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Philippe Rouard (Traducteur)
ISBN : 2264039175
Éditeur : 10-18 (03/03/2005)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 82 notes)
Résumé :
Liz part en Inde pour s'éclater. Dave la suit pour coucher avec elle. Alors qu'elle se prend pour mère Teresa et se défonce au lassi, Dave vit un cauchemar. La misère, la chaleur, le bruit, tout l'insupporte. Sans parler des ravis congénitaux qui ne le lâchent pas, auxquels s'ajoutera en prime d'infernales crampes d'estomac. Moralité : si Liz est un bon coup ce trip est un mauvais plan. Et ces vacances de routard si prometteuses. une vraie galère.
Satirique e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
pdemweb1
  27 août 2014
C'est un roman très facile à lire et très amusant, et pourtant il y a une description de l'année sabbatique dans la vie d'un étudiant anglais intéressante, l'expérience de l'auteur en Indes est profitable ( plus facile que de lire un guide),
Le roman est aussi une course poursuite libidineuse amusante et non satisfaite
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Franck_naturellement
  25 mai 2008
http://naturellement.typepad.fr/franck_naturellement/2005/10/vacances_indien.html
Ainsi que je vous l'ai dit, je suis assez (très) attiré par l'Inde et sa culture.
J'ai traversé ce pays à plusieurs reprises, dans des conditions de voyage que je voulais si ce n'est rudimentaires, du moins me mettant le plus en contact avec la population. Et donc, malgré les années qui s'accumulent, je fais encore partie du troupeau des "westeners" (Occidentaux) "backpackers" (avec sac-à-dos, on dirait "routard" peut-être), empruntant bus locaux et trains pour les longues distances. Jamais d'avion en ligne intérieure, et le seul luxe que je me permets, ce sont les 1ères classes climatisées dans le train pour la nuit. Pour les hôtels, de simples "guest houses" suffisent, elles sont généralement propres et on peut tomber sur des incroyables bijoux pour une poignée d'euros.
C'est pourquoi je suis tombé en arrêt sur le livre "Vacances Indiennes" de William Sutcliffe, et "en amour" à sa lecture, comme diraient les Québécois, pour l'offrir toutes affaires cessantes aux potes avec qui j'ai fait la route en Inde.
L'histoire ? Celle d'une tradition anglo-saxonne, qui consiste pour les lycéens à s'offrir une année sabbatique avant d'entrer à la fac, et d'en profiter pour faire le tour du monde pour les plus friqués et, pour beaucoup, de partir à l'aventure, en Inde.
Cette tradition est encore très vivace, et il n'est pas rare de croiser dans les guest-houses des australiens ou des Britanniques en long séjour, entre continent indien et Thaïlande.
William Sutcliffe décrit donc l'année passée par Dave en Inde, départ avec une amie, avec qui il s'engueule assez rapidement, l'isolement de l'Occidental perdu dans l'immensité indienne, ses peurs primaires face à la foule, son repliement sur soi-même, sa vraie découverte, le continent intérieur.
Tout dans ce bouquin est juste, rien n'est exagéré. Il est pour moi le livre le plus exact sur l'Inde vu par l'Occidental moyen.
(page 185 : Dave se ferme, refuse de parler aux Indiens : "j'évitais (...) de leur adresser la parole, parce que ça se terminait toujours par : 'Bonjour, comment tu t'appelles ? d'où tu viens ? tu es marié ?', et je ne voulais plus entendre ça").
C'est pourquoi je vois une seule fausse note dans l'édition 10-18, c'est la 4ème page de couverture : "pas d'hésitation, ruez-vous sur cette satire décapante d'une société anglaise étriquée, égocentrique et imbue d'elle-même". L'auteure de ce commentaire montre qu'elle a peu (voire rien) compris au bouquin, qui est une satire de la société occidentale dans son ensemble, certes sous le prisme anglais.
