AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253070874
Éditeur : Le Livre de Poche (03/05/2017)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 636 notes)
Résumé :
"Écoutez la voix des haricots": tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d'embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Senta... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (235) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  02 mai 2017
Un joli moment de lecture passé avec ce roman, dont l'adaptation cinématographique fut primée au festival de Cannes en 2015.
C'est l'histoire d'une rencontre insolite entre deux êtres, qui se ressemblent bien plus qu'ils ne le soupçonnent, malgré la différence de génération et les secrets enfouis.
L'objectif de Sentarô, lorsqu'il engage Tokue, c'est de faire décoller les ventes de dorayaki, pour pouvoir vite éponger ses dettes, puis quitter cette échoppe dont il est le gérant...
Un récit touchant et poétique, d'une sensualité palpable et émouvante, autour de l'amour de la cuisine, la souffrance des corps et des coeurs, la honte, la solitude, la résilience. Des personnages dont j'ai apprécié l'authenticité, la juste pudeur, grâce à une plume moins épurée que je ne le craignais.
Amatrice de cuisine japonaise, je n'ai jamais goûté aux dorayaki. J'en ai eu l'eau à la bouche durant toute ma lecture ! ;-p
Commenter  J’apprécie          12031
le_Bison
  15 décembre 2016
Après l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, je rencontre la vieille qui murmurait à l'oreille des haricots azukis. Une petite vieille, toute fripée, toute timide, qui semble si bien s'entendre avec ses haricots que sa pâte respire mille senteurs, dont l'amour, la compassion, le désir et la vie. Tu as senti cette douce odeur sucrée venir chatouiller tes narines à chaque page tournée ? Un pur délice, un petit bijou. Une histoire simple, d'âme et de cuisine. La cuisine a une âme et ses saveurs sont l'amour et la (com)passion. Les bons ingrédients aussi. Un pur bonheur.
Cette histoire de cuisine s'agrémente donc d'une histoire d'âme, et d'une histoire de relation générationnelle. Quel enchantement de voir cette vieille apprendre le métier à son jeune patron. Elle est si belle, cette vieille devant ses fourneaux. Elle a tant à dire et à donner. Magnifiquement humaine, la plume de Durian Sukegawa se fait poignante et poétique. le roman se déguste comme ces fameux dorayaki, petites pâtisseries japonaises à la pâte d'azukis, que la vieille prépare depuis plus de cinquante ans, sous le clair de lune, la tête sur ton épaule.
« Ce jour-là, nous avons regardé la lune ensemble. La pleine lune était visible au-dessus du cerisier devant la boutique. Mme Yoshii m'a dit, elle est belle, admirons-la ensemble... et elle m'a proposé ça, en contemplant la lune. Pour elle c'était une promesse à trois, entre la lune, elle et moi. »
Le film de Naomi Kawase me tentait bien, mais l'occasion a manqué. Lorsque je reçu ce roman, je n'ai donc pas hésité à savourer chacune de ses préparations culinaires et à les vivre comme un cérémonial. La prière, le respect, la caresse de chaque ingrédient, ne pas oublier de parler à ses haricots, de leur susurrer des mots d'amour, car la cuisine est avant tout amour. Pas besoin d'aller au temple, il suffit de joindre les mains devant la marmite bouillonnante et fredonnante d'histoires.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          9820
Bookycooky
  28 mars 2016
Sentarô ,gère une pâtisserie à Tokyo pour rembourser "une dette".
Seul dans sa petite échoppe, en face d'un cerisier, symbole du passage des saisons, il vend des dorayaki et s'ennuie. Il aimerait embaucher quelqu'un avec qui discuter et qui pourrait lui donner un coup de main.Une vieille femme aux doigts déformés s'y présente, après hésitation,il l'engage .....se demandant quand même en quoi elle pourrait bien lui venir en aide..... surprise ! Tokue,la grand-mère se révèle exceptionnelle et l'initie à l'art délicat de confectionner le an, cette pâte de haricots rouges avec laquelle les dorayaki sont fourrés....Sentarô qui les fourrait jusque là avec de la pâte industrielle, est aux nues....la clientèle afflue....mais le rêve va tourner court. Tokue porte un lourd secret qui va vite être deviné......par l'entourage....
Dans la première partie du roman, l'écrivain, un homme aux multiples talents, ayant aussi suivi les cours d'une école de pâtisserie, ,nous envoûte avec la fabrication des dorayaki ; la seconde partie , beaucoup moins sucrée, dévoile le secret de Tokue. Avec sa sensibilité à fleur de peau, « à l'écoute » du bruissement des arbres, des insectes , des oiseaux....et des fameux haricots azuki, Tokue nous livre une simple et trés belle leçon sur sa conception du sens de la Vie, même dans la plus grande des détresses.
Magnifique roman écrit avec beaucoup de délicatesse et d'émotion sur un sujet peu commun, qui fait partie aussi d'un pan insoupçonné de l'histoire du Japon.
Je suis une adepte de la littérature et de la pâtisserie japonaises, ce livre ne pouvait que me plaire, avec sa sensibilité,sa poésie, la pudeur de ses personnages, ses cerisiers en fleurs ....et ses doriyaki. J'ai adoré !
p.s.Naomi Kawase, une cinéaste japonaise que j'admire beaucoup en a tiré un film,que malheureusement je n'ai pas encore visionné.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          9812
lyoko
  29 mars 2018
Ce roman est une vraie sucrerie.... Ne connaissant pas les pâtisseries japonaises, je le rapprocherais de la tarte au citron. Il est à la fois d'une douceur incroyable, avec un petit goût amer par moment.
J'ai adoré. Il se lit tout seul. Il nous met l'eau à la bouche par la description des pâtisseries japonaises. Mais c'est surtout une belle et grande leçon de vie. Avec aussi une très belle leçon d'amitié entre un homme et une vieille femme.
Ce roman est "étrange" parce que l'on peut anticiper sans problème ce qu'il va se passer et pourtant on est quand même frappé par les évènements. On les prévoit et malgré tout ils nous prennent aux tripes.
J'ai adoré la façon dont était brossé les personnages.
En fait ce roman est d'une simplicité extrême au premier abord, mais il est surtout d'une efficacité incroyable.
Je recommande vivement
Commenter  J’apprécie          8111
marina53
  19 juin 2018
Dans sa petite boutique, rue des Cerisiers, Sentarô passait ses journées derrière une plaque chauffante en train de confectionner des dorayaki. Un jour, il remarqua une vieille dame toute ridée qui, presque immobile, l'observait. S'approchant, c'est alors qu'elle tendit un doigt tout tordu vers l'affichette collée à la vitrine proposant un emploi. Trop vieille aux yeux de Sentarô, il repoussait son offre. Mais Tokue Yoshii insista encore et encore. Malgré ses doigts tordus, Sentarô finit par céder, séduit par le maigre salaire réclamé mais surtout par sa pâte de haricots rouges qu'elle lui fit goûter. Une pâte qui n'avait rien à voir avec celle qu'il confectionnait. Certain d'accroître son chiffre d'affaires grâce à cette aide précieuse, Sentarô pourra ainsi augmenter son remboursement mensuel...
Les délices de Tokyo se dégustent doucement, tel un bonbon qu'on laisse fondre sous la langue. Près de ces cerisiers, si magnifiques au temps de la floraison, Durian Sukegawa fait se rencontrer deux personnages que rien ne semble lier. Sentarô, un homme qui prépare et vend ses dorayaki pour rembourser une dette; Tokue Yoshii, une vieille dame de 76 ans, aux doigts tout déformés, qui maîtrise la confection de la pâte de haricots rouges, le An, à merveille. Peu à peu des liens vont se nouer entre eux et chacun va, au contact de l'autre, se livrer et se délivrer de ses lourds secrets. L'auteur aborde avec délicatesse et douceur des sujets tels que la maladie, l'exclusion, la solitude, l'amitié, l'entraide, la vieillesse, la passion... Il se dégage de ce roman poétique aux saveurs douces-amères un parfum de nostalgie et de suavité.
À noter que ce roman a été adapté au cinéma par Naomi Kawase.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          704
Citations et extraits (105) Voir plus Ajouter une citation
LnBLnB   10 juillet 2018
Quels que soient nos rêves, un jour, on trouve forcément ce qu'on cherchait grâce à la voix qui nous guide, j'en suis convaincue. Une vie est loin d'être uniforme. Parfois, sa couleur change du tout au tout.
Commenter  J’apprécie          60
fanfanouche24fanfanouche24   10 juillet 2017
Sans le regard que j'étais, toutes les choses que je voyais disparaîtraient. C'était tout simple.
Et si ni moi ni les humains n'existions, qu'en serait-il ? Pas seulement les humains, si le monde était privé de tous les êtres doués d'émotion, qu'en serait-il ?
Ce monde quasiment infini disparaîtrait entièrement. (...)
Nous sommes nés pour regarder ce monde, pour l'écouter. C'est tout ce qu'il demande. Et donc, même si je ne pouvais pas devenir professeur, ni travailler, ma venue au monde avait un sens. (p. 208)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290
joedijoedi   19 octobre 2016
Mais de par le monde, il y a aussi des enfants dont la vie s'achève au bout d'à peine deux années. Alors, dans le chagrin, chacun s'interroge sur le sens de la naissance de cet enfant.
Maintenant, je sais. C'est sûrement pour qu'il puisse ressentir, à sa manière, le ciel, le vent et les mots. Le monde naît de la perception de cet enfant. Donc, la naissance de l'enfant aussi a bien un sens.
Commenter  J’apprécie          340
popie21popie21   23 avril 2018
Parmi les pièces exposées figurait une photographie intitulée "Lecture avec la langue".
C'était la photo d'un vieil homme ravagé par la maladie de Hansen, devenu aveugle et privé de sensibilité aux extrémités. S'il pouvait ouvrir un livre, le bout de ses doigts paralysés ne lui permettait pas de sentir les aspérités du braille. Donc, il léchait les signes avec sa langue. C'est ainsi qu'il lisait, en suivant chaque caractère du bout de la langue.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
DocteurVeggieDocteurVeggie   20 mars 2016
Mais au fil des années que j'ai passées dans cet endroit, j'ai fini par comprendre quelque chose. C'est que, quoi qu'on perte, quoi qu'on subisse, nous sommes des êtres humains. Même privé de ses quatre membres, parce que cette maladie n'est pas mortelle, il faut continuer à vivre. Dans cette lutte passée à se débattre au fond des ténèbres, nous nous raccrochions à ce seul point, nous étions des êtres humains et nous tenions à garder notre fierté. Voila pourquoi j'ai essayé d'être "à l’écoute". Je crois que l'homme est un être vivant doué de cette force. Et en même temps, j'ai "entendu" .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
Videos de Durian Sukegawa (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Durian Sukegawa
Gérard part en live #5
autres livres classés : lèpreVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox

Autres livres de Durian Sukegawa (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Les délices de Tokyo

Tokue et Wakano font un pacte sous

Le cérisier en fleurs
La marquise de la boutique
La pleine lune
Un arbre du sanatorium

12 questions
28 lecteurs ont répondu
Thème : Les délices de Tokyo de Durian SukegawaCréer un quiz sur ce livre
. .