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EAN : 9782917371244
144 pages
Makaka (29/11/2012)
3.94/5   16 notes
Résumé :
Manu rêve d'être dompteur de chaises car il sait qu'elles sont vivantes et il connaît leur personnalité hors du commun. Cependant, dans une ville sous dictature qui glorifie les sciences et la raison, son espoir semble bien vain. Heureusement, au-delà des frontières de la Cité - que les habitants n'ont pas le droit de franchir - se trouve le Cirque, un univers mystérieux où tous les songes sont permis...
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  19 avril 2013
Manu est un petit homme chauve qui est convaincu que les chaises ont une âme et des rêves. Alors, la journée, il travaille à l'usine, mais la nuit, il est dompteur de chaises dans un Cirque qui se produit à l'extérieur de la Cité, là où il est interdit de se rendre. « Inciter les gens à sortir de la Cité la nuit et promouvoir des distractions illégales est interdit. Article 23/5 du règlement. » (p. 11) dans la ville, ils sont peu nombreux à croire à l'existence réelle du Cirque : « Il n'y a que des débris en dehors de la Cité. » (p. 11) Et pourtant, toutes les nuits, Yannick le magicien, Mia la jongleuse de feu, Pierrot l'acrobate et Manu le dompteur de chaises enchantent les petits et les grands autour d'une piste aux étoiles enchanteresse. Mais alors, si le Cirque est illégal, comment y viennent les spectateurs sans se faire prendre par les automates qui gardent la Cité ?
Voilà qu'une étrange menace plane sur la Cité : des bestioles grignotent les mécanismes des machines. Qu'à cela ne tienne ! Puisque ces bêtes ont peur du noir, il n'y aura plus jamais de nuit, ni d'obscurité. Plus personne ne dormira et la lumière de la raison et du savoir rationnel ne cessera jamais de briller. Hélas, s'il n'y a plus de nuit, il n'y a plus de sommeil, ni de rêves, ce qui ne fait pas du tout les affaires du Cirque. « Les rêves des gens, c'est la lumière qui nous permet d'exister. » (p. 71)
Ileana Surducan offre une superbe variation sur le thème des dictatures scientifiques. La Cité automatisée s'oppose au Cirque qui est le monde du rêve et du tout-possible. Voir des chaises faire des pirouettes, c'est impossible ? Non, pas au Cirque. Avec ses sièges apprivoisés, Manu montre qu'il est possible de réapprendre à rêver et de combattre ses peurs. Dans son journal, les jours se suivent toujours plus beaux et plus magiques.
J'ai beaucoup apprécié l'humour tendre de cette histoire. « Dis donc, tu sors des trucs d'un chapeau vide ? / Non. Je sors des trucs d'un chapeau plein. » (p. 51) le Cirque rassemble une bande de joyeux loufoques et de doux dingues en habit de lumière que l'on voudrait suivre au bout du monde, pour ne pas manquer un instant du spectacle. Il y a assez peu de textes dans ce roman graphique, mais l'image est si éloquente qu'on se passe bien de mots. Quel plaisir d'en prendre plein les yeux à chaque page ! Comme dans toute BD classique, il y a des cases plus ou moins carrées, certaines plus longues ou larges que d'autres. Il y a aussi de sublimes pleines pages qui explosent de couleurs et de mouvements. Et il y a quelques images découpées dans lesquelles le personnage est son propre espace et délimite les propres contours de son geste.
Entre aquarelle, fusain et sanguine, Ileana Surducan a créé un Cirque inoubliable qui rappelle qu'il ne faut jamais oublier de rêver. La lecture de son ouvrage a été comme un rêve éveillé : j'ai été émerveillée à chaque page par la finesse des traits et l'éclat des couleurs. Petits et grands, n'hésitez pas à prendre un billet pour le Cirque d'Ileana Surducan, vous ne le regretterez pas !
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beklf
  03 décembre 2018
Un rêve. Un rêve pour échapper au cauchemar d'une vie monotone dans une ville grise où les hommes sont (en)cadrés par des robots. Un rêve où les artistes d'un cirque proposent à tous les dormeurs qui rêvent des spectacles magiques, poétiques. Un rêve dont la frontière avec le réel s'estompe et permet à un citadin de troquer son habit d'ouvrier pour celui de dompteur de chaises. Et le cirque, qui ne vit que grâce aux rêves qu'il alimente trouve son nouvel artiste. Mais lorsque les rêves ou les cauchemars commencent à s'insinuer dans le réel, les garants du réel ne risquent-t-il pas de décider de manière unilatérale de faire disparaître les rêves ? Mais peut-on tuer un rêve lorsqu'il est ancré dans un homme ? Bien plus profond que son ambiance onirique déjà formidable, cette BD est un régal pour les yeux et l'esprit.
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Little_Daisy
  05 juin 2014
Vous sentez l'excitation ? Moi j'en suis remplie par le fait de vous faire découvrir – si ce n'est pas déjà le cas – une véritable pépite onirique !
Le cirque – Journal d'un dompteur de chaises est une jolie fable, un rêve dessiné par Iléanna Surducan et publié par Makaka en 2012.
Un dompteur de chaises ? Vraiment ?
"Manu rêve d'être dompteur de chaises car il sait qu'elles sont vivantes et il connaît leur personnalité hors du commun. Cependant, dans une ville sous dictature qui glorifie les sciences et la raison, son espoir semble bien vain. Mais au-delà des frontières de la cité – que les habitants n'ont pas le droit de franchir – se trouve le Cirque, un univers mystérieux où tous les songes sont permis."
Une BD pour des esprits rêveurs et imaginatifs
J'ai vu cette bande dessinée à la bibliothèque, ce sont ses couleurs de feux qui ont attiré mon regard. Une fois posé sur cet ouvrage de format assez petit pour une BD, j'ai vu le titre et je n'ai pas hésité, il me fallait l'emprunter et lire cet OVNI.
Des couleurs à n'en plus finir, des couleurs et une lumière qui est symbole de vie, de création et d'espoir dans un monde où le gris, les ombres et la tristesse sont synonymes du monde réel, industriel, trop cadré pour Manu, notre héros. Chaque nuit il s'évade dans un cirque à mi chemin entre sa réalité et ses rêves Manu va devoir aider le Cirque et ses artistes à survivre à la fin des rêves dans le monde réel, survivre à la peur et à la rationalisation totale qui ne va pas de pair avec l'inventivité des artistes du cirque.
Merci à I. Surducan pour ces graphismes à l'image d'un cirque : colorés avec une dominante de couleurs chaudes en contraste avec le noir et blanc. Les personnages sont attachants et l'on aimerait tant suivre Manu à la fin, l'épauler … Savoir de quoi sa vie sera faite.
Une lecture magique, délicate et tellement irréelle qu'on aime y croire !
Encore sur le net au lieu de sortir des limites du "possible" ?
On ne peut pas être dompteur de chaises ! Même certains dans le Cirque semblent sceptiques, mais dans le fond, pourquoi pas ? Manu semble les comprendre lui, toutes ces chaises. Alors laissons le faire pour notre plus grand plaisir de lecteur.
Suivez-le et vous saurez ce qu'un tabouret ou un canapé est capable !
Je n'ai pas envie de vous en dire plus. le rêve n'est qu'à porté de librairie ou de bibliothèque. Saurez-vous le saisir ?
Lien : http://chickon.fr/2014/04/10..
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Vanilleceylan
  17 septembre 2014
Manu a un talent particulier : il arrive à communiquer avec les chaises et récupère celles dont les gens ne veulent plus pour leur donner une seconde vie. Il rêve d'être dompteur de chaises dans le fameux Cirque dont parlent les affiches placardées illégalement dans toute la ville, mais le régime totalitaire qui la réglemente interdit ce genre de distraction. La nuit venue, Manu quitte discrètement la ville à la recherche du mystérieux Cirque... Un univers magique, poétique et onirique, une histoire hors du commun et tout en douceur sur la liberté du rêve.
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Erik_
  21 novembre 2020
Je n'aime pas l'absurde sans doute parce que j'aime comprendre les choses. Or, ceci est un conte qui nous indique qu'il faut laisser une part d'étrange et de non connu dans le monde de plus en plus régenté pour pouvoir enfin rêver. Bref, dans l'univers du cirque, tous les songes sont permis.
J'ai bien aimé le graphisme à l'aquarelle qui est très doux, presque envoûtant. Il y a tout un jeu sur la couleur. On peut également passer au noir et blanc. C'est une véritable mise en scène comme dans un spectacle. Cependant, ce thème sur l'invitation au rêve et à la poésie a souvent fait l'objet d'oeuvre.
Pour le reste, bien que je ne sois pas un adepte du genre, je conçois que c'est plutôt bien construit et surtout bien dessiné.
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critiques presse (3)
BoDoi   25 mars 2013
Un livre très poétique, un hymne à ceux qui se sentent étrangers à la société dans laquelle ils vivent. [...] Iléana Surducan fait montre d’une belle maîtrise des couleurs alternant les ambiances chaudes ou sombres à l’aquarelle ou aux crayons de couleurs. [...] Une jolie ode aux rêveurs.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   22 mars 2013
Une énième variation sur le pouvoir du rêve confronté à la monotonie de la vie quotidienne. L'ensemble présente un réel intérêt sur le plan graphique. Jouant sur le trait et les mises en couleur, sans oublier le noir et blanc, pour donner corps à ses atmosphères, l'auteure offre ici un aperçu séduisant de son talent.
Lire la critique sur le site : BDGest
BulledEncre   05 mars 2013
Cet album est magnifique, non seulement grâce à sa finition [...] mais aussi et surtout grâce au graphisme éblouissant. Ileana Surducan fait preuve d’un talent sans limites.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette   19 avril 2013
« Dis donc, tu sors des trucs d’un chapeau vide ? / Non. Je sors des trucs d’un chapeau plein. » (p. 51)
Commenter  J’apprécie          130
LiliGalipetteLiliGalipette   19 avril 2013
« Inciter les gens à sortir de la Cité la nuit et promouvoir des distractions illégales est interdit. Article 23/5 du règlement. » (p. 11)
Commenter  J’apprécie          20
LiliGalipetteLiliGalipette   19 avril 2013
« Les rêves des gens, c’est la lumière qui nous permet d’exister. » (p. 71)
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LiliGalipetteLiliGalipette   19 avril 2013
« Il n’y a que des débris en dehors de la Cité. » (p. 11)
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Erik_Erik_   21 novembre 2020
Le cirque, c'est un rond de paradis dans un monde dur et dément.
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