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Henri-Alexis Baatsch (Traducteur)
ISBN : 2020374757
Éditeur : Seuil (02/01/2000)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 202 notes)
Résumé :
À 60 ans, Conrad Lang vit aux crochets d'une riche famille qui l'a recueilli enfant et l'emploie aujourd'hui comme gardien. Un soir, il met accidentellement le feu à leur villa. Ce sont les premiers symptômes d'un mal mystérieux, qui va avoir d'autres conséquences troublantes. Au fur et à mesure que sa mémoire proche est engloutie, des souvenirs que certains espéraient enfouis à tout jamais resurgissent peu à peu ...

"Plus on devient vieux, plus le pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
zwyns
18 mai 2015
Conrad Lang,Koni,la soixantaine a reçu la garde de la villa Koch,grosse famille industrielle Suisse.Un jour par mégarde,parce qu'il boit un peu trop,il provoque un incendie.
Paradoxalement,aucune poursuite ne sera entamée par ses employeurs;il va même recevoir un logement confortable et une grosse allocation mensuelle.
Etrange histoire que celle de Koni,abandonné par sa mère pour l'amour d'un dignitaire nazi,il va être recueilli par la famille koch
Il va être intégré dans l'entourage du fils Thomas,suivre de brillantes études,passer les plus luxueuses vacances,pratiquer tous les sports de la haute soçiété,mais jamais il ne sera vraiment intégré dans cette caste du gotha
imperméable aux autres classes.
Thomas le fils Koch,sera toujours son ami,mais noblesse oblige,dans les grandes manifestations,Koni sera celui qui reste en marge.
Voilà donc Conrad-Koni,casé,il a rencontré une jeune veuve,
La vie devient douce et normale pour lui,mais il va bientôt être confronté à des situations angoissantes et périlleuses.Serait-ce le début d'une sénilité
précoce ou pire comme se le demande sa compagne la maladie d'Alzeheimer ?
Conrad-Koni a de plus en plus d'attitudes et de comportements qui font penser à ce mal.
La belle fille de Thomas,délaissée par son mari Urs Koch a décidé de s'occuper de Koni,et de lui installer une unité médicalisée ultra -moderne dans une des dépendances de la propriété Koch.
Koni,entouré,soigné avec tendresse,va peu à peu retrouver les souvenirs de son enfance....
Martin Suter nous offre un roman à clefs,et aussi une violente critique de la société des nantis,des gros bourgeois Suisses ou autres..(même combat !)
Altzeheimer une maladie que l'on veut oublier,terrible maladie,qui touche les personnes qui en souffre,mais plus les proches qui doivent subir ce drame.
Conrad Lang,enfant adopté,éduqué comme ses proches,reste sa vie durant un être à part de la haute société
Peu à peu la vérité va surgir
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viou1108
30 mars 2013
Etrange relation que celle qui unit depuis son enfance Conrad Lang, 60 ans, à la riche famille Koch. Une maladresse de ce dernier, gardien de la villa crétoise de la famille, en causera l'incendie. Plutôt que d'être mis à la porte, ce qui aurait semblé normal après pareille faute, Conrad continue à être pris en charge par Elvira, matriarche du clan, et se retrouve nourri-logé-blanchi aux frais de celle-ci. Comme s'il fallait protéger Conrad, à moins que ce ne soit pour mieux le surveiller…
Conrad vit donc sa petite vie sans se soucier de rien. Mais la belle histoire s'assombrit lorsque ses troubles de la mémoire et du comportement deviennent plus fréquents et plus profonds, et s'arrête quand tombe le couperet du diagnostic : Alzheimer.
Conrad est interné à l'hôpital, où il dépérit. Simone, épouse du petit-fils d'Elvira, secouant la déprime où elle s'enfonce depuis son mariage, prend les choses en mains et forcera Elvira à accepter d'installer Conrad et toute une unité de soins dans une annexe de la villa.
Peu à peu, Conrad progresse, ses souvenirs les plus anciens lui reviennent, provoquant une joie authentique chez Simone et l'équipe de soins dévouée, et une inquiétude agitée chez Elvira…
J'ai acheté ce livre sur la foi de la 4ème de couverture et d'un macaron proclamant qu'il s'agissait d'un des 10 meilleurs romans des années 2000. J'ignore si c'est le cas, n'ayant pas lu toute la production littéraire de ces 10 dernières années . Mais j'ai trouvé la 4ème un brin excessive : « mal mystérieux », « tambour battant », « originalité redoutable »…Mouais…
J'ai néanmoins apprécié le livre, qui m'a marquée, parce que le souffle de cette épouvantable maladie rôde dans mon entourage. le cheminement de la maladie, ses phases, les conséquences sur l'entourage du malade, … tout cela fait l'objet d'une description précise, claire, implacablement médicale mais non dépourvue d'empathie, et sûrement pas ennuyeuse.
