AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782253032250
352 pages
Le Livre de Poche (08/06/1983)
3.2/5   124 notes
Résumé :
Franz Cimballi, héritier d'une énorme fortune, a été dépouillé de tous ses biens et expédié à l'autre bout du monde dans le dénuement le plus total. Il va, avec une fulgurante énergie, tenter de reconstruire un empire et d'abattre l'un après l'autre tous ses ennemis, ceux qui ont trahi son père...
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique

" Quelle lâcheté d'attaquer quelqu'un comme

Sulitzer! Je dis quelqu'un, parce qu'il pourrait

être tout à fait un autre, même si je le trouve

parfait dans son rôle d'immonde gras riche

cynico-sentimental, con comme une bourri-

que, et visqueux à souhait. Vous remarquerez

que ceux qui s'acharnent sur ce martyr de la

mauvaise littérature sont les mêmes qui encen-

sent, persuadés d'être dans leur bon goût, de

« faux bons » pas assez notoires.

Paul-Loup Sulitzer (quel nom ancien-testa-

mentairement génial !), lui, n'est pas un faux

bon, c'est un vrai mauvais. Il faut un certain

courage pour devenir ainsi, aux yeux de tous,

la caricature de tout ce qu'il y a d'abject dans le métier d'écrire. Ils en font presque un boue

émissaire de ce qu'on peut reprocher de pire à

un auteur : le succès, l'absence totale de talent,

les nègres, l'arrogance, la vulgarité, l'argent

bien sur... Et pourtant, ces charmants

défauts, Sulitzer a au moins l'honnêteté d'en

faire son tréfonds de commerce. Les autres, les

soi-disant purs esprits qui oeuvrent pour la

Grande Littérature bafouée par le système

capitaliste et spectaculaire pour lequel saint

Paul-Loup se laisse flageller; tous les aigris

minus qui rêveraient de triompher sulitzerien-

nement avec leurs petits livres pathétiques à

eux sont pour moi plus néfastes à l'art que le

plus ignoble marchandeur de tapis «litté-

raire ». Au moins, Sulitzer, Hérode du book-

biz, ne se considère pas comme un écrivain »,

il sait qu'il est un homme d'affaires. Ce n'est

pas lui qui vend un livre pour ce qu'il n'est pas.

Les lecteurs de Money (entre parenthèses,

splendide titre supra-bloyen!) savent très bien

qu'ils ne vont pas lire un livre, alors que ceux

de Jean Rouaud (prix Goncourt 90) sont

persuadés d'en lire un, vrai de vrai, bien écrit

et bien noté par la critique, un exemple pour les

Lettres françaises, alors que c'est une merde

chiée sur mesure pour ravir les amateurs de

crottes écrites. Avec Sulitzer, c'est clair.

En plus, l'air de rien, ce bouffi a raison d'employer des negres. Il est certainement celui

chez qui c'est le plus justifié. Si le milieu

littéraire était plus à l'aise sur la question, il ne

relèverait même pas qu'un soupier comme

Paul-Loup utilise des blacks gratteurs; seule-

ment tous ces hypocrites savent très bien que

tant que Sulitzer incarnera l'affreux qui

n'écrit pas ses livres » lui-même, on ne s'aper-

cevra pas vraiment que dans la Littérature à

majuscules les nègres pullulent, et sur des

coups insoupçonnables. Les documenta-

listes » grouillent comme des vers dans toute

l'édition et souvent leur silence n'est pas acheté

au prix auquel Sulitzer paye les siens pour ne

pas avoir à se cacher. Michel-Ange aussi avait

des aides. le principe est excellent si c'est

pour de grandes choses. Tous les grands

artistes de la Renaissance ont eu des nègres.

Le nègre du Pérugin s'appelait Raphaël.

De petits élèves qui aident à rassembler des

documents, des références, des informations

pour parfaire une oeuvre d'art, je trouve ça très

bien. J'aimerais bien moi aussi avoir des

assistants, comme dans le cinéma, qui iraient

en repérage sur les lieux de mon journal

intime! Hélas ! je dois tout faire seul: vivre et

écrire. Cet artisanat ne me donne pas le droit

ni l'envie

de cracher sur quelqu'un qui a

trouvé une structure d'écriture dont les a vrais écrivains ſeraient bien de s'inspirer. Hélas

comme tous les autres, ils ne voient la vulgarite

que là ou elle s'affiche comme telle.