Pour preuve, le passage suivant, le meilleur selon moi du bouquin. Dave est dans un train, immense, qui s'arrête en pleine campagne. Il descend sur le bas-côté, et se rend compte, non sans angoisse, qu'il est le seul blanc dans le train. le seul ? Non, il voit un "Européen" plus loin, là-bas ("Dieu Merci ! Enfin quelqu'un avec qui parler ! J'en aurais sauté de joie !"). Il va le voir, évidemment (et je vous jure que tous les routards mis dans cette situation le font ! Au milieu de milliers d'Indiens, on se sent seuls, terriblement seul, et la vue du moindre Occidental est comme un baume au coeur. N'y voyez aucun "ethnicisme" par ailleurs, au milieu de l'Inde, un Japonais vous est dix fois plus familier que vous le croyez, c'est un Occidental !!!). La conversation s'engage, le type est un journaliste, le ton monte. Et le journaliste décrit de la façon la plus précise qui soit les jeunes Occidentaux en Inde : "ce ne sont plus des hippies en mission spirituelle qui débarquent en Inde, aujourd'hui, mais de jeunes connards venus randonner en terre de pauvreté. Je dirais que de nos jours aller en Inde n'est pas un geste de rébellion mais bien plutôt une entreprise conformiste ouverte à de petits ambitieux des classes moyennes, désireux d'inclure dans leur curriculum quelque chose qui démontre d'un peu d'esprit d'initiative. (...) Je suppose qu'on pourrait appeler ça une forme moderne de circoncision rituelle, une médaille de la souffrance à gagner pour être accueilli dans la tribu de la future élite britannique".
Rien lu de plus juste...
Si vous pensez partir en Inde, le premier guide que vous devez acheter, c'est ce livre ! Il est incontournable (et le second le Lonely Planet bien évidemment, jetez Le Routard aux orties !).
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PauseEarlGrey
  16 juillet 2016
Roman d'initiation ou vacances stupides ?
Attachantes, oui et non. Si on trouve Dave ridicule dès le départ, à cause de sa raison de voyager, à cause de son étroitesse d'esprit durant les trois quarts de son voyage ; on s'attend rapidement à ces vacances le fasse mûrir. Heureusement, il mûrit, oui. Mais pas suffisamment. En tout cas pas suffisamment à mon goût. Pourtant l'auteur William Sutcliffe en est bien conscient puisque ce pauvre Dave rencontre un anglais expat qui lui explique clairement qu'il est dans l'erreur dans sa façon d'aborder son voyage : en occidental colonisateur.
Même lorsque les chemins de Liz et Dave se séparent, Dave a du mal à changer sa vision pessimiste du voyage en pays si différent (et pourtant pas tant que ça puisque l'Inde est une ancienne colonie britannique, les deux cultures sont donc très mélangées ce qui n'en fait pas le pays le plus exotique à visiter pour un anglais). Il reste très fermé dans sa vision des choses et surtout très négatif. S'il s'ouvre un peu à la population locale en acceptant une invitation à boire un café avec un indien, l'événement reste occasionnel et il finit par rejoindre un ami dans un hôtel de luxe alors que l'on s'attendait peut-être à ce que le changement de mentalité de Dave soit (presque) radical. C'est décevant, mais avec du recul, on se dit que c'est peut-être juste le personnage qui est construit ainsi et une mentalité aussi fermée peut difficilement changer radicalement du jour au lendemain (même si c'est parfois possible).
Finalement, ce que je retiens de ce livre, c'est surtout le changement qu'un tel voyage peut produire chez un individu. Même si ce n'est pas radical, le jeune homme revient en Angleterre avec quelque chose en plus et surtout l'envie de retourner en Inde alors qu'il lui est arrivé des choses pas super sympa parfois et qu'il n'en a pas vraiment profité non plus. Sans aucun doute, il sera dans un meilleur état d'esprit à son prochain voyage : plus ouvert, plus à même de s'enrichir auprès de la population autochtone. Et ça donne envie.
