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ISBN : 2253070874
Éditeur : Le Livre de Poche (03/05/2017)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 415 notes)
Résumé :
« Écoutez la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d'embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (153) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  02 mai 2017
Un joli moment de lecture passé avec ce roman, dont l'adaptation cinématographique fut primée au festival de Cannes en 2015.
C'est l'histoire d'une rencontre insolite entre deux êtres, qui se ressemblent bien plus qu'ils ne le soupçonnent, malgré la différence de génération et les secrets enfouis. L'objectif de Sentarô, lorsqu'il engage Tokue, c'est de faire décoller les ventes de dorayaki, pour pouvoir vite éponger ses dettes, puis quitter cette échoppe dont il est le gérant...
Un récit touchant et poétique, d'une sensualité palpable et émouvante, autour de l'amour de la cuisine, la souffrance des corps et des coeurs, la honte, la solitude, la résilience. Des personnages dont j'ai apprécié l'authenticité, la juste pudeur, grâce à une plume moins épurée que je ne le craignais.
Amatrice de cuisine japonaise, je n'ai jamais goûté aux dorayaki. J'en ai eu l'eau à la bouche durant toute ma lecture ! ;-p
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Bookycooky
  28 mars 2016
Sentarô ,gère une pâtisserie à Tokyo pour rembourser "une dette".
Seul dans sa petite échoppe, en face d'un cerisier, symbole du passage des saisons, il vend des dorayaki et s'ennuie. Il aimerait embaucher quelqu'un avec qui discuter et qui pourrait lui donner un coup de main.Une vieille femme aux doigts déformés s'y présente, après hésitation,il l'engage .....se demandant quand même en quoi elle pourrait bien lui venir en aide..... surprise ! Tokue,la grand-mère se révèle exceptionnelle et l'initie à l'art délicat de confectionner le an, cette pâte de haricots rouges avec laquelle les dorayaki sont fourrés....Sentarô qui les fourrait jusque là avec de la pâte industrielle, est aux nues....la clientèle afflue....mais le rêve va tourner court. Tokue porte un lourd secret qui va vite être deviné......par l'entourage....
Dans la première partie du roman, l'écrivain, un homme aux multiples talents, ayant aussi suivi les cours d'une école de pâtisserie, ,nous envoûte avec la fabrication des dorayaki ; la seconde partie , beaucoup moins sucrée, dévoile le secret de Tokue. Avec sa sensibilité à fleur de peau, « à l'écoute » du bruissement des arbres, des insectes , des oiseaux....et des fameux haricots azuki, Tokue nous livre une simple et trés belle leçon sur sa conception du sens de la Vie, même dans la plus grande des détresses.
Magnifique roman écrit avec beaucoup de délicatesse et d'émotion sur un sujet peu commun, qui fait partie aussi d'un pan insoupçonné de l'histoire du Japon.
Je suis une adepte de la littérature et de la pâtisserie japonaises, ce livre ne pouvait que me plaire, avec sa sensibilité,sa poésie, la pudeur de ses personnages, ses cerisiers en fleurs ....et ses doriyaki. J'ai adoré !
p.s.Naomi Kawase, une cinéaste japonaise que j'admire beaucoup en a tiré un film,que malheureusement je n'ai pas encore visionné.
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le_Bison
  15 décembre 2016
Après l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, je rencontre la vieille qui murmurait à l'oreille des haricots azukis. Une petite vieille, toute fripée, toute timide, qui semble si bien s'entendre avec ses haricots que sa pâte respire mille senteurs, dont l'amour, la compassion, le désir et la vie. Tu as senti cette douce odeur sucrée venir chatouiller tes narines à chaque page tournée ? Un pur délice, un petit bijou. Une histoire simple, d'âme et de cuisine. La cuisine a une âme et ses saveurs sont l'amour et la (com)passion. Les bons ingrédients aussi. Un pur bonheur.
Cette histoire de cuisine s'agrémente donc d'une histoire d'âme, et d'une histoire de relation générationnelle. Quel enchantement de voir cette vieille apprendre le métier à son jeune patron. Elle est si belle, cette vieille devant ses fourneaux. Elle a tant à dire et à donner. Magnifiquement humaine, la plume de Durian Sukegawa se fait poignante et poétique. le roman se déguste comme ces fameux dorayaki, petites pâtisseries japonaises à la pâte d'azukis, que la vieille prépare depuis plus de cinquante ans, sous le clair de lune, la tête sur ton épaule.
« Ce jour-là, nous avons regardé la lune ensemble. La pleine lune était visible au-dessus du cerisier devant la boutique. Mme Yoshii m'a dit, elle est belle, admirons-la ensemble... et elle m'a proposé ça, en contemplant la lune. Pour elle c'était une promesse à trois, entre la lune, elle et moi. »
Le film de Naomi Kawase me tentait bien, mais l'occasion a manqué. Lorsque je reçu ce roman, je n'ai donc pas hésité à savourer chacune de ses préparations culinaires et à les vivre comme un cérémonial. La prière, le respect, la caresse de chaque ingrédient, ne pas oublier de parler à ses haricots, de leur susurrer des mots d'amour, car la cuisine est avant tout amour. Pas besoin d'aller au temple, il suffit de joindre les mains devant la marmite bouillonnante et fredonnante d'histoires.
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joedi
  19 octobre 2016
Dans une échoppe à Tokyo, près d'un cerisier, Sentarô prépare des dorayaki, pâtisseries japonaises composées de deux pancakes fourrés à la pâte de haricots rouges appelée an. Le propriétaire de l'échoppe, aujourd'hui décédé dont la veuve a pris la succession, l'a engagé à sa sortie de prison. Sentarô qui fait cela avant tout pour rembourser ses dettes envers la propriétaire, achète de la pâte an industrielle ; les clients ne sont pas nombreux. Arrive Tokue, vieille femme aux doigts déformés, que Sentarô engage, à un salaire dérisoire, pour préparer la pâte de haricots rouges, tout un travail, dès lors, les clients affluent jusqu'au jour où ... Belle écriture.
Challenge Petits plaisirs - 239 pages
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Kittiwake
  18 novembre 2017
La magie de ce court roman, c'est que même si on déteste la pâte de haricots rouges japonaise, le An, on a presqu'envie de retenter l'expérience après avoir tourné la dernière page!
C'est bref mais riche en évocations sensorielles, de celles qui suscitent des émotions positives. de l'odeur de la pâte qui cuit doucement, domptée par la technique de Tokue, au délicat parfum des pétales du cerisier, qui scande le passage des saisons, en passant par l'émerveillement de Sentarô qui découvre les arômes qui résulte d'une technique patiente, tout est sensation, émotion, souvenir.
L'histoire prend la forme d'un conte moderne, Tokue n'est pas loin d'évoquer la sorcière, avec ses difformités , ses secrets et les mystères qu'elle fait de son passé, mais une sorcière bienveillante, voire une fée malicieuse. de celles qui portent en elles les richesses d'une époque révolue
« S'il ne prenait pas la relève maintenant, la savoir-faire du Tokue disparaîtrait de ce monde. Et ce savoir-faire, c'était aussi la trace de l'existence d'une femme nommée Tokue Yoshii. »

Le lien qui se crée entre ses deux personnages si disparates, est aussi fort qu'improbable, si les hasards de la vie et la nécessité pour ces deux-là de modifier le tracé de leur destin ne les avaient pas réunis dans une aventure magique.
Mais malgré cette ambiance poétique à souhait, l'auteur soulève de graves questions, celles de l'exclusion, de la maladie , du temps qui passe, sans compassion le sens de la vie
Mais de par le monde, il y a aussi des enfants dont la vie s'achève au bout d'à peine deux années. Alors, dans le chagrin, chacun s'interroge sur le sens de la naissance de cet enfant.
Maintenant, je sais. C'est sûrement pour qu'il puisse ressentir, à sa manière, le ciel, le vent et les mots. le monde naît de la perception de cet enfant. Donc, la naissance de l'enfant aussi a bien un sens.
Le décor est résolument moderne, mais la fable est intemporelle.
Durian Sukewaga a su avec adresse utiliser ses deux casquettes, de philosophe et de pâtissier pour nous cocoter ces Délices, à savourer sans modération.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   15 décembre 2017
"Cerné par le flamboiement des fleurs de cerisier étincelantes, Sentaro cria à plusieurs reprises le prénom de la jeune fille. Mais à part les pétales qui tournoyaient sans cesse, le paysage ne changeait pas.Alors il comprit qu'il s'était fourvoyé dans un endroit qui ne relevait pas du monde réel...."
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fanfanouche24fanfanouche24   10 juillet 2017
Sans le regard que j'étais, toutes les choses que je voyais disparaîtraient. C'était tout simple.
Et si ni moi ni les humains n'existions, qu'en serait-il ? Pas seulement les humains, si le monde était privé de tous les êtres doués d'émotion, qu'en serait-il ?
Ce monde quasiment infini disparaîtrait entièrement. (...)
Nous sommes nés pour regarder ce monde, pour l'écouter. C'est tout ce qu'il demande. Et donc, même si je ne pouvais pas devenir professeur, ni travailler, ma venue au monde avait un sens. (p. 208)
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joedijoedi   19 octobre 2016
Mais de par le monde, il y a aussi des enfants dont la vie s'achève au bout d'à peine deux années. Alors, dans le chagrin, chacun s'interroge sur le sens de la naissance de cet enfant.
Maintenant, je sais. C'est sûrement pour qu'il puisse ressentir, à sa manière, le ciel, le vent et les mots. Le monde naît de la perception de cet enfant. Donc, la naissance de l'enfant aussi a bien un sens.
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DocteurVeggieDocteurVeggie   20 mars 2016
Mais au fil des années que j'ai passées dans cet endroit, j'ai fini par comprendre quelque chose. C'est que, quoi qu'on perte, quoi qu'on subisse, nous sommes des êtres humains. Même privé de ses quatre membres, parce que cette maladie n'est pas mortelle, il faut continuer à vivre. Dans cette lutte passée à se débattre au fond des ténèbres, nous nous raccrochions à ce seul point, nous étions des êtres humains et nous tenions à garder notre fierté. Voila pourquoi j'ai essayé d'être "à l’écoute". Je crois que l'homme est un être vivant doué de cette force. Et en même temps, j'ai "entendu" .
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jeunejanejeunejane   26 août 2017
Et je vous ai vu. J'ai vu votre visage.
Vos yeux semblaient si tristes. Votre regard donnait envie de vous demander ce qui vous faisait tant souffrir. C'étaient mes yeux d'autrefois...
C'est pour cela que je me suis plantée devant la boutique, comme irrésistiblement attirée.
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