Roman bien écrit, agréable à lire, même si pas toujours confortable (pour moi en tout cas), Small World est le récit d'un lourd secret de famille enfoui dans la mémoire de Conrad, qui remontera par bribes à la surface, paradoxalement à la « faveur » (oserais-je le dire) de la progression de la maladie d'Alzheimer, cette voleuse de souvenirs…Il fallait y penser…
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joedi
01 septembre 2013
Thomas Koch et Conrad Lang ont été élevés ensemble par Elvira, veuve de Wilhem Koch, riche entrepreneur. Conrad a toujours vécut dans l'ombre de Thomas.
À l'âge de 60 ans, gardien d'une villa de la famille Koch, à la montagne, il y met le feu accidentellement.
Revenu en Suisse au lieu de résidence de la famille Koch, Elvira le fait installer dans un appartement et subvient à tous ses besoins. Toute sa vie, il vivra aux crochets de la riche famille. Devenu sénile et probablement atteint de la malade d'Alzheimer, l'épouse du petit-fils d'Elvira va veiller à son bien être et le fera bénéficier d'un traitement expérimental.
Martin Suter ajoute à une histoire qui pourrait être banale des dénouements dignes d'un roman policier.
L'histoire de Koni, nom affectueux de Conrad, est admirablement contée par Martin Suter qui aborde ici le sujet grave de la maladie d'Alzheimer avec beaucoup de sentiments et sans pathos. « Je n'ai rien oublié », titre bien nommé pour ce roman, est le second livre de Martin Suter que je lis, le premier lu étant « le cuisinier », il sera suivi d'autres d'un auteur que j'apprécie !
« Je n'ai rien oublié » - Small world – a été adapté au cinéma par Bruno Chiche interprétés par les acteurs Gérard Depardieu, Alexandra Maria Lara, Françoise Fabian, Niels Arestrup et Nathalie Baye.
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sabine59
03 juillet 2017

Les livres de cet auteur suisse allemand sont intéressants, il y est souvent question d'identités perdues ou falsifiées, comme dans " Un ami parfait".L'étude sociologique s'associe à un aspect plus ou moins policier.
Ce qui m'a particulièrement intéressée ici, c'est tout ce qui est dit ( l'auteur s'est renseigné auprès d'un spécialiste) à propos de la maladie d'Alzheimer, dont souffre progressivement Koni, le personnage principal.Les tests qu'il subit à la clinique sont exactement ceux qu'a faits une proche parente ( c'est moi qui l'accompagnais). Et Koni connaît les mêmes problèmes qu'elle au départ : les autres malades sont plus atteints que lui et il ne peut évidemment pas avoir avec eux une véritable conversation, ce qui le frustre.
Cette terrible maladie prend un sens particulier dans le roman car elle fait ressurgir chez Koni des souvenirs de sa petite enfance, ce qui inquiète grandement la famille Koch, de riches industriels suisses, dans l'ombre de laquelle a vécu Koni recueilli enfant chez eux et devenu leur domestique. Des souvenirs bien dangereux...
J'ai beaucoup aimé la peinture sans concession que fait l'auteur de cette haute bourgeoisie suisse toute pétrie de conventions et basée sur les apparences, le suspens est bien entretenu; et j'ai trouvé émouvant le parcours de Koni, on compatit à la perte de mémoire inéluctable qui l'entraîne vers le vide...
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le_Bison
19 février 2012
Lorsque Conrad Lang souffre des premiers symptômes, tout son entourage semble persuadé que ces troubles ne sont dus qu'à la sénilité et à son fort penchant pour l'alcool. D'ailleurs au début, ses légères étourderies prêtes à sourire, et Conrad est même le premier à en plaisanter, à s'en amuser... jusqu'au jour où au coin de sa rue, il est incapable de rentrer chez lui... jusqu'au jour où il ne reconnaît même plus la femme qui partage ses repas et son lit... jusqu'au jour où des souvenirs de sa petite enfance ressurgissent de sa mémoire pour troubler la tranquillité de la famille Koch...
« Un Ami Parfait » du même Martin Suter s'intéressait déjà à la notion de perte de mémoire. « Small World », son premier roman, traite également de l'amnésie à travers cette « drôle » de maladie qu'est l'Alzheimer. Il me fait découvrir ce qu'il y a de plus terrible : l'incapacité des proches à aider le malade. Doit-on se réjouir de mettre un nom scientifique sur ces « anodins oublis », ces petites étourderies ? Cette maladie, passée longtemps inaperçue, me donne un sentiment d'impuissance. Il me semble difficile d'observer une personne que l'on aime, que l'on estime, sombrer dans un monde différent, un monde où vous êtes absent, où vous n'existez même plus.
