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ISBN : 2757874918
Éditeur : Points (18/10/2018)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 267 notes)
Résumé :
Licencié du restaurant où il cuisine, Maravan, jeune réfugié tamoul, lance sa propre entreprise, Love Food. Son principe : servir des dîners aphrodisiaques à domicile. Le succès est immédiat, tous les couples en mal de désir se précipitent chez le maître des préparations moléculaires. Mais jour après jour, ses repas érotiques attirent une faune plus étrange ...
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Critiques, Analyses et Avis (65) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  31 décembre 2016
Tout comme son héros Maravan cache des ingrédients aux effets ayurvédiques puissants dans ses plats si séduisants, Martin Suter cache un message assez subversif et critique dans son roman en apparence si léger et attrayant...
Le cuisinier parle en effet de gastronomie, de passion et d'amitié, mais aussi du déracinement, du racisme, des difficultés des réfugiés, de la morale, de la corruption du monde des affaires, des injustices, du Sri Lanka et de la Suisse. le tout avec un assaisonnement, heu non pardon un style, très digeste et parfaitement relevé.
Ce qui compte, ce ne sont pas les personnages, attachants mais pas particulièrement approfondis, mais les ressorts romanesques que sont les questions éthiques et les passionnants passages en cuisine.
C'était mon premier Martin Suter, ce ne sera certainement pas mon dernier... A noter pour ceux qui maitrisent l'allemand que c'est tout à fait accessible et remarquablement gourmand en VO.
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Annette55
  20 novembre 2014
Voici un Roman des plus caustiques, truculent , doux - amer,une espéce de thriller gastronomique , j'exagère à peine......lu d'une traite qui brasse de nombreux sujets....
Maravan,un jeune réfugié Tamoul épluche les légumes, effectue la plonge dans un restaurant Suisse trés sélect ,méprisé par ses collégues de travail......
Licencié, il monte sa propre entreprise avec la complicité d'Andréa, une ex serveuse..."la Love Food", il sert des menus aphrodisiaques à domicile dont il a le secret car c'est un esthéte de la cuisine....un fin connaisseur initié par sa tante Nangay.. Il souffre beaucoup de sa condition de réfugié, sa famille , membre de la communauté tamoule est restée au Sri Lanka.
L'auteur Martin Suter brasse nombre de sujets brûlants mêlés à la gastronomie: l'immigration et ses douleurs, le statut de réfugié pas facile à vivre,le choc des cultures,la prostitution de luxe, la crise financière de 2008, les us et coutumes d'un pays, ses traditions séculaires, et surtout la corruption, les scandales des ventes d'armes, le comportement des hommes d'affaires, la cuisine moléculaire.....la menace nucléaire.....la tableau social d'une société en crise...Dolman l'homme d'affaires sans scrupules rapace, pitoyable à bien des égards, Sandana, jeune fille Sri lankaise , réfugiée qui désirerait s'affranchir de la tutelle étouffante de sa famille.....de sa culture d'origine., Maravan, un homme respectueux, réservé ,, modeste, cuisinier talentueux.
Un roman satirique qui sollicite nos papilles, oú l'on fait connaissance avec les secrets de la cuisine ayurvedique notamment ses sortilèges aphrodisiaques...qui redonnent de l'allant à des couples défaillants, l'art culinaire est décrit d'une maniére précise et sensuelle.
Les recettes sont d'ailleurs données à la fin du livre...pour ceux et celles qui seraient tentés!
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Commenter  J’apprécie          375
ninachevalier
  26 décembre 2018
On pourrait s'étonner de voir le nom de l'écrivain Serge Joncour associé à ce roman de Martin Suter qui nous immisce dans les coulisses d'un restaurant quand la brigade est au fourneau et aborde la thématique de la cuisine ayurvédique, moléculaire.
Mais pas si étonnant si on a en mémoire la panoplie littéraire que l'auteur a décliné dans la revue Décapage (1), consacrant un chapitre sur «  Les livres et la cuisine ». D'ailleurs il ne cache pas sa préférence pour «  les auteurs qui aiment manger. »
Il confie avoir été plongé, enfant, au coeur du métier de restaurateur par ses parents, et a ainsi baigné, comme le héros du roman, Maravan, dans les exhalaisons de cuisine, fumets. le livre passe par l'odeur, affirme Serge Joncour, dans une émission.
Le Cuisinier de Martin Suter en est la preuve.
D‘où vient la passion de cuisiner de Maravan, ce jeune réfugié Tamoul, demandeur d'asile, que Martin Suter met en scène dans son roman ?
Si en Suisse, il est contraint d'accepter une place de commis, relégué à la plonge, aux découpes de légumes ou à la manutention, il a hérité du savoir faire d'une grande tante et acquis une expérience de cuisinier au Sri Lanka. Pays qu'il a quitté pour fuir la guerre, mais sans perdre le contact avec sa soeur et Nangay, sa grande tante malade à qui il envoie de l'argent pour lui permettre de se soigner.
On suit d'abord Maravan chez Huwyler, où sa dextérité est remarquée.
Un récit rythmé par les gestes de manipulation d‘un arsenal d'ustensiles ( «  tawa »), par le ballet d'actions diverses, bien rodées, il déverse, ajoute, mixe, oint, pétrit, laisse reposer, découpe en rubans ou en petits coeurs, étale, fait réduire, injecte du ghee, congèle. Ça mijote, croustille ou explose dans le palais.
« Lorsque l'on goûte la cuisine de quelqu'un, l'on peut deviner, si ce n'est sa personnalité, du moins les relations qu'il entretient avec les produits, donc avec les saisons, le monde auquel il aspire, la vie qu'il cherche à offrir. », déclare Ryoko Sekiguchi. (2)
Maravan rêverait d'avoir un restaurant, de créer une start up : «  Maravans catering ». Andrea, ex-serveuse dans l'établissement huppé où tous deux travaillaient avant d'être congédiés, est prête à investir pour ce concept. Elle qui avait décelé son talent «  sous l'ongle du petit doigt », vu le spécialiste du curry à l'oeuvre.
Vont-ils réussir dans leur challenge de repas à domicile sous le label : «  Love food », alors que la crise économique se profile ( en 2008) ?
Le Love Menu dont Maravan a le secret se révèle aphrodisiaque au point de faire tomber les deux convives dans les bras l'un de l'autre même si le partenaire n'est pas de la même orientation sexuelle. Expérience vécue par Andrea, lesbienne. Puis testée par Esther, sexologue qui , convaincue, leur adresse des couples désireux de stimuler leur libido , d'éveiller le désir, d' « imprimer un nouvel élan à leur relation ».
La nourriture comme lien, prélude à l'amour, aux vagues de plaisir.
L'allusion d'Esther, quant à la connotation sexuelle de son bouquet d'arums blancs convoque les photographies de fleurs de Robert Mapplethorpe d'une étonnante puissance érotique.
Leur entreprise connaît des hauts et des bas, comptant sur le bouche- à- oreille. Opiniâtres, ils se lancent des défis. Parmi leur clientèle, une galerie de personnages haut placés, d'autres aux activités suspectes, tous cherchant la discrétion. Suspense.
L'écrivain ausculte la relation complexe du trio : Maravan /Andrea/ Sandana, aborde l'homosexualité ( Andrea/ Makeda) et les liaisons extra-conjugales. Mais lève aussi le voile sur le mariage arrangé par les parents dans la culture hindoue, ce que Sandana, rebelle, refuse. Il dénonce la hiérarchie, le despotisme du chef et son machisme dont Andrea et Maravan ont été victimes.
Martin Suter a l'art de créer un décor envoûtant, exotique, émaillé de termes hindous, nous initiant à tous les rites ( «  puja, méditation », « pottu » sur le front), aux nombreuses fêtes. Il soulève la question de l'exil, de l'intégration. Pas facile pour Maravan de s'adonner à ses prières chez lui, «  à la lueur de la dîpam ». le choc des cultures, le contraste des tenues : «  punjabi », «  sarong », « sari », «  tibeb brodé ».
La diaspora tamoule, installée en Suisse perpétue les traditions, ce qui donne l'occasion à Maravan de fournir des pâtisseries, confiseries ou «  le pachadi aux fleurs de nîm ».
Et l'auteur de faire saliver le lecteur à l'évocation des mets concoctés par Maravan, «  gourou de la cuisine érotique » : «  mothagam, chappatis, arlettes, espumas injeras..».
Une vraie jouissance en bouche. Délicieusement fondant.
Qu'il décrive les intérieurs, le travail de Maravan en cuisine, la tenue vestimentaire ou le physique des personnages, il ne lésine pas sur les détails les plus infimes.
L'argent, nerf de la guerre, sorte de fil rouge. Deux classes sociales se côtoient, d'un côté celle capable de s'offrir des restaurants réputés, celle qui vit dans des «  penthouses gigantesque », et de l'autre cette communauté tamoule, entassée dans des immeubles gris.( banlieue)
L'argent qui permet de se procurer « un rotovapeur », ustensile magique et indispensable pour Maravan. Mais aussi l'argent pour soutenir la lutte des LTTE, que deux Tamouls réussissent, sous la pression, à extorquer à Maravan (3).
En parallèle l'auteur radiographie la situation des banques, pointant l'évasion fiscale et les affaires occultes comme les exportations d'armes. Avec les fréquents allers -retours entre la Suisse et le Sri Lanka, il démontre l'horreur, la sauvagerie de la guerre et dépeint des scènes touchantes entre Maravan et sa soeur, tous deux en pleurs, à l'annonce des drames.
Tout en campant le récit en territoire helvète, véritable melting pot, les termes anglais sont de mise : « joint venture, outfit, catering , «  business-plan », «  fifty-fifty », «  I absolutely worship you», «  hoppers », «  cheers ».
En toile de fond, le récit qui court de 2008 à avril 2009 embrasse la crise économique, les soubresauts d'un monde violent avec le conflit des Tamouls au Sri Lanka (guerre civile), la coupe d'Europe de football ( dont la Suisse avait été éliminée), la campagne des élections américaines et la victoire d'Obama. Cette vaste fresque du monde suscite l'admiration de Serge Joncour, car même si tout romancier caresse un projet ambitieux, «  bien peu y arrivent », fait-il remarquer.
Ce qui fait l'originalité et « la richesse de ce roman-monde », comme le souligne Serge Joncour dans sa préface, c'est qu'il combine plusieurs genres à la fois « roman social, visionnaire, satire géopolitique et même thriller ». Martin Suter signe un roman dépaysant, exquis, quelque peu sulfureux, débordant de sensualité ( cf la couverture), aux multiples senteurs ( santal), arômes et saveurs ( cannelle), qui a «  le goût de la vie : amer, sucré, acide, frais et épicé ». Il met en exergue l'art de cuisiner, synonyme, pour le virtuose Maravan, de «  métamorphoser ».
Un récit qui ne manque pas de piment !
«  La cerise sur le gâteau » ajoute Serge Joncour (4), ce sont les recettes offertes en annexe «  qu'il n'est pas interdit d'essayer » !

(1) Revue Décapage 55, automne hiver 2016 – Flammarion
(2) Nagori de Ryoko Sekiguichi – P.O.L
(3)LTTE : Les Tigres de la libération de l'Eelan tamoul
(4) Dernier roman de Serge Joncour : CHIEN-LOUP, Prix LANDERNEAU 2018, Éditions Flammarion
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joedi
  10 août 2012
Première approche avec un écrivain Suisse né à Zurich, donc de langue allemande.
Au début, le roman fait penser à En cuisine de Monica Ali, le personnage du cuisiner émigré, cuisinier émérite s'il était resté dans son pays natal, en Suisse, employé à l'épluchage, la découpe des légumes et la vaisselle des poêles sans aucune considération, il n'est qu'un émigré !
La ressemblance avec le roman de Monica Ali s'arrête là, Martin Suter nous fait découvrir, par le biais de Maravan, jeune réfugié tamoul, la cuisine et les moeurs de ces émigrés venus du Sri Lanka, du sud de l'Inde.
Maravan ayant perdu son travail, s'associe avec une serveuse pour créer une entreprise, Love Food dans laquelle son art de la cuisine va exceller. Pour sa cuisine aphrodisiaque, il crée des plats dans lesquels se mêlent la cuisine traditionnelle, apprise de sa grand'tante, la cuisine ayurvédique, apprise lors d'un stage effectué dans un hôtel au Kerala, et la cuisine moléculaire.
Martin Suter, dans le cuisinier, évoque une gastronomie érotique, moléculaire et ayurvédique, sur un fond de crise financière et de trafic d'armes.
Le cuisinier de Martin Suter, à découvrir !
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caro64
  06 juin 2010
Le cuisinier n'est pas un roman social, ni un roman gastronomique, ni un roman noir. Il est tout cela à la fois (plus ou moins bien dosé) et c'est ce qui fait son originalité.
Martin Suter nous emmène dans les arrière-cuisines de milieux qu'on connaît mal, dans un pays où le monde des affaires est omniprésent.
Maravan, un clandestin tamoul réfugié en Suisse, travaille dans les cuisines d'un grand restaurant renommé. Doté d'un grand talent qu'il tient de son expérience de cuisinier ayurvédique acquise dans son pays (notamment auprès de sa grand-tante, Naguey), il devient vite un très bon élément. Désireux de retrouver les saveurs de son pays, de son enfance, il tente chez lui des expériences de cuisine moléculaire étonnantes qui mêlent traditions et nouvelle cuisine. Renvoyé sèchement de son poste de commis pour avoir emprunté un ustensile spécifique, il se retrouve dans une situation très délicate et craint d'être obligé de retourner au Sri Lanka, alors en proie à une guerre civile. Mais sa maîtrise de cette nouvelle cuisine associée à son talent vont lui permettre de saisir une toute autre chance. Avec l'aide d' Andréa, la jolie serveuse du restaurant où il travaillait, impossible à séduire mais ambitieuse et prête à l'aider, Maravan va mettre au point un concept novateur de cuisine aphrodisiaque livrée à domicile, le Love Food, associant l'originalité de la cuisine moléculaire et les vertus ancestrales de l'Ayurvéda. Lui et son associé Andréa vont être rapidement victimes de leur succès auprès des couples en mal de passion. Les bénéfices s'accumulent et le bouche à oreille aide à remplir le carnet de commandes.
C'est à ce moment que le roman prend un tournant décisif, et que Martin Suter nous plonge astucieusement dans une autre ambiance. Car Maravan se rendra compte que grâce à l'un de ses repas s'est conclu un accord entre des hommes d'affaires suisses et des trafiquants d'armes qui alimentent la guérilla dans son pays. Pris au piége d'une machination infernale, il ne peut supporter d'être l'auxilliaire des massacres perpétrés parmi les siens. Mais la décision d'arrêter ce commerce culinaire fructueux est difficile à prendre au regard de sa situation. Et la note pourrait bien être salée…
L'auteur réussit à nous embarquer dans une histoire à la fois fantaisiste et plausible, entre chronique sociale et histoires d'amour. le roman gagne son rythme grâce à un revirement de situation surprenant, très plaisant.

Cet écrivain a du talent pour l'observation juste, les dialogues enlevés, les personnages impeccablement dessinés. Entre sa pure passion de poète des saveurs et son besoin de survivre, Maravan illustre à la fois une culture déracinée, la nostalgie de l'exil se grisant du pur «parfum de l'enfance», et la réalité quotidienne suisse si froide ; son portrait est très convaincant et émouvant.
Dans le soin qu'il apporte à la construction Suter inclut une investigation précise, sur les milieux qu'il explore ou les aspects techniques et scientifiques des thèmes qu'il traite, tels la cuisine ayurvédique ou la situation politique au Sri Lanka.
Au final, cela nous donne un conte moral agréable à lire, bien construit : un bon roman à savourer en attendant l'été... touchant ! Mais j'avoue que la fin m'a laissé sur ma faim. La résolution de l'intrigue manque de finesse. L'écriture de Martin Suter est peut-être meilleure dans la fable qu'en prise directe avec la réalité. Appliquée, elle séduit tout d'abord et crée une tension, qui hélas retombe ensuite comme un soufflé.

J'ai cependant eu constamment les papilles en éveil en suivant les péripéties de Maravan. Plusieurs de ses recettes sont reproduites en fin d'ouvrage. Mais même si elles ont été revues (et révisées à la baisse) par un chef connu, la virtuosité qu'elles réclament est néanmoins bien réelle. Si vous voulez jouer les maestro culinaires déguisés en Tamoul dans votre cuisine, il va falloir vous équiper. Sans parler des ustensiles indispensables à la réalisation des «espumas» les plus nuageuses, il vous faudra aussi un «rotovapeur», instrument de distillation fort onéreux, dont l'acquisition par Maravan entraîne d'ailleurs dans le roman toutes sortes de drames… Dommage !

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critiques presse (1)
Lexpress   09 juillet 2011
Un cocktail explosif et néanmoins goûteux, où se mêlent éros et thanatos, guerre civile, gingembre et Kama-sutra.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
LUKE59LUKE59   29 mai 2012
Le pachadi aux fleurs de nîm était déjà prêt. Il l' avait préparé à l' ancienne, avec les fleurs amères du margousier, le nectar suave des fleurs de palmier de Palmyre mâles, le jus acide des fruits du tamarinier, la chair de fruit fraîche de la mangue et l' enveloppe piquante des piments. Car un pachadi aux fleurs de nîm devait avoir le goût de la vie : amer, sucré, acide, frais et épicé.(p 72)
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jubagherrajubagherra   22 mai 2014
Il grandit ainsi entre les poêles et les casseroles, les épices et les fines herbes, les légumes et les fruits. Il aidait à laver le riz, à trier les lentilles, à râper la noix de coco,à effeuiller la coriandre. Dès l'âge de trois ans, on le laissait, sous surveillance, couper les tomates en cubes et hacher les oignons avec un couteau tranchant. Maravan fut fasciné de bonne heure par ces gestes qui transformaient quelques produits bruts et crus en tout autre chose. Et cette autre chose, non seulement on pouvait la manger, non seulement elle vous nourrissait, vous rassasiait - mais elle vous rendait même heureux.
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joedijoedi   09 août 2012
Il n'avait encore jamais remarqué combien toute sa vie était impitoyablement emplie de bruits. Le bavardage de sa famille, les coups de klaxon de la circulation, le vent dans les palmiers, le ressac de l'océan Indien, les détonations de la guerre civile, les tintements des cuisines, les mélopées des temples, le bavardage de ses pensées.
Et tout d'un coup, ce silence. Comme un bijou. Un article de luxe auquel des gens comme lui ne pouvaient pas prétendre.
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luocineluocine   23 juin 2010
Ce sont des gens comme Dalman qui ont ces enfants sur la conscience.

Maravan balança la tête.
- non. Ce sont ceux qui déclenchent ces guerres.

Eux, ce sont des idéologues. Bien sûr, ils sont épouvantables, eux aussi ; Mais pas autant que els fournisseurs. Ceux qui permettent les guerres en livrant les armes. Ceux qui gagnent de l’argent avec les guerres et qui les prolongent. des gens comme Dalman.
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emi13emi13   14 septembre 2013
Il se redressa , joignit les mains devant sa poitrine , s'inclina et se toucha le front. Il se leva et revint dans la cuisine afin de reprendre les préparatifs du repas du surlendemain, qu'il avait interrompus le temps de la prière.
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Videos de Martin Suter (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Martin Suter
Martin Suter parle de Montecristo .Martin Suter parle de son roman Montecristo, thriller remarquablement documenté sur le monde banacaire suisse. Entretien réalisé par Dominique Conil et Sophie Dufau.
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