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Olivier Mannoni (Traducteur)
EAN : 9782020585095
384 pages
Éditeur : Seuil (05/09/2003)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 158 notes)
Résumé :
Lorsque Fabio Rossi, un jeune journaliste d'origine italienne, ouvre les yeux, il sent à peine son visage. Il ne sait plus où il se trouve et ne reconnaît pas les personnes autour de lui. Fabio souffre d'une amnésie qui a effacé cinquante journées de sa mémoire...

Martin Suter nous entraîne dans les terrifiants méandres du cerveau et de la mémoire humaine. En traquant ses souvenirs, Fabio Rossi part à la recherche de son alter ego.

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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  02 janvier 2021
Lorsque Fabio se réveille à l'hôpital, il est surpris d'apprendre qu'il n'était pas dans le coma. Les cinquante derniers jours se sont 'seulement' effacés de sa mémoire et chaque matin, il repart à zéro.
Quand il peut enfin rentrer chez lui, Fabio enquête pour savoir dans quelles circonstances il a reçu le coup responsable de cette amnésie, et comment il a vécu ces dernières semaines avant que sa mémoire se mette en pause. Plus il recherche & trouve, et moins il comprend. Sa vie semble être un vaste chantier (de démolition plus que de reconstruction) sur les plans amical, sentimental, et professionnel : 'Je suis devenu un contraire absolu de moi-même.' Soit l'opposé du copain fiable, du compagnon fidèle et du journaliste sérieux qu'il était avant.
Martin Suter est doué pour raconter des histoires et rendre ses dialogues vivants, parfois drôles.
Au moins dans ses autres romans, et au début de celui-là, qui m'a rappelé les tons de Boileau-Narcejac et de Japrisot. Je me suis cependant vite ennuyée : c'est long, lent, l'enquête piétine, tandis que se multiplient les dates, les noms de personnages & de lieux (villes, cafés-restaus). Comme si on n'était pas assez perdus.
Je gardais un bonne impression du film (Francis Girod, 2006), avec Antoine de Caunes dans le rôle de Fabio. Je me demande pourquoi, après cette lecture, et en voyant les moyennes faiblardes sur Allociné (presse & lecteurs).
Le premier roman de l'année ne peut pas être un abandon, et même si la lecture me met de mauvais poil, je vais au bout. Un petit fond de superstition me souffle que je manquerai de ténacité en 2021 si je ne finis pas. Je n'ai terminé ce thriller que pour cette raison idiote.
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paroles
  18 juillet 2013
Ami un jour, ami toujours ?
Pas sûr ! Fabio Rossi se pose bien des questions sur le comportement de Lucas, son ami. Il ne le reconnaît plus. D'ailleurs, il ne se reconnaît plus lui-même. Et pour cause, suite à un accident, une amnésie a effacé de sa mémoire les cinquante derniers jours de sa vie. Ce qu'il découvre de lui maintenant ne lui plaît pas. Impossible de croire qu'il est celui dont tout le monde lui renvoie l'image. Alors, que s'est-il réellement passé ?
Morceau par morceau, Fabio va reconstituer le puzzle manquant de sa mémoire : un vaste complot mêlant manipulation génétique et industrie agroalimentaire.
L'intérêt de ce roman vient du fait que nous, lecteurs, n'avons qu'une version des faits, celle de Fabio Rossi. Donc, nous nous accrochons à ses fragments de mémoire et nous remontons en même temps que lui, le fil de celle-ci. Ainsi le suspense demeure jusqu'à la fin !
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le_Bison
  19 février 2012
Roman policier, Étude psychologique sur le fonctionnement du cerveau ou Thèse sur le comportement humain après une amnésie. Assurément les 3, Martin Suter nous plonge dans les méandres de la mémoire à travers une intrigue "façon policière".
Comment repêcher les souvenirs perdus qu'une amnésie partielle semble avoir plongés dans une abîme absolue. Peut-on sonder au plus profond son cerveau pour se souvenir de ses actes passés ? Mais quels actes et jusqu'à quel point ?
Mais si les bribes de souvenirs qui peuvent rejaillir d'un mécanisme encore méconnu qu'est la mémoire, ne correspondent pas à l'opinion, à la représentation qu'on peut se faire de soi, de ses proches. Avons nous vraiment l'envie de nous [re]-découvrir avec tous nos travers, avec une image qui ne semble plus correspondre avec notre âme...
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YvPol
  26 mars 2011
"Dans ce roman [...] le lecteur n'en sait jamais plus que le héros lui-même." (4ème de couverture) Autant vous dire tout de suite que le suspense est au rendez-vous et que l'on est aussi impatient que Fabio de retrouver sa mémoire. Sur fond de trahison amicale, amoureuse, de magouilles, d'affaires d'entreprises agro-alimentaires pas très nettes voire franchement dangereuses, de "gros sous" qui plantent le décor, Martin Suter nous entraîne dans les méandres du cerveau humain et de la mémoire.
Fabio avance très lentement dans ses souvenirs, se demande même parfois si cela vaut le coup de les retrouver, parce que l'image qu'il garde de lui n'est pas forcément celle qu'il donnait avant l'agression. Lucas, son ami est-il toujours un ami ? Norina, son vrai amour , l'est-elle toujours ? La quête de son identité peut-elle l'amener à détester celui qu'il était avant ?
Ce livre se lit comme un roman policier, comme d'ailleurs quasiment tous les livres de Suter. Son écriture est précise, claire, nette. Point de grandes envolées, de digressions ou d'effets de style. Toutes les phrases servent l'histoire et les personnages. Si vous voulez un guide touristique de la Suisse et de l'Italie, passez votre chemin.
Mon seul petit -tout petit- regret est pour la fin du roman qui est peut-être un peu expéditive et très légèrement décevante, mais je dis cela, probablement parce que je suis un ronchon un peu triste de quitter Fabio et sa quête. J'ai toujours cette impression lorsque je quitte des personnages que j'aime bien -donc ceux de Martin Suter.
Encore un très bon roman de Martin Suter ; je voudrais bien varier mon vocabulaire, mais les livres de cet auteur sont tellement bien -à part pour moi, un seul pour le moment : le dernier des Weynfeldt- que je ne vois pas quoi en dire d'autre. Ou alors tomber dans le dithyrambique, ou le superlatif mais ce n'est pas trop mon style.
Lien : http://lyvres.over-blog.com/..
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lillou
  25 mars 2011
Martin Suter ne m'a pour l'instant jamais déçue… Résultat, de temps en temps, je continue de découvrir un de ses romans plus anciens. Nous sommes toujours en Suisse et la psychologie est bien entendu au centre.
Au début d'Un ami parfait, Fabio Rossi se réveille dans une chambre d'hôpital, seul et amnésique. Il n'a aucun souvenir des cinquante derniers jours, probablement à cause de l'importante blessure à la tête qui l'a conduit aux urgences (une agression a priori ). Et pourtant, les deux derniers mois ont été ceux de nombreux changements – qu'il ne parvient pas à s'expliquer : il s'est séparé de sa compagne Norina ; s'est brouillé avec son meilleur ami Lucas ; a démissionné avec fracas du journal Dimanche matin…
Fabio entreprend de reconstituer les jours effacés de sa mémoire. Cette étrange enquête sur lui-même fait progressivement apparaître des fréquentations surprenantes et des événements incompréhensibles… Les questions se bousculent et Fabio s'efforce de replacer les pièces du puzzle pour découvrir au final qu'il avait énormément changé récemment : que l'homme qu'il se rappelle avoir été avait disparu ces dernières semaines, pour laisser place à un individu arrogant et superficiel. Reste à savoir pourquoi…
Comme à son habitude, Martin Suter explore les méandres de l'esprit et de la mémoire, tout en fouillant les personnalités de chacun. Il tisse grâce à cela un suspense subtil : policier quand il s'agit de découvrir l'enchaînement des événements, humain lorsqu'on cherche à comprendre ce qui fait changer si vite un individu et si l'on peut revenir en arrière…
Martin Suter est définitivement un auteur que j'apprécie (Small world et le cuisinier dont j'ai déjà parlé, mais aussi Lila, Lila, le dernier des Weynfeldt et peut-être mon préféré, le diable de Milan).
Il sait renouveler ses thématiques favorites et propose chaque fois des romans assez originaux, bien écrits et efficaces. Certes, ce ne sont pas des chefs d'oeuvres mais des valeurs sûres à recommander sans hésiter.

Lien : http://monbaratin.blogspot.c..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   30 décembre 2020
La vieille femme qui vivait au premier étage sortit. Fabio l'avait rencontrée lors de ses passages épisodiques chez Lucas. Elle avait un gros chat qu'elle menait alors, comme à présent, au bout d'une laisse rouge. Fabio connaissait même son nom. Ce qui n'était pas difficile, parce que l'animal s'appelait Mussolini. "Aucun lien de parenté", avait coutume de préciser sa propriétaire, avec un sourire malin.
(p. 81)
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le_Bisonle_Bison   19 février 2012
Tu ne peux pas t’imaginer ce que c’est, d’avoir tout d’un coup cinquante jours qui disparaissent de ta biographie. Tu te sens...

...perdu. Incertain. C’est comme de revenir parmi les gens après une cuite d’enfer. Tous en savent plus sur toi que toi-même. Dans ce cas-là, il te faut quelqu’un à qui tu puisses demander : Qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce que j’ai dit ? Qu’est-ce que j’ai fait ? C’était grave ? C’était supportable ? Tu as besoin de quelqu’un qui t’aide à reconstituer ce que tu ne peux plus te rappeler. Et cette personne-là, tu dois pouvoir te fier à elle, aveuglément.
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ZilizZiliz   31 décembre 2020
[ jour de canicule ]
Ils allèrent à la séance de l'après-midi du Palazzo. On projetait 'Titanic'. Ça n'était pas vraiment le film le plus récent, ni vraiment du goût de Fabio. Mais le cinéma était climatisé, le film durait plus de trois heures, et Leonardo Di Caprio mourait frigorifié entre les glaçons de l'Atlantique.
(p. 121)
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ZilizZiliz   02 janvier 2021
Fabio aimait l'odeur de chlore et l'écho des voix dans la piscine claire et blanche. Cela lui rappelait son enfance. Le temps où l'on passait ses après-midi dans l'eau. Celui où l'on faisait semblant de dormir sur une serviette éponge, et où les filles, tout près de là, faisaient semblant de ne pas être observées.
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ZilizZiliz   02 janvier 2021
- Vous donnez des notes de style aux suicides ?
[Le psy] paraissait agacé.
- C'est la gifle ultime. Le dernier coup bas dans la lutte pour l'amour d'un être humain. Un manque d'égards inouï.
- Le suicide est la fin de tout égard. Y compris vis-à-vis de soi-même, d'ailleurs.
- Je n'en suis pas si sûr. Je crois que de temps en temps, ils sont tellement obsédés par l'idée de jouer un sale tour aux autres qu'ils oublient totalement qu'ils y passeront aussi à la même occasion.
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Videos de Martin Suter (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Martin Suter
Martin Suter parle de Montecristo .Martin Suter parle de son roman Montecristo, thriller remarquablement documenté sur le monde banacaire suisse. Entretien réalisé par Dominique Conil et Sophie Dufau.
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues germaniques. Allemand>Romans, contes, nouvelles (879)
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