Pour moi, la vulgarité, c'est de se foutre de

la gueule de Paul-Loup Sulitzer. "

Marc Edouard Nabe , Rideau.

Commenter  J’apprécie          20

Symptomatique d'une époque (les années 1980) le succès des romans de Paul-Loup Sulitzer était du à la nouveauté que constituait le rythme des thrillers mis au service d'intrigues financières plus ou moins élaborées.

Money, premier roman de Sulitzer, est une variation autour de la spoliation et de la vengeance, un côté comte de Monte-Christo en quelque sorte. Facile à lire et efficace. le style doit sans doute beaucoup à Loup Durand, nègre non assumé par Sulitzer. Bernard Pivot en son temps s'est plu (et complu) à le dire et l'écrire.

Pour autant Pivot s'était complètement trompé de sujet. Sultizer n'a jamais cherché le prix Goncourt au prix d'une duperie sur l'auteur réel des lignes écrites, mais il s'est contenté de savoir raconter une histoire financière facile à lire et plaisante.

Commenter  J’apprécie          60

Je garde un bon souvenir de la saga "Cimballi", je ne dis pas que si je relisais le tout aujourd'hui -et l'exercice serait intéréssant !!- je ne serais pas déçue mais je reste sur un souvenir chouette.

Assez d'actualité, l'univers des magnats de la finance, les beautiful people, les histoires d'amour etc...

Bref, quand j'aurai du temps je me replongerai chez Sulitzer histoire de voir lequel de lui ou moi a vieilli...

Commenter  J’apprécie          40

Rien de particulier dans l'écriture, style simple, pas de beautés, pas de volonté de sortir d'un genre thriller économique. Puisqu'il s'agit de ça. Une vendetta dans le milieu des affaires. le personnage principal a la haine et la garde jusqu'au bout. Doit-on se réjouir qu'il parvienne a ses fins ? Ce livre n'exalte aucun bon sentiment. Tout est laid. L'être humain n'est pas beau quand il est comme ça.

Je passe mon tour. Je me passe de ce monde-là.

Commenter  J’apprécie          20

Moneymoney! travaillez plus pour gagner plus c'est passé de mode ça!

Commenter  J’apprécie          40

Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation

Je suppose que l’on peut aussi bien commencer l’histoire ce 23 novembre au matin, vers onze heures trente, dans cette maison d’Old Queen Street, en bordure de Saint James Park, à Londres.

Commenter  J’apprécie          10

Tu es naïf, Franz. Aider les pauvres n'est pas dans les habitudes d'un banquier. (...) Une banque fait des bénéfices sur le dos des autres, elle n'a rien à voir avec une entreprise de charité.

Commenter  J’apprécie          100

Et j’imagine le visage de Martin Yahl à cet instant, je l’imagine avec mieux que de la joie : de la délectation et de la volupté. Le visage de Martin Yahl doit mathématiquement refléter d’abord une surprise froide et puis, au fil des secondes, une colère, une rage aux limites de la folie

Commenter  J’apprécie          30

Pour la première fois de ma vie, j’ai gagné de l’argent et j’ai cette révélation étrange qui me stupéfie et fait naître en moi une formidable joie : c’est simple ! Prodigieusement simple ! Quelque chose est arrivé : j’ai eu une idée et cette idée s’est transformée en monnaie sonnante.

Commenter  J’apprécie          10

L'événement m'affûte comme une lame, me décape de toute faiblesse et met à nu une agressivité efficace et froide dont jusqu'à ce jour je n'avais pas soupçonné l'existence.

Commenter  J’apprécie          20

Videos de Paul-Loup Sulitzer (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paul-Loup Sulitzer
Tantzor - Paul-Loup Sulitzer - LTL # 185
autres livres classés : thriller financierVoir plus
Notre sélection Littérature française Voir plus





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
2503 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre