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Olivier Mannoni (Traducteur)
ISBN : 2267019795
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (30/04/2008)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 131 notes)
Résumé :
Adrian Weynfeldt, expert en art et dernier d'une riche lignée suisse, mène une vie de vieux garçon. Lorena, une jolie rousse, voleuse de boutiques de luxe et un brin suicidaire, vient chambouler ses principes amidonnés, tandis qu'un vieil ami l'embarque dans une escroquerie : la vente aux enchères d'un faux tableau de Vallotton ...
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  04 octobre 2019
Rien ne semble pouvoir ébranler la vie bien rangée d'Adrian Weynfeldt, le dernier héritier d'une riche famille suisse. Cet expert en art, quinquagénaire et vieux garçon, aime la routine, les habitudes, le calme d'une existence sans aspérités. Pourtant, son paisible quotidien est soudain bouleversé par deux évènements a priori sans rapport. D'abord, il croise la route de Lorena, une rousse incendiaire qui n'est pas sans lui rappeler Daphné, son amour de jeunesse. Ensuite, un vieil ami lui demande de mettre en vente La salamandre de Félix Valloton, dernier vestige d'une importante collection qu'il a perdue au fil des ans et de ses placements financiers hasardeux. Or, Lorena est une croqueuse de diamants et le tableau est un faux...
Coup de coeur pour ce roman, son auteur et son héros !
De prime abord, Adrian Weynfeldt n'est pas un personnage très glamour, avec ses habitudes bien ancrées, ses costumes sur mesure et sa bonne éducation. Mais il est d'une gentillesse rare avec ses amis moins fortunés qu'il aide financièrement avec beaucoup de discrétion et il sait même se montrer chevaleresque lorsqu'il s'agit de sauver une jeune femme en détresse. Car derrière cet homme timoré, poli et bien élevé qui semble se laisser mener par le bout du nez par une aventurière se cache un fin stratège, malin, déterminé et un brin cynique. Comme souvent dans les intrigues qui mêlent femmes fatales et escroqueries, le nerf de la guerre est l'argent et Adrian n'en manque pas. Il peut se permettre de se laisser dépouiller sans sourciller. En revanche, si l'on touche à sa réputation professionnelle, il se rebelle. Pas question pour lui de mettre en vente un faux tableau, même pour faire plaisir à un vieil ami. Saura-t-il se défaire des intrigants qui l'entourent ? Pourra-t-il préserver sa probité d'expert ? En tout cas, il va devoir changer ses habitudes et sortir de sa zone de confort.
Le rythme est loin d'être trépidant, l'ambiance est feutrée, les coups, même bas, sont mouchetés par la discrétion et la bienséance. Mais c'est un vrai plaisir de lecture, une immersion dans le monde des grosses fortunes suisses. Un roman au charme indéniable.
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Commenter  J’apprécie          472
som
  17 février 2020
Chouette polar dans les milieux feutrés de l'art sur les bords du lac de Zurich. Héritier d'une longue lignée suisse, spécialiste reconnu de peinture helvète, Adrian Weynfeldt se trouve impliqué malgré lui dans une affaire où se mêlent escroquerie, faussaires et le charme détonant d'une rousse forcément volcanique. Que quoi fait imploser la vie bien huilée de ce vieux garçon plein aux as.
Si l'histoire n'est pas frappée du sceau de l'originalité absolue, le livre n'en recèle pas moins des trésors de charmes, par une la grâce d'une plume malicieuse, de personnages gauches qui finissent par être attendrissants de tant de maladresses. le tout servi sur fond de de repas gastronomiques dans des hôtels chics, mais surannés.
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dupuisjluc
  17 avril 2012
Chez Suter tout est sujet à description, les personnages, les appartements, les situations, les meubles et bien évidement les tableaux puisque ce roman se passe dans le monde de l'art… A priori on pourrait penser que tant de descriptions nuit au roman, ce n'est pas le cas, le rythme y est certes lent, mais on ne s'ennuie pas, toujours un rebondissement pour relancer l'histoire. Les personnages sont très typés, surtout le héro, « le dernier des Weynfeldt » mais attachant. Je me suis pris de pitié pour lui à certain moment du récit et à d'autres moments j'aurai aimé le secouer... Un bon moment de lecture pour un roman très bien écrit !
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Apikrus
  28 avril 2013
Adrian Weynfeldt est un quinquagénaire très aisé. Dernier héritier d'une riche famille suisse, il travaille comme courtier et expert en art, par passion et pour occuper son temps. Il croise Lorena, modèle dont la courte carrière s'achève avant qu'elle n'ait pu songer à épargner suffisamment pour vivre. La jeune femme ne laisse pas Adrian indifférent, et semble tentée de profiter de cette situation pour soutirer à cet homme autant d'argent qu'elle le pourra, encouragée en cela par quelques personnages peu scrupuleux.
L'auteur décrit de manière précise et fine les rapports de chacun des protagonistes avec l'argent, et ce que ces rapports induisent dans leurs relations avec autrui. Il dresse ainsi brillamment le portrait psychologique de ces personnages tout en élaborant une intrigue dont la complexité croît au fil des pages, de même que le suspense qu'elle génère. Seul le dénouement m'a légèrement laissé sur ma faim, même s'il reste cohérent avec ce qui précède.
De cet auteur j'avais adoré 'La face cachée de la lune', et beaucoup aimé 'Un ami parfait'. le style est comparable mais les intrigues et leurs cadres sont très variés.
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kathel
  21 février 2010
Martin Suter est un auteur que j'aime bien retrouver régulièrement, depuis Small world, en passant par La face cachée de la lune, Lila Lila et Un ami parfait, jusqu'au Diable de Milan. Je ne dirais pas que ces romans me laissent un souvenir impérissable, mais ils ont chacun leur univers, dans lequel on se plonge tout de suite avec délectation, en se demandant où l'auteur veut nous emmener cette fois. Son domaine de prédilection est le roman psychologique, ou même thriller psychologique, et s'il aime particulièrement faire la rencontre de mondes différents, ainsi que les manipulations et les duperies, il excelle dans l'étude de l'âme humaine, avec des personnages jamais d'une pièce, dont il étudie les failles.
J'ai beaucoup aimé la manière dont l'écriture fait entrer immédiatement dans le vif du sujet, ici par une tentative de suicide sur le balcon d'Adrian Weynfeldt, rejeton célibataire d'une famille suisse fortunée et expert en art. Weynfeldt est un personnage très intéressant, routinier, mais peu organisé, solitaire mais cultivant ses nombreuses amitiés, un peu timoré mais capable de panache… Comment il peut se laisser attirer par une aventurière comme Lorena, et jusqu'où ira-t-il pour elle, le sujet peut sembler classique. Cependant d'autres personnages s'y ajoutent qui entendent tirer parti de la situation et surtout il y a un tableau, un Vallotton très côté, Nu devant une salamandre. L'intrigue se tisse habilement, l'humour quelque peu cynique est toujours présent, c'est un roman qui « se lit bien » parce qu'il est bien écrit et bien mené. Même si ce roman n'est pas son meilleur, parce qu'il faiblit un peu vers la fin, je reviendrai encore à Martin Suter quand l'occasion s'en présentera.

Lien : http://lettres-expres.over-b..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
somsom   17 février 2020
Citations
p.87 Les hommes à chevalière étaient des fils à papa. Généreux quand ils te lèvent, radins quand ils veulent se débarrasser de toi.
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kathelkathel   21 février 2010
Weynfeldt passa à la salle de bains, prit une douche et mit un pyjama frais. Comme chaque soir. Il en possédait quatorze, tous fournis par son tailleur de chemises, tous pourvus d'un monogramme, six bleu clair pour les jours pairs, six blancs à rayures bleues pour les jours impairs, deux blancs pour les dimanches. L'une des petites marottes qu'il s'autorisait et qui lui permettaient d'apporter un peu de luxe et de régularité dans sa vie. Car il croyait à la régularité comme à une vertu prolongeant l'existence.
Mais la théorie inverse existait aussi: la régularité rendait les journées uniformes, or plus les évènements et les habitudes se répétaient, plus les jours se ressemblaient, et avec eux les années. Jusqu'à ce que la vie vous donne un jour l'impression de n'être qu'une seule et même journée.
Weinfeldt était convaincu du contraire. Plus on faisait le même chose, plus on fréquentait les mêmes lieux, plus on rencontrait les mêmes gens et plus les différences étaient réduites, plus le temps passait sans se faire remarquer, Une personne que l'on voit chaque mois plutôt que chaque année a toujours le même âge. Et l'on donne aussi à l'autre l'impression de ne pas vieillir.
La régularité ralentit de cours du temps. Weynfelt en était fermement persuadé. Les distractions peuvent certes rendre la vie plus riche en évènements, mais elle la raccourcissent aussi à coup sûr.
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kathelkathel   21 février 2010
- ça s’est passé comment, depuis ?
- Depuis chez toi ?
- Oui.
- Avec des hauts et des bas. Et toi ?
Adrian Weynfeldt parut réfléchir. Il semblait bel et bien se demander sérieusement comment il s’était porté depuis. Il fallut un bon moment avant qu’il ne trouve la réponse :
- Moi, je n’ai jamais vraiment de bas.
Et il compléta au bout de quelques secondes :
- Mais jamais vraiment de hauts non plus.
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dupuisjlucdupuisjluc   14 avril 2012
tu t'es fait escroquer par deux prétendus amis et tu te demandes à quelle heure on peut les appeler sans les déranger? Tu sais ce que tu as? Un traumatisme éducatif irréversible. (p.155)
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dupuisjlucdupuisjluc   14 avril 2012
Le moment où tu deviens vieux pour de bon, c'est quand tes médecins sont plus jeunes que toi. (p. 137)
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Martin Suter parle de Montecristo .Martin Suter parle de son roman Montecristo, thriller remarquablement documenté sur le monde banacaire suisse. Entretien réalisé par Dominique Conil et Sophie Dufau.
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