Colonisateur anglais et humour
Ce qui m'a le plus dérangé dans ce livre c'est vraiment le comportement du personnage principal, Dave. C'est tout à fait le genre de personnage qui m'énerve dans la vie quotidienne et à qui j'évite de parler parce-qu'ils ne m'apportent rien. du coup, j'ai eu du mal à le trouver vraiment attachant. En fait, je ne me suis pas attachée à lui du tout. J'avais juste envie de le claquer à chacune de ses pensées. Il est d'un naturel négatif et j'ai été presque heureuse de le voir galérer quand il tombe malade pendant son voyage. Bien fait. Méchante moi ? Non pas tellement. Il faut dire que le ton humoristique de l'auteur n'aide pas forcément à rendre attachant Dave, bien au contraire. Il le rend totalement ridicule.
Au début, le jeune garçon ne pense qu'au sexe potentiel avec sa partenaire de voyage (qui au passage est la copine de son meilleur ami -je n'excuse pas non plus cette fille qui a une mentalité très particulière également-), puis il ne fait que penser aux ennuis de son voyage, aux trajets en bus qui ne sont pas 4 étoiles et les séjours en hôtel qui ne sont pas même 1 étoile. Bref Dave passe son temps à se plaindre et heureusement que Sutcliffe écrit avec beaucoup d'humour pour faire passer tout ça....https://pauseearlgreyblog.wordpress.com/2016/07/15/lecture-dete-vacances-indiennes-william-sutcliffe/

Lien : https://pauseearlgreyblog.wo..
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ValCar
  20 novembre 2016
Dave n'a pas franchement apprécié son périple en Inde même si à son retour, il s'en retrouvera fortement changé et mûri.
Comment ne pas être bouleversé par tant de changements de culture, d'odeurs, de nourriture, de climat, de mode de pensée?
Comme le psychiatre, Régis Airault nous l'explique dans son livre "Fous de l'Inde", on adore l'Inde ou on la déteste. Cependant, quoi qu'on en pense, en se rendant en Inde, on en revient complètement transformé.
Dans son roman "Vacances indiennes", rempli d'humour, William Sutcliffe réalise une parfaite satire de ces jeunes européens "pseudo-hippies-routards-fils-à-Papa-Maman" qui se rendent en Inde en quête de rébellion et d'aventures extrêmes à raconter. Certains se croient même pris dans un élan de spiritualité-bouddhiste en fumant du H.
Bien souvent, le choc culturel est terrible et on n'en revient pas indemne.
"Vacances Indiennes" est l'antithèse des "Chemins de Katmandou" de Barjavel.
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SophiePatchouli
  09 mai 2015
Voici un bouquin léger, un livre de plage en somme. Rien de vibrant, c'est assez drôle et réaliste mais ça s'échappe vite de votre mémoire. Ce pastiche des romans initiatiques tel que "Les chemins de Katmandou" ou "Flash" a néanmoins l'intérêt d'être très contemporain, et il nous livre un portrait pertinent des voyageurs actuels. Beaucoup de pub pour le Lonely Planet, un soupçon d'exotisme et une dose de camaraderie font de ce petit livre un livre sympathique.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
pdemweb1pdemweb1   27 août 2014
On a bavardé encore un petit moment et puis je suis sorti bizarrement troublé d'avoir pu manifester une envie de retourner en Inde.
ça faisait à peine quelques heures que j'étais en Angleterre, et j'avais oublié tous les désagréments de mon expédition. Bien sûr, je me souvenais d'avoir souffert la plupart du temps mais je me sentais heureux d'être parti et revenu sain et sauf que les bénéfices l’emportaient sur tout le reste.
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liratouva2liratouva2   05 mars 2013
-Tout se passera bien, je leur ai dit tout en pensant qu'à un moment ou à un autre ils seraient horriblement malades, sans parler de la dépression, de la solitude, du désespoir, du mal du pays, et du fait qu'ils finiraient probablement par se haïr. Vous allez prendre votre pied, croyez-moi.

A voir ces deux bouilles de petits lapins timides prêts à s'enfoncer dans la folie indienne, ça m'a rappelé mon bonheur d'avoir mon voyage derrière moi et non devant. Je devais m'avouer que c'était plus marrant de l'avoir fait que de le faire.
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babel95babel95   09 avril 2015
Et sais-tu qui sont les Harijan ?
Oui
C'est qui ?
C'est le parti de l'opposition.
Putain, c'est pas croyable. Les Harijan sont les réprouvés de l'Inde. Les Intouchables....Ils sont les Harijan - qui veut dire en Hindi "enfants du Seigneur", ainsi que les a appelés le mahatma Gandhi. Tu as peut-être entendu parler de lui ?
Oui, merci, j'ai répondu d'un ton voulu sarcastique.
Ouais, t'a dû voir le film, il a marmonné. Bon, laisse tomber. Laisse tomber".

Puis il a secoué la tête et fait comme si je n'étais plus là. Avec un vague sourire sur les lèvres et un pli au front, il s'est replongé dans la contemplation du marécage.
Je trouvais ce type vraiment très grossier, et j'ai décidé que je n'allais pas me laisser humilier comme ça.
"Ecoutez, je lui ai dit, vous êtes un journaliste, un professionnel. C'est votre boulot de connaître toutes ces choses. Moi je suis rien qu'un voyageur. Un type en vacances. Et j'ai pas à réviser pendant mes vacances. J'ai tout le reste de l'année pour ça".
Il s'est tourné lentement vers moi et a murmuré, apparemment pour lui-même "Tu n'as pas à réviser pendant tes vacances".
C'était là son idée de la conversation ? Décidément, c'était le mec le plus impoli que j'aie jamais rencontré.
Et puis, quelques secondes plus tard, il a répété, un peu plus fort, et avec une étrange emphase:"tu n'as pas à réviser pendant tes vacances".
C'est exact, j'ai dit. Je n'ai pas à réviser pendant mes vacances. Ca vous pose un problème ?"
"Non", il m'a répondu avec un sourire. "Je pense que c'est très juste".
"Qu'est-ce que vous entendez par "juste" ?"
"Université de la Vie. Première année : travaux pratiques d'aventure de haut niveau. Première épreuve : partir dans le tiers monde et survivre. Il n'est exigé ni connaissances ni curiosité ni intelligence ni sensibilité".
Ce type était incroyable.
"Ecoutez, vous savez rien de moi. Vous savez pas pourquoi je suis ici. Vous savez pas ce que je pense. Et vous vous foutez pas mal de savoir pourquoi je suis venu ici et ce que ça signifie pour moi, alors vous.... vous.... avez pas le droit de juger le voyage que je suis en train de faire et mon... ma personnalité, d'accord ?"
Il a hoché la tête en souriant. "Tu as tout à fait raison. Je ne sais rien de toi. Rien du tout. Et pourtant je me permets de te juger. C'est horrible".
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RomileonRomileon   17 mars 2018
pages 25, 26
"Salut, a dit Liz.
-Paix", il a répondu.
Elle a dit comme lui, "Paix" (...)
"Ca fait pas très, très longtemps que vous êtes arrivés, non ? " Liz n'a pu s'empêcher de rougir d'un air de vierge effarouchée.
"Non, elle a répondu en triturant le drap de lit. On vient juste d'atterrir.
- Ca se voit.
- C'est peut être les étiquettes de la compagnie sur nos sacs à dos ?" j'ai suggéré.
Il m'a ignoré. "Quand ça fait... plusieurs mois... qu'on est ici... c'est une question qu'on ne se pose plus... parce qu'on commence à appartenir à l'Inde autant qu'à sa terre natale"
page 282
"Salut, m'a dit l'un d'eux.
- Paix... euh, salut, j'ai répondu. Vous débarquez ?
- Ouais.
- Un peu dépaysés, hein ?
- Putain, on est ne nage, a dit l'autre, l'air accablé. qu'est qu'on peut faire avec une chaleur pareille ?
- Mais rien, justement.
- D'accord. " Il m'a regardé comme si je racontais des inepties.
"T'es là depuis quand ? a demandé son ami.
- Oh, depuis pas mal de temps. Je me rapatrie dans deux jours."
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jigen_frjigen_fr   01 janvier 2012
ce ne sont plus des hippies en mission spirituelle qui débarquent en Inde, aujourd'hui, mais de jeunes connard venus randonner en terre de pauvreté...Vous venez ici et vous vous agglunitez les uns aux autres dans une espèce de confraternité professionalle digne de ces séminaires dits de convivialité chers à certaines entreprises.
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