivent en plus jongler avec les politiques municipales d'extermination des corbeaux.
Et oui, au Japon aussi, cet oiseau souffre d'un désamour prononcé. La noirceur de son plumage, la raucité de son croassement, son intelligence et des préjugés séculaires en font le porteur de haine superstitieuse.
De son côté, la vie n'est guère meilleure pour Yoichi et sa mère Ritsuko. Celle-ci se tue entre deux boulots pour gagner une misère, en butte elle aussi à des préjugés machistes qu'on aimerait relégués dans un passé définitivement clos. Mais non, femme seule élevant son fils, elle est forcément de mauvaise vie. Et comme les chiens ne font pas de chats, Yôichi est mis dans le même panier en tant que future mauvaise graine. C'est si pratique les jugements à l'emporte-pièce et l'imbécilité oiseuse d'une pseudo virilité masculine à écraser une mère seule.
Différent du Rêve de Ryôsuke, L'enfant et l'oiseau emprunte cependant à ce précédent ouvrage la noirceur et la désespérance. Si les liens entre le corbeau et le garçon, puis entre Johnson et sa compagne brillent si fort, c'est qu'ils sont les deux seuls points lumineux dans de sombres ténèbres. Pas bien réjouissant comme récit. Et une vision peu ragoutante de l'être humain s'acharnant à détruire une espèce du fait qu'elle plaît moins que les jolies mésanges ou alouettes, comme à humilier des personnes obligées de faire front face à l'adversité et aux épreuves. Il y a beaucoup de violence dans ce court roman, tant physique que mentale.
Durian Sukegawa sait remuer les émotions, avec finesse et poésie tout en n'hésitant pas à présenter la cruauté sans fard. Jaime beaucoup les corbeaux et plusieurs scènes m'ont révulsée. Si le point de vue Ritsuko-Yôichi est un peu moins développé, j'ai ressenti une forte empathie pour ces deux êtres obligés de se battre pour résister. Une lecture dont je ne ressors pas indemne et qui montre le danger et la crétinerie des préjugés.
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coquinnette1974
  05 décembre 2022
Voici mon retour de lecture sur L'Enfant et l'Oiseau de Durian Sukegawa.
Johnson, tombé du nid, est le seul survivant de sa fratrie.
A bout de forces, le jeune corbeau est recueilli par Ritsuko, femme de ménage et mère célibataire, qui décide de le ramener chez elle au mépris de l'interdiction d'héberger des animaux dans son immeuble.
Bien lui en prend, car son fils adolescent, Yôichi, se passionne pour l'oiseau qu'il entoure de mille soins.
Un jour, le gardien fait irruption chez eux et Johnson, que Yoîchi avait caché sur le balcon, s'envole.
C'est le début pour lui d'une longue errance. Il sait qu'il ne peut retourner auprès de son ami et cherche à survivre dans une ville hostile. Une rencontre va lui sauver la vie..
L'Enfant et l'Oiseau est le second roman que je lis cet auteur. Ayant adoré Les délices de Tokyo, j'avais hâte de lire celui-ci.
Le principal est un corbeau, Johnson. On le découvre dès ses débuts dans le nid, en compagnie de sa fratrie. Il va être le seul survivant alors qu'il n'est pourtant pas le plus vaillant.
Johnson va faire un tour parmi les humains.
Alors que les animaux sont interdits dans l'immeuble HLM où ils habitent (surtout les corbeaux, considérés comme nuisibles), Ritsuko ramène l'oiseau chez elle. Son fils Yôichi est un ado turbulent, que rien ne passionne. Pourtant, il va se prendre d'affection pour le corbeau dont il va s'occuper du mieux possible. Cela lui fait du bien de s'inquiéter pour l'animal, espérant qu'il va s'en sortir car il est bien faible.
Malheureusement, Johnson ne pourra pas rester bien longtemps avec eux car en reprenant des forces il fait du bruit.
Il est intéressant de suivre principalement le corbeau, ses difficultés pour survivre dans une ville hostile à cet animal.
J'ai aimé découvrir ce qu'il ressent quand il aperçoit "ses" humains dont nous avons quelques nouvelles ici et là.
Je comprends que les corbeaux fassent des dégâts au Japon et qu'ils soient mal supportés en ville.
Toutefois, les solutions apportées par les humains sont cruelles. Les pièges tuent les oiseaux, éradiquent leurs nids alors qu'ils n'ont rien demandés !
Ils sont considérés comme des animaux sales et porteurs de maladie qui font peur. Pourtant, les morsures de chien ou les piqures de moustique sont au final plus dangereux, comme le souligne à un moment un des personnages.
J'ai été touché par certains passages car je suis mise à la place de ce corbeau. Par moment c'est insoutenable d'imaginer ce qu'il a pu ressentir. Je ne supporte pas les cruautés envers les animaux du coup j'ai eu parfois un peu de mal à lire ce roman.
Je n'ai pas été totalement convaincue par la fin, totalement différente de ce que j'imaginais.
Par contre, j'ai aimé l'ambiance très particulière, très japonaise, qui se dégage de cette lecture. On sent une tension dès le début, qui s'accentue au fur et à mesure que les pages se tournent.
Je garderais un souvenir mitigé de L'enfant et l'oiseau car même si j'ai aimé une grande partie, je n'ai pas accroché au dénouement. J'ai été un peu déçue.
Ma note : 3.5 étoiles.
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Labullederealita
  02 juin 2019
Mon deuxième Sukegawa et pas le dernier !
Encore charmée par la plume et l'imaginaire de cet auteur. Cette fois-ci il s'attèle à nous faire entrer dans la tête d'un corbeau. Un bébé corbeau qui tombe de son nid et est recueilli par un jeune garçon et sa mère célibataire. Des liens très forts vont les unir jusqu'à ce que le corbeau se retrouve à devoir partir pour sauver sa peau.
Les premières pages sont impressionnantes car le corbeau est bébé et on voit tout ce qu'il voit, avec des phrases composées d'un seul mot, des descriptions très sommaires. On vit ce qu'il vit. La relation du corbeau et de cette famille est très touchante et leur permet de se connecter encore plus. On ne peut s'empêcher d'être touché par cette mère qui lutte pour le bien-être de son fils et qui n'est pas du tout aidée.
Lorsque le corbeau part et se retrouve seul, on attaque pour moi la partie la plus intéressante du livre. On le voit grandir, former une famille. On voit comment la nature peut être cruelle. L'auteur imagine ce que l'oiseau peut ressentir en devenant père, en essayant de connaître ses origines. C'est un réel hommage à la protection animale. On voit comment certaines mairies mettent au point des plans d'extermination de certaines espèces et on est aux côtés de ces espèces le moment venu et c'est particulièrement choquant et dur.
Une écriture toujours simple mais qui se fait poignante et brutale à certains moments, le récit est rythmé ce qui fait qu'on ne le lâche pas. La fin est majestueuse car vertigineuse, j'avais la gorge nouée pendant les derniers passages.
Un très beau roman !
Lien : https://labullederealita.wor..
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PHAM
  05 octobre 2022
C'est un peu par hasard que j'ai acheté ce livre avant de prendre le train. J'apprécie les romans de Durian Sakegawa et c'est cela qui m'a guidé. "L'Enfant et l'Oiseau" est très différents des autres livres de cet auteur et, heureusement. J'ai aimé le style épuré de cette émouvante histoire qui raconte les liens entre un enfant et un corbeau. Ce petit corbeau blessé est recueilli par une femme qui élève seule son fils et aime les animaux. le jeune garçon, Yôichi, est ravi de s'occuper de l'oiseau avec lequel il tisse des liens même s'il sait qu'un jour, lorsque l'oiseau saura voler. Néanmoins, garder un corbeau dans un appartement HLM n'est pas une mince affaire, c'est interdit et, du reste, la municipalité cherche à réduire le nombre des corbeaux dans la ville. le bébé corbeau ne doit pas se faire repérer, ne doit pas faire de bruit. Pour en être sûr, Yôichi n'hésite pas à sécher les cours. En dépit de toutes ces précautions, le corbeau est découvert alors qu'il n'a pas encore essayer de voler. Depuis le balcon, l'enfant le laisse s'envoler et Johnson, le corbeau prend son essor. le lecteur suivra alors tour à tour l' existence du corbeau, et la vie de l'enfant et de sa mère . Ce livre n'est pas seulement un récit mais donne à réfléchir et nous bouleverse. Il est question de séparation et de résilience, d'attachement , d'amitié, d'amour,de paternité et de maternité et bien sûr de tendresse qu'il s'agisse des humains ou des corbeaux, de révolte contre la stupidité de certains humains . C'est un roman sombre ce que symbolise la couleur du plumage des corvidés et qui interroge sur le sens de la vie, qu'il s'agisse de la vie humaine ou de la vie animale. le rythme du récit tient le lecteur en haleine jusqu'à la chute. On ne peut qu'être bouleversé par ces destins , ce trésor d'émotions et d'écriture.
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critiques presse (1)
LaCroix   23 août 2019
L’auteur des Délices de Tokyo offre un roman délicat mais aussi d’une grande violence sur le lien entre un petit garçon et un corbeau.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
livrefeuille
livrefeuille  
- On se croirait dans un vieux film d'horreur. On ne pourrait pas plutôt avoir des cigognes ou des cygnes, enfin quoi, des oiseaux jolis à voir et de meilleur augure? Au lieu de ces espèces d’oiseaux noirs de malheur?

- Vous m'excuserez mais l'apparence...

- Oui, je sais, c'est de la discrimination. C'est mal.
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fanfanouche24
fanfanouche24  
Ritsuko connaissait le phénomène de l'empreinte chez les oiseaux, elle en avait entendu parler à la télévision. La plupart des oiseaux prennent pour leur mère le premier être animé ou inanimé avec lequel ils entrent en contact à leur naissance. Si un humain leur prodigue des soins avant leur mère, ils se mettent à le suivre. (p. 50)
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SeriallectriceSV
SeriallectriceSV  
Les corbeaux s'expriment par images. Et ils en reçoivent. Les yeux de Johnson s'étaient dessillés. Il voyait la tour sous un jour nouveau.Il émanait d'elle, à tous les étages, quelque chose d'incompatible avec le ciel, les nuages et les rayons du soleil. Il en jaillissait, dans un cri terrifiant, une soif de pouvoir, de destruction et de puissance.Dans le coeur de Johnson brûlait d'une flamme robuste un sentiment.La haine.
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fanfanouche24
fanfanouche24  
Elle ne savait pas que, si les corbeaux, aux aguets, s'évertuaient à intimider les humains, c'était avant que leur nid soit localisé. Une fois qu'un humain y avait touché, la plupart d'entre eux abandonnaient la partie. (p. 35)
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rkhettaoui
rkhettaoui  
Les corbeaux étaient considérés comme des nuisibles, dans cette ville. Chaque année, la municipalité allouait un budget à la lutte contre ces oiseaux, dont elle exterminait le plus grand nombre possible dans la limite de ses moyens. Les nids étaient eux aussi concernés, car les corbeaux n’en construisaient que pour se reproduire. La destruction des nids et des oisillons constituait le premier pas vers leur extermination. Un bon nombre d’habitants soutenait cette politique de lutte contre les corvidés.
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