L'histoire de Conrad est touchante, elle montre petit à petit la dégénérescence de ses souvenirs récents, en même temps que la récupération de quelques bribes de mémoires enfantines. Ces souvenirs pourraient-ils ébranler la réputation de la plus haute bourgeoisie suisse ? Études médicales et expérimentations pharmacologiques, découragements et espoirs ponctuent la nouvelle vie de Conrad avec, en prime, une critique acerbe de la société bourgeoise suisse et avec un soupçon de machination et de thriller familial !
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Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison19 février 2012
- Je me souviens de notre teckel Fritz qui était un jour étendu mort au beau milieu de l’allée du jardin. A cette époque je devais avoir environ six ans.
- Est-ce qu’il est possible de se souvenir de choses encore antérieures ?
- Au moment de la naissance, le système nerveux central n’est pas encore complètement formé. Dans les deux premières années de la vie, la mémoire des petits enfants ne peut encore rien engranger. Il lui faut d’abord apprendre à apprendre et à demander à la mémoire de restituer.
- Cela veut dire que théoriquement on peut se souvenir d’évènements que l’on a vécus quand on avait trois ans ?
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YukoYuko14 juillet 2010
- Je suis tombée sur le papier qui te permet de retrouver notre appartement et de te souvenir de mon nom.
- Où ? avait-il demandé.
- Dans le réfrigérateur.
Il rit. Mais comme cela, la glace était rompue. Il lui raconta tout. Tout ce dont il pouvait se souvenir. [...]
Rosemarie rit aussi. " - Peut-être devrais-tu consulter un médecin.
- Tu crois que c'est si sérieux que ça ?
- Rien que par précaution.
Ils continuèrent leur chemin dans la chaude odeur des chevaux. Lorsque ce cliquetis se fut évanoui, Conrad dit "C'était bien que je puisse parler pour une fois aussi ouvertement avec quelqu'un. Avec Rosemarie c'est impossible."
Rosemarie s'arrêta. "Mais je suis Rosemarie."
Pendant une fraction de seconde elle pensa qu'il allait perdre contenance. Puis il s'exclaffa : "Je t'ai eue !
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SurineurSurineur24 mars 2017
- Mais tu connais ça aussi ! Tu vas à la cuisine, parce que tu as oublié la louche, et puis te voilà dans la cuisine et tu ne sais plus ce que tu voulais y faire.
Rosemarie avait pris le bras de Conrad.
- C'est comme ça, poursuivit Conrad, mais en exagéré. Tu es dans la chambre, avec la louche à la main et tu ne sais pas ce que tu viens faire là avec cette louche. Alors tu retournes dans le séjour, dans la salle de bains, dans la cuisine, dans la salle à manger, et tu n'arrives toujours pas à retrouver ce que tu voulais faire avec la louche.
- Et pour tu finis la caches dans l'armoire à linge, compléta Rosemarie.
- Tu connais ça aussi ?
- C'est là que je l'ai retrouvée.
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emi13emi1308 septembre 2013


- Je suis tombée sur le papier qui te permet de retrouver notre appartement et de te souvenir de mon nom.
- Où ? avait-il demandé.
- Dans le réfrigérateur.
Il rit. Mais comme cela, la glace était rompue. Il lui raconta tout. Tout ce dont il pouvait se souvenir. [...]
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comtesseoboulofcomtesseoboulof27 janvier 2012
Si Scholler avait dû décrire ses sentiments pour Elvira Senn, il n'aurait pas utilisé le mot "amour". Mais il y avait dans son attitude quelque chose comme de l'adoration, de l'inclination et de l'obeissance. Et aussi _ pourquoi aurait-il dû se le cacher ? _ une attirance erotique. C'était un célibataire qui allait sur les soixantes ans et qui s'était toujours senti attiré par les femmes plus agées, dominatrices. Et cette qualité enrichissait d'une autre facette _ même si elle n'était pas très importante _ leur relation à plusieurs niveaux. Elvira avait beau avoir quatre-vingts ans, elle restait une femme attirante et de surcroit elle avait beaucoup de pouvoir.
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Videos de Martin Suter (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Martin Suter
Martin Suter parle de Montecristo .Martin Suter parle de son roman Montecristo, thriller remarquablement documenté sur le monde banacaire suisse. Entretien réalisé par Dominique Conil et Sophie Dufau.
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues germaniques. Allemand>Romans, contes, nouvelles (